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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 16:03

Chronique N°941

L’été 2013 : vraiment iconoclaste.

Après la fraicheur de juin tout le monde a vanté l’arrivée du beau temps à partir du 14 juillet et pendant le mois d’août.

Si je prends comme référence les 50 dernières années à la station de Saint Etienne Bouthéon, on peut constater que juin n’a pas été aussi frais que l’on aurait pu le penser avec une moyenne de 17.2°, il se situe au 25ème rang, dans une situation médiane, mais tous les années du siècle qui débute ont été plus chaude depuis 2000. L’impression de fraîcheur parait assez relative en raison de mois de juin aux températures élevées ces dernières années.

Juillet a été à la fois beau et chaud surtout dans sa seconde partie puisque sa moyenne de 21.9° n’a été dépassée que 5 fois dans ces 50 dernières années en 1983 24°, 2006 23.6°, 1994, 1995 et 2003.

On retrouve un contraste entre le ressenti du beau temps en août puisqu’avec une moyenne de 19.6°, 2013 n’est qu’en 24ème position dans un classement médian. 15 années sur 50 dépassent 20° de moyenne.

Sur l’ensemble de l’été, 2013 se situe en 13ème position et cette année, la notion de beau temps doit être déconnectée de celle de chaleur.

Dans notre région, cet été a aussi été iconoclaste au niveau des précipitations.

Le mois de juin est celui du maximum pluviométrique sur la région stéphanoise, or 2013 n’a connu que 3 années où la pluviométrie a été plus faible en juin avec 1976, 1989 et 2003.

Le mois de juillet marque régulièrement un creux de pluviométrie au cœur de l’été or il est le 3ème plus arrosé de ces 50 dernières années seuls 1977 avec 169 mm et 2007 avec 129 mm dépassent les 114,7 mm de 2013.

Août est habituellement très arrosé avec les orages, il concurrence souvent juin comme maximum pluviométrique, or 2013 se situe parmi les plus secs. Seules 6 années ont reçu moins d’eau que 2013 avec 3 dans les années 80 (1985, 1987 et 1989) et 2 mm en 1996.

Habituellement un été pourri est à la fois frais et très arrosé comme 1963 ou 1977 et un bel été est à la fois chaud et sec comme en 1976, 2003 ou 2005. Les trois mois de cet été ont inversé de façon caricaturale ce type de situation puisque dans notre région, juin a été frais et très sec, juillet a été très chaud mais aussi très arrosé et enfin août est revenu à une  fraîcheur sèche ! 2013 est donc encore atypique ! Dans le détail, c’est même la période la plus chaude de la fin août et du début juillet qui a été la plus arrosée avec les orages dévastateurs accompagnés des traînées de grêle alors que les périodes les plus fraîches de juin , sauf dans le sud-ouest, et d’août ont aussi été les plus sèches.

Habituellement  la sécheresse d’été est avant tout l’apanage des régions méditerranéennes. L’été 2013 a confirmé puisque la plus grande partie des stations qui ont reçu moins de 20 mm autant en juillet qu’en Août se situent le long de la grande Bleue. Pour l’ensemble des  3 mois de juin à août Hyères a seulement reçu 5 mm, et Toulon 9 mm. Si cette pointe méridionale du Var, subit normalement la sécheresse méditerranéenne la plus drastique, l’ensemble du littoral du Roussillon à la côte d’Azur présente des totaux à peine moins faibles. La surprise vient que l’ouest du pays en particulier la Bretagne a accompagné dans la sécheresse. Pour les 3 mois, le cumul de Saint Brieuc atteint à peine 65 mm et ceux de Valognes et Saint Nazaire moins de 100 mm! Même si l’été n’est pas la saison la plus arrosée en pays océanique, une telle faiblesse est remarquable !

Cet été s’accompagne de contrastes importants de précipitations. Le plus curieux est visible entre les couloirs du centre-est de la France. En juillet Les sillons de la Loire et de la Saône sont les plus arrosés avec plus de 100 mm alors que les précipitations n’atteignent pas la moitié à Clermont Ferrand, mais au mois d’août les Limagnes reçoivent les pluies (114 mm à Clermont Ferrand) alors que les sillons de la Loire et de la Saône sont bien plus secs. Par ailleurs la Normandie est très sèche, mais Dieppe reçoit 106 mm en Août !

Une telle situation est le résultat de notre position au cours de l’été par rapport à l’anticyclone des Açores qui est resté sur l’Atlantique en débordant légèrement sur la France  en particulier en juillet et août !

Sa présence a apporté un ensoleillement important. La position de notre pays sur son flanc est a entretenu des courants de nord qui ont rendu l’atmosphère plus stable, sèche et ont freiné la hausse des températures. C’est pour cela que l’on a eu une sensation de beau temps alors que les températures restaient le plus souvent modérées. Cette présence anticyclonique a empêché les précipitations dans la période assez fraiche, voilà qui explique la contradiction apparente d’un été à la fois beau assez frais et sec !

 Quand l’anticyclone a eu des faiblesses, globalement l’ouest et les littoraux de la Grande Bleue sont restés le plus longtemps sous son influence. Les perturbations sont venues du nord, elles sont affaiblies à cette saison donc elles ont apporté peu de précipitations à leur arrivée le long de la Manche.  Elles ont pris un caractère orageux en traversant le pays avec les excès de grêle et de pluie que l’on sait, mais elles n’ont pu atteindre  la Méditerranée protégée par l’anticyclone mais aussi par l’assèchement de l’air descendant des reliefs ! Voilà pourquoi l’ouest a rejoint le midi méditerranéen dans les régions sèches !

Nous avons donc connu un bel été sauf pour ceux touchés par la grêle, mais un ami est venu me rappeler récemment qu’un bel été a été aussi celui de 1870, 1914 et 1939, ceux du déclenchement à cette même période de 3 guerres particulièrement calamiteuses pour la France. Inutile de vous rappeler les défaites rapides de 1870 et de 1940 et les débuts difficiles de celle de 1914 avec l’ennemi près de Paris avant la bataille de la Marne et une suite épuisante et meurtrière de 4 ans et demi. J’ai vérifié, effectivement, ces trois été ont été beau parfois chaud avec 20.4° de moyenne à Paris en juillet 1870 et plus de 18° en août 1914 et 1939, avec un bel ensoleillement et des précipitations assez faibles sur la fin de l’été. Si la bataille avait commencé début août en 1914, on parlait de bruits de guerre en 1870 et 1939 comme aujourd’hui avec la crise Syrienne à la fin d’un bel été.

Ne comptez pas sur moi pour émettre le moindre avis sur cette sombre affaire de bombardement chimique, sauf naturellement pour émettre la condamnation d’usage, mais seulement signaler deux aspects historiques ou géographiques.

La guerre civile Syrienne est la continuation des révolutions de 2011. Dans ce type d’évènements il y a toujours un pays où la guerre se prolonge par exemple en Italie et Hongrie lors des révolutions de 1848 chronique N°816 : Révolutions de 2011 comme celles de 1848 ou 1830? . Quel bilan peut–on tirer de ces révolutions de 2011?  Toutes les particularités et les analyses pessimistes que nous pressentions dans nos  chroniques d’alors ses sont vérifiées pour la nature et l’instabilité institutionnelle des nouveaux régimes, pour leurs comportements vis à vis  des puissances occidentales ou de leurs minorités, pour leur économie surtout touristique  Chronique N°829 : La pays du rêve décalé!

Par ailleurs contrairement aux interventions militaires récentes, la Syrie a une armée entrainée avec des alliés clairement désignés comme  la Russie. Ne pas oublier le rôle joué par les systèmes d’alliance dans les grandes guerres  du siècle dernier !

Alors attention à la fin du bel été !

Gérard Staron donne rendez-vous samedi sur Radio Espérance, bonne semaine.

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 15:39

Chronique N° 855

La Saint Sylvestre est toujours l’occasion des bilans de changement d’années. Comme en Climatologie, 2011 ne sera règlementairement terminée que demain au petit matin autant pour les observations de températures que de précipitations, permettez-moi de reprendre mes anciens habits de professeur d’histoire, pour constater que 2011  présente un grand air de ressemblance avec 1848.

C’est d’abord visible au niveau des révolutions dans les pays du Maghreb et du proche orient, qui ont commencé comme en 1848 par une euphorie du printemps des peuples pour se terminer en gueule de bois.

A la fin de février 1848, la monarchie de juillet de Louis Philippe est renversée en quelques jours quand l’armée et la garde nationale passent dans le camp des insurgés et le roi doit fuir. Son régime ressemblait un peu à celui de la Tunisie d’avant 2011, il avait assuré l’essor économique avec le slogan « enrichissez-vous », mais il présentait un déficit en matière de liberté politique avec un refus des réformes depuis 1831. Dans les deux cas il s’agissait plus de régimes autoritaires que de véritables dictatures.

Les similitudes de déroulement concernent aussi l’extension, dans les jours qui suivent, de l’épidémie révolutionnaire. En 1848 après la France, il s’agit de l’Empire d’Autriche, des états d’Allemagne et d’Italie, de la Prusse. En 2011 après la Tunisie, la fièvre touche l’Egypte avec un processus semblable, la Libye, le Yémen et la Syrie. Certains pays réussissent avec quelques réformes à stopper le processus, la Prusse en 1848, le Maroc en 2011.

Après le printemps des peuples vient le temps des répressions. En 1848, les révolutions butent sur les véritables monarchies absolues, L’empire d’Autriche rétablit l’ordre brutalement à Vienne, avec le système de Bach  mais aussi en Italie avec les victoires du vieux maréchal Radetski, celui de la marche, et en Allemagne, au point qu’à la fin tous les souverains absolus avaient été rétablies dans leurs états. En 2011, des régimes autoritaires ont été renversés, mais les vrais dictateurs sont toujours en place comme en Syrie où n’ont été chassés que par l’intervention militaire européenne après un semestre de bombardements en Lybie. Comme en 1848, la répression est sanglante, bien plus que la phase révolutionnaire qui précède.

Lorsque les révolutions paraissent avoir gagné la partie, des élections libres sont annoncées. Dans tous les cas, France en 1848, Tunisie et Egypte en 2011, les mouvements dits républicains ou démocrates qui les ont provoquées, tentent par tous les moyens de les retarder, avec des manifestations et le même argument : avoir le temps de faire connaitre leurs thèses. Le report ne peut être que symbolique, une supposée démocratie ne peut maintenir indéfiniment un gouvernement provisoire sans légitimité populaire. Ces mouvements souvent récents, crées à l’occasion de la révolution sont écrasés aux élections par des partis qui refont surface après une période de clandestinité sous les régime précédent, et qui profitent de leur implantation souterraine antérieure, alors qu’ils ne sont en rien démocrates. En décembre 1848,  le Poète Lamartine, l’homme de février 1848, comme tous les républicains, sont laminés à la première élection présidentielle au suffrage universel par  Louis Napoléon Bonaparte, élu au premier tour, héritier de l’Empire qu’il réussira à rétablir. Les mouvements démocrates de Tunisie ou de la place Tahrir en Egypte ont été étrillés par les islamistes qui représentent un type de régime politique totalement contradictoire avec les idéaux de ceux qui avaient commencé ces révolutions. Souvenez-vous, nos élites en extase devant ces révolutions déclaraient au printemps qu’il n’existait aucun risque de ce type et fustigeaient ceux qui étaient plus réservés : naiveté, simulation, ou plus grave pour des intellectuels, une méconnaissance totale de l’histoire?

L’un des premiers actes des révolutionnaires de 1848 en France a été d’établir le suffrage universel, masculin à l’époque. Auparavant, le suffrage était censitaire, et le cens à rêgler était de 200 Francs depuis la réforme de 1830.  Depuis personne n’avait réussi ou osé  remettre le suffrage universel en cause. Le parti de l’ordre avait tenté en 1851, mais cette bévue avait permis au futur Napoléon III de justifier son coup d’état du 2 décembre en déclarant le rétablir.  Même s’il s’agit d’une «  primaire », il a fallu attendre 2011, pour qu’il soit demandé en France un paiement lors d’une élection. Un euro parait symbolique, mais placé dans un système qui ressemble à celui des appels téléphonique surtaxés des émissions de téléréalité, il a fourni un très gros pactole en raison de la multiplicité des participants. Démocratie : que fait-on en ton nom ?

Au niveau économique les comparaisons avec 1848 ne manquent pas. Dans les deux cas apparait un nouveau type de crise. Elles commencent de façon classique puis changent de nature au cours de leur développement.

La crise 1846-1848  est la dernière d’origine agricole avec des mauvaises récoltes qui provoquent une hausse des prix des denrées alimentaires, une famine avec une pointe de la mortalité et enfin des conséquences sur l’industrie et les finances. Puis dans un second temps, elle devient la première de l’âge industriel avec surproduction et baisse des prix.  Agricoles elles affectaient régulièrement l’Europe depuis le Moyen Age, industrielles elles concerneront le monde après 1848.

La crise de 2008 à 2011 commence par une bulle financière classique avec krach boursier et faillite d’une grande banque en raison des subprimes. Depuis la grande crise de 1929, les états viennent au secours du système financier en péril pour éviter les trop grandes conséquences sur l’économie réelle. Alors que l’on croit que le pire est passé, arrive la seconde phase d’un genre nouveau, avec la crise dite des dettes souveraines. La première phase a accentué les déficits des budgets et les dettes des états, et certains sont en situation de faillite. Alors que depuis la seconde guerre mondiale, les états considéraient comme une bonne gestion un certain déficit pour assurer leur développement, une impasse selon la dénomination d’autrefois, le gouffre a pris tellement d’ampleur que l’impasse se termine par le mur !

Une révolution provoque toujours un recul économique jusqu’au retour du pays à la stabilité politique. La crise de 1848 a duré jusqu’au début du Second Empire en France en raison des difficultés entre le Président et l’assemblée, alors qu’elle était fini depuis bien longtemps ailleurs. Le tourisme activité principale des pays affectés par les révolutions de 2011 s’est effondré. L’impact a été d’autant plus fort qu’il s’agit d’une activité où les questions de sécurité jouent un rôle important de dissuasion

2011 donne l’impression d’un retour en arrière de 163 ans, dans un monde qui a totalement oublié les leçons de l’histoire.

En 1848 tout le monde savait qu’avec la révolution industrielle naissante, la prospérité allait vite revenir, fulgurante sous le second Empire. Aujourd’hui, qui possède le vrai remède ?

En 1848, la marche des monarchies absolues vers les régimes parlementaires semblait inéluctable. Même Napoléon III et François Joseph, les fossoyeurs des révolutions de 1848, évolueront ! En 2011, les régimes qui s’installent dans les pays qui ont effectué leur révolution semblent figés, tournés vers des modèles du passé ! L’inquiétude pour leurs minorités chrétiennes n’en est qu’une illustration !

Notre monde a plus que jamais besoin « d’Espérance » !

Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance et dans l’attente vous présente tous ses vœux pour la nouvelle année.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 17:51

Chronique N°827

Le sujet à la mode concerne la comparaison de la sécheresse de 2011 avec celle de 1976. Pour se livrer à cet exercice, il vaut mieux posséder de bonnes archives, j’ai consulté le résumé mensuel du temps en France et les fameux BQR dont j’ai été abonné depuis 1964 et 1974. Aujourd’hui ces documents ne sont plus publiés sous la même forme.

On peut constater de nombreuses ressemblances entre les conditions météorologiques des mois de mai 1976 et mai 2011.

Comme cette année, notre pays est pris en tenaille entre deux anticyclones centrés sur l’Atlantique et l’Europe orientale qui effectuent leur jonction sur notre pays et présentent de rares faiblesses  pour laisser remonter quelques orages en provenance de Méditerranée. Par ailleurs, ils bloquent les perturbations océaniques qui arrivent très affaiblies ou directement du nord, soit sans grande humidité.

Ceci détermine pour les deux années une faiblesse générale des précipitations avec une répartition géographique approchante. En 1976, elle oppose une France du nord-ouest particulièrement sèche jusqu’à une ligne qui remonte de l’Aquitaine jusqu’aux Vosges en contournant le Massif central, aux régions de montagnes assez arrosées, Pyrénées, Massif central, Jura et Vosges. L’intérieur de la Bretagne était en mai 1976 la région la plus sèche de France avec moins de 10 mm : un paradoxe !

En 2011, la diagonale au nord-ouest de l’Aquitaine aux Vosges est globalement aussi sèche. Toutefois beaucoup de régions font un peu mieux qu’en 1976, une grande partie de l’ouest de la Bretagne intérieure à la Vendée et un axe de la Beauce à la Touraine et au Limousin. La Champagne et la lorraine font même bien mieux qu’en 1976 avec une pluviométrie quasi normale.

Dans la partie méridionale plus arrosée, les Alpes du nord avec une extension en direction du Lyonnais font mieux qu’en 1976, ainsi que le piémont Pyrénéen qui a même connu des inondations dans la région paloise le 19 mai et sur l’agglomération de Tarbes le 30 mai.

Par contre les plaines méditerranéennes du Roussillon du Languedoc, de la vallée du Rhône de la  Provence et de la côte d’Azur, ont connu une pénurie très supérieure à celle de 1976.

En 1976 comme en 2011, cette géographie n’est qu’approximative en raison de précipitations sous forme d’orages qui ont déposé à quelques kilomètres d’intervalles de véritables déluges et presque rien, ce que je nomme depuis quelques semaines «  la loterie de la pluie ».

Par exemple le 9 mai 1976, un gros orage de 92 mm affecte le petit bourg de Chomelix en Haute Loire et à la fin du mois, la petite cité  avec 127 mm s’oppose aux 30 mm du Puy en Velay très proche . En Haute Saône, à quelques kilomètres il est tombé pour le mois entier 103 mm à Combeaufontaine et 20 mm à Vauvillers en 1976. Pour la seule journée du 6, le rapport est de 75 à 6 mm.  De Même en mai 2011, les gros orages de Pau et de Tarbes opposent l’abondance arrivée en une heure de ces deux cités avec la déficience de l’entourage. Le total mensuel atteint 143 mm à Pau, 114 mm à Tarbes contre seulement 44 mm à Auch ou 20 mm à Mont de Marsan. En haut du Pilat, Tarentaise reçoit plus de 100mm contre environ 30 mm en bas à Saint Etienne

Les deux années sont particulièrement ensoleillées, avec des durées un peu supérieures en 2011 par rapport à 1976 dans le nord du pays, alors que c’est l’inverse dans le sud. Par exemple, la durée d’ensoleillement a été plus forte en 2011 à Lille ou Abbeville alors que c’est l’inverse à Clermont Ferrand ou Saint Etienne pour une quinzaine d’heures d’écart.

 La seule différence porte sur les températures en nette hausse par rapport à 1976. Quelques soit la région de France, l’écart entre mai 1976 et 2011 est de l’ordre de 1°. Par exemple à Abbeville ou à Lille l’écart est de l’ordre de 1,1°, plus au sud, de l’ordre de 2° autant à Clermont Ferrand que Saint Etienne.

Globalement il est difficile de considérer sur le seul mois de mai que la situation est pire que celle de 1976. La comparaison montre cette année, un peu plus de précipitations, un peu plus d’évaporation, un ensoleillement semblable, des types de temps anticycloniques ou orageux, une répartition géographique globalement semblable, sauf dans le détail. Seul problème, une sécheresse ne s’évalue pas sur un seul mois, la différence à ce niveau porte peu sur ceux qui précèdent mais surtout sur celui qui suit et dans ce domaine la différence est déjà essentielle.

En 2011, on parle de sécheresse depuis avril, le message devient assourdissant en mai. En 1976, le problème est apparu en juin. Pourquoi ?

En réalité le mois de mai 1976 a été quasiment le plus arrosé du premier semestre de l’année et celui de juin a connu un déficit de pluviométrie encore plus drastique. Il convient de savoir que la pluviométrie a été quasiment nulle, 0 mm au mieux 1 mm, sur plus d’une moitié de la France,  soit toutes les zones au nord-ouest d’une ligne des Landes, au Limousin, aux plaines de la Saône et aux Ardennes et même dans les plaines du bas Rhône. Zéro pointé autant au Mans, à Laval, à Nantes, à Paris-le-Bourget, à Nîmes,  à Carcassonne, à Niort, à Blois, à Limoges, à Dijon,  et la liste des stations serait longue à décliner! Saint Etienne et Clermont Ferrand faisaient figure de privilégiés avec 9 et 5 mm en juin 1976.  Les totaux n’ont été à peine corrects que dans les Alpes du sud et l’est de la chaîne pyrénéenne. Heureusement, rien de tel n’a été encore constaté en 2011, ne pas utiliser à des fins perverses la mémoire des événements anciens ! Quand nous aurons connu un tel mois, à ce moment seulement, on pourra prétendre que la sécheresse est équivalente à celle de 1976 !

Je peux déjà annoncer que de nombreuses stations météorologiques auront au moment où vous m’entendrez le 4 juin, dépassé depuis le 1er, le total complet de celui du mois entier de juin 1976 ! C’est déjà le cas au moment où j’écris cette chronique dans la moitié sud du pays ! Vu l’évolution des prochains jours, dès la fin du week-end, le total des premiers jours de juin 2011 aura dépassé celui du mois entier de 1976 partout dans le pays. Ceci ne veut pas dire que la sécheresse actuelle sera terminée, nous en subirons probablement quelques séquelles jusqu’à la fin de l’été, la situation restera probablement difficile pour l’agriculture, mais ceci n’autorise pas les discours délirants actuels !

Le ciel est très iconoclaste pour tous ceux qui tentent de se servir des événements météorologiques pour tenter d’assouvir leur soif de pouvoir. Les événements et discours qui se bousculent ces derniers jours ne manquent pas de piments.

La concomitance de la réunion et des décisions sur la sécheresse en matière agricole avec le premier arrosage important du printemps accompagné d’inondations liées à l’orage sur l’agglomération de Tarbes, fait partie des contrepieds que la nature réserve aux idéologues. Une sécheresse de printemps se termine toujours par un gros arrosage. Les premiers orages sont souvent dévastateurs comme au début mai 2007 sur la région stéphanoise et lyonnaise, par exemple au Chambon Fougerolles ou à Pierre Bénite, le 30 avril 2007. Plus ce changement est tard, plus il est attendu et plus la sécheresse qui précède est préjudiciable, ce qui ne préjuge en rien des mois qui suivent.

La concomitance de l’annonce du printemps le plus chaud depuis 1900, ce qui demande à être précisé au niveau des calculs et d’une arrivée d’air froid qui a provoqué de la neige en dessous de 1000 mètres d’altitude sur les Alpes, les Pyrénées et même sur le Mézenc au début de juin, ne manque pas non plus de sel.

Très souvent le climat est fait de périodes excessives qui sont ensuite compensées par d’autres périodes excessives dans un sens inverse. Nous avons connu 3 mois à dominante anticyclonique avec un fort ensoleillement apportant chaleur et sécheresse. La fête de l’ascension vient de sonner la fin de cette récréation. Pour combien de temps ? Au moins pour quelques jours. Je ne me hasarderai à faire de pronostics pour l’été pourtant déjà annoncé si chaud comme d’habitude depuis 2003.

Le ciel réserve toujours des surprises!

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance. Bonne semaine.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 18:04

     La recherche de la mémoire est devenue l’un des sujets importants de la période que nous vivons et en matière de climatologie hivernale « février 1956 » tient une place de choix dans le souvenir de nos contemporains

     Il ne s’agit pas d’un hiver entier mais d’un seul mois février puisque la vague de froid commence le 1er pour se terminer, le dernier jour le 29, cette année 1956 étant bissextile. Janvier qui précède, est assez doux et humide et la chute du thermomètre atteint entre 20 et 25° entre le 30 janvier et le 1er février 1956.

L’air continental en provenance directe du nord de la Russie a envahi notre pays et restera sur place jusqu’au 28. Si pendant tout le mois nous restons sous l’influence de ce flux très froid, à trois moments, il reçoit une alimentation arctique qui accentue les très basses températures.

--- L’entrée en matière est très brutale avec le 2  -19,8 à Strasbourg, -18,6 au Puy, et -15 sur un grand quart nord de la France, même -14,7° à Paris.

--- Après quelques jours de très relative accalmie, où il gèle quotidiennement, une deuxième pulsion du froid se produit entre le 12 et le 15 avec -23,3° au Puy, -21,4° à Lyon et -19° autant à Dijon qu’à Toulouse

--- Le troisième et dernier assaut se produit entre le 20 et le 22 avec -22,2° à Strasbourg et -17,8° à Lille

L’air froid de grande épaisseur sur notre pays, toujours difficile à déloger, réussit à tenir jusqu’au 28 février.

Je me souviens, enfant, de l’arrivée du froid qui m’avait saisi dans une cour à la sortie d’un cours de piano avec une fine pellicule de neige sur le sol, mais aussi de la libération de la fin du mois après une longue période glaciale, difficile à supporter sous un ciel plombé, quand la douceur et le soleil sont revenus presque aussi brutalement qu’ils étaient partis 29 jours auparavant.

Les documents qui circulent ici et là, diaporamas par exemple, signalent les très épaisses couches de neige. Dans la plus grande partie du pays, le manteau nival a été pelliculaire dans toute la zone  très froide du Massif central au nord-est de la France où la moyenne a été inférieure de plus de 10° aux normales de l’époque. Les sports d’hivers ne connaissaient pas encore le développement actuel, mais les montagnes des Alpes, du Jura et d’une partie du Massif central auraient crié au manque d’enneigement dans les mêmes conditions aujourd’hui ! Un air continental contient très peu d’humidité !

Les très grosses couches de neige ne sont tombées que lorsque l’air arctique continental est entré en contact avec la douceur humide de l’océan ou de la Méditerranée.

Je vous ai souvent expliqué que les grosses chutes de neige étaient repoussées sur le littoral de « la Grande Bleue » quand le continent est occupé par l’air froid. Il est tombé entre 30 et 60 cm à Saint Raphaël et Antibes. En février 1956, la neige est descendue très bas le long des côtes en Italie, en Espagne et même au Maghreb !

Les réactions océaniques nivales sont souvent limitées aux côtes de la Manche. En février 1956, les épaisseurs exceptionnelles de neige ont concerné Bordeaux avec 50 à 80 cm.

Cet hiver 1956 mérite-t-il l’excès de souvenir qu’il a gardé dans le subconscient collectif de nos concitoyens ?

Le Massif central a été l’une des régions les plus affecté par le froid, avec une moyenne inférieure de 11° aux normales pour le mois. C’est la seule fois que le thermomètre sous abri est tombé en dessous de -30°  sur la région à 3 postes : Egliseneuve d’Entraygues entre Cantal et Sancy, Marsac en Livradois et Viverols, mais de nombreuses stations ont connu des températures  bien plus basses lors d’autres hivers. A Clermont Ferrand, les -19,1° du 15 février 1956 sont pulvérisés par les -29° de février 1929. Il en est de même à Saint Etienne où la plus basse température date de janvier 1971.  Les records de froids connus depuis la libération, outre février 1956, concernent les hivers 1962-63, 1970-71 et janvier 1985.

Sur l’ensemble de la saison, les durées d’enneigement ou de froid de l’hiver 1955-56 sont systématiquement battues  par celles de 1962-63, de 1970-71, des années de la décennie 80 et janvier 1985.

1956, n’est pas un grand hiver entier, mais une vague de froid intense et continue d’un mois qui est survenue à un moment où un début de saison clément avait fait croire à nos concitoyens que le plus dur était passé. Il en est resté dans le subconscient collectif l’idée tenace que février pouvait être dangereux et que l’on devait craindre les désagréments de la saison tant qu’il n’était pas totalement terminé.

Sur un mois, février 1956 détient encore le record absolu du froid quelques soient les critères que l’on peut prendre. Par exemple à Saint Etienne Bouthéon avec une moyenne de -7,6°, janvier 1963 le 2ème mois le plus froid fait pâle figure avec -3,3° , mais ce n’est qu’un mois, pas un hiver !

Existe-t-il une ressemblance avec les hivers récents ?

Aucun d’entre eux ne peut présenter un cocktail de températures aussi basses continues, sur un mois sans véritable redoux intermédiaire.

Aucun d’entre eux ne peut présenter une aussi forte extension géographique atypique de la neige en même temps le long des cotes de la Méditerranée et de l’Atlantique.

Quand on a effectué ces deux remarques liminaires on peut continuer la comparaison.

Les hivers 2008-2009 et 2009-2010 ont connu un enneigement bien plus important que celui de février 1956 sur de très nombreuses régions françaises.

Avec un niveau d’intensité plus faible, l’hiver en cours présente déjà globalement 2 grandes périodes de froid , celle précoce de novembre et de décembre qui n’a pas d’équivalent en 1956 et l’actuelle depuis la mi-janvier. Si cette dernière continue, il ne fait aucun doute que pour les phénomènes de durée, 2010-2011 sera très bien placé dans les statistiques.

Il existe toutefois une ressemblance météorologique forte entre l’actuel hiver et celui de février 1956.

C’est le même type de temps continental  froid et sec qui apporte le mauvais temps en privilégiant les mêmes régions du nord-est du pays au Massif central. C’était déjà partiellement vérifie lors de la première vague de décembre, c’est encore plus le cas de l’actuelle depuis la mi-janvier

Si les températures sont basses, l’air continental que nous recevons est incapable de donner des chutes de neige substantielles. S’il n’y avait pas les canons à neige de nombreuses stations de montagnes manqueraient de matière première comme en 1956 sur nos massifs montagneux.

Comme en 1956, les chutes de neige importantes sont envoyées le long de la Méditerranée, sur le Var et la région Marseillaise, surtout la Corse, peut-être le Roussillon aujourd’hui, mais ceci est loin de toucher la totalité du bassin méditerranéen occidental comme lors de ce célèbre mois de février

En réalité il est très difficile de classer et de comparer les hivers, il en existe des précoces comme cette année, des tardifs comme le précédent, des neigeux comme 2008-2009, des froids, des doux, sur des régions souvent différentes

Cette variété vient  essentiellement d’une contradiction entre les deux principales manifestations de la saison, le froid et la neige.

Le froid contient très peu d’humidité ce qui est incapable de fournir de grosses chutes de neige surtout quand il est d’origine continentale.

Si la neige a besoin de redoux pour tomber en abondance , elle a besoin de froid pour tenir au sol. Deux notions qui se marient souvent très mal dans les faits.


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance, le texte étant repris sur ce blog : http://gesta.over-blog.com.  Bonne semaine….

 

 

 

 

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 18:41

                     Chronique climatologique N°182 le 10/06/1998 texte d’origine

 

   Depuis vendredi dernier le climat n’a pas commis de nouveaux excès, après les températures extrêmement hautes de la fin de la semaine dernière ( en 1998), elles ont retrouvé les normales, il n’est pour l’instant plus question de sécheresse dans les dépressions de la Loire et de l’Allier de quoi allons nous traiter aujourd’hui ?

    La dernière situation météorologique que je viens de recevoir, celle du 9 juin, au moment où je pensais ces quelques lignes, a quelques points de ressemblance avec celle de juin 1944 au moment du débarquement de Normandie.

    Il est vrai qu’après les situations orageuses de la semaine dernière, on est passé progressivement à une situation perturbée d’ouest touchant surtout la France du nord selon une trajectoire  Manche, Mer du nord. En effet, une dépression assez creusée de 990 hpa s’est installée sur l’Ecosse. Les fronts de la perturbation balayent la Manche avec leurs masses nuageuses et venteuses. Le sud de la France est dans ce cas relativement à l’abri protégé un peu de loin par l’anticyclone des Açores.

    Cette situation du 9 juin 1998 ressemble étrangement à celle des 4 et 5 juin 1944 qui avait obligé de reporter le débarquement au 6. Même dépression située sur le nord de l’écosse, même perturbation d’ouest venteuse et balayant la Manche, même relative protection de la France méridionale. Seule différence majeure, le gradient de pression était plus important le 4 et 5 juin 1944, la dépression Ecossaise beaucoup plus creusée, 976 hpa contre seulement 990 le 9 juin dernier, de ce fait la force du vent était plus importante.

    Aujourd’hui, ce type de temps passe inaperçu, mais pour un débarquement en 1944, où la marine ne pouvait pas opérer par un vent supérieur à une vitesse de 10 à 12 nœuds, une vitesse au demeurant assez faible, 3 à 4 Beaufort, était suffisante pour faire reporter le débarquement au 6 juin jour de l’accalmie qui suit le passage de la perturbation.

    Le rôle de la météorologie est en effet déterminant dans les conditions du débarquement de 1944 !

Cet épisode où le chef de la météorologie britannique le major Stagg a réussi à convaincre le général Eisenhower de reporter le débarquement du 5 au 6 est extrêmement connu. En écoutant les météorologistes, les alliés ont ainsi pu éviter la tempête qui aurait été suicidaire pour la marine, profiter de l’accalmie dans le ciel de traine, avec une bonne visibilité et des vents faibles le 6 après le passage de la perturbation mais avant l’arrivée de la suivante. Ils ont aussi pu surprendre les Allemands, qui avaient les moyens de prévoir le temps perturbé, mais en raison de leurs difficultés à avoir des informations sur l’Atlantique sont surpris par l’accalmie du 6 juin. Rommel était parti en Allemagne. On dit à propos de cette petite tempête de la veille du débarquement qu’il s’agissait d’un évènement exceptionnel. La répétition à quelques jours près de la même situation atmosphérique 54 ans après, montre que les types de temps d’ouest avec des vents violents peuvent se reproduire pendant l’été, j’en ai moi-même fait l’expérience, il y a quelques années, quand j’étais allé à un congrès de climatologie à Lannion : la situation atmosphérique avait empêché une horde de climatologues de prendre le bateau à Perros Guirec pour aller visiter les 7 Iles. C’était un 22 juin 1991.

    La météorologie a influencé le débarquement de 1944, y-a-t’il d’autres évènements de la seconde guerre mondiale où la climatologie a joué un rôle important ?

    Le sort d’un très grand nombre de bataille dépend en grande partie des conditions météorologiques. A commencer par la bataille de France de mai 1940. Le 10 mai, Hitler attaque les Pays-Bas, le 13 ses blindés percent le front des Ardennes, le 15, le premier ministre Français constate qu’il n’a plus de forces à opposer à la Wehrmacht entre Laon et Paris. Hitler a attendu pour déclencher son offensive l’arrivée du beau temps, le 7 mai l’anticyclone des Açores lance sur dorsale en direction du continent. Le 13, il est solidement installé et centré sur les Iles Britanniques. On se trouve dans les mêmes conditions climatiques de ce dernier mois de mai. Le temps sec a permis une bonne mobilité de ses blindés qui ne se sont pas embourbés dans les Ardennes comme le pensait les Français. Le ciel clair a permis à Hitler d’utiliser pleinement son aviation avec les bombardements en piqués. Avec un ciel couvert, la France, très surclassée dans ces deux domaines, aurait eu de meilleures possibilités de résistances.

   Y-a-t’il d’autres batailles de la seconde guerre mondiale où la climatologie a joué un rôle important ? (1)

    A l’inverse, l’offensive blindée dans les Ardennes d’Hitler à la fin de décembre 1944 ne peut être tentée qu’en raison du temps couvert, bas avec des brouillards. Hitler n’a plus une aviation suffisante pour la soutenir. Tant que ces conditions subsistent, les panzers allemands progressent. Dès que le ciel dégagé permet l’intervention de l’aviation américaine, l’attaque sera stoppée.

   On peut citer aussi, la bataille navale près des Iles Midway en 1942 dans le Pacifique qui a renversé le sort des armes entre Japonais et Américains. Les portes avions américains restés dans une zone nuageuse n’ont pas été repérés par les japonais, alors que l’armada japonaise a pu être repérée et détruite car naviguant dans une zone de ciel clair.

   Pour le lancement de la première bombe atomique sur Hiroshima, il fallait un vent très faible et aucune pluie. Il a fallu retarder l’opération jusqu’au 6 août pour obtenir ces conditions et encore la météorologie a sauvé la ville de Kokura. Trois  objectifs avaient été sélectionnés or sur Kokura, objectif N°2, les conditions n’étaient pas bonnes.

   L’hiver russe a aussi stoppé à deux reprises les offensives allemandes. En novembre 1941, les allemands approchent de Moscou, mais l’hiver fera tomber en panne les chars et véhicules, ils n’entreront pas dans Moscou. L’année suivante, ils piaffent devant Stalingrad, l’hiver facilitera les contre-attaques soviétiques et la première grosse défaite allemande.

   Le ciel climatique a donc souvent influencé de façon décisive le sort des peuples et des batailles.

A bientôt pour une nouvelle chronique de climatologie sur les ondes de radio Espérance.

    

Commentaire actuel

L’origine du mauvais temps et les régions les plus concernées  sont différentes en 2008, mais le ciel peut être souvent exécrable au début de juin qu’en 1944 et 1998 , une façon d’honorer le débarquement

 

(1)   Gérard Staron « le ciel tomberait-il sur nos têtes ? » 2003 Editions ALEAS 15 quai Lassagne 69001 Lyon, chapitre 2  I climat belliqueux

« un ouvrage à lire à belles dents assurément » P. Auclerc Magazine la Loire et ses terroirs

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