Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 14:39

samedi 9 févr. 13h14

Réécoutez

 

 

 

9/02/2013               

 

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:59

L'image satellitaire transmise par Claude ce dernier jour de décembre permet d'illustrer un phénomène courant  dans l'est du Massif central : la déviation des vents et courants d'ouest qui circulent au nord sur la Bassin parisien en des flux de nord qui descendent vers la Méditerranée. Le passage entre les deux s'effectue le plus souvent au niveau de la ligne Clermont- Feurs que j'annonce souvent dans mes prévisions

31-1-13

Entre les nuages "blancs brillants"" de la perturbation qui s'est divisée en deux parties: la principale qui s'étire de l'Orléanais à la Lorraine et la branche sud qui de la Gatine vendéenne vient buter sur les crêtes volcaniques de l'Auvergne, une bande de ciel plus dégagé présente une orientation ouest -est de l'estuaire de la loire au Nivernais, puis ensuite elle s'incurve dans une direction nord sud pour remonter les Limagnes et les bassins de la loire supérieure  puis descendre vers la Méditerranée.  Des filaments nuageux qui suivent la direction des flux atmosphériques, ces derniers prennent nettement une allure méridienne dans la traversée de l'est du Massif central

 

Quand l'anticyclone des Açores remonte à partir de l'Espagne et recouvre de façon incomplète notre pays, il est bordé au nord par les vents et perturbations d'ouest , mais sur son flanc est , il se crée une branche de vent du nord attirée par la Méditerranée .les axes du reliefs font le reste pour canaliser l'air .

IL est rare que l'on puisse aussi nettement visualiser cette déviation sur une image de satellite.

Elle explique qu'un vent d'ouest en Bourbonnais Charollais, et même dans le Roannais, devienne un vent de nord en Forez. Il est parfois difficile de comprendre que le ciel peut avoir un sens différent au nord et au sud de Feurs!

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 19:24

Chronique N°910 :

Les intempéries du précédent week-end, 19 et 20 janvier, permettent de poser une question importante. Dans quelles circonstances la même perturbation  apportant un redoux sur une région précédemment gelée peut-elle provoquer de la neige et du verglas ?

C’est pourtant ce qui s’est produit lorsque la perturbation arrivée dans la nuit du 18 au 19 janvier est rentrée dans la masse d’air froid qui occupait la France. Cette différence entre neige et verglas s’est produit à deux échelles géographiques. A celle de l’ensemble du pays on trouve de la neige dans la partie au nord du Val de Loire et du verglas plus au sud jusqu’au Massif central. Ce dernier a été noté à Saint Etienne, mais aussi à Roanne, Clermont Ferrand, Vichy, Moulins et même jusqu’à Nevers et Bourges. A l’échelle locale, à quelques kilomètres de distance, les plaines longeant la Loire à partir du Forez ou les Limagnes ont subi le verglas alors que les reliefs au-dessus ont eu de la neige. Par exemple  Saint Etienne et la plaine du Forez ont  subi le verglas en grande quantité alors que 100 à 200 m au-dessus en altitude on passait à la neige. A la même altitude des vallées ou dépressions plus insérées dans le massif comme Retournac ou d’autres plus à l’est comme Pélussin de l’autre côté du Pilat ont aussi connu la neige.

Il est bien évident que ces différences s’expliquent par la façon dont l’air du redoux rentre dans la zone aux températures négatives avec les précipitations qui l’accompagnent !

Ces cas de redoux par neige ou verglas se produisent souvent en cas d’arrivée de perturbation océanique en provenance de l’océan avec des températures autour de 6 à 10° venant buter en hiver sur un air continental froid qui occupe une grande partie de la France à partir du nord ou de l’est, c’était le cas lors du précédent week-end.

Pour qu’il y ait du verglas, il faut que l’air doux aux températures positives passe par-dessus la zone froide qui reste près du sol. Dans ce cas les précipitations passe à la  pluie dans l’air doux qui s’est infiltré au-dessus, elles continuent sous forme liquide dans l’atmosphère quand elles passent dans l’air froid en dessous en surfusion, mais quand elles touchent le sol gelé, celui-ci tient lieu de noyau de congélation où la pluie va se transformer en une couche de glace sur la totalité de la surface , comme un nappage de chocolat recouvre la totalité d’un gâteau. Cette pellicule est particulièrement glissante quand elle recouvre une surface déjà globalement lisse comme les chaussées ou les trottoirs. Elle est beaucoup moins gênante sur de la terre ou du gazon qui amortissent la régularité du nappage.

Il faut toutefois une condition essentielle pour que le mécanisme se mette en place : les précipitations doivent être très faible et tomber lentement  pour que cette congélation au sol puisse se produire. En effet dès que la pluie devient intense, son ruissellement au sol empêche la formation de la pellicule de glace, lessive très vite des formations gelées préexistantes qui auraient pu recouvrir au sol

Très souvent il s’agit d’un mécanisme transitoire qui ne dure que quelques heures, l’air doux qui a  pénétré au-dessus, réussit le plus souvent à faire cesser la résistance de l’air froid gelé du sol et à partir de ce moment-là les températures deviennent nettement positives.

Pour que le phénomène dure longtemps, il faut des conditions exceptionnelles que l’on ne rencontre pas chez nous, mais qui avaient occasionné la couche de glace qui avait recouvert la ville de Montréal à la fin des années 90. Les phénomènes américains sont toujours plus disproportionnés que les nôtres.

Dans le cas où la précipitation s’effectue sous forme de neige, l’air doux de la perturbation n’est pas assez puissant pour rentrer suffisamment dans l’air froid, seules les précipitations y arrivent, les températures restent négatives à tous niveaux de l’atmosphère. Dans ces conditions les flocons qui se sont formés dans la partie haute du nuage, continuent leur descente jusqu’au sol sous forme solide sans connaitre de transformation sous forme de pluie comme dans le cas précédent. Il n’y a pas aussi de condition particulière au niveau de l’intensité de la précipitation.

Ces conditions techniques permettent d’expliquer bien des faits du week-end dernier et même de l’actuel !

D’abord le froid était arrivé la semaine précédente par la plaine d’Allemagne du nord et était surtout intense dans la partie nord du Bassin parisien. Quand les perturbations océaniques sont arrivées, leur air doux n’a pas pu pénétrer suffisamment dans la masse froide coriace, dans ces conditions les précipitations se sont produites sous forme de neige. En raison de cette résistance très forte, non seulement il en a été ainsi pour la première perturbation de la nuit du vendredi au samedi, mais aussi pour la seconde 24 heures plus tard

Plus au sud l’air froid était moins établi et costaud, donc l’air doux a pu s’infiltrer en coin au-dessus des basses couches sur le sol gelé et la précipitation très faible de la nuit de vendredi à samedi s’est produit sous forme de verglas dans toutes les régions de plaine entre le Val de Loire et le Massif central.

Il en a été de même dans les dépressions du nord du Massif central, Limagnes, plaine du Forez et Saint Etienne ouvertes sur l’extérieur. Dès que l’on monte de quelques centaines de mètres en altitude, cette différence de niveau n’a pas permis à l’air doux de s’infiltrer au-dessus de l’air froid et la précipitation s’effectue sous forme de neige. Il en est de même dans les bassins au cœur du massif, cette situation intérieure ne permet pas à l’air doux de s’infiltrer et la précipitation s’effectue aussi sous forme de neige.

L’anomalie de cette situation de verglas résulte de l’heure à laquelle elle se produit ! cette couche de glace au sol s’installe vendredi en début de nuit vers 22 ou 23 heures. Au moment où la précipitation cesse, la température a plutôt tendance à baisser pendant la nuit et à maintenir au sol l’air froid et le nappage de glace glissant. Ce verglas est resté toute la nuit et il n’a pu disparaitre que dans la matinée. D’habitude, la phase de verglas est immédiatement suivie de celle de remontée des températures dans l’air doux qui suit et ne dure pas, la nuit lui a permis de jouer les prolongations cette fois.

Dans certaines régions on m’a signalé du verglas de la neige sur le même lieu, est-ce possible en même temps ? la réflexion m’a été faite pour certains secteurs du centre de la France, entre vals de Loire ou du Cher.

C’est extrêmement rare  au cours de la même perturbation. En effet le verglas traduit un dynamisme important de l’air doux qui s’enfonce dans celui glacé qui précède. La suite logique est la poursuite de la remontée de la température avec  l’élimination des restes d’air froid collé au sol. Ceci rend quasiment impossible le passage immédiat à la neige

Est-ce possible pour deux perturbations successives très proches ?

Il faudrait pour cela que dans le temps bref entre les deux perturbations, l’air froid puisse reprendre de la force  et chasser l’air doux. C’est un peu une évolution météorologique à contresens. Il est plus probable qu’il s’agisse d’un problème de signification du mot verglas. Le véritable verglas dit « atmosphérique » est celui que je décris depuis le début de cette chronique pour le week-end dernier, mais dans un sens moins scientifique, plus populaire, le verglas désigne, surtout quand il est associé au mot « plaque », toute surface glacée glissante, résultant de la transformation  d’une chute de neige antérieure, fusion, puis regel, action des véhicules sur les surfaces enneigées. Il est plus vraisemblable qu’il s’agisse de cette situation !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance, bonne semaine !

Partager cet article

Repost0
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:35

 

 

 

  Chronique N°907


   Quand on vient de passer le seuil d’une nouvelle année, il est de bon ton de présenter des vœux pour celle qui commence, ce à quoi je ne manque pas avec tous mes souhaits pour Radio Espérance et ses auditeurs 2013, mais aussi d’effectuer le bilan de celle qui vient de se terminer.

L’analyse globale de 2012 me fait penser à une anecdote tout à fait authentique dont j’avais été témoin quand j’étais jeune professeur en l’an 1973 dans un collège. Un collègue de français avait posé en début d’année un sujet de rédaction en 6ème  pour décrire un commerce de proximité. Scandalisé il avait lu en salle des professeurs la copie d’un petit malin qui commençait ainsi «  je suis allé  dans l’épicerie de la Mère untel, elle vend… » Suivait une énumération de 250 produits environ qui terminait la dite rédaction… 

Je pense que ce jeune élève qui avait courroucé mon collègue par cette méthode assez atypique de construire une rédaction pourrait appliquer cette recette, près de 40 ans après, au puzzle climatique déroutant et contradictoire observé en 2012 en France !

Il y a eu en effet des coups de froid , de chaleur, des chutes, des hausses de températures, des pluies fortes et faibles,  des orages , des inondations, et la liste pourrait être aussi longue et aussi incohérente que celle du jeune élève d’autrefois !

On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu de saisons mais leurs contrastes sont spectaculaires

En hiver il y a eu en 2012, une vague de grand froid dans la première quinzaine de février, 56 ans après celle de février 1956, mais un ton en dessous en intensité et surtout en durée! On avait certes perdu l’habitude de températures aussi basses depuis janvier 1985. Surtout ce froid est intervenu à la fin d’une saison très douce autant fin 2011 et janvier2012  à un moment où tout le monde pensait en avoir fini avec les frimas.

Il y a eu aussi au cours de l’été une canicule dans la seconde partie du mois d’août. Les 40° ont été atteint sur la retombée septentrionale du limousin et du Morvan, le 19 août jour le plus chaud,  mais en intensité, en extension géographique et surtout en durée aucune comparaison n’est possible avec celle de 2003 ou ses principales devancières comme juillet 1983. Cette envolée du thermomètre tardive s’est produit à la fin d’une saison estivale globalement assez fraiche avec un mois de juillet pourri dans la moitié nord de la France  et cassé dès le début par deux épisodes pluvieux et frais le 1er et les 4 et 5. Les orages ont non seulement parsemé une pluviométrie estivale abondante mais ont apporté surtout de nombreux épisodes de grêle dévastateurs comme sur les vignobles des côtes du Forez.

Les saisons intermédiaires ont été les plus difficiles à supporter par les organismes pour leurs excès de froid ou de neige que nuls n’attendaient aussi tard au printemps ou aussi tôt en automne.

 Au printemps la neige du coucou de la mi-avril sur le Pilat avec 80 cm sur les sommets suivis par la gelée du 17 ont surpris. La gelée de l’ascension le 17 mai n’a pas été sans conséquences sur quelques productions agricoles. Les chutes du thermomètre parfois plus de 15° en 24 heures à la mi-avril, entre le 28 et le 29 avril, entre les saint des glace et le 1er week-end de Juin ont figé les organismes.

A l’automne, les coups de froid et les couches de neige épaisses surtout sur le Vercors et la région de Grenoble de la fin octobre , la redite encore plus brutale des mêmes mécanismes à la fin novembre en particulier sur le Pilat, ont laissé croire à un début de saison hivernale en fanfare qui s’est ensuite étiolé au cours du mois suivants.

Des calamités se sont égrenées tout au long de l’année sans que des catastrophes très graves n’affectent notre pays.

L’automne est d’habitude la saison des très violentes pluies cévenoles ou méditerranéennes. Cette année les Cévennes ont été oubliées, personnes ne s’en plaindra. Les régions méditerranéennes ont connu une véritable catastrophe les 28 et 29 septembre en Espagne et au Maroc, mais en France il faut simplement signaler l’accident du campus de Toulon du 26 octobre ou les débordements du golfe de Saint Tropez en décembre qui correspondent surtout à des problèmes d’hydrologie urbaine, plus qu’à des épisodes pluvieux exceptionnels. Les inondations d’octobre se sont égarées dans des lieux pour le moins inattendus, la grotte de Massabielle à Lourdes lors des crues des gaves pyrénéens. La liane, pas celle de Tarzan, a provoqué quelques problèmes à Boulogne sur mer fin octobre et le 2 novembre. Le Thouet et la Sèvres nantaise, après avoir déjà monté en avril, ont recommencé à la mi-octobre puis en fin d’année. Sans oublier une montée des eaux brutale à Brest (23/11). Voilà une géographie contraire à celle d’un automne normal.

L’inondation la plus grave correspond à la nuit du 21 et du 22 mai dans l’est de l’agglomération de Nancy, des précipitations exceptionnelles par leur intensité, plus de 100 mm, en liaison avec un orage en provenance de l’est alors que les plus violents proviennent d’habitude du sud-ouest, l’inverse !

L’année s’est terminé alors qu’une très grande partie des rivières océaniques du nord de la France sont en crue, en particulier sur le bassin de la Saône, mais les niveaux atteints n’ont pas été suffisants pour une couverture médiatique, en tous cas la répétition de ces pluies océaniques, la saturation de ces bassins ont profité aux nappes phréatiques  

2012 n’a pas manqué de tempêtes mais là encore rien de comparable avec les grandes catastrophes  antérieures. Autre aspect atypique, les coups de vents océaniques qui ont provoqué dans le passé les cataclysmes de 1999, 2004 et Xynthia ont été très ternes en 2012 comme ceux du 3 et du 5 janvier qui ont seulement atteint 126 Km/h. les vrais tempêtes ont concerné le domaine méditerranéen comme le coup de vent de sud de la nuit des 28 et 29 avril  dans le couloir de la Loire supérieure avec 150 km/h au Mazet Saint Voy, la tempête de vent d’autan en pays toulousain des 18 et 19 octobre et en sens inverse le coup de mistral de fin octobre à plus de 130 km/h  prolongé par la tempête en Méditerranéen avec 183 km/h à la Ciotat.    

L’événement le plus atypique correspond aux deux tornades aux deux extrémités de la France, l’une le matin en Vendée et l’autre l’après-midi sur le centre commercial de plan de campagne près de Marseille  pendant le dimanche du 14 octobre. Les tornades sont déjà rares en France, mais dans ces conditions géographiques il n’y a pas de précédent !

Il est bien difficile de trouver une trame commune et une cohérence à tous ces événements d’une année particulièrement aux nombreux contrepieds climatiques. J’ai trié une sélection aussi énumérative qu’incomplète de ces événements atypiques rarement exceptionnels. Les milieux agricoles en ont été souvent les victimes avec les excès des gelées tardives, de l’humidité ou de la grêle affectant les récoltes fruitières, viticoles ou autres

Le mot « normal » a été très à la mode pendant les premiers mois de cette année, les moyennes seront souvent près de « la normale » selon les normes météorologiques, en ajoutant des extrêmes contraires, mais à aucun moment  la climatologie de notre pays n’a pu donner l’impression de « la normale » au sens commun du mot.

 Après cette énumération des faits climatiques de 2012, J’espère que vous ne ferez pas pour qualifier cette chronique, comme mon collègue de  français de 1973 qui avait affecté  à ce jeune rédacteur  malicieux de 6ème un zéro pointé et quatre heures de colles !

Gérard Staron avec ses vœux pour 2013 vous donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance …. Bonne semaine

 

Gif meilleurs voeux et bonne année


Partager cet article

Repost0
9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 11:17

 

Bilan de l’eau

 fin novembre 2012 : retour de l’abondance

Gérard Staron


 logo.jpgLa parution du prochain "Météofil" de l'association N°84 , décembre 2012 est imminente

outre cet article il comprendra :

"Octobre 2012 en France et dans le monde" par Guy Blanchet

"la neige sur le Pilat " par B. Aujoulat, B. Faure et G; Staron

"le Jour le jour de Novembre 2012"

et les relevés de toutes nos stations

Attention il sera encore disponible gratuitement , mais en 2013 il faudra adhérer.....


La conjonction de très fortes précipitations et d’une évapotranspiration potentielle faible de début de saison froide a partout provoqué un excédent pluviométrique (P-ETP≥0) substantiel. La reconstitution de la réserve du sol est maintenant terminée et un surplus hydrologique pour alimenter les débits des cours d’eaux et les barrages ou remonter le niveau des nappes phréatiques a débuté partout, toutefois certaines stations d’altitude des monts du Pilat à ceux du Beaujolais avaient déjà commencé pendant les mois précédents ce qui justifie dans ce cas la colonne « surplus cumul » correspondant à la valeur totale depuis le début.

 

 

Bilan de l'eau

nov-12

     

excédent pluviométrique

     

station

novembre (+)

réserve du sol 30/11

surplus novembre (mm)

surplus cumul

Violay

133,4

100%

133,4

168,5

Montmelas

112,7

100%

112,7

148,9

Tarentaise

108,7

100%

108,7

143,3

St André la Côte

129,9

100%

121,9

 

Ecully

128,3

100%

81,3

 

Ville franche

120,3

100%

80,3

 

Anse

123,3

100%

73,3

 

Corbas

109,1

100%

65,1

 

Bron

100,4

100%

53,4

 

St Etienne

87,8

100%

37,8

 

Bard

53,7

100%

14,7

 

Andrézieux

60,4

100%

10,4

 

 

 

Il subsiste cependant un contraste majeur entre l’ouest et l’est associant chaque fois plaines et montagnes. Le surplus hydrologique de saison froide a à peine commencé en Forez et Roannais, alors qu’il est bien plus important que la normale sur l’ensemble Pilat  Lyonnais Beaujolais. La répartition géographique des précipitations du 26 puis du 28 novembre a aggravé notablement cette opposition, déjà partiellement visible pendant les mois précédents. Les plaines de la Saône d’habitude si sèches possèdent une belle abondance.

Novembre a donc commencé partout la période d’excédent où, sauf cas exceptionnel, les précipitations mêmes faibles dépassent une évaporation presque ou totalement nulle dans le cas de températures négatives. L’évaluation de cette ressource en eau ne deviendra à nouveau intéressante à effectuer qu’à la fin de la saison froide pour connaitre si l’accumulation hivernale a été excédentaire ou déficitaire pour faire face ensuite aux besoins en eau de la saison chaude !

Ce sera alors l’occasion d’inclure dans notre présentation mensuelle du bilan de l’eau d’autres postes de notre association qui disposent au moins en continu d’une année de mesures thermométriques et pluviométriques.

 

               

 

 

Bonjour, ami visiteur, un petit commentaire serait le bienvenu 

Partager cet article

Repost0
18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:53

Chronique N°900

 Cette chronique du changement de centaines est l’occasion d’un moment de réflexion privilégié d’autant plus que c’est le dernier avant d’atteindre  à la fin de celle qui commence le millier. Nous avons en effet débuté nos rendez-vous réguliers à la fin de 1993, l’occasion de remercier Radio Espérance  pour son accueil,  sa confiance et  vous aussi chers auditeurs pour votre fidélité depuis 19 ans, le cap des 20 ans approche aussi.

Au passage de l’an 2000, j’étais tombé sur une conférence radiophonique faisant le bilan des progrès infinis de la science dans tous les domaines sauf dans un  « le ciel météorologique » et terminant, l’homme ne sait toujours pas à maitriser le temps, et n’arrive pas à percer le secret de son évolution à quelques jours près et il en sera encore ainsi dans 50 ans etc.

La situation n’a guère changée.

Au niveau de la prévision météorologique les modèles de plus en plus puissants arrivent à sortir des cartes de l’évolution du temps  jusqu’à un peu plus de 10 jours, mais comme je vous l’ai souvent expliqué sur cette antenne, leur dérive au-delà de 4 jours permet seulement au-delà de cette durée de présenter une tendance. Seule l’actualisation constante de ces modèles, au moins tous les jours,  permet de masquer cette réalité. Combien de fois j’ai constaté que l’hypothèse que ces modèles élaboraient  au-delà de 5 , 6  jours, avaient été complètement bouleversées le lendemain ! La prévision météorologique, surtout dans des régions, comme le Centre-est de la France où les reliefs méridiens complexifient le problème, est encore une activité à risque pour ceux qui la pratiquent !

Le ciel réserve toujours à l’homme des contrepieds spectaculaires au niveau de la climatologie. Ce mois d’octobre est un exemple remarquable au point que Guy Blanchet m’a envoyé un article sur ce thème pour le bulletin N° 83 de l’AMRL qui vient de sortir ! Octobre est le mois des grosses crues cévenoles, cette année les inondations se sont déplacées sur les gaves Pyrénéens en particulier à Lourdes, sur les rivières de l’ouest de la France, sur le Boulonnais et sa liane. Seuls les orages du Var à Toulon et maintenant les débordements des rivières de Toscane sont de « saison » par rapport au calendrier de leur arrivée éventuelle ! La présence de tornades très rares en France, à deux extrémités  le 14, en Vendée le matin et dans la région marseillaise le soir, des tempêtes, à plus de 150 km/h en rafale de directions inverses dans la moitié méridionale à moins d’une quinzaine de jours , la première de sud ou sud-est dans la région Toulousaine, la seconde de nord avec un mistral décoiffant en vallée du Rhône, suivi d’une tempête d’ouest en Méditerranée, enfin, après une douceur pendant de nombreuses journées, l’arrivée brutale d’une vague hivernale précoce dans les derniers jours, avec gelées sévères, chutes de neiges importantes sur les Alpes en particulier dans le Vercors sont autant de phénomènes décalés. Décalages géographiques, associations de calamités surprenantes ont caractérisé octobre chez nous, mais aussi aux Etats Unis avec cet ouragan atypique Sandy !

Tout ceci montre qu’il est impossible d’insérer la météorologie et la climatologie dans un carcan, le ciel trouve toujours les moyens de nous surprendre, de nous prendre à contrepied que ce soit au niveau de ses manifestations habituelles ou des catastrophes naturelles.

La climatologie ne peut que très mal s’insérer dans le cadre rigide d’idéologie surtout dans le cas où elles se transforment en un pari risqué sur l’avenir. Il en est ainsi de tout ce qui est présenté au niveau de l’évolution future du réchauffement de la planète et de la peur que l’on tente d’entretenir pour l’avenir ! S’il serait ridicule de nier la hausse des températures des 100 dernières années et de son accélération de 1975 à 2006 environ, ou de rejeter l’influence de l’action de l’homme par le développement de ses activités  sur cette évolution,  le ciel peut être très contrariant dans ce domaine et réserve des contrepieds spectaculaires comme il le fait d’ailleurs avec l’évolution des températures depuis 2007 ! La simple modestie que l’homme devrait tirer de l’histoire face aux événements météorologiques devrait l’inciter à plus de retenue dans les propos catastrophistes qui sont souvent émis à propos du climat de la planète ! Il est facile médiatiquement de mettre en évidence tous les événements qui arrangent l’idéologie dominante ou même les intérêts de tel lobby. Par exemple depuis le 1er avril 2012, tous les week-end en particulier les dimanches, à l’exception de deux ou trois, ont connu un temps évoluant du médiocre au très mauvais. Combien de fois avez-vous entendu, sauf sur cette chronique, cette particularité signalée clairement ? Les facteurs qui interviennent dans l’évolution du temps et du climat, sont tellement complexes et encore assez mal connus  qu’ils ne peuvent être corsetés dans des idéologies réductrices.

Deux commentaires que j’ai reçus  sur mon blog m’ont interpellé ! Le premier après les inondations du sud de l’Espagne des 28 et 29 septembre, émanant des milieux de l’Islam m’expliquait qu’il s’agissait « d’une punition d’Allah pour ne pas appliquer la charia ». Le problème est que les mêmes inondations ont commencé par le pays du « Commandeur des Croyants », La Maroc, situé juste à côté avec 3 morts ! Le second commentaire envoyé après les tornades du 14 octobre, voyait dans le beau temps qui avait régné à Lyon ce jour là «  la main de Dieu ». Le problème était géographique. Comment faire la comparaison avec des faits ponctuels, à plusieurs centaines de kilomètres  alors qu’il y a toujours à la surface de la terre des évènements calamiteux à un moment donné.

L’homme a toujours été tenté de faire intervenir la main divine dans les événements climatiques. Les catastrophes naturelles ont souvent été interprétées au cours de l’histoire comme des incitations à la Pénitence. Je ne suis pas de ceux qui rejettent systématiquement comme certains de mes collègues, les signes que le ciel spirituel pourrait donner aux hommes par le biais du ciel météorologique, mais outre l’aspect de croyances, les mélanges entre les domaines scientifiques et spirituels sont des dérives souvent constatées et très rarement justifiées. L’Eglise a toujours été d’une extrême prudence en cette matière. Attitude judicieuse dans la mesure où il convient qu’il s’agisse de phénomènes véritablement exceptionnels et inexplicables par l’état de la science. Ce n’est visiblement pas le cas des événements qui ont provoqué ces deux commentaires sur mon blog. Il serait aussi difficile d’essayer de trouver une signification de ce type à l’inondation de « la Grotte de Massabielle à Lourdes » en octobre 2012, qui est localisée dans le champ d’inondation du gave de Pau depuis avant les apparitions !

Il est cependant des collisions de faits qui peuvent appeler la surprise dont un, pendant ce mois d’octobre, que je livre à votre curiosité ! Le dimanche 14 octobre une Tornade fait d’énormes dégâts sur le centre commercial de Plan de Campagne, au nord de Marseille. Elle nait à l’entrée sud-ouest, se déchaine pendant 2,5 km dans sa traversée et termine ses effets calamiteux en sortant de sa zone. Le fait intéressant est que le même centre commercial a été celui qui avait déclenché la polémique en ouvrant systématiquement le dimanche pendant de nombreuses années et il  a été ensuite à l’origine  de la Loi sur le travail du dimanche, faite en grande partie pour légaliser les pratiques de ce centre commercial. Curieux qu’il soit un dimanche affecté par une tornade limitée à son espace alors que ce type de calamité est très rare en France ! Deux semaine après, une inondation a frappé ce même centre commercial le 26 octobre, mais  il ne s’agit pas d’un dimanche !

L’agriculture à crée l’expression « agriculture raisonnée » qui respecte l’environnement sans renoncer aux méthodes modernes, la climatologie a besoin aussi d’être raisonnée entre les idéologies, les interférences diverses et les aspects scientifiques, ce que j’essaie de promouvoir dans cette chronique et mes autres activités , blog, présidence de l’AMRL etc

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur Radio espérance, bonne semaine.

Partager cet article

Repost0
14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 20:52

Ces images du satellite américain NOAA transmise par Claude permettent au milieu de l'après-midi d'observer les régions où la grisaille , formée de brouillards ou stratus bas a résisté toute la journée de puis le matin et souvent la veille

grisaille 12-13nov12

Sur l'image du Lundi 12, à gauche, les nuages de la grisaille (blanc sâle ) se partagent le ciel avec quelques virgules méridiennes  d'une perturbation (blanc propre ) . Tout le nord-est du pays est recouvert à l'exception des reliefs qui sortent au dessus comme les Vosges

Sur celle de mardi, à droite, Il n'y a plus de nuages d'altitude de perturbations, la nappe de grisaille s'est tronçonnée en deux avec une bande qui s'élargit de la Bretagne à la frontière Belge en oubliant l'essentiel de la Basse Normandie. Un deuxième ensemble dans le Centre-est s'étend  de l'est des montagnes volcaniques auvergnates au pied du Jura et des Alpes du nord. Il se termine en moyenne vallée du Rhône et dans les bassins de la Loire supérieure. Il s'ajoute à la Plaine centrale Suisse. Ajouter quelques ilots dans le Bassin Aquitain

Aujourd'hui je n'ai pas l'image , mais vous avez constaté que le soleil est revenu sur de nombreuses régions couvertes hier

Cette grisaille est présente avec une géographie très variabe d'un jour à l'autre et assez originale mardi, puisque les plaines d'Alsace ou de la Saône sujettes usuellement à ces stratus bas sont en grande partie découvertes !!

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:49

Les documents transmis par Ingrid ( merci beaucoup) permettent de suivre le cheminement approximatif de la tornade de Plan de campagne  au nord de Marseille du dimanche 14 octobre 2012 ( flèche sur l'image aérienne).

On distingue sur ce document la dépression du centre commercial avec son axe majeur la D6 entre les deux secteurs de reliefs plus élevés au nord et au sud (zones de végétation sombre  la moins urbanisées des chainons calcaires)

plan de campagne sat

 

Son orientation sud-ouest nord-est correspond globalement à celle des masses orageuses que nous avons déjà décrit.

Le phénomène d'une largeur de 50 à 60 m et d'une longueur de 2.5 km nait lorsque l'air redescend des hauteurs situées entre la chaine de l'Estaque et celle de l'etoile . Il aborde la dépressions de Plan de campagne à partir de la hauteurs de Collet Rouge , Il franchit le chemin des pennes aux Pins,  traverse le centre commercial et la départementale 6   et termine ensuite ses effets le long de la départementale 543

Le phénomène traverse en diagonale les reliefs d'orientation ouest-est et se met en place sur la redescente après le passage de la première crête après la Méditerranée.

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 10:48

logo.jpg

Le Bulletin N°82  octobre 2012 de l'AMRL vient de paraitre :

sommaire :

--- Août en France et dans le monde : Guy Blanchet

--- Anniversaire : 30 ans de la chute de neige maditerranéenne du 26 novembre 1982

--- Le bilan de l'eau : situation fin septembre 2012

--- Au jour le jour : septembre aux deux visages avant et après l'équinoxe

--- Les données du réseau de stations

 

Ce bulletin peut être mis à disposition gratuitement,

cette offre n'est valable que jusqu'à la fin 2012

Elle est soumise à l'envoi d'un mail  à notre trésorier : trésorier@meteo-rhone-loire.org

 

Gérard Staron

président

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 18:03

Chronique N°891

Les saisons intermédiaires connaissent très souvent des changements brutaux de températures avec des petites vagues de chaleur et des chutes sensibles. Sans connaitre les excès de celles des saints de glace, les pulsions thermiques de cette semaine sont intéressantes

Nous avons d’abord connu pendant le week-end dernier un petit coup de chaleur. Ce dernier concerne presque exclusivement les températures maximales. Ces dernières restaient plafonnées vers 25° en dépit du retour du temps anticyclonique depuis le début de la semaine dernière.  Ce n’est que vendredi (7/09) que la température de 30° commence à être dépassée dans le Bassin Aquitain jusqu’au seuil du Poitou et  au pied du Massif central. Ce même jour les côtes de la Manche et les Ardennes restent en dessous de 25° de maximum.

Le samedi (8/09), la poussée chaude supérieures à 30° franchit le Massif central et s’étend de la retombée de ce dernier à partir des Limagnes jusqu’au val de Loire de la Touraine au pays nantais. Ils s’ajoute quelques secteurs de la basse vallée du Rhône et de la Provence intérieure Seuls quelques pointes très océaniques des côtes de la Manche gardent des maximums en dessous de 25°.

Le dimanche correspond à l’extension maximale de la chaleur avec 30° jusqu’ au Lyonnais, à la Bourgogne, à la  Champagne, la région parisienne et la Picardie jusqu’aux collines de l’Artois. Seules les pointes de la Bretagne et du Cotentin restent en dessous de 25°

Le reflux de la chaleur commence dès  lundi. Seul des ilots  du bassin Aquitain, des Limagnes, de la basse vallée du Rhône et de la Provence gardent plus de 30° dans l’après-midi. Les littoraux de la Vendée jusqu’à la Flandre sont redescendus en dessous de 25°.

La chute est sévère mercredi. Seules les régions méditerranéennes et de la moitié méridionale du bassin Aquitain conservent des maximum supérieurs à 20°. Les températures du reste de la France culminent entre 16 et 18°. Quelle chute par rapport par rapport au maximum, 72 heures auparavant. L’aéroport de Satolas dégringole de 30.7° à 16.6°, Vichy de 32.° à 17.5°. Une chute de 11 à 15° presque uniforme sur l’ensemble du pays.

Il ne faut pas chercher des records dans ces pulsions chaudes puis fraîches. La ville la plus chaude de France sur l’ensemble de la période a été Mont de Marsan avec 34.2° le samedi 8 septembre. Sans tenir compte des années récentes, la série 1951-1980 a connu en septembre un maximum de 36.7° en septembre 1962. Le Dimanche, au paroxysme géographique des fortes températures, Vichy est la ville la plus chaude du nord de la France avec 32.2°. L’an dernier, le thermomètre était monté à 34.7° en septembre et le maximum de la série 1951-1980 était de 35° le 3 septembre 1962.

 De même pour les chutes spectaculaires de températures entre lundi et mercredi, le printemps a fait mieux au début mai 2012. Entre les deux premiers saints de glace, Saint Mamert et Servais, les maximums avaient chu  de 17.4° en 24 heures à Noirétable et de 16,1° à Andrézieux-Bouthéon. Septembre a connu aussi des chutes sévères. En 2005, à Saint Etienne, entre le 16 et le 18 septembre, la chute des températures maximales avait été supérieure à 13° en 48 heures contre 11.9° cette fois.

Les pulsions chaudes ou froides de cette semaine n’ont quasiment pas affecté les températures minimales. Tous les jours, une partie de la France est restée en dessous de 10° à l’exception du mardi 11. Le samedi 8, la chaleur de la journée est précédée de températures inférieures  à 10° sur une large moitié nord du pays du Cotentin au Massif central et à l’Alsace. Le 9, jour du maximum le plus élevé, une diagonale du val de Loire aux Ardennes reste en dessous de 10°. Angers si célèbre pour sa douceur n’a que 8° le matin. Le 10 des zones isolées du territoire Charleville, Guéret, Nevers, Epinal sont encore en dessous de 10°. Il n’y a que mardi matin avec deux jours de retard sur les maximums que les minimums frémissent à la hausse avec une bouffée assez homogène de l’ordre de 15° sur l’ensemble du pays. Le jeudi 13 au matin, alors que les maximales de la veille sont retombées à des niveaux faibles, seul le Nord-est du pays présente des températures minimales en dessous de 10°.

Constatons que les températures minimales résistent aux pulsions de hausse comme de baisse des températures maximales et quand elles réagissent, c’est  avec un retard certain. Il leur faut le coup de pouce d’un petit vent de sud qui précède l’arrivée des perturbations pour monter le 11. Pour reprendre l’exemple de la chute des températures du 16 au 18 septembre 2005, quand les maxi baissent de plus de 13° en 48 heures, les minis évoluent de moins de 6° pendant le même temps.

A l’automne quand il y a de grandes pulsions thermiques elles affectent surtout les températures maximales l’après-midi, alors que les minimales, le matin, font de la résistance. Elles montent ou baissent avec retard et dans des proportions bien moindres.

Pour les températures maximales, je vous signalais le début de la remontée la semaine dernière à partir du mardi ou du mercredi, il faut attendre le dimanche pour atteindre la plénitude de la vague de chaleur et après 48 heures d’apogée, il suffit de 24 heures pour obtenir une chute sévère. En automne le thermomètre monte lentement et baisse brutalement

Ces dernières remarques permettent d’établir une notable différence avec la grosse vague de chaleur, nommée par certains canicule, que nous avons subi du 18 au 21 août.

D’abord à l’époque les minimums avaient suivi, ils sont même monté très hauts , parfois plus de 22° et même 25,6° à Violay à plus de 800m d’altitude dans les monts de Tarare. En été les minimums du matin montent aussi vite que les maximums, en automne ils restent à la traine.

Ensuite les maximums de température étaient montés très vite à partir du 16 août et très haut entre le 19 et le 21 août. En septembre, il faut une semaine pour monter le thermomètre bien plus bas. L’efficacité du réchauffement et de l’ensoleillement est infiniment plus faible  en automne qu’en été

Enfin A la fin août il faut plusieurs perturbation pour faire chuter la chaleur. Vers le 12 septembre, 24 heures suffisent pour perdre une quinzaine de degrés.

Pourtant, comme je vous le précisais la semaine dernière, les situations atmosphériques sont semblables avec une remontée des anticyclones subtropicaux pour accumuler la chaleur, mais aussi des descentes perturbées de nord-ouest et de nord strictement semblables pour provoquer la baisse des températures.

L’évolution du temps de cette semaine est un autre exemple du rapport de force différent entre chaleur et fraicheur en été et en automne en raison d’une durée des jours plus courte et d’un angle d’incidence des rayons du soleil plus faible.

En automne, l’ensoleillement qui accumule la chaleur au fil des jours est bien plus lent à provoquer une remontée du thermomètre qu’en été.

En automne, le rayonnement nocturne agit suffisamment longtemps pour permettre une inertie des températures minimales qui montent peu et en retard alors qu’en été elles réagissent plus vite.

En automne les chutes dans l’air froid qui suit les perturbations sont brutales. En été leur efficacité est moins nette.

On a vraiment changé de saison au Ier septembre cette année  et Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur Radio espérance. Bonne semaine ….

Partager cet article

Repost0

Presentation

  • : Le blog de Gérard Staron Président de l'AMRL
  • : Le journal du climat et de la géographie libres. Actualité climatique Climat et société, impact du climat sur les activités humaines . Prévisions sur 4 jours
  • Contact

Rechercher

Articles Récents

Mes ouvrages

                                                                noel boules noel boules 4 gif                                                              noel boules noel boules 4 gif                                                                                                                                                                                                    noel boules noel boules 4 gif

Mon Site

                                                                                                                        Site

Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195