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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 20:13

Chronique N° 983

La répartition des précipitations de cette année 2014 est vraiment « sans dessus-dessous » dans la région stéphanoise

Si l’on prend pour référence la station d’Andrézieux Bouthéon on peut mesurer la vérité de cette assertion.

Les mois de janvier et février sont dans les normales les plus secs de l’année avec un cumul pour l’ensemble du bimestre de 70 mm or les  deux premiers mois de 2014 ont connu le total le plus élevé depuis la fin de la seconde guerre mondiale avec plus de deux fois le cumul d’une année moyenne. Janvier et février 2014 avec 152,3 mm devancent  1994 (143.8 mm), 1948 (141mm), 1960 (130mm) et  1977 (123mm) pour les fins d’hiver les plus arrosées.

Les mois de mai et de juin sont les plus pluvieux de l’année dans toutes les séries avec un cumul moyen de 166 mm depuis la fin de la seconde guerre mondiale, or les deux derniers mois que nous venons de connaitre ont reçu un total plus de deux fois inférieur à cette moyenne avec 75 mm. Ce n’est pas le bimestre le plus sec pour mai et juin mais seulement le 4 ème sur 67 ans, puisque 1976 avec 35 mm, 2003 avec 67 mm et 2004 avec 68 mm ont été plus sec.

Sur l’ensemble du premier semestre, l’année 2014 se retrouve près de la moyenne.  Comme les deux autres mois de transition, mars et avril sont plutôt secs, le cumul des 6 mois de 2014 est légèrement inférieur avec 293.7 mm à la moyenne depuis la fin de la seconde guerre mondiale soit 331 mm. De même seulement 19 premiers semestres ont été plus secs que celui de 2014 contre 47 plus arrosés. Janvier et février représentent encore fin juin 2014 plus de la moitié du total. Vous ne serez pas étonnés que les totaux les plus bas depuis 1947 pour mai et juin cumulés  soient  1976 et son célèbre impôt sécheresse avec 134 mm et 2003 et sa non moins célèbre canicule avec 148.9 mm, ce qui représente pour l’une ou l’autre année la moitié du total de 2014. A l’inverse les deux premiers semestres les plus arrosés, 1983 avec 533 mm et 1969 avec 529 mm représentent un peu moins du double de ce qui est tombé de janvier à juin 2014.

Ce paradoxe mensuel entre le début et la fin du semestre  peut être complété par un autre paradoxe interne au mois de juin

Dans la région, il faut opposer la diagonale orageuse du 28 juin qui a boosté le total de certaines stations des monts de Tarare au-dessus de 100 mm et le reste des départements de la Loire et du Rhône qui ne dépasse pas les 30 ou 40 mm. Même Tarentaise d’habitude si arrosé en juin sur les sommets du Pilat a reçu seulement 37.7 mm, une misère !

Sur le reste de la France on retrouve la même opposition entre les quelques postes qui ont reçu les orages violents sur des secteurs localisés des Pyrénées à la Côte d’Azur avec un paroxysme de 205 mm à Pertuis dans le Vaucluse à un moment où est censé commencer la sécheresse méditerranéenne d’été  et le reste du pays qui n’a pas dépassé le plus souvent 50 mm et même parfois 30 mm.

Qu’est-ce qui peut expliquer ce caractère « sans dessus-dessous » de la pluviométrie du premier semestre 2014 sur la région stéphanoise.

Cette dernière correspond à un amphithéâtre de dépressions ouvert vers le nord au pied du Pilat et ceinturé d’un encadrement montagneux vers le sud avec l’axe du Mézenc au Pilat et vers l’ouest avec celui du Mézenc au haut Forez continuant jusqu’aux monts de la Madeleine. Comme les précipitations venant de plein nord sont rares comme les types de temps qui les amènent ou peu intenses en raison de la faible humidité de l’air froid qui provient des hautes latitudes, la pluviométrie principale pour atteindre la région stéphanoise doit avoir la force de franchir l’encadrement montagneux qui la ceinture vers l’ouest comme vers le sud , que les masses pluvieuses viennent de l’Atlantique ou de la Méditerranée.

 En temps ordinaire, les précipitations océaniques d’hiver arrivent peu à remplir cette condition car elles doivent franchir toutes les hauteurs du Massif central en commençant par les hauteurs volcaniques auvergnates puis les monts du forez pour arriver jusqu’à nous. Pierre Estienne avait montré dans sa thèse sur le climat du Massif central que sur 50 millimètres tombés par temps d’ouest sur le Cantal, il en restait moins de 10 millimètres sur l’encadrement montagneux de la région et à peine quelques unités dans ses bassins. En janvier et février 2014, la fréquence et la force des perturbations océaniques ont été telles que non seulement elles ont déposé des déluges sur la Bretagne, mais qu’elles ont réussi à franchir l’obstacle montagneux qui ceinture la région stéphanoise pour y déposer des quantités plus importantes que d’habitude. Nous sommes loin du mètre de pluie tombé sur les hauteurs de la Bretagne, mais 150 mm constituent chez nous un record inégalé en janvier et février.  Par ailleurs la région Lyonnaise et surtout les hauteurs voisines ont aussi profité de cette virulence anormale des pluies océaniques d’ouest d’hiver !

Toujours en temps ordinaire, les précipitations de sud-ouest des mois de mai et de juin qui présentent à l’origine un caractère océanique mais sont exacerbées par des phénomènes orageux en raison de la présence au sol d’une couche d’air chaud ou en raison en altitude d’un goutte froide qui active l’instabilité de l’atmosphère, ces pluies de sud-ouest disait-je, pénètrent habituellement facilement sur la région et son encadrement montagneux. Cette année, cette pénétration facile a fait défaut et a affecté d’autant le total pluviométrique. En effet nous avons connu un nombre important de jours anticycloniques avec des hautes pressions centrées sur les iles britanniques ou l’Atlantique nord, cette situation a induit beaucoup de flux de nord peu chargés en humidité, le plus souvent les pressions élevées empêchaient les précipitations et les perturbations qui les accompagnaient sont aller le plus souvent arroser l’Allemagne, la Suisse, les Alpes, elles sont même allé jusqu’à créer des inondations dans les Balkans en Serbie et sur le bassin du Danube. Ces pluies ont fait défaut.

Lors des rares périodes favorables aux précipitations remontant de Méditerranée de mai et juin, elles ont rarement pu pénétrer massivement sur la région stéphanoise en suivant des trajectoires qui sont passés soit au nord, soit au sud. Il en a été ainsi lors de l’orage du 28 juin qui a suivi une trajectoire de l’Auvergne au Roannais en étant exacerbé sur les monts de Tarare, il en a été aussi de celui qui quelques jours plus tôt a suivi une diagonale de la bordure nord des Pyrénées à la Cote d’Azur en déposant de grosses quantités sur Pertuis ou sur Grasse. La seule forte pluie qui a affecté la région stéphanoise a été celle du mardi 10 juin qui a déposé plus de 15 mm en une heure sur tout le versant nord du Pilat.

L’analyse de l’évolution des précipitations de ces derniers mois depuis mars  montre souvent qu’en arrivant près de la région stéphanoise, elles dévient dans deux directions, soit elles partent vers le nord vers le bassin Parisien ou plus près vers le Roannais, soit vers le sud et les secteurs plus proches de la Méditerranée. Tout se produit comme si l’encadrement montagneux au demeurant assez limité en importance avec des sommets qui dépassent peu 1500m était devenu un obstacle plus difficile à franchir qu’autrefois pour les masses pluvieuses. Je vous ai signalé souvent dans cette chronique le blocage des masses pluvieuses par des anticyclones centrés au-delà des Alpes, on constate ces derniers mois une avancée vers l’ouest de ces blocages sur les monts du Forez ou les montagnes volcaniques auvergnates qui prive l’agglomération stéphanoise d’une grande partie des pluies de sud !

Un changement géographique curieux !

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi 13h15 sur Radio Espérance… Bonne semaine….

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 16:25

Chronique N°980

Le week-end de Pentecôte a connu la première bouffée chaude estivale sur la France suivie comme souvent d’une vague orageuse.

La bouffée chaude n’a pas concerné que la France, elle s’est étendue aussi à une grande partie de l’Allemagne.

Les températures maximales supérieures à 30° commencent à sortir du domaine méditerranéen le samedi 7 juin dans les retombée septentrionales des reliefs de l’Europe méridionale, sur l’Aquitaine au pied des Pyrénées, dans les dépressions de la Loire et de l’Allier au pied du Massif central où Clermont-Ferrand est la ville la plus chaude de France avec 33.7° et dans les bassins de la Saône , du Rhin ou de la Bavière. Le thermomètre dépasse déjà 32.8° à Strasbourg.

La vague de chaleur s’accentue le dimanche de Pentecôte, 8 juin. Les maximums dépassent 30° sur une large portion de la France à l’est d’une ligne des Charentes au limousin et aux Ardennes. Les premières températures supérieures à 35° sont enregistrées en dehors du domaine méditerranéen avec 35.5° à Strasbourg mais aussi en Allemagne jusqu’à Berlin.

Le maximum est enregistré le 9. La carte des régions supérieures à 30° varie peu au niveau géographique. Elles intéressent en France toutes les régions à l’est d’une ligne qui s’étire de la Gascogne au centre du Bassin parisien et aux Ardennes. Par contre les maximums gagnent encore quelques degrés avec  37° en Allemagne et à Strasbourg et plus de 35° dans les sillons de l’Allier de la Loire et ponctuellement de la Saône.

Ensuite la pointe de chaleur recule. Les maximums supérieurs à 30° sont repoussés à l’est  au-delà du Massif central et de la Lorraine le 10. Ils ne subsistent plus que sur des points isolés  le 11 dans le Tarn et à l’est du Rhône en dehors des régions méditerranéennes.

Les orages ont progressivement pris la suite de la chaleur en soirée et en début de nuit avec deux zones

D’abord celle située en bordure de la zone de chaleur traverse pendant trois jours consécutifs le Bassin parisien du val de Loire jusqu’au Nord avec une grande stabilité géographique.

Les précipitations de la soirée de Dimanche  s’étirent de l’Anjou jusqu’à la région parisienne avec un maximum de 21.2 mm à Creil

Celles de la soirée de lundi remontent un peu plus vers le nord. Plus importantes sur l’agglomération de Paris, avec localement 28 mm à Roissy , l’axe des gros orages s’étire de Melun à Saint Quentin et Lille avec 17 mm. J’ai connu cette série orageuse dans la capitale « Chti » avec une multitude  d’averses orageuses qui commencent en fin de matinée de mardi, qui se succèdent jusqu’à mardi 4 heures du matin et dont les phénomènes électriques et l’intensité des précipitations croissent jusqu’en début de nuit.

Les précipitations orageuses reprennent sur le même axe en soirée du mardi 10 juin avec un léger décalage vers l’est qui place la zone la plus arrosée d’Orléans à Charleville Mézières.

Cette grande stabilité pendant trois jours des précipitations orageuses persiste selon un axe sud-ouest nord-est englobant la région parisienne au point que certains secteurs comme Creil reçoivent plus de 51 mm. La zone la plus arrosée se déplace à peine vers l’est.

A partir du mardi 10 en soirée apparaissent de nouvelles zones d’orages en avant de cet axe sur les reliefs de l’est de la France avec un débordement sur les dépressions voisines.

Dans la soirée du mardi, il s’agit d’un orage très violent qui prend naissance vers 19 heures sur le versant nord du Pilat qui s’étire de Saint-Etienne ou je mesure 17 mm à Lyon avec

6,4 mm, avant de se déplacer vers le nord jusqu’à Macon qui reçoit 20 mm. J’ai connu cet orage en arrivant dans la région. Depuis longtemps, on distinguait du TGV un ciel particulièrement noir et zébré d’éclairs sur les monts d’Or Lyonnais. Mon arrivée à Lyon Part Dieu confirmait, mais l’intensité maximale de la précipitation a été observée à Saint-Chamond, près de la gare. Les voies inondées, ont obligé le TER à rouler au pas sous un ciel noir que l’on distinguait à peine de l’intérieur du train alors qu’il n’était pas encore 20 heures ! Quelle différence d’intensité avec les orages à répétition de la veille à Lille, le total de celui de Saint-Etienne en 1 heure représentait autant d’eau que la multitude des averses répétitives de la veille à Lille en plus de 12 heures !

Dans la soirée de mercredi, les orages reprennent sur les montagnes. Le plus important suit l’axe des reliefs auvergnats de la Margeride ou il nait, au Cantal où il se développe, au Sancy et aux monts Dôme, où il déborde sur les Limagnes avec 22.5 mm à Clermont Ferrand.

Ceux de la soirée de jeudi, plus modestes se retrouvent des Cévennes au Pilat, sur le haut jura et dans une moindre mesure sur le plateau de Millevaches et les sommets vosgiens. Ils  débordent peu dans les plaines voisines !

Ces orages de mercredi et jeudi ont des trajectoires originales. Terminées celle en provenance du sud-ouest, elles sont remplacées par un développement de sud le mercredi et une descente du nord-est le jeudi !

Comment expliquer ce premier gros coup de chaleur estival suivi de la vague orageuse ?

Une fois de plus la France a connu une situation de blocage entre une dépression située sur le proche Atlantique au large de la Bretagne et des hautes pressions implantées sur l’Europe continentale. Ses dernières sont beaucoup plus importantes en altitude vers 5500 à 5800 m avec une langue qui remonte du Maghreb à l’Europe centrale. En plus elles s’abritent  derrière les Alpes qui constituent pour elles un bastion imprenable.

Tant que cette situation très stable résiste, elle s’accompagne d’un double mécanisme.

Dans les hautes pressions à l’est se met en place un flux de sud rapide en altitude qui trouve son origine sur le Maghreb et s’accompagne de la remontée d’un air tropical particulièrement chaud qui traverse la France de l’est continue sa route jusqu’au nord de l’Allemagne. Il accentue encore sa chaleur quand il redescend des reliefs, c’est pour cette raison que les températures les plus élevées commencent le samedi 7 par le pied des versants septentrionaux des Pyrénées, du Massif central avec les couloirs de la Loire et de l’Allier, du Jura et des Alpes. Tant que cet anticyclone reste en place, ce flux de sud persiste avec sa vague de chaleur associée.

La dépression atlantique envoie une perturbation face à ses hautes pressions qui lui barrent la route. Dès le 8, ses masses pluvieuses sont stoppées dans leur progression, elles resteront pendant 3 jours sur une ligne traversant le Bassin parisien du Val de Loire au nord avec impossibilité de progresser. Comme elle y rencontre la bouffée chaude de sud accentuée par l’ensoleillement, elle prend en même temps une allure orageuse qui persiste pendant 3 jours sur les mêmes régions en particulier l’ile de France.

A partir de mardi,  les hautes pressions s’affaiblissent un peu, ceci permet le développement de ces cellules orageuses dans l’est de la France, à partir du Pilat mardi soir, en Auvergne mercredi soir, mais ces dernières pour se développer ont bien besoin de l’appui des reliefs qui obligent l’air à monter en altitude, car les hautes pressions résistent encore au-dessus ! Elles vont même se déplacer ce qui explique les trajectoires particulières des orages de mercredi en Auvergne et de ceux de jeudi sur nos montagnes ! Le retour du vent de nord va calmer peu à peu l’instabilité de l’atmosphère, cette fin de semaine !

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance…Bonne semaine…..

 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:03

Chronique N°972

La succession des temps que nous subissons depuis le début de cette année pose beaucoup de question à propos de leur répétition, leur combinaisons et de leurs changements sur des périodes de durée variables et souvent trop longues pour ceux qui subissent les calamités !

Pendant tout l’hiver, la France a subi la répétition de temps océaniques avec les passages successifs jusqu’au 5 mars de dépressions creusées en provenance de l’Atlantique centrées sur l’Islande et s’approchant vers l’Irlande pour nous atteindre, accompagnées de perturbations d’ouest, avec des variantes de sud-ouest et précédées de tempêtes qui se sont succédées à un rythme tel que l’on a pu évoquer à leur sujet l’hiver 1990 qui présentait déjà une multiplicité de coups de vents supérieurs à 100 et même 150 km/h

C’est la persistance de ces mêmes phénomènes sur les mêmes régions qui a durement affecté notre littoral pour les tempêtes avec les phénomènes d’érosion sur les falaises et les cordons dunaires et qui a provoqué les inondations des cours d’eau de Bretagne  en particulier sur la Laita, la Vilaine et son affluent l’Oust, la ville de Morlaix. Nos côtes ont reçu pour les plus importantes: DIRK du 23 au 25 décembre, ERICH du 27 au 28 décembre, PETRA les 4 et 5 février, QUMAIRA les 6 et 7 février, RUTH du 7 au 9 février, STEPHANIE les 9 et 10 février, TINI les 12 et 13 février, ULLA les 14 et 15 février, ANDREA le 28 février et CHRISTINE le 4 mars. Autant de nom qui ont soufflé chaque fois des vents supérieurs à 120 km /H C’est cette répétition qui a accumulé pendant tout l’hiver 995 mm à Guiscriff dans le Morbihan, 760 mm à Rostronen et 752 mm à Brest.

Et puis tout a changé le 5 mars les anticyclones ont repoussé la dernière tempête et les temps anticycloniques ont brutalement remplacé les dépressions et perturbations. Nous sommes passés en quelques heures d’un type à un autre de circulation atmosphérique tout aussi tenace.  La très grande stabilité de l’air liée à une origine subtropicale en altitude envoyé par les hautes pressions des Açores ou de Méditerranée surmontant un air plus frais d’origine russe ou d’Europe centrale a empêché pendant très longtemps les perturbations de s’insinuer dans cet ensemble. Quand les perturbations arrivent à enfoncer les anticyclones, elles ne viennent plus de l’ouest mais directement du nord pour rejoindre la dépression du golfe de Gènes depuis la mer du Nord. Les premières arrivent à s’insinuer le 15 et le 19  très affaiblie et frappent plus à l’est en Europe centrale. Il faut attendre le 23 pour être vraiment touché par ces descentes de nord avec des précipitations substantielles suivies de giboulées. Nous apprécions alors un beau temps ensoleillé pendant de longues journées brièvement interrompues par un mauvais suivi d’un fort rafraichissement, mais jusqu’à présent les hautes pressions et le beau temps se reconstituent très vite derrière.

Ainsi nous avons traversé la quasi-totalité de mars et le début d’avril jusqu’à cette semaine avec une persistance et une répétition tout aussi tenace des anticyclones que celle des temps océaniques antérieurs de l’hiver ! Après un hiver où les bretons et la France du nord ont eu la nausée du vent et de la pluie, mars a fourni une overdose de soleil avec un début de sécheresse très précoce. Le temps très agité de l’hiver a fait place à celui tellement calme de mars que les polluants , particules fines, bloquées au sol par l’inversion de température et latéralement par l’absence de vent ne pouvaient plus se disperser et se concentraient dans nos villes.

Pourtant ces derniers jours les signes d’un nouveau changement sont décelables. La perturbation qui a traversé la France lundi (7/04) en fin de journée a pris un caractère orageux que l’on ne retrouvait pas dans les précédentes et que personne n’avait prévu. Ceci  a donné plus d’intensité aux précipitations accompagnées d’éclairs et tonnerres encore timides. En fin de nuit j’ai recueilli 14.2 mm à Saint Etienne, la plus forte pluie depuis le 9 février sur 24 heures mais la plus violente au niveau horaire. A Rouen, les phénomènes électriques ont accompagné 10 mm tombés en 1 heure. La nouvelle cellule pluvieuse qui remonte de la péninsule ibérique jeudi soir présente aussi une dérive orageuse.elle a commencé à déborder au-delà des Pyrénées jeudi soir et elle montre déjà des signes de s’étendre plus loin vendredi, dès le matin dans le bassin Aquitain et jusqu’à dimanche soir des cellules orageuses se sont créés ici et là précédées du développement de cumulus !

Ce changement est moins brutal et massif que celui que la France a subi au début du mois de mars, il semble s’insinuer très progressivement dans notre temps mais il risque d’être aussi important.

 Cette dérive orageuse montre simplement une détérioration dans la stabilité de l’air des anticyclones qui maintenaient leur couvercle au-dessus de nos têtes. Depuis mars, le couvercle d’air chaud en altitude des hautes pressions subtropicales empêchaient celui au sol de s’élever en altitude. La formation de nuages était impossible ou très difficile, le ciel dégagé permettait un ensoleillement maximal du début à la fin de la journée. L’arrivée de ces orages montre qu’une faille a été mise en place dans ce mécanisme avec la création au sol d’une couche d’air chaud au sol qui ne demande qu’à s’élever en altitude dès que les hautes pressions montrent une faiblesse avec l’arrivée d’une perturbation moribonde.

Ceci signifie que les mécanismes du temps estival commencent à se mettre en place. Dans la saison chaude, l’ensoleillement provoque l’accumulation d’air chaud au sol, l’instabilité provoquée par sa faible densité l’incite à s’élever et à entrer en conflit avec le couvercle des hautes pressions située au-dessus .

Quand ce mécanisme se développe suffisamment, il en résulte des nuages bourgeonnants qui s’épaississent en altitude au fil des heures de la journée et quand ces derniers ont obtenu un développement suffisant, l’orage peut se déclencher. Ceux de lundi soir et ceux qui commencent à revenir jeudi et vendredi soir montrent que ce processus est en route et traduit un début de changement majeur du temps de nature estival !

Ceci montre que le développement de chaleur lié à l’ensoleillement devient suffisamment puissant pour secouer  la prééminence du couvercle anticyclonique. En mars et au début avril, la durée des jours assez limitée, l’angle d’arrivée des rayons du soleil encore modéré n’est pas encore suffisante pour apporter assez de chaleur et développer suffisamment la couche d’air instable située près du sol. Les premiers orages de cette semaine montrent que le rapport de force est en train d’évoluer. Sous l’effet de plus de chaleur émise par le soleil, des températures plus élevées incitent la couche instable à se développer.

Dans des études anciennes, j’ai pu constater que ce signe de l’entrée dans la saison chaude commençait souvent à se manifester dans la dernière décade d’avril, cette année, cette manifestation commence seulement avec une dizaine de jours d’avance.

Ce changement est bien moins spectaculaire et plus insidieux que celui intervenu au début mars, mais il traduit une évolution au moins aussi importante des mécanismes météorologiques qui nous font évoluer vers la saison chaude.

Les types de circulation atmosphérique comme celle océanique de notre hiver ou celle anticyclonique de mars ont tendance à se répéter pendant de longues périodes jusqu’au moment où un élément les fait évoluer de façon brutale ou insidieuse.

La chronique vaquera samedi prochain en raison des programmes spéciaux de la passion, nous nous retrouverons le 25 avril, Joyeuses Pâques par anticipation !

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 20:28

Chronique N°968

La vedette médiatique de la semaine est le soleil au point que nos présentateurs de télévisions auraient pu chanter «  Ah lèves toi soleil, fais pâlir les étoiles, qui dans l’azur sans voiles brillent au firmament ….. » pour reprendre l’air célèbre du ténor dans l’acte 2 de l’opéra « Roméo et Juliette » de Charles Gounod.

Célébrer le retour du soleil comme nous l’avons entendu ces derniers jours, est un contresens météorologique, il n’était jamais parti, il était seulement caché par les nuages encombrants qui accompagnaient les perturbations et les tempêtes océaniques, d’ailleurs il apparaissait entre elles par quelques rayons furtifs comme pour se souvenir de lui.

Il est vrai que les conditions météorologiques mises en place le 5 mars après la dernière tempête ont pu lui donner une place de choix dans notre temps avec une persistance de son lever à son coucher. Notre pays a fait l’objet d’une poussée conjointe de l’anticyclone des Açores à partir de l’Atlantique sud et des hautes pressions russes qui sont venus se recouvrir sur notre pays. Cette situation a permis la mise en place d’un ciel très clair favorable à la plus grande efficacité des rayons du soleil du lever au coucher de l’astre. Les images de satellite ont pu montrer une France totalement indemne de nuages et  Il a fallu attendre le 11 mars pour l’apparition d’un voile de cirrostratus en provenance de l’Italie lié à une remontée d’humidité de la mer Adriatique et de la Méditerranée qui n’a que partiellement voilé l’astre dans le sud-est du pays, et le 12 mars le soleil aussi persistant est revenu.

Cette grande luminosité de l’Atmosphère est liée à trois facteurs :

D’abord l’air qui arrive au sol est celui en provenance de Russie. C’est à l’origine un air froid avec des températures négatives au moment le plus chaud de la journée. Il se réchauffe dans son voyage dans notre direction et les lois de la physique veulent qu’il s’éloigne de son point de condensation en augmentant ses températures, seuil à partir duquel l’humidité de l’atmosphère passe de l’état de vapeur d’eau à celui de gouttelettes favorables à la formation de nuages. Dans ces conditions très peu de brouillards le matin et un ciel parfaitement clair ont été observés.

Ensuite cet air véhiculé à partir de l’Europe centrale et orientale, provient de régions continentales sèches.  Cette influence continentale est accentuée par un flux d’est ou de nord-est dans les basses couches qui accentue le caractère desséchant de la masse d’air.  La position assez septentrionale du centre des hautes pressions, surtout quand elles se sont déplacées sur les Iles britanniques, ont facilité le glissement de cet air en provenance d’Europe de l’est sur son flanc sud et contribué encore plus à assécher l’atmosphère. 

Enfin cet anticyclone d’Europe centrale froid à l’origine est surmonté par l’anticyclone des Açores nettement tropical. Cette superposition rend l’air parfaitement stable et calme. Les nuages se forment et voilent le soleil, quand l’air s’élève en altitude, franchit le point de condensation pour continuer à s’élever. Pour cela, il convient que de l’air chaud au sol soit attiré au-dessus par de l’air froid, c’est le mécanisme de la cheminée.  Tel n’est pas le cas dans la  situation que nous connaissons depuis le 5 mars. Nous avons de l’air froid au sol surmonté en altitude par de l’air relativement plus chaud. C’est le mécanisme du refoulement quand vous n’arrivez pas à allumer une cheminée parce qu’il fait encore frais dans votre maison et que le soleil baigne votre toit. L’air est plaqué au sol par celui d’origine tropicale situé au-dessus et la formation de nuages est difficile ou impossible. Cette superposition de hautes pressions froides au sol et chaudes au-dessus rend aussi très stable cette situation, les perturbations ne réussissent pas à s’infiltrer dans cette masse particulièrement puissante.

Ces conditions de grande stabilité de l’atmosphère provoquent un ensoleillement persistant, mais c’est ce dernier qui qui par son action risque d’introduire l’instabilité susceptible de mettre fin ou de réduire cet ensoleillement. On constate en effet une opposition entre la nature de l’origine de l’air qui a tendance à maintenir le froid et l’ensoleillement abondant qui réchauffe au fil des heures et des jours.  Au début le froid du sol maintient la stabilité de l’air avec la forte déperdition d’énergie de la nuit et les gelées matinales qui se produisent jusqu’à lundi de cette semaine  jusqu’aux secteurs de plaine. L’ensoleillement commence par faire remonter les températures de la journée, surtout les maximums de l’après-midi , mais au fil des jours par conséquence indirecte le froid nocturne diminue progressivement. Ce réchauffement provoque souvent dans la journée une petite couche chaude de plus en plus épaisse qui ne demande qu’à s’élever dans l’atmosphère et à introduire des nuages , à faciliter l’arrivée des perturbations. l’ensoleillement qui a ainsi trop d’effet sur les températures tient en lui-même les germes de sa diminution ou de sa disparition. En météorologie, quand un élément est trop dominant, comme l’ensoleillement de ses derniers jours, il risque de provoquer sa destruction à terme ! C’est pourquoi les anticyclones sont souvent les plus tenaces en saison intermédiaire comme en mars et avril car l’augmentation de températures n’est pas assez forte à cette période de l’année contrairement à l’été.

Il est bien évident que le soleil est le pourvoyeur d’énergie de la terre. Pendant des années on a cru que ses apports étaient constants au sommet de l’atmosphère, ce que l’on nommait la constante solaire, mais des études récentes avec l’aide  des satellites ont montré des variations substantielles. J’avais consacré déjà une chronique à ces recherches. Une répartition de cette énergie est aussi présentée dans tous les ouvrages de climatologie : 15% environ sont renvoyés par les nuages et l’atmosphère, 42% sont réfléchis par le sol et forment l’énergie perdue, ce que l’on nomme l’albédo. enfin 43% seraient absorbés par la surface terrestre et constitueraient la partie utile pour notre planète.

Ces valeurs ne sont que des moyennes  approximatives car vous vous en rendez bien compte, l’énergie apportée par la radiation directe du soleil est sans commune avec celle de la radiation diffuse qui nous est transmise au travers d’une couverture nuageuse. Quand il s’agit de nuages d’altitude peu épais, comme ceux qui ont concerné la région de Saint Etienne ce mardi, l’énergie apportée est estimée à une quantité deux fois moindre, quand il s’agit de nuages épais commençant dans les basses couches, c’est au moins trois fois moins !

De même la part de l’énergie absorbée efficace et celle réfléchie perdue par le sol est très différente en fonction de la nature du matériau qui la reçoit. Sa couleur joue un rôle très important, plus cette surface est claire, plus la part réfléchie et perdue est importante, au contraire dans le cas où elle est sombre. Une couche de neige, fraichement tombée ira réfléchir et renvoyer dans l’atmosphère  jusqu’à 90% de l’énergie solaire reçue. Ceci vous explique la résistance du manteau neigeux qui peut se maintenir parfois plus de 10 jours avec des températures continument positives, même à des altitudes moyennes. Les chutes de neige du Coucou sur le Pilat de 2012 comme 2013 avaient réussi à se résister plus d’une semaine par des conditions thermiques élevées ! A l’inverse, vous avez tous observé que le goudron sombre est le dernier endroit où tient la neige et le premier où elle disparait et cette couleur est le principal allié des services de l’équipement.

Le soleil n’a pas fini de dévoiler tous ses mystères en climatologie, son rôle dans le réchauffement de la planète, pour l’accélérer ou le freiner est d’ailleurs un important sujet de polémique en liaison avec ses cycles !

Rien n’est jamais acquis définitivement, avec le soleil !

Gérard Staron  donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance , bonne semaine.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 19:30

Depuis longtemps pour mon poste, la pluviométrie depuis la 1er janvier dépassait le record du  total des deux premiers mois de l'année les plus arrosés avec plus de 3 semaines d'avance

Acutellement j'ai mesuré 141.8 mm depuis le 1er janvier alors que depuis 2006 , on avait seulement mesuré 107 mm en 2010.

A Andrézieux Bouthéon, la dernière pluie d'hier a porté le total provisoire depuis le 1er janvier à 143.9 mm et avec 2 semaines d'avance le record depuis 1947 a été déjà battu pour l'ensemble de la pluviométrie des deux mois!

Voici la hiérarchie des cumuls janvier et février les plus arrosés !

2014 : 143.9 mm ( total provisoire au 15 février)

1994 : 143.8 mm

1948 : 141.3 mm

1960 : 130.6 mm

1977 : 123 mm

Précisons que les mois de janvier et février sont les mois les plus secs sur la région stéphanoise, les précipitations océaniques atteignent peu la région , ce qui explique les totaux ridicules par rapport à la Bretagne ou même à l'ouest des monts du Forez!

Un record de précipitations de la période sèche de l'année!

Gérard Staron

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:20

Le bel enroulement sur le proche Atlantique visible sur l'image transmise par Claude au début de cet après-midi est un excellent exemple de perturbation caractéristique  !

On distingue:

le centre de la dépression au large de l'Irlande!

la différence entre le front chaud peu visible à l'avant sur L'Espagne et le front froid correspondant à l'essentiel de l'enroulement a rejoint le front chaud dans toute la partie septentrionale au point de devenir occlus!

Du vent violent et surtout des pluies en perspective, il est sûr que la Bretagne, la première atteinte,  apprécie beaucoup moins une telle image !

Celle de la tempête de la veille (thème de la chronique de demain) se trouvait sur les Alpes, et son enroulement est bien déformé par la traversée de notre pays!

 

belle perturbation 7-2-14

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 11:07

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Sommaire


 

- LA METEO D'ANTAN Guy Blanchet

- NOVEMBRE 2013 EN FRANCE ET DANS LE MONDE  Guy Blanchet

- LES INVERSIONS DE TEMPERATURE DE DECEMBRE 2013 DANS LE BEAUJOLAIS  Guy Blanchet

 - IMAGE DU 10 DECEMBRE Claude Traynard

 - RESTES DE NEIGE : décembre 2013 " Le réfrigérateur du 20 novembre n’a tenu qu’un mois"   B. Aujoulat, B. Faure, G Staron

 - AU JOUR LE JOUR "Décembre 2013 : novembre n’a pas pu le refroidir jusqu’au bout!"   Gérard Staron

 - OBSERVATIONS " Températures et précipitations des postes de l'association"

- LE VENT "Bard et Saint Héand" L. Robert et D. Dumas

 

 

 

 

Gif meilleurs voeux et bonne année

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:57

Chronique N°955


Deux éléments apparemment contradictoires ont dominé la précédente semaine, la tempête Xaver sur les rivages de la mer du Nord et le calme de l’atmosphère sur nos régions avec les brouillards bloqués dans les hautes pressions qui recouvrent notre pays !

La tempête Xaver commence le 5  décembre entre 3 et 6 heures sur les côtes de l’ouest et les crêtes de l’Ecosse. Les rafales dépassent 180  km/h sur les Highlands du nord. Le vent est déjà fort sur l’ensemble du pourtour de la mer du Nord  avec les premières pointes à 100 km/h sur le littoral du sud de la Norvège.

Entre 6 h et 9 heures, la tempête commence son déplacement d’ouest en est. Elle traverse l’Ecosse, s’étend au nord de l’Angleterre avec les rafales les plus fortes sur les sommets de la Chaîne Pennine avec un maximum à 167 km/h.

Dans la fin de la matinée du 5 décembre, l’ensemble du bassin de la Mer du Nord est touché. Les vitesses de vent encore très fortes sur les reliefs de la Grande Bretagne (180km/h sur les Grampians) et se déplacent au centre de l’espace maritime avec 144 km/h et sur les côtes des Pays bas au sud de la Norvège avec 133 km/h au large du Danemark.

En début d’après-midi, la tempête termine sa translation d’ouest en est de la mer du Nord, les vitesses les plus fortes se situent maintenant des Pays bas à la Norvège avec des maximums sur la Danemark (152km/h). C‘est aussi le seul moment où le seuil de 100 km/h est franchi sur les côtes françaises du Boulonnais. Le souffle atteint aussi les crêtes de l’Allemagne hercynienne sur le Harz.

En fin d’après-midi, la colère d’Eole supérieure à 150 km/h traverse le Danemark , alors que toutes les côtes de la Belgique à la Norvège dépassent largement les 100 km/h , un premier débordement commence sur les rives de la Baltique. Les sommets des reliefs hercyniens de l’Allemagne de la Forêt Noire aux monts Métallifères, surtout le Harz promontoire vers le nord, sont fortement soufflés.

En début de nuit du 5 au 6 décembre, le vent violent continue sa translation vers la mer Baltique. Les côtes du sud de la Suède et de l’Allemagne de l’est sont touchées, avec probablement  celles de Pologne,  mais les vitesses commencent à faiblir et ne dépassent plus 150 km/h.

Xaver a été une tempête des mers du Nord à la Baltique à partir de l’Ecosse avec des rafales largement supérieures à 150 km/h. la surface maritime a été si agitée qu’à Hambourg au moment de la marée haute, elle a atteint la côte de 11 mètres, soit 5 mètres au-dessus du niveau normal lié aux seuls facteurs cosmiques. L’affaire a été d’autant plus importante que les côtes de la Mer du nord sont particulièrement basses avec de nombreux polders très menacés dans ce type de situation. Les vents violents ont peu débordé des régions côtières sauf sur les crêtes des reliefs de l’Ecosse aux montagnes hercyniennes de l’Allemagne. Or du nord au sud de l’Europe, l’atmosphère passait de l’agitation extrême au calme le plus absolu avec un anticyclone qui entretenait des stratus bas dans les bassins en France.

La preuve que l’atmosphère était parfaitement calme dans le sud de la France. Des brouillards matinaux résistent toute la journée dans les bas-fonds et cuvettes. Le 5, ces stratus bas se trouvent dans l’après midi dans les fonds du bassin Aquitain et des  dépressions de la Loire et de l’Allier du nord du Massif central. Le 6 Ils enflent au point de recouvrir un immense espace du pied des Pyrénées au val de la Loire Bourbonnaise. Le 7 ils ne résistent qu’au pied des Pyrénées et dans les limagnes et enfin depuis le 9 ils occupent avec insistance le val de Saône et remontent la vallée du Gier. Dans tous les cas que je viens de citer, il ne s’agit pas des brouillards ou stratus du matin, infiniment plus nombreux, mais de ceux qui résistent dans l’après-midi et maintiennent les régions qu’ils recouvrent dans une absence d’ensoleillement alors qu’au-dessus dans un ciel parfaitement dégagé, le soleil inonde de ses rayons des régions entières.

Ces brouillards ou stratus bas qui persistent dans ces dépressions signifient seulement que l’air est si calme dans ces régions qu’il a pu se stratifier la nuit en séparant celui plus froid et plus lourd qui s’est tapi dans les dépressions et celui plus chaud et plus léger qui est resté au dessus alors que s’installait au contact des deux une couche de brouillard. Si cette situation a pu se maintenir des journées entières, c’est que l’air était si calme, que le soleil et les souffles atmosphériques de la journée n’ont pas réussi à disperser cette stratification. Au même moment l’air ne pouvait pas être plus agité qu’il n’était en Europe du nord avec une tempête mémorable, et ne pouvait pas être plus calme en France au point de se séparer en couches selon sa densité comme l’huile et le vinaigre se séparent quand la sauce est au repos.

Autre exemple  de ce grand calme de l’air sur la France, les gelées matinales que nous subissons chaque jour avec un peu de givre traduisent un air suffisamment calme dans la nuit au point de perdre son énergie par rayonnement sous un ciel clair à proximité du sol. Chaque jour cette zone de gel nocturne s’étend du Bassin Aquitain au nord-est de la France avec une extension plus au moins grande dans les secteurs de plaine du Bassin Parisien. Le 5 le gel nocturne déborde jusqu’au Poitou , aux plaine de la Saône et même en Picardie. Le 6 et le 7, ce secteur reflue en direction des reliefs enneigés du Massif central au Jura, mais le 8  puis le 9 ces gelées matinales remontent jusqu’au Val de loire , puis jusqu’à l’agglomération de Paris et à l’ensemble de son bassin.

Pourquoi cet air est-il si calme sur la France quand il était si agitée sur l’Europe du nord. En même temps qu’arrive la tempête Xaver dans le nord, l’anticyclone centré jusqu’alors sur l’Atlantique décide de s’installer sur la France , ce qu’il fait sur l’ouest du pays dans un premier temps , puis sur sa totalité en venant se centrer  sur le cœur de notre pays dès le 7 avec des pressions très élevées qui dépassent 1030 hpa. Il y est encore !

Cet anticyclone est particulièrement stable et calme car il est formé de deux couches superposées. Au sol, il y a celle qui provient de l’air froid antérieur, renforcé par le réfrigérateur de l’enneigement de nombreuses régions et par un bilan thermique très défavorable à cette époque de l’année. La longueur de la nuit permet une déperdition maximale d’énergie sous un ciel dégagé alors que le soleil peine à remonter un peu les températures pendant les quelques heures qui lui restent dans la journée.

Cette pellicule d’air froid est surmontée par celui bien plus chaud qui remonte de Méditerranée. De l’air froid en bas surmonté par de l’air plus chaud, ne demande qu’à rester plaqué au sol, en raison d’une stabilité maximale. Cette situation est le désespoir de qui veut allumer une cheminée dans une pièce froide surmontée d’un toit baigné de soleil, c’est le refoulement assuré !

Une telle masse de stabilité calme sur la France ne pouvait qu’attiser la tempête plus au nord. Son air agité a été interdit de descendre plus au sud par cette masse anticyclonique, il a été canalisé de la mer du Nord à la Baltique, ce sillon dans lequel s’est trouvé la tempête n’a pu qu’accroitre les écarts de pressions et la vitesse du vent. C’est parce que la France se trouvait au sud  dans un air calme indélogeable qui lui a barré la route, que la tempête du nord bloquée dans sa descente a augmenté sa puissance. Le grand calme d’un centre d’action météorologique  peut parfois accentuer l’extrême agitation de l’autre avec la tempête du nord de l’Europe. Ainsi deux situations atmosphériques qui apparaissent au premier abord totalement contradictoire, peuvent connaitre un lien de cause à effet

Gérard Staron vous retrouve samedi prochain sur radio Espérance … Bonne semaine….

                                                                                                                                                                 

                                                                                                                 


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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:36

Chronique N°954


L’année 2013 continue d’être climatiquement iconoclaste ! Après avoir laissé croire pendant une première décade que le mois pourrait être doux, plus dure a été la chute au point que tous les reliefs de moyenne altitude du Massif central ont connu une gelée continue à partir du 20 ou du 22 novembre. Il en est ainsi des hauteurs du Pilat à Tarentaise , de celles du haut Forez, de celles des monts de tarare à la Tour Matagrin et enfin de celles du haut Beaujolais au mont saint-Rigaud, restés sans dégel. Le seuil du grand froid est localement atteint.  Il en a été de même sur les hauteurs du Jura et des Alpes avec des journées sans dégel depuis le 20, mais aussi des grands froids, minimums inférieurs à -10°, observés chaque jour à  Santis.

Par exemple à Montregard  quelle chute entre la première et la dernière décade du mois, la moyenne des minimums des 10 jours passe de 4.7 à -6.1° et celle des maximums descend de 11° à -1.7°, près de 10.8° d’écart dans un cas et 12.7° dans l’autre. Toute la différence entre les flux méridionaux dans l’air doux remontant des basses latitudes des premiers jours, à celui particulièrement froid des vents en provenance des hautes latitudes arctiques de la fin ! Nous avons évolué du secteur chaud de la bordure sud des perturbations, à celui froid de ces dernières sachant qu’elles atteignent régulièrement la Méditerranée maintenant. Ne pas s’étonner que le mois que certains espéraient si doux au départ, s’est terminé le plus froid depuis le début des observations pour chacun de mes deux postes de Montregard comme de Saint Etienne, mais ces dernières mesures commencent seulement en 2006.

Cette différence entre la douceur du début et le froid de la fin présente un rapport différent selon les régions. Depuis combien de temps n’avons-nous pas connu un mois de novembre aussi froid ?

Les régions d’altitude semblent avoir ressenti surtout le froid final. Au mont Aigoual avec une moyenne de 0°, il faut remonter à 1999 pour retrouver un mois de novembre plus froid.

Au pied des reliefs du Pilat, Andrézieux Bouthéon n’a pas connu de moyenne aussi froide depuis 2001. Depuis 1946, sur 67 ans , cette station a subi des températures plus basses que 2013 pendant 21 ans, soit moins d’une année sur 3.  

En Europe centrale, Francfort n’a pas connu de novembre aussi froid depuis 2007 mais dans les région océaniques il faut remonter moins loin pour trouver des températures de novembre plus basses. A Dublin, Laval et Lille, 2010 a subi une moyenne plus basse. Dans les régions méditerranéennes, il en est de même à Nice où novembre 2013 a été plutôt doux.

Cette différence entre régions d’altitude et de plaine pendant ce mois de novembre doit être attribuée au rôle de réfrigérateur exercé par la neige pendant la fin du mois. Entre Tarentaise à 1100 m sur le  haut du Pilat au sol recouvert d’une forte couche à partir de la mi-novembre  et Bouthéon à 400 m dans la plaine du Forez qui n’a reçu que quelques flocons vite fondus, le gradient, la différence de températures est de 0.61° par 100 m pour l’ensemble du mois, niveau habituel, par contre pendant la dernière décade froide et neigeuse il monte à 0.8° pour 100 m, différence forte que l’on trouve plus souvent en été qu’en hiver. Pendant la période douce du début du  mois, les flux de sud radoucissent les crêtes, pendant la fin, le sol enneigé accentue la différence de température. C’est ainsi que Novembre a été très froid chaque fois que la neige s’était installée, soit en montagne ou sur les plateaux de moyenne altitude, mais il a été  normal dans les plaines indemnes de manteau nival.

Autre   aspect pour lequel cette fin de l’année 2013 parait aussi iconoclaste, l’état des surfaces englacées marines.

Nous avions signalé que celle de l’arctique n’avait pas connu pendant l’été 2013 l’excès de faiblesse des deux années précédentes, mais depuis son minimum du mois de septembre, la reprise de l’englacement a été spectaculaire et actuellement sa superficie approche de 10 millions de Km2 et depuis 1979, 7 années ont connu au début de décembre une extension des surfaces englacées plus faible. Actuellement l’ensemble de l’océan glacial arctique est recouvert et les glaces approchent du Spitzberg et du détroit de Béring et s’emparent de la baie d’Hudson.

La banquise de l’Antarctique connait au contraire depuis 2012 un excédent de superficie. Son maximum au moment de l’hiver austral avait été le 3ème plus important depuis 1979 début des mesures et 2007, 2012 et 2013 sont les 3 seules années à avoir nettement dépassé les 16 millions de km2 d’extension au moment de septembre. Là aussi, cette tendance s’est amplifiée et pendant la totalité des mois d’octobre et de novembre, jamais l’extension des glaces antarctiques n’avaient été aussi importantes. Ce phénomène dure depuis assez longtemps pour ne pas être considéré comme une situation temporaire négligeable.

Il y a donc en 2013 une augmentation significative des banquises géographiquement opposées de la planète, une récupération partielle des faiblesses antérieures dans l’Arctique, une augmentation exceptionnelle de l’Antarctique !

Certains seront peut-être tentés de faire le lien entre cette reprise de la banquise et les faiblesses du thermomètre de cette année à nos latitudes, en particulier ce déclenchement très précoce du manteau neigeux et des gelées. C’est un domaine dans lequel la plus grande prudence s’impose et il serait certainement prématuré d’effectuer quelque conclusion que ce soit, toutefois un certain nombre d’élément peuvent interroger.

D’abord la vague de froid et de neige ne concerne pas seulement notre vieux pays. Du 22 au 28 novembre une descente froide et neigeuse a affecté au même moment le continent nord-américain. Le manteau blanc est descendu jusque dans le Colorado avec 99 cm à Velocito et  Le Nouveau Mexique avec 43 cm à Red-River. Comme le Nord-est avec l’état de new York est aussi concerné, le phénomène n’est pas limité à un accident local français, mais il est d’ampleur continentale !

Ensuite quand on compare l’évolution de la superficie de la banquise arctique et le temps chez nous. On remarque que la forte reconstitution des zones englacées a connu deux moments d’arrêt depuis septembre. Le premier s’est produit du 22 au 25 octobre, or ces journées correspondent aux moments les plus chauds du mois d’octobre avec des températures qui ont dépassé 20° et même 25° à Lyon Bron. Le second  a lieu du 5 au 9 novembre, au moment de l’été de la Saint Martin particulièrement doux que nous avons connu. Les températures ont à nouveau approché 20° avec 19.9° à Lyon Bron ! La période froide et neigeuse conjointe aux Etats Unis et en France de la deuxième partie de novembre correspond à un nouveau développement rapide de la banquise !

Il serait très prématuré de tirer une conclusion de cette évolution similaire des phases d’extension rapide et d’arrêt de la banquise et de celles de froid et de neige chez nous, comme de la reprise des surfaces englacées maritimes polaires et des températures de 2013, mais ces similitudes ne peuvent qu’interroger !

Dans le contexte des discours apocalyptiques actuels, 2013 est de plus en plus une année iconoclaste, dérangeante pour certains, mais intéressante par les interrogations qu’elle pose !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur radio espérance , Bonne semaine

 

 


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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 21:35

Chronique N°947

Nous avons connu une première alerte hivernale à la fin de la semaine dernière.

Elle s’est manifestée d’abord par des gelées sous abri. Ces dernières ne concernent le jeudi 10 que la haute montagne alpine et jurassienne au-dessus de 1300 mètres. Le 11 elles s’étendent aux hauteurs du cœur du Massif central en particulier sur la Margeride. Des extensions localisées sont aussi signalées  dans le sud-ouest comme à  Mont de Marsan. Le samedi 12, les températures négatives correspondent à un axe des reliefs des Pyrénées au massif central au jura et aux Alpes avec des extensions sur les terres froides du dauphine et  à Burgos sur les plateaux de la vieille castille espagnole. Enfin le dimanche 13 les gelées matinales se déplacent dans les dépressions du nord du Massif central, les Limagnes et le sillon de la Loire avec une extension vers l’aval selon un axe jusqu’à la Beauce. Des villes comme Châteauroux, Guéret,  Romorantin, Blois connaissent leur première gelée sous abri et même  des secteurs localisés jusqu’en  Vendée. Les journées sans dégel recommencent sur les Alpes au-dessus de 2000 m

La neige a accompagné ce froid. De façon massive sur les Alpes où il s’agit seulement d’un retour. Il tombe de 30 à 50 cm sur les Alpes suisses au-dessus de 1500 mètres avec 47 cm en 24 heures entre jeudi et vendredi matin à Arosa. La neige est descendue de façon  temporaire  à des altitudes plus basses.  Chur à 556 m et  3 cm constitue une descente extrême de la neige mais on peut considérer que l’ensemble du massif à 1000 m a été recouvert.  Sur les autres reliefs, l’apparition a été bien plus provisoire. Sur le Jura le manteau n’est pas descendu au niveau de la Chaux de Fonds vers 1000 m.  Sur le Massif central, une chute a été signalée sur le Pilat Samedi (12/10) à partir de 950 m mais le lendemain dimanche (13/10)  seules les hauteurs au-dessus de 1550 m gardaient encore des traces blanches sur le Mézenc et l’Alambre. La crête de Pierre-sur-haute étant restée ennuagée au moment où j’aurais pu l’observer,  la neige n’est pas sûre dimanche.

La première question que pose cette venue de l’hiver à la mi-octobre est d’établir s’il agit d’un événement normal ou rare, je n’ose dire exceptionnel.

Sur les Alpes, il ne s’agit pas d’une première chute de neige et encore moins  d’une première gelée. Nous avons déjà étudié dans la chronique N° 942 le retour de la neige sur les Alpes au-dessus de 2000 m entre le 11 et le 15septembre aves à cette époque des  journées sans dégel

Sur les autres reliefs,  des événements semblables ont déjà été connus pour la neige aux altitudes incriminées. Sur le massif central un premier sol recouvert vers 1500 m à la mi-octobre n’a rien d’anormal. A l’époque des observations de la ferme du Mézenc, la première neige se situe au 16 octobre une année sur deux.

 Pour une première chute de neige vers 1000 m d’altitude, l’avance sur une année normale est de l’ordre de 20 jours au moins sur le Pilat puisque la médiane de son arrivée se situe le 4 novembre à Tarentaise. Toutefois il ne s’agit pas d’un record puisque le 29 septembre 1974 constitue un précédent encore inégalé.

Au niveau des gelées  Les lecteurs du bulletin 93 de l’AMRL savent que dans certains trous à froid de moyenne altitude du Massif central, on cumulait déjà fin septembre 7 jours de gelées sous abri au Sapt à Saint-Genest-Malifaux. Dans les dépressions,  Saint Etienne Bouthéon et Clermont-Ferrand ont connu leur première gelée sous abri ce dimanche 13 octobre à des dates presque médianes puisque ces dernières ont lieu les 17 et 18 octobre. Sur les terres froides du Dauphiné,  l’avance est de 10 jours à Grenoble Saint Geoirs (médiane le 22 octobre).

Par contre en plaine ou bas plateaux,  cette première gelée arrive avec une quinzaine de jours d’avance puisque la médiane de l’événement a lieu le 26 octobre à Mont de Marsan ou le 2 novembre à Châteauroux. . Pour toutes les stations concernées, cette première gelée un 13 octobre n’est pas  un record sauf à Châteauroux puisque de 1951 à 1980 la plus précoce gelée sous abri avait été observée le 15 octobre 1974 !

L’épisode de froid et de neige de cette mi–octobre ne constitue pas un record sauf localement,  mais il  présente  une précocité indéniable de l’ordre d’une quinzaine de jours pour la neige comme le gel sur une année normale.

Nous avons connu une descente en provenance des régions arctiques selon une trajectoire mer de Norvège, Grande Bretagne et France. Elle commence le mercredi 9 où son premier front froid atteint le nord de la France, elle arrive sur la région Rhône-Alpes le10 et sur la Méditerranée le 11.

Cette descente froide perturbée est la première agressive de la saison car les régions polaires commencent à accumuler le froid  et à reconstituer leurs surfaces englacées à ce moment de l’année ce qui donne à l’air froid une puissance autant au niveau de l’intensité que des régions géographiques affectées.

Il ne s’agira toutefois que d’un premier avertissement sans grande durée car, dès  le 12, l’alimentation en air froid à partir de l’Arctique est coupée par un anticyclone qui s’installe de l’Ecosse à la Norvège. Après le maximum du week-end le froid a régressé, le temps pour nos régions d’encaisser ce premier avertissement hivernal et de retrouver la douceur actuelle par flux de sud.

Cette descente froide s’est accompagnée d’un phénomène annexe avec des fortes pluies sur le nord de la France au niveau des côtes picardes et flamandes. Deux grosses précipitations ont affecté la région, la première dans la journée du 10 octobre  avec 55.7 mm à Lille et la seconde dans la nuit du 13 au 14 octobre avec un maximum de 60.1 mm au Touquet.  Ne pas oublier qu’à cet endroit, entre en France  l’air froid en provenance de l’Arctique après un long trajet maritime. Il trouve le contact  avec celui plus chaud hérité des périodes antérieures sur le continent. Ce contraste  s’est produit à deux moments, une première fois  lors de l’arrivée de la perturbation de nord  et une seconde fois quand la nouvelle perturbation de dimanche a abordé le continent.

De tels totaux en 24 heures sont rares dans cette région, mais les rivières ont  eu une réaction encore modérée qui dépend plus des caractéristiques du sous-sol des différents bassins que de l’importance des pluies .

La Liane qui descend des collines du Boulonnais a  monté plus haut en atteignant 1.5m à Virvignes. C’est lié à la nature argileuse des roches de son bassin associée à une pente plus forte en descendant directement vers la mer du point le plus haut des collines de l’Artois. Les autres cours d’eaux ont connu une intumescence plus modérée lundi que ce soit l’Hem , l’AA ou la Canche. Leur bassin moins imperméable et leur pente plus faible facilitent une infiltration plus importante des eaux.

Dans ces dernières zones à faible pente et aux terrains  calcaires, les cours d’eaux réagissent plus à la répétition de pluies sur des sols saturés ou à une remontée des nappes phréatiques  qu’à une ou deux averses  fortes surtout en cette saison où  sols et nappes se rechargent après l’été .

L’hiver s’est seulement rappelé à notre souvenir un peu tôt ! 2013 est vraiment atypique

Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain sur radio espérance , bonne semaine..

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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195