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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 18:51

« La Présidentielle vue à travers l’histoire »

Plus que jamais cette campagne présidentielle montre notre amnésie historique et géographique

Plus nos candidats parlent de l’histoire, plus ils sortent des bourdes :

La famille Le Pen a toujours une vision particulière des heures sombres de la seconde guerre mondiale

Emmanuel Macron a un gros problème avec la colonisation, son histoire en Algérie, la géographie avec la Guyane  (une île)

« Les Républicains » n’auraient jamais choisis ce nom,  s’ils n’avaient pas une amnésie d’un siècle et demi où ce mot désignait l’extrême gauche en France

Le mouvement socialiste  a passé sa courte histoire à se combattre ou à se rabibocher : Unification de la SFIO en 1905, scission du congrès de Tours en 1920, réconciliation de  1936, nouvelle séparation de 1945… etc . Nous connaissons un épisode de plus au feuilleton entre sa branche social-démocrate et celle communisante. La France est le seul grand pays européen à ne pas avoir réglé ce problème archaïque dans lequel se délecte le P.S..

 

Le poids énorme du judiciaire dans cette campagne nous ramène à l’ancien régime  quand le parlement de Paris disposait du « droit de remontrances » par rapport au roi. Seulement à cette époque le Parlement de Paris était la plus prestigieuse et la plus vieille des institutions judiciaires ce que n’est pas le cas du parquet financier aujourd’hui, un peu jeune (2013) et crée « spécialement »  après l’affaire Cahuzac. Seulement le Roi pouvait annuler les remontrances par un « lit de justice » alors qu’aujourd’hui, on voit qu’il n’y a aucun contrepouvoir à une « mise en examen ». Ce Parlement de Paris  a  tenté de profiter des périodes de faiblesse du Roi pour prendre le pouvoir , en particulier sous « la fronde parlementaire » pendant la régence de Louis XIV. L’intrusion intensive de la justice dans cette campagne présidentielle montre l’extrême faiblesse politique du pays et n’a rien d’éthique, ni de démocratique.   Attention à l’équivoque,  la signification du mot « Parlement » a changé même si l’origine est commune, celle d’origine française désignant  la cour de justice suprême est tombée en désuétude et a été remplacée par le sens d’origine anglaise : une assemblée politique élue représentant le peuple!  

 

Un pouvoir finissant totalement discrédité tentant de se survivre en utilisant des moyens détournés a déjà un précédent en France. Lorsqu’n 1795, la Convention totalement discréditée par la terreur et plusieurs dizaines milliers de morts laisse la place au Directoire supposé rétablir la démocratie, Elle prend un décret curieux dit des « deux tiers » en vertu duquel les deux tiers des futurs conseils devraient être élus parmi les conventionnels sortants. Une façon basique de se maintenir au pouvoir et d’empêcher toute alternance. En 2017, les choses paraissent plus sophistiquées et camouflées  mais, ce que certains nomment une « structure » et d’autres un cabinet noir, les enquêtes judiciaires  exclusives contre les seuls représentants de l’opposition alors qu’il y a tant à voir ailleurs, leur caractère très particulier  avec le relais très zélé du parlement européen pour l’une et  la recherche de moyens détournés et curieux  pour l’autre, sans parler du problème induit au niveau du respect des droits de l’homme, tout ceci fait penser à une ressemblance adaptée à la sauce 2017 du décret totalement antidémocratique  des « deux tiers ».

 

Un pouvoir non politique qui tente de guider l’électeur ou de choisir les candidats, beaucoup de régimes l’on tenté. On peut citer « la candidature officielle » dans la première partie du Second Empire où les Préfets annonçaient pour quel candidat, il fallait voter et seul ce dernier disposait de bulletins dans le bureau de vote. Il y a le cas extrême du « Parti » désignant les candidats dans les pays communistes, ces derniers étant élus avec un score défiant toute concurrence. Il y a celui  de l’Iran actuel où un guide religieux suprême est chargé de cette mission avec un rôle majeur  au-dessus de toutes les autres institutions. Aucun de ces exemples n’est considéré comme démocratique. En 2017, l’action judiciaire coordonnée avec  certains médias, s’étant transformée en guide politique, n’a pas réussi, de justesse,  à changer les candidats de l’opposition,  modifiera-t-elle le résultat ?

 

Peut-on trouver dans l’histoire des campagnes électorales aussi délétères ? On pourrait citer celle de 1877 en France au moment de l’installation du pouvoir républicain, celles de 1910 au Royaume Uni  au moment du Budget du peuple refusé par les lords pour les noms « d’oiseaux » échangés lors de ces scrutins entre Royalistes en républicains en France ou entre Conservateurs  et libéraux au Royaume Uni, mais au niveau des pressions directes ou indirectes sur l’électorat  ce sont les élections qui ont suivi la fin de la seconde guerre mondiale en Europe qui ont montré la plus grande tension. A ce moment-là,  les communistes tentaient d’établir leur pouvoir sur l’Europe centrale à peine libérée du nazisme, en utilisant l’arme de la grève et même celle de la défénestration du leader de l’opposition à Prague. Les alliés occidentaux demandaient dans ces pays  des élections « libres », elles ne l’ont pas été.  En tout état de cause,  2017 est certainement en France la campagne électorale qui détient le record de puanteur et sur laquelle règne un soupçon sur  le mot « libre »!

 

Une telle campagne électorale ne sera pas sans gravissimes conséquences !

Le nouveau président,  quel qu’il soit,  sera très affaibli ! Il y avait besoin d’une voix forte face à l’Europe, à Trump ou à Poutine, et spécialité française pour rappeler les droits de l’homme à quelques dictateurs. C’est déjà raté. Comme un seigneur avait répondu à Hugues Capet « Qui t-a-fait roi ? » tous les dirigeants du monde pourront lui dire « Comment as-tu été élu ? »

 

La grosse crise politique couve. Nous y avons échappé en 2016 au moment de la Loi travail. Le pouvoir actuel n’a pu terminer son mandat qu’en raison de la force des institutions de la 5ème république et de son 49.3 et aussi de la loi sur la continuité du service public du gouvernement précédent qui a empêché le blocage total du pays .

Le spectre de la crise politique est probable après les législatives. Pour le quatuor susceptible d’être élu, deux n’auront surement  pas de majorité, pour un autre c’est très incertain ! S’il y a une majorité différente du président, une cohabitation sera possible mais immédiatement après une présidentielle, c’est inédit.  S’il n’y a pas de majorité, c’est la chienlit assurée au moins un an car aucune dissolution n’est possible avant ce délai. Ce serait la totale,  en plus des crises économiques, sociales, d’immigration, de civilisation et autres ! La coupe est pleine !

Nous n’en avons pas fini avec les affaires. Si celles en cours aboutissent à l’innocence de candidats battus, que restera-t-il de légitimité au nouveau président surtout si la France est condamnée par la cour européenne des droits de l’homme? Plus de 100 parlementaires emploient encore un membre proche de leur famille comme assistant, la justice utilisera-t-elle l’épée  de Damoclès qui  plane sur eux au moment des législatives ? 

Enfin sans que personne ne s’en rende compte, nos institutions ont complètement été modifiées. Croire que cette juridiction ne continuera pas à tenter de guider les élections pour le choix des candidats de l’opposition ou d’influencer leurs résultats ou de placer son pouvoir au-dessus des autres rouages  politiques, est peu probable ! Le problème est que cette évolution fondamentale s’est produite sans vote du parlement réuni en congrès, ni référendum, les deux seuls moyens légaux  pour modifier la constitution. Ceci signifie aussi qu’un petit nombre de personnes qui s’en empareraient  peuvent décider  à l’avenir du sort de la France, on comprend le processus qui pourrait permettre à des groupements radicalisés de tous poils de faire basculer notre pays !

Non seulement le pouvoir précédent termine son mandat très affaibli, mais en plus la planche du suivant,  quel qu’il soit,  est déjà  très savonnée !  Sauver les institutions de la cinquième république qui sont les seules à empêcher le pays de sombrer totalement  est le seul moyen d’éviter le pire ? N’a t’on pas changé de République  sans s’en apercevoir ces derniers mois ! La 6ème république s’est mise en place incognito et les candidats  qui la souhaitent  en ont déjà une de retard ! France qu’as-tu-fait de ta démocratie et du suffrage universel ?

G. S.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 23:54
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 17:15
La météo plus forte que les sondages

Pour la troisième fois consécutive les sondages se "trompent" énormément en pays anglo saxon :

une première fois pour les dernières élections législatives au Royaume Uni de Grande Bretagne où contre toute attente les conservateurs de Mr Cameron ont remporté la majorité absolue des sièges alors qu'on leur prédisait un revers électoral

une seconde fois lors du référendum au Royaume Uni sur l'appartenance à l'Union Européenne et le "brexit" l'a emporté alors que l'inverse était annoncé

une troisième fois aujourd'hui lors de l'élection du président des Etats Unis, Mr Trump était donné perdant contre Mme Clinton et l'inverse s'est produit

La météorologie ne se trompe pas elle .....

la carte des résultats et des pressions atmosphériques montre que les états qui ont voté Trump sont tous situés dans la zone anticyclonique qui recouvre le centre du pays des Grandes plaines au golfe du Mexique alors que celles qui ont voté Clinton sont situés dans les secteurs dépressionnaires de la côte pacifique et du nord de celle de l'Atlantique !

Déjà un anticyclone avait recouvert la Grande Bretagne lors des élections législatives qui avaient vu la victoire des conservateurs et l'échec des sondages signalé-ci dessus. Nous avions été alors les seuls à annoncer sur ce blog,  24 heures avant l'élection, le résultat conforme au vote des électeurs

Dans notre livre de 2003 " Le ciel tomberait-il sur nos têtes" nous avions montré que la présence de hautes pressions le jour d'une élection assurait régulièrement la victoire des partis de droite ou conservateurs en France mais aussi en Allemagne et autres pays européens.

Depuis nous avons vérifié cette particularité à toutes les élections récentes de ces pays et la confirmation a été claire.

Une fois de plus, un dirigeant de droite ou conservateur a été élu avec une situation anticyclonique !

la météo est plus fiable que les sondages pour les résultats des élections , au moins en pays anglophone !

Gérard Staron

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 21:33
Brexit et météo !

Dans le Royaume uni, les sondages se trompent toujours sur les résultats électoraux

lors des dernières législatives, ils annonçaient une défaite des Conservateurs, et ces derniers ont gagné l'élection en renforçant leur majorité

Hier ils annonçaient le maintien dans l'Union Européenne, or c'est la sortie de l'union qui l'a emporté

La météo avait permis lors des dernières législatives de prévoir le résultat et nous avions été les seuls à annoncer alors la victoire des conservateurs ! voir l'article sur ce blog à la veille des législatives. En effet comme dans la plupart des autres pays d'Europe, une situation anticyclonique donne presque toujours une victoire pour un parti de droite comme ici les conservateuirs et c'est ce qui s'était produit lorsque Mr Cameron avait été renforcé comme premier ministre.

Il était difficile de faire un pronostic sur le référendum de ce 23 juin qui n'avait pas de véritable précédent mais les cartes jointes montrent une correspondance entre les températures du jour de l'élection vers midi et les résultats

La partie qui a voté pour la sortie de l'Union Européenne est celle où les températures ont dépassé 18 à 19° à l'exception des grandes villes qui correspondent à des ilots de votes opposés

celle qui voulait le maintien est la plus fraîche avec des températures très basses

ce jour là une perturbation de nord-ouest traverse le pays , l'Angleterre, pour la sortie, se trouve dans l'air chaud à l'avant ou dans les front pluvio-orageux , alors que l'Ecosse, l'Irlande du nord et l'ouest du Pays de Galles, pour le maintien, se trouvaient dans l'air froid qui arrive après!

Curieux ! c'était chaud pour ceux qui voulaient le "brexit" dans l'Angleterre profonde et la météo joue toujours un rôle dans les scrutins !

Gérard Staron

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 19:08

Que l'enfant Jésus vous apporte Joie et réconfort !

Joyeux Noël

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 21:49

Chronique N°991

Nous avons connu en 2014 une année à fruits, les jardiniers ont vu les arbres ployer sous leur abondance, le printemps doux et sec, indemne de gelées tardives a été l’un des responsable de cette situation, mais à la fin de cet été frais et très pluvieux, une autre question apparait, dans quelle mesure ces conditions estivales médiocres et même parfois franchement pourries peuvent-elles dégrader la qualité du prochain millésime du vin ?

Lors des deux années précédente, la grêle avait frappé et affecté la quantité de la récolte, cette année, cette calamité a été plus discrète avec des problèmes localisés sur les vignobles du Bordelais, région de Saint-Emilion, et en Bourgogne sur les côtes de Beaune, mais traditionnellement les mois de l’été sont ceux où le raisin accumule les sucres et substances qui feront ultérieurement la qualité du vin, sa teneur en alcool mais aussi à contrario en eau dont dépend en grande partie le rendement, grand ennemi de la qualité quand il est élevé. C’est aussi la période où des maladies comme le mildiou sont susceptibles d’affecter la plantation. Dans quelle mesure la forte pluviométrie et les températures médiocres depuis juillet peuvent-elles affecter la vendange 2014 ? Dans le passé, il y avait eu quelques précédents fâcheux, en 1963, 1965 et 1968 en raison du froid et de la pluie. Le millésime 1977, avait aussi été sauvé d’extrême justesse après un été pourri en raison d’un début de septembre sec.

Il y a quelques années, j’avais eu la curiosité de confronter au moyen d’une corrélation mathématique simple, la cotation de 0 à 20  du guide Hachette des vins pour les principaux vignobles français avec un certain nombre de critères climatiques de l’été. Mes calculs avaient porté sur la période 1964 – 2002 où je possédais à la fois cette notation et les données de la station synoptique la plus proche qui semblait représentative du vignoble. J’avais choisi Bordeaux pour le Bordelais et Dijon pour la Bourgogne, certains pourront objecter que Mérignac pour la première et Longvic pour la seconde ne sont pas au cœur du vignoble mais si proches. Au niveau des critères climatiques j’avais choisi les cumuls de précipitations, les températures maximales et moyennes mensuelles et la durée de l’insolation avec chaque fois 3 possibilités , septembre seul car il s’agit du mois des vendanges, le cumul ou la moyenne selon le critère   sur deux mois Août et septembre et sur trois Juillet août et septembre pour connaitre l’impact sur la récolte de la période antérieure et quand commence à se mettre en place la maturation  qui déterminera La qualité.

A l’époque j’avais limité mes investigations aux deux principaux vignobles français du Bordelais et de la Bourgogne et ils ne sont pas sensibles aux mêmes critères climatiques.

En Bourgogne, la qualité du millésime est très dépendante de la pluviométrie. Naturellement, il s’agit d’une corrélation négative, chaque fois que les précipitations sont importantes, la notation du millésime est basse et inversement. Le coefficient de corrélation est excellent pour ce type de comparaison  et dépasse 0.7 pour l’ensemble des calculs et même 0.75 pour la pluviométrie du mois de septembre alors que le maximum mathématique possible pour deux séries est de 1. La corrélation la meilleure entre les très fortes pluies et la mauvaise qualité ultérieure du vin  correspond à la situation de septembre, elle concerne autant les vins  rouges que les blancs, mais si le coefficient baisse un peu pour les cumuls de pluies du bimestre août septembre ou du trimestre juillet septembre , il reste très important pour les vins rouges et il baisse un peu plus pour les blancs.

La pluie de septembre et dans une moindre mesure de l’été depuis Juillet est le grand ennemi de la qualité des vins de Bourgogne, or c’est justement le problème potentiel de 2014 puisque le cumul provisoire de juillet et de Août, ce dernier mois étant incomplet atteint déjà 180 mm or dans la série de l’étude faite à l’époque, seul 1977, été pourri fort connu, présente un total supérieur de ce bimestre. La venue d’une période sèche dans les jours à venir et jusqu’à la vendange sera donc décisive pour assurer sa qualité

Les vins de Bourgogne semblent moins sensibles aux critères thermiques pour lesquels les coefficients de corrélation sont assez médiocres. Seuls sont significatifs et de même sens à plus de 0.5, les relations avec l’insolation et les températures maximales pour le trimestre entier juillet septembre. Il est curieux de constater que la corrélation est très médiocre pour ses deux critères climatiques pour le seul mois de septembre, et à peine moyenne pour le bimestre août et septembre. Ceci montre que ces critères thermiques des températures maximales et de l’insolation n’interviennent que de façon cumulative au cours de l’été en lien avec l’accumulation des sucres dans le raisin et en commençant dès juillet. Les valeurs de 2014 sont relativement faibles, maximums moyens de 25° en juillet et de 23.3° en Août pour l’instant à Dijon, mais le problème semble secondaire par rapport à celui de la pluviométrie. Les températures moyennes mensuelles n’ont quasiment aucune influence, corrélation non significative.

Les vins de bordeaux ne réagissent pas aux mêmes critères climatiques pour assurer leur qualité. La relation entre les cumuls de pluviométrie et la notation des millésimes n’est quasiment jamais significative, sauf de justesse pour les vins rouges et le cumul du bimestre de Août et septembre. Ceci peut s’expliquer car nous sommes dans des régions de climat océanique sur les sols de terrasse graveleuse alors qu’en Bourgogne on se situe sur des coteaux dans une ambiance continentale.

D’une façon générale, les corrélations dans le Bordelais sont plus mauvaises que pour le vignoble de Bourgogne, et presque toujours en dessous ou à proximité de 0.5.  On retrouve pour les critères thermique les phénomènes d’accumulation avec une relation meilleure pour le trimestre juillet septembre , par rapport au bimestre aout septembre et au seul dernier mois. Les vins rouges sont aussi bien plus sensibles aux facteurs climatiques que les liquoreux (Sauternes et Cie) et surtout les blancs secs sauf dans un cas l’ensoleillement auxquels semblent plus sensibles les liquoreux.

Il y a cependant un cas extrêmement précis de bonne corrélation des températures maximales mensuelles du trimestre juillet septembre pour les  seuls vins rouges. Là encore il s’agit d’un phénomène d’accumulation puisque la relation est bien plus mauvaise pour le bimestre août septembre, ou pour seulement le dernier mois.  Le même phénomène est moins marqué pour les vins liquoreux et faible  pour les blancs secs.

Le problème des températures et de la pluviométrie de l’été 2014 semble bien moins marqué dans le Bordelais que dans la Bourgogne, car à Bordeaux les précipitations présentent pour l’instant un cumul de 105 mm depuis le début de juillet et les températures maximales moyennes de 26.1° en juillet  et de 24.7° pour l’instant pour Août n’ont rien de très alarmantes même si elles sont loin des conditions qui ont provoqué les meilleurs millésimes.

Il convient de préciser pour terminer que l’amélioration des conditions de vinification permet d’éviter les gros problèmes des années 1965 et 1968 et maintenant une qualité minimale est maintenue, même dans les cas de conditions climatiques médiocres.

Cette petite étude semble toutefois montrer que une façon générale la Bourgogne et avec elles les vignobles de l’est de la France sont plus sensibles aux conditions climatiques que le Bordelais. Comme les vins rouges, par rapport aux vins blancs !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi à 13h15 sur Radio Espérance , Bonne semaine

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 20:07

Prévision spéciale Tour de France : étapes vosgiennes 12-14 juillet 2014.

 

Avec une suite de perturbations de nord-ouest qui descendent sur le flanc de l’anticyclone des Açores remontées sur l’Atlantique , le risque principal sur la course sera la pluie  avec des descentes de cols  particulièrement glissantes et des sommets ennuagés.

Les températures relativement fraîches pour la saison poseront moins de problèmes, de l’ordre de 20° dans les dépressions et quelques degrés en moins sur les sommets

Les vents modérés auront peu d’impact sur le course

 

Samedi 12 juillet : étape Tomblaine- Gérardmer

 

Le jour où le risque de pluie sera le plus important  car la course aborde les Vosges par le versant occidental où arrivent les précipitations avec leur arrivée en début d’après-midi. Attention aux descentes glissantes et aux sommets ennuagés

Le vent faible de nord-ouest est favorable au départ, puis de côté entre Baccarat et Epinal , puis de nouveau favorable jusqu’au moment d’aborder les derniers kilomètres vers Gérardmer . Sa vitesse modérée ne parait pas suffisante pour avoir un impact majeur sur la course même sur les parties sommitales

 

Dimanche 13 juillet : Etape Gérardmer-Mulhouse

 

Le risque de pluies sur la course est encore réel mais, cette dernière après avoir traversé le massif  se situe sur son versant Alsacien plutôt en situation d’abri et les perturbations sont moins actives que la veille. Avec un peu de chance le tour peut espérer passer une grande partie de l’étape au sec mais les secteurs où la pluie peut être présente sont le début de l’étape quand elle est encore sur le versant ouest du massif, puis les parties sommitales  des cols. Du côté Alsacien les descentes ont des chances d’être sèches

Les températures sont du même ordre que la veille

Le vent de sud-ouest est un peu plus rapide que la veille (30Km/h en rafales), il sera plutôt défavorable sur les crêtes vosgiennes mais en montagne son action est différente sur la course .  Il peut avoir un rôle dans la partie terminale de l’étape dans la descente en direction de Mulhouse où il sera de côté par rapport au parcours. Même peu probables,  on ne peut exclure des bordures dans ce secteur, un homme seul y sera aussi particulièrement désavantagé face à un peloton ou un groupe.

 

Lundi 14 juillet : étape Mulhouse – La Planche des Belles Filles

 

Pendant la plus grande partie de l’étape, la course longe la partie sommitale du massif vosgien.Elle risque encore d’y trouver des nuages et des pluies  fines , même si les quantités de précipitations déposées par les perturbations seront plus faibles  que les jours précédents

Le vent d’ouest faible ne semble pas en mesure d’influence fortement la course

Les températures sont du même ordre que les jours précédents

 

Prochaine prévision mardi lors de l’étape de repos

Gérard Staron

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 08:19

Chronique N°981

La ressource en eau est actuellement en France dans un état curieux. Ceux qui ont eu l’occasion de prendre connaissance des bilans de l’eau que j’ai publié dans les derniers bulletins de l’AMRL (Association des Météorologistes d’entre Rhône et Loire) sur les deux départements, N° 100 mai  et N° 101 juin 2014,  ont pu constater la dégradation précoce de la ressource en eau sur les 3 derniers mois depuis mars 2014. A l’exception de quelques rares postes de montagne à plus de 1000 m d’altitude, le déficit pluviométrique est généralisé à fin mai. Ceci signifie que les précipitations ont été inférieures à l’évaporation. Le cumul de ce déficit depuis mars atteint 75 à 100 mm dans certains postes. Les végétaux pour continuer leur croissance ont commencé à puiser dans la réserve en eau du sol. Comme dans le Rhône et la Loire, cette tendance a commencé en mars, ceci signifie qu’à certains postes du Val de saône dans le Beaujolais ou de l’agglomération lyonnaise, la réserve en eau du sol se situe en dessous de 50%. La situation est à peine meilleure dans les dépressions qui longent le cours de la Loire supérieure. Fin mai, de façon très précoce par rapport à une année normale,  la réserve facilement utilisable est déjà utilisée et l’on entame la réserve de survie ! Ceci laisse présager une situation difficile de la ressource en eau pendant l’été, en effet dans la saison chaude dans laquelle nous entrons, les précipitations sont normalement inférieures à l’évaporation et la situation de la ressource en eau se dégrade habituellement ! Ce ne sont pas les orages localisés de juin que nous connaissons chaque jour qui sont susceptible de renverser cette tendance.

Le paradoxe veut que les régions que nous venons de citer, plaines et dépressions des départements de la Loire et du Rhône ont en année ordinaire une forte pluviométrie pendant les mois de mai et de juin qui correspondent sur de nombreuses séries au maximum pluviométrique. Cette période de forte pluie a été aux abonnés absents cette année en mai et au début juin.

Le second paradoxe, si les ressources en eau de surface donnent des signes de sécheresse, celles de profondeur sont à des niveaux particulièrement élevés. Pour les nappes phréatiques de l’est Lyonnais, dans les couloirs des anciens terrains glaciaires de Mions ou de Meyzieu, depuis très longtemps les nappes phréatiques n’avaient pas été à des niveaux aussi proches de la surface . Par exemple au Piézomètre de Villeurbanne la Doua, en janvier 2014, l’eau était monté à 4.59 m de la surface et il faut remonter à décembre 1992 pour trouver un niveau aussi élevé 3.61 m. En mai 2014 l’aquifère est encore à 5.48 m de la surface. Un peu plus à l’est à Saint Priest l’eau a été la plus haute en mars et avril 2014 et il faut remonter à février 2003 pour trouver une nappe phréatique aussi proche de la surface. Aux deux piézomètres de Genas, toujours dans l’est Lyonnais, il faut remonter à 1994 pour trouver un niveau aussi proche du sol par rapport à celui d’avril mais aussi mai 2014.

Cette contradiction entre une ressource en eau de surface nettement déficiente depuis mars et celle des nappes souterraines particulièrement abondantes à des niveaux très élevés et proches de la surface n’est pas seulement l’apanage de notre région. En effet l’un des éléments important de la dernière année a été la reconstitution massive d’un nombre important de nappes phréatiques de notre pays qu’elles soient proches de la surface comme celles dans les terrains glaciaires de l’est Lyonnais, ou bien plus profondes comme celles des pays calcaires de la Beauce. La nappe de Beauce a connu une hausse de son niveau depuis 2013 de plus de 3 m dans son secteur central comme dans celui de Blois. Le précédent pic qui datait de 2002-2003 n’a pas été égalé, mais l’on se trouve au plus haut niveau de ces 10 dernières années. La montée de la nappe de la craie dans le Loing est encore plus spectaculaire : plus de 5 mètres. Ces sursauts ont été d’autant plus nets que les niveaux de la fin de l’été 2012 étaient souvent parmi les plus bas ! Seules les nappes dans les terrains du crétacé,  de l’Albien ou du Cénomanien ou celles des couches  du jurassique, du Malm ou du Dogger dans la région centre, ont moins haussé leur niveau en 2013, 2014.

Cette contradiction entre la faiblesse de l’eau de surface et l’abondance de celle des profondeurs correspond au cumul de deux phénomènes

Les précipitations de l’année écoulée montrent un contraste majeur entre celles des 12 derniers mois qui ont été largement excédentaires sur l’ensemble de la France en particulier sur tout l’ouest de la Bretagne aux Pyrénées, à l’exception du Languedoc Roussillon. Au contraire sur les 3 derniers mois, la France de l’est au-delà d’une ligne des Cévennes aux Ardennes a connu des précipitations très faibles. Ce phénomène est maximal en mars et en avril, mais il continue en mai sur un espace plus réduit des axes Rhône-Saône, de la Loire et de l’Allier supérieur.

Cette différence dans le temps des précipitations doit être relié avec les décalages de leurs effets. En surface, l’écoulement des précipitations en période d’excédent   s’effectue dans les heures qui suivent, comme l’humectation des sols. Les déficits s’accumulent au fil du temps. Au contraire les nappes sont alimentées avec un décalage. Plus elles sont profondes, plus l’écart entre les précipitations et la réaction des nappes est long. Par exemple alors que les précipitations ont été maximales dans la région lyonnaise de décembre 2013 à février 2014, une nappe qui se situe à moins de 5 mètres du sol connait son maximum avec un décalage très faible, les mêmes mois que les fortes pluies. Au contraire les nappes qui se situent à une profondeur supérieure à 25 mètres connaissent leur maximum pendant le mois d’avril soit deux mois après la fin des grandes précipitations terminées en février.

Il ne faut donc pas s’étonner que la situation de la ressource en eau soit déjà dégradée en surface alors qu’elle reste très favorable pour les eaux profondes. La même remarque peut être faite pour les réserves des barrages qui ont conservé leur niveau élevé de la fin de l’hiver alors que les débits des rivières ont très largement baissé !

Un dernier contraste doit être évoqué : l’opposition entre la France de l’ouest et de l’est de part et d’autre d’une ligne qui s’étire du Roussillon au Massif central et aux Ardennes

L’ouest a connu de très gros abats de précipitations dans les 12 derniers mois  en particulier en Bretagne et sur le flanc nord des Pyrénées alors que sur la même période l’excédent de l’est est plus modéré

Sur les 3 derniers mois (mars à mai 2014), l’ouest est resté correctement arrosé sans connaitre les déluges antérieurs, alors que l’est connait depuis mars un déficit sévère de la ressource en eau

Sur mai et le début de juin, cette opposition s’est aggravée avec une ligne d’orages persistants du Bordelais au Nord  alors que le manque de précipitations persiste à l’est. Dans ce dernier ensemble les sillons de la Loire et du val de Saône sont les plus touchés !

La situation de la ressource en eau de la France ne manque pas de paradoxes, entre une France de l’ouest dans une grande abondance retrouvée en 2013 et 2014 après quelques années sèche et une France de l’est avec une sécheresse de l’eau de surface et du sol déclenchée très tôt, depuis le mois de mars, mais des nappes phréatiques largement reconstituées aux niveaux élevés au plus haut depuis au moins 10 ans, héritage antérieur !

Ces contrastes s’accentuent. Nos départements de la Loire et du Rhône en sont l’illustration ! La ressource en eau risque d’être maintenant un des grands sujets de l’été dans la moitié est du pays car l’été devrait continuer la dégradation !

Gérard Staron vous donne rendez-vous sur les ondes de Radio Espérance, samedi prochain,

Bonne semaine….

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 21:28

Chronique N°978

Tous les fidèles auditeurs de cette radio  connaissent le lien que j’effectue entre le temps météorologique du jour de l’élection et le résultat. J’ai même consacré un chapitre entier de mon livre de 2003 «  le ciel tomberait-il sur nos têtes » publié aux éditions ALEAS sur le sujet dans le chapitre N°1 « climat électoral »  et  l’analyse suivante basée sur les élections générales depuis 1964 «  les conclusions sont claires et répétitives. En France, en Allemagne, et dans d’autres pays de l’Union Européenne, le temps du jour de l’élection a une influence directe sur le résultat de ces dernières. Les temps perturbés, en particulier ceux de sud en France, correspondent à des victoires de la gauche ou de partis sociaux-démocrates ou socialistes. Les temps anticycloniques favorisent les partis de droite ou chrétiens démocrates »

Depuis une confirmation de ces thèses a été observée à toutes les élections générales françaises lors des présidentielles et législatives de 2007 et 2012 ou d’autre pays européens comme l’Allemagne, en particulier lors des dernières législatives de 2013 qui ont vu la nette victoire de la droite chrétienne démocrate CDU CSU de madame Merkel sous un temps anticyclonique.

En mars de cette année, la très grande différence de temps entre le premier tour des récentes municipales sous un temps perturbé de nord avec giboulées le 23 mars et celui du deuxième tour une semaine après, le 30 mars, avec le retour d’anticyclones sur la France s’était accompagné d’une amplification notoire de la victoire de la droite (UMP UDI et divers) et le basculement de plus de 155 mairies de villes françaises. J’avais même alors conclu dans la chronique N°971 que la situation météorologique pouvait provoquer un impact de l’ordre de 5% de l’électorat ;

La question à poser : qu’en est-il lors des dernières élections européennes du 25 mai dernier ?

Le problème est compliqué par l’échelle européenne du scrutin. Dans le passé nous avons constaté que notre remarque était valable pour certains pays en particulier, la France, l’Allemagne , les Pays bas, dans une moindre mesure l’Espagne et la Grèce , alors qu’elle est bien moins évidente pour d’autre comme l’Italie

La situation est aussi complexifiée par de nombreux partis eurosceptiques  dont il est difficile d’interpréter météorologiquement les scores surtout quand ils sont très importants comme  en France. Il est bien évident que la météorologie agit aux marges d’une élection, sur qui se déplace ou non pour voter , mais que les mouvements de fond, les raz de marée électoraux  ne peuvent que masquer son influence surtout sensible quand l’écart de voix entre deux blocs politiques opposés est faible !

Dans ces conditions quelles remarques effectuer après le scrutin européen du 25 mai dernier  pour le plus grand nombre d’états ou des journées du 22 au  24 mai pour les pays qui votent en semaine, Royaume Uni, Pays-bas, puis Irlande, République tchèque, Chypre, Malte ?

Première remarque la situation météorologique est confuse  le 25 mai. Les puissants anticyclones sont loin, celui des Açores s’est réfugié sur l’Atlantique. Il ne faut donc pas s’étonner que le score des partis institutionnels de droite affiliés au PPE  ait été médiocre à l’échelle de l’Europe. Nous sommes aussi rarement dans une situation vraiment perturbée. Par exemple en France , on se trouve  dans une situation dite de marais barométrique peu nette avec des pressions à peine supérieures à  1015hpa qui permettent le plus souvent une journée globalement agréable mais ne peuvent empêcher le développement dans l’après-midi et en soirée de cumulus de plus en plus épais qui provoquent des averses  remontant du sud-ouest . Ne pas s’étonner que les scores des partis socialistes ou de gauche comme ceux de droite traditionnelle  aient été tout aussi médiocre avec une situation peu claire.

Certaines remarques intéressantes peuvent être faites :

La situation du 25 mai 2014 à 12 heures UTC montre sur l’Allemagne la présence d’une cellule de hautes pressions supérieures à 1020 hpa. Ceci s’accompagne d’un ciel clair ensoleillé sans précipitations. La corrélation avec l’excellent résultat de la coalition chrétienne démocrate de Mme Merkel  parait évidente et tout à fait conforme à nos conclusions antérieures.

En Méditerranée, la même carte montre que les pays méditerranéens présentent une situation dépressionnaire au sol sur la Péninsule ibérique , sur l’Italie et dans une moindre mesure sur la Grèce. Dans ces pays les partis de gauche ou sociaux-démocrates réalisent de bons scores. C’est le cas au Portugal où le parti socialiste arrive nettement en tête, en Italie avec le parti démocrate . Les cas de l’Espagne où le PSOE est très proche du parti populaire, et de la Grèce où il s’agit de partis extrèmes sonu plus complexes. Ceci confirme mes conclusions antérieures, même en Italie, un pays d’habitude récalcitrant à mes observations. Cette fois le parti démocrate arrive largement en tête avec des pressions atmosphériques très basses sur toute la moitié méridionale du pays.

Le cas de la France est curieux. Avec un marais barométrique, situation  ni  anticyclonique ni  depressionnaire  surmonté d’une goutte froide en altitude sur l’ouest du pays avec des masses pluvieuses remontant du sud-ouest , c’était une situation qui aurait été en élection normale  plutôt favorable à la gauche. C’est visible en Corrèze et haute Vienne ! L’interprétation est difficile d’un point de vue météorologique d’autant plus que les cas de raz de marée comme ceux de dimanche, doivent peu aux caprices du temps.

Les pays qui votent en avance, les Pays bas et le Royaume uni le 22 mai, sont concernés par une dépression qui s’étire de la manche à la Mer du nord avec une perturbation qui remonte du sud-ouest dont les fronts affectent ces pays. Dans les deux cas les partis Chrétiens démocrates ou conservateurs au pouvoir sont dépassés avec des scores défavorables.

Le 25 mai le nord-est de l’union Européenne  est plutôt sous des hautes pressions. L’image de satellite de la mi-journée montre un ciel globalement dégagé.  C’est ainsi que des pays comme la Pologne , la Slovaquie, la Hongrie , une partie des Pays baltes ont envoyé au parlement européenne un nombre majoritaire de députés du parti populaire Européen qui correspond à la droite

Enfin une dépression s’étire de la Péninsule scandinave à la mer Baltique et le parti social-démocrate arrive nettement en tête en Suède.

On peut donc constater une fois de plus que les résultats globaux  du scrutin des élections européennes de cette année confirment globalement nos analyses antérieures. Chaque fois que le jour de l’élection des hautes pressions recouvrent des pays  comme l’Allemagne ou ses voisins de l’est de l’Europe, les partis de droite, chrétiens démocrates affiliés le plus souvent au PPE dans le parlement européen  obtiennent de bons résultats.  Chaque fois que les pressions atmosphériques sont basses comme pour les pays qui votent le 22 mai  ou ceux du bassin méditerranéen ou la Suède le 25 mai, les partis socialistes ou sociaux-démocrates présentent de bons résultats. C’est même le cas de l’Italie qui jusqu’à présent était récalcitrant jusqu’à présent à nos analyses. Dans le passé lors de ses élections législatives, il y avait souvent des situations météorologiques anticycloniques quel que soit le résultat. Cette fois l’Italie a voté en liaison  avec sa situation météorologique. Après toutes ces confirmations qui osera dire que la météorologie n’a pas d’effet sur les élections !

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance .. Bonne semaine !

 

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 22:24

Chronique N°976

Les saints de Glace , Saint Mamert le 11 mai, un ancien évêque de Vienne mort en 474,  Saint Pancrace le 12 mai, neveu de Saint Denis mort à 14 ans  et Saint Servais le 13 mai évêque de Tongres en Belgique mort en 384 ont tous été débaptisés dans le calendrier puisqu’il s’agit aujourd’hui de Sainte Estelle, saint Achille et sainte Rolande. Ils sont cependant restés célèbres climatiquement et  ont frappé en 2014

Ces saints sont surtout célèbres pour leurs gelées tardives qui affectent des végétaux en pleine croissance or cette année leur bilan est tardif et limité. Le premier des trois est indemne de gelées en France. Elles commencent le second, le 12, dans les régions d’altitude des Alpes, du Jura et du Massif central avec -0.3° au Mont Aigoual. Elles continuent le troisième, le 13 mai sur les mêmes secteurs de montagnes , mais les températures minimales commencent à s’approcher de zéro en plaine avec seulement 2.1° à Reims. Le 14 la pression à la baisse des températures s’amplifie encore et en dehors des principaux massifs montagneux déjà cités, il faut ajouter les Ardennes belges avec -2.4° à Elsenborn, mais les Françaises sont à peine au-dessus avec 1.9° à Charleville Mézières. De nombreuses régions de plaine approchent de zéro, les landes avec 2.7° à Mont de Marsan et le seuil du Poitou avec 2.2° à Niort. Il faudra cependant attendre le 15 mai, soit 2 jours après le dernier des Saint de Glace pour obtenir une gelée sous abri en dehors des reliefs, il s’agit de -0.1° à Guéret. Charleville-Mézières (2°) et Beauvais (1°) échappent de peu aux températures négatives sous abri, mais avec de telles valeurs, il est probable que de nombreuses cuvettes, ce que l’on nomme aussi des trous à froid, aient été affectées par des gelées blanches.

Ces Saints de Glace ne sont en aucun cas une garantie de constituer le dernier risque de gelée de l’année même en plaine.

Si l’an dernier, 2013, leur bilan avait été particulièrement médiocre en France. Dans la région, il n’y avait eu des gelées que sur les zones d’altitude des monts du Forez à Pierre sur haute et sur le Pilat, la Jasserie et Saint-Genest-Malifaux , ceci n’avait pas empêché les températures négatives de repartir dans les derniers jours du mois de façon plus sévère. Le 24 elles touchaient Charleville Mézières et saint Quentin  et à partir du 25 l’ensemble des montagnes de la région sur le haut Forez, le Pilat mais aussi les monts du Lyonnais, de Tarare et du haut Beaujolais étaient concernés. Des secteurs encaissés dans l’est de la plaine du Forez ou dans celle de Meys connaissaient aussi le gel.

En 2012, les températures négatives avaient encore plus largement débordé après la date des 3 saints de Glace, avec une gelée particulièrement sévère le jour de l’Ascension, le 17 mai. Dans la région de nombreuses cuvettes comme Le Breuil en Beaujolais, Tarare au pied des monts du même nom, Noirétable entre heut Forez et Bois noirs, ou Salvizinet au contact  de l’est de la plaine du Forez avaient été affectés avec des températures sévères -7.4° au Sapt, ou -3.5° à Grézieu le marché. Les jeunes pousses des végétaux, en particulier des arbres avaient subi une véritable brulure.

De nombreuses régions de plaine en France avaient aussi connu des températures négatives le même jour, Nevers dans le val de Loire , Vichy dans celui d’Allier, Charleville au pied des Ardennes, Luxeuil à proximité des Vosges, Ambérieu et Grenoble-saint-Geoirs dans les terrains glaciaires au pied des Alpes.

Après les Saints de glace, aucune garantie n’existe de la fin du risque des gelées !

Ces saints ont aussi marqué leur empreinte par une baisse des températures maximales après le premier. A titre d’exemple celles du Puy sont passées de 20.9° le 10 mai 2014 , à 14.9° pour la St Mamert, 12.2° pour la Saint Pancrace et 11° pour la saint Servais, avant de remonter un peu le 14 mai avec 13,2°. L’ensemble de l’est de la France a connu une évolution semblable.

Cette chute n’a rien de comparable avec l’écroulement qui s’était produit en 2012 entre la Saint Mamert et la Saint Pancrace dans la région. A Clermont Ferrand le maximum  de 32,7° le 11 mai tombe le lendemain à 15.1°, soit une chute de 17.6° . A Saint Etienne Bouthéon, la baisse avait été du même ordre d’idée avec 16.1°. Les postes de la région se situaient presque tous dans une chute de 14 à 17°. Pour la moyenne de la journée la baisse était aussi colossale, plus de 10° presque partout, avec 13.9° à Violay dans les monts de Tarare et 12.3° à Bard dans ceux du Forez. Quand on sait que l’organisme humain commence à connaitre des difficultés d’adaptation quand l’écart moyen de températures entre deux jours consécutifs est supérieur à 6°, les saints de glace avaient frappé fort dans un domaine qui n’est pas forcément leur spécialité première, la gelée matinale, mais dans un autre où leur impact ne pouvait pas passer inaperçu !

Cette année, ils ont ajouté à leur registre une troisième spécialité, l’averse de grêle, de grésil ou de neige roulée

Dans les Alpes Suisse, le manteau nival reprend de l’épaisseur. Descendu à 2.22 m le 10 et le 11 mai, de nouvelles chutes l’ont remonté à 2.38 m à Santis. Il est réapparu au-dessus de 1100 m comme à Disantis, Arosa ou Davos. Des giboulées de grêle ont été observées sur la région stéphanoise, dimanche en altitude, lundi et surtout mardi vers 16 heures dans la ville. Le phénomène a touché la vallée du Rhône à Roussillon. Dans ce domaine,  2014 a fait plus fort que ses devanciers au niveau des saints de glace. En 2013, la neige n’avait  fait une réapparition que le 25 mai  au-dessus de 1000 m d’altitude et rien n’est signalé en 2012.

La situation météorologique responsable de cette dégradation du temps pendant cette semaine des saints de glace en 2014 correspond à des descentes perturbées d’origine septentrionale. L’évolution s’effectue en 4 étapes, la première dimanche correspond à l’arrivée d’une perturbation de nord-ouest en provenance de l’Atlantique nord sur le flanc de l’anticyclone des Açores. Le lendemain lundi ces hautes pressions remontent sur l’Atlantique et la perturbation descend de plein nord. A l’arrière de cette dernière, une traine active en provenance de plein nord s’accompagne de nombreuses giboulées en alternance avec quelques périodes de soleil. L’anticyclone continuant de pousser mercredi les giboulées sont moins nombreuses et disparaissent totalement jeudi. Là un nouvel élément apparait l’état du ciel, ce dernier était très nuageux les premiers jours de la semaine, ce qui a limité jusqu’à mercredi la perte de chaleur nocturne et a empêché les gelées, mais les hautes pressions dégagent le ciel dans la nuit de mercredi à jeudi en commençant par l’ouest du pays, ceci accentue la perte de chaleur nocturne et provoque la gelée de Guéret du jeudi matin alors qu’auparavant elles ne sévissaient qu’en altitude.

C’était aussi l’arrivée d’une perturbation de plein nord qui avait provoqué la chute spectaculaire des températures entre le  11 et le 12 mai en 2012. Elle avait été aggravée par l’opposition entre le petit flux de sud qui l’avait précédé le 11 en montant les températures au-dessus de 30° et le froid vif en provenance des hautes latitudes qui suivait et qui avait continué jusqu’à la gelée de l’Ascension !

Mai fait toujours ce qui lui plait, mais ses plaisirs sont d’autant plus surprenants qu’un contraste sévère peut encore exister entre un air qui a déjà été sérieusement réchauffé à nos latitudes quand peut encore débouler celui des hautes latitudes encore très froides à cette saison. Cette opposition survenant souvent dans la seconde décade du mois   vaut certainement aux Saints de glace leur funeste réputation !

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance, bonne semaine

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