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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 20:39

Prévision du 11 au 14 mars 2014

 

Nous restons sous l’influence des hautes pressions, mais elles se déplacent lentement des îles britanniques à l’Atlantique nord  ce qui change au fil des jours l’origine des flux atmosphériques qui nous concernent

Au départ faibles et venant de l'est ,  peu à peu les vents d’origine septentrionale s’imposent , de nord-est d’abord  puis de franc nord ensuite mais surtout après le 14 mars

Pas de précipitations pendant toute la période, mais risque de brouillards matinaux dans les bassins le plus souvent vite dissipés.

Journée ensoleillées et temps globalement agréable pendant les 4 jours

Les températures n’augmentent plus, de petites gelées concernent les plateaux du cœur du Massif central et les maximums restent agréables, de l’ordre de 15, plus dans les dépressions et moins sur les plateaux

Peu de variations d’un jour à l’autre, mais la situation se dégradera à partir du week-end

 

Mardi :

Pas de précipitations, temps ensoleillé

Peu de gelées sauf secteurs à risque des plateaux

Maximums de températures inchangés

Vent faible plutôt de nord-est

 

Mercredi :

Sans changement

Vent faible

 

Jeudi :

Peu de changements  avec le retour du vent du nord, les maximums amorcent une légère baisse

 

Vendredi :

La dégradation du week-end s’amorce

Le vent du nord forcit

Début de la baisse des températures , extension des gelées sur les plateaux et les maximums tombent en dessous de 15° dans les dépressions.

 

Une descente de nord pourrait ensuite nous rappeler un zeste d’hiver à vérifier !

Gérard Staron

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 12:44

Prévision spéciale Paris-Nice : 1ère partie jusqu’à Rive-de-Gier

 

L’anticyclone qui s’installe sur les Iles britanniques fournit des conditions favorables à la pratique du sport cycliste une grande partie de la semaine : Beau temps.

Pendant toute cette première partie de la course, aucune précipitation  n’est à craindre,

Le soleil sera généreux, on peut penser qu’en fin de matinée les brouillards matinaux dans les cuvettes se seront dispersés au moment du départ

Les températures maximales agréables accompagnent la compétition sans grand changement d’un jour à l’autre avec des maximums en début d’après-midi de l’ordre  14 à 18°

Seul le vent est capable d’avoir un impact climatique sur la course avec l’analyse suivante

 

Dimanche : 1ère étape : circuit autour de Mantes-la-Jolie

Un vent de sud avec des rafales de l’ordre de 30 à 40 km/h, proche du seuil (40 à 50 km/h)  à partir duquel se déclenchent souvent les bordures faiblit au fil des heures

Sur le circuit final, il est défavorable dans la première partie, de côté juste après la côte sur le plateaux, moment à surveiller où le risque de déclenchement bordure est le plus important et ensuite favorable jusqu’à proximité de l’arrivée.

 

Lundi : 2ème étape Rambouillet – Saint Georges-sur-Baulche (près d’Auxerre)

 

Le vent de nord-est forcit au cours de l’étape avec des rafales de l’ordre de 30 km/h en fin de matinée et de 50 km/h dans l’après-midi.

En raison d’un parcours globalement Nord-ouest sud-est , globalement de côté tout au long  de l’étape,  la situation est favorable au déclenchement de bordure.

Si cette possibilité parait assez faible dans les côtes et vallées de L’ile de France du début de l’étape, elle augmente ensuite sur les plateaux jusqu’à l’arrivée, à partir de Malesherbes. Lors des années précédentes il y a déjà eu des coups de bordure  à proximité de cette bourgade

 

Mardi : 3ème étape Toucy – Circuit de Nevers-Magny- Cours

Le vent de nord-est sévit encore  avec des rafales proches de celles de  la veille, toutefois le risque de bordure, encore réel, parait un peu  plus faible en raison d’un paysage plutôt bocager sur le pied occidental du Morvan qui a plus de chance de protéger le peloton.

Sur un trajet globalement nord-sud, le vent vient surtout de ¾ arrière ce qui devrait accélérer la course.

Attention à proximité de l’arrivée au changement de direction de « Machine » où l’itinéraire devient est-ouest, le vent vient toujours de ¾ arrière, mais de l’autre côté !

 

Mercredi : 4ème étape Nevers-Belleville

En suivant d’abord le Val de Loire, puis après Digoin en traversant les montagnes du Beaujolais, le vent devrait être faible, de direction changeante et n’avoir aucune influence notable sur la course.

Le temps risque d’être aussi beau que lors de la dernière arrivée à Belleville

 

Jeudi : 5ème étape Crêches – Rive de Gier

En longeant les coteaux du Beaujolais, puis du lyonnais , le vent faible viendra plutôt du nord , soit favorable avec des températures très agréables

En escaladant les monts du Lyonnais, les conditions changent un peu , vent ¾ arrière,  il ne sera défavorable que dans la première partie du circuit d’arrivée avant la côte, mais ne devrait pas être déterminant sur le déroulement de la course d’autant plus que l’itinéraire assez tournoyant comprend peu de grandes lignes droites où son action est maximale.

 

Une semaine bien choisie pour la première grande épreuve cycliste française de la saison : au moins au début

Gérard Staron

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 19:21

 Chronique N° 967

Deux faits ont dominé cette semaine, d’abord la tempête Christine puis le retour des gelées avec l’anticyclone. Un changement de temps drastique !

La tempête Christine est remarquable par sa durée puisque les premières rafales supérieures à 100 km/h commencent par la pointe de Penmarch le 2 mars vers 18 heures et les dernières sont observées au Mont Aigoual le 5 mars à O heures. Au niveau de l’intensité les rafales les plus violentes dépassent assez peu 100 km/h sauf quelques pointes isolés. On mesure des maximums de 143 km/H au cap Férret le 3 mars vers 14 heures et 128 km/h à la pointe du Raz le même jour à 18 heures, hors postes de haute altitude sur le Massif central et probablement les Pyrénées. Même si les montagnes du sud ont été très ventées, la montagne a accouché d’une souris quand on compare avec les tempêtes antérieures au niveau des rafales maximales.

Comme les précédentes, les rafales supérieures à 100 km/h n’affectent que des régions côtières, des iles ou des cimes montagneuses avec une géographie particulière. La seule ville touchée un peu à l’intérieur est Niort le 3 mars à 12 heures avec 104 km/h. Les littoraux concernés sont ceux de l’Atlantique du golfe de Gascogne à la pointe de la Bretagne. La Manche et la mer du nord souvent au cœur des vents violents en particulier sur le Cotentin et la pointe du Boulonnais ont été totalement  épargnées. Sur cet espace Atlantique, on a l’impression d’un saupoudrage des vitesses les plus fortes sur l’ensemble et l’évolution géographique de la tempête est peu évidente. On remarque cependant une tendance à descendre vers le sud, avec un début sur les côtes méridionales de la Bretagne et à partir de la mi-journée du 3 mars une extension aux côtes landaises puis dans l’après-midi à celles du Pays basque. La pointe de Socoa continue d’être très soufflée jusqu’au 4 mars dans la matinée. Ceci n’a rien de régulier car la Bretagne continue de recevoir jusqu’en soirée des rafales importantes.

Dans la journée du 4 mars, les hauteurs des Cévennes et des Pyrénées subissent à leur tour les vents violents. Au débouché sur la Méditerranée, le Roussillon du cap Béar à Leucate est aussi affecté quelques heures à la mi-journée du 4 mars.

Toutes ces particularités s’expliquent car Christine est une tempête « à reculons ». Elle  a été refoulée sur l’Atlantique par les anticyclones russes et des Açores qui progressent l’un en direction de l’autre sur le continent Européen et lui coupent la route. Ceci provoque la tempête car entre la dépression Atlantique et ces anticyclones, le gradient de pression dont dépend la vitesse des vents, augmente. La dépression atlantique  de 970 hpa le 2 mars au large de l’Irlande, progresse le 3 jusqu’à l’entrée de la Manche. Là elle est totalement stoppée par la progression des anticyclones  et doit reculer. Le 4 on la retrouve centrée entre le mer d’Iroise et le sud de l’Irlande à 1000 hpa.

Ceci explique la durée de la tempête pendant tout le temps du blocage, son assez faible intensité avec des pressions assez peu creusées en son centre et le fait qu’elle soit rabattue en direction du golfe de Gascogne avec des vents de nord-ouest

Ce blocage a eu aussi une seconde conséquence, les anticyclones ont rabattues les précipitations de la perturbation qui accompagne Christine en direction du versant nord des Pyrénées avec des crues des rivières du bassin de l’Adour. Comme une grande partie tombe sous forme de neige en montagne, les crues ne se développent qu’en aval dans les plaines des landes ou de Gascogne. Le gave de Pau atteint 8 m à Orthez, loin des fortes crues de Juin 2013 et de décembre 1980, le fleuve  avec 2.5m à Aire sur Adour, est en dessous des 5.45 m de février 1952. Cette région a encore été à la « une » de l’actualité pour ses inondations comme très souvent depuis octobre 2012, et juin 2013, mais avec des événements de bien moindre importance.

L’arrivée de l’air froid en Méditerranée a provoqué une dépression sur l’Italie qui accélère l’air sur les montagnes du sud, Cévennes et Pyrénées mais aussi dans la descente vers la mer dans le Roussillon, mais quand on analyse la situation météorologique, cette accélération sur les hauteurs et côtes de la Méditerranée semble un phénomène assez différent de la tempête Christine.

Le temps a totalement changé avec l’arrivée des hautes pressions. Ces anticyclones ont eu une deuxième conséquence dans les jours suivants avec le retour des gelées matinales.

Ces dernières ne sortent des régions de montagne que le mardi 4 mars  pour atteindre quelques points des Ardennes, de lorraine et de Picardie. Elles s’étendent le mercredi 5 mars selon une diagonale du Massif central aux Ardennes en passant par le Val de loire , la Beauce , la région parisienne et la champagne. Nevers est la ville la plus froide avec -3.7°. Le 6 correspond à l’extension maximale des gelées. D’autres régions s’ajoutent à celles affectées la veille, le nord du bassin Aquitain jusqu’à la vallée de la Garonne et les plaines de l’est  de l’Alsace à la Saône. Charleville et Guéret ont des minimums de -4.3°.  A partir de vendredi, les gelées matinales commencent à régresser pour leur extension géographique et leur intensité.

Depuis mercredi, les médias n’ont signalé que la douceur des températures maximales et le départ précoce de la végétation. L’annonce de ces gelées semble l’élément qui dérange, pourtant beaucoup de postes ont presque autant de jours de gelées en mars qu’en février. Par exemple Nevers a eu 5 jours de gel en février avec un minimum de -3.8° alors qu’en mars il y a déjà 4 jours avec 2 minimums en dessous de -3° (3.7°). Charleville a subi 7 jours de gel en février et déjà 5 en mars avec un minimum aussi bas pour les deux mois !

Il existe souvent au début de mars l’une des dernières recrudescences de l’hiver, cette dernière est illustrée par ces gelées cette année, mais en même temps, des températures maximales élevées permettent de masquer ce phénomène.

En réalité les conditions atmosphériques et thermiques ont totalement changé en début de semaine. Au moment de l’arrivée des tempêtes et des perturbations atlantiques, l’air qui arrive de l’Océan est doux, avec des vents d’ouest. Dans ces conditions les gelées matinales sont inexistantes sauf en montagne. Dans la journée, le ciel couvert, limite l’ensoleillement et la montée des températures. Les maximums sont doux sans plus.

L’arrivée des anticyclones a amené un air froid véhiculé par un temps de nord ou nord-est. Ne pas oublier que l’air qui arrive dans les basses couches provient de l’anticyclone russe, froid même après le voyage. Le ciel se dégage aussi. Pendant la nuit, l’origine de l’air froid et le fort rayonnement font baisser les températures et les gelées reviennent, non seulement en montagnes mais aussi en plaine. Au contraire dans la journée, le fort ensoleillement apporte un réchauffement qui contredit la froidure du matin, les températures montent et atteignent des niveaux de plus en plus élevés dans la journée.

Au départ la froidure l’emporte, et les gelées sont maximales jeudi, ensuite peu à peu l’ensoleillement réussit  à réchauffer progressivement l’air , les maximums augmentent et les gelées diminuent, ceci se produit depuis hier vendredi.

Il est des moments où les conditions climatiques basculent complètement. Depuis deux mois nous subissions un hiver océanique doux arrosé et perturbé, les anticyclones en progressant, ont fait  reculer la dernière tempête et ont mis fin à cette longue période au moment du début du Carême, en devançant « les quatre temps » situés la semaine prochaine !

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance , Bonne semaine !

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 11:41

Prévision du 7 au 10 mars 2014

 

L’anticyclone est bien arrivé mais c’est plus au sol une extension de celui de Russie centrée sur l’Allemagne puis le Royaume Uni que celui des Açores

Pas de précipitations pendant toute la période, la route des perturbations est coupée

Le beau temps stable est de retour avec un week-end pour une fois agréable  cependant

L’origine froide de l’air provoque des gelées matinales qui diminuent d’extension et d’intensité au fil des jours

Le soleil  généreux  de la journée compense avec une hausse limitée  des températures maximales

Les flux de nord-est prédominent, ils sont déviés en vent du nord par les axes du relief sur la région avec la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône

 

Jeudi

Prévision confirmée toutefois le retour du soleil est plus marqué qu’annoncé précédemment

Pas de précipitations

 

Vendredi :

Beau temps ensoleillé , pas de précipitations

Les gelées matinales, moins généralisées que la veille, sont encore importantes sur les plateaux avec une extension aux  dépressions internes du Massif central

Les températures maximales sont encore basses en montagnes mais dépassent largement 10° dans les dépressions

Le vent du nord revient en fin de journée

 

Samedi :

Même temps ensoleillé que la veille, pas de précipitations

Les gelées matinales sont limitées aux plateaux du Massif central

Les températures maximales continuent leur hausse, entre 10° (plateaux)  et 15° (dépressions) quasiment partout.

Le vent du nord continue surtout le mistral en vallée du Rhône

 

Dimanche :

Probablement la meilleure journée de la période, ensoleillée et sans précipitations.

Les gelées matinales  sont limitées aux secteurs à risque des plateaux du cœur du Massif central

Les températures maximales poursuivent leur hausse, supérieures à 10° partout, elles peuvent dépasser 15° dans les plaines périphériques du Massif central  les plus basses.

Le vent du nord laisse temporairement la place à un petit vent de sud

 

Lundi :

Toujours le même temps ensoleillé sans précipitations

Mais :

De petites gelées reviennent sur les plateaux du cœur du Massif central

Les températures maximales amorcent une très légère baisse tout en restant agréables

Retour du vent du nord.

 

Le temps anticyclonique ensoleillé devrait encore continuer quelques jours

Gérard Staron

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 18:24

les images du 3 et 4 mars 2014, transmises par Claude, montrent que le creux de la dépressions autour duquel circule la tempête a reculé, on le distingue au centre du tourbillon

hier , image de gauche de lundi dans l'après-midi il se trouvait en Manche et l'on distingue en arrière le courant très violent qui descendait sur l'Atlantique de l'Irlande au golfe de Gascogne!

Aujourd'hui , image de droite de mardi , vers la même heure, le centre de la dépression est parti en marche arrière au large de la mer d'Iroise.

la raison une descente d'air froid est descendu sur la France depuis la mer du Nord, nous la ressentons, les nuages sur l'est de la France dans le sens de la descente sont situés dans les basses couches et paraissent gris!

Conséquence : les précipitations ont été rabattues sur les Pyrénées avec les nuages d'altitude bien plus brillants!

un puissant mistral s'installe en Méditerranée avec un golfe du Lion très dégagé.

encore un sujet d'actualité pour la prochaine chronique!

gérard Staron

 

tempête 3 et 4 mars 2014

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 18:29

Prévision du 3 au 6 mars 2014

 

L’hiver « réel » n’est pas fini !

Les centres d’action basculent. Avec la remontée de l’anticyclone des Açores, les perturbations proviendront du secteur nord, nord-ouest d’abord puis franc nord et même nord-est quand la dépression sera passée dans le Golfe de Gènes

Le début de semaine sera  arrosé , la bordure septentrionale  et  les reliefs océaniques  du Sancy, du haut Forez aux Monts de la Madeleine et du Pilat au haut Beaujolais seront les plus concernés   au départ avec une majorité de pluies, ensuite les régions de l’angle Nord-est, autour du Pilat et  au-delà de l’axe du Mézenc  aux monts de la madeleine seront affectées  avec un  passage à la neige qui s’effectuera à des altitudes de plus en plus basses tout en se limitant aux plateaux.

Les températures baissent. Les gelées peu nombreuses s’étendent de jours en jours au point de concerner tous les plateaux et même de déborder dans les dépressions internes du Massif central. Les maximums descendent en dessous de 10° même dans les dépressions

Le vent du nord ne tarde pas à s’installer à partir de mardi avec ses acolytes,  la burle sur les plateaux de la Haute Loire  et le mistral en vallée du Rhône.

 

Lundi :

La perturbation de Nord-ouest arrive dans la nuit de dimanche à lundi. L’arrosage est général mais affecte surtout les secteurs océaniques cités ci-dessus, le passage à la neige concerne les zones sommitales au-dessus de 1000 m.

Après une accalmie en cours de journée, les averses reprennent sur les reliefs avec passage à la neige en montagne

Le températures restent douces, très peu de gelées même sur les plateaux, et les maximums dépassent encore 10° dans les dépressions , moins au-dessus.

Le vent est plutôt de  sud-ouest

 

Mardi :

Des averses en provenance du nord commencées en soirée de lundi continuent la nuit et s’attardent pendant une partie de la journée sur l’ensemble des reliefs avant d’être rabattues vers les Pyrénées. Le passage à la neige s’effectue sur les plateaux à partir de 800 à 1000 m

La baisse des températures est marquée par des gelées sur l’ensemble des plateaux du cœur du Massif central et des maximums qui n’atteignent plus 10° dans les dépressions et sont à peine positifs sur les plateaux.

Le vent du nord arrive

 

Mercredi :

En liaison avec un retour de nord-est quelques précipitations viennent mourir sur le Pilat et l’angle nord-est de la région yssingelais, Forez et Roannais. Le passage à la neige s’effectue dès les plateaux (600 à 800m )

Si les gelées semblent moins fortes que la veille sur les plateaux, les maximums sont à peine positifs et les températures n’augmentent pas dans la journée

Le vent du nord est fort

 

Jeudi :

Les précipitations avec les derniers flocons se terminent sur le nord-est  avec l’arrivée de l’anticyclone

Les gelées généralisées et sévères sur les plateaux débordent dans les dépressions, les maximums sont en légère hausse en raison d’un retour timide du soleil

Le vent du nord commence à faiblir

 

Dans les jours suivant la présence d’un axe anticyclonique des Açores à la Russie devrait empêcher les précipitations mais l’origine froide de l’air sera à peine compensée par plus de soleil (à confirmer jeudi)

Gérard Staron

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 22:59

Chronique N°966

Nous avons connu cette année, « un hiver en dehors de l’hiver »

Si je peux me livrer à ce jeu de mot, c’est en raison de la définition météorologique tout à fait arbitraire de la saison limitée aux mois de décembre, janvier et février, mais ce dernier prend tout son sens dans notre région centre-est de la France.

La saison froide a en effet connu un départ tonitruant au mois de novembre avec la chute de neige du 20 novembre qui a bloqué Saint Etienne, 30 cm dans le bas de la ville et bien plus au-dessus et une dernière décade particulièrement froide pour terminer le mois. Dès les altitudes moyennes, les gelées sont quotidiennes à partir du 11 novembre et les jours sans dégel aussi à partir du 20.

Le froid et la neige se sont peu à peu éteints en décembre. La ville de saint Etienne reste couverte jusqu’au 15, puis les reliefs perdent à leur tour leur manteau  blanc  et au moment des fêtes il a été repoussé largement au-dessus de 1000 m sauf retours sporadiques. Le gel tenace au début du mois devient ensuite de plus en plus rare.

Le mois de janvier est ensuite particulièrement doux pendant ses deux premiers tiers, les rares chutes de neige au-dessus de 800 m ne tiennent pas, les maximums de températures dépassent souvent 15° en fin de première décade

Il faut attendre les derniers jours de janvier pour voir réapparaitre un retour timoré de l’hiver sensible seulement au-dessus de 900 m autant pour la persistance de la neige que pour le retour du gel. Cette situation se poursuit pendant la première partie de février mais dès le 15, la neige se réfugie au-dessus de 1200 m et le froid est tout aussi avare, avec de rares incursions vite disparues en dessous.

Un tel déroulement est tout à fait contraire aux habitudes, puisque les rigueurs de la saison ont déserté la partie centrale pour se concentrer avant son déclenchement officiel de décembre et nul ne sait encore comment elle se terminera ! Traditionnellement après un début assez confus, la saison habituelle présente à basse altitude un premier maximum de froid et de neige pendant la première quinzaine de janvier. Il a été absent cette année. Après une période complexe à la fin de janvier et au début de février avec plutôt un redoux à basse altitude et une renforcement de la neige plus haut, la saison présente un second maximum de froid et surtout de neige à la mi-février , bref et intense. Ce paroxysme a été encore totalement absent cette année puisque c’est le moment où la neige a disparu en dessous de 1000 m et ou la douceur s’est accentuée provisoirement.

Il existe au moins un précédent dans le passé dont le déroulement s’approche de celui de l’hiver 2013-14. Il s’agit de 1974-1975 qui a été l’un des plus doux pour les mois de sa partie centrale mais qui avait commencé par un octobre particulièrement neigeux et froid et qui s’était terminé par un mois de mars tout aussi enneigé et froid. Les postes de la bordure du Massif central qui n’avaient pu connaitre leur première neige en octobre ou novembre 1974, n’avaient  vu les flocons que vers la mi-mars avec souvent le seul jour de fort gel le 19 mars ! A ce moment les chutes avaient été les plus importantes sur le Limousin.

Il a été aussi annoncé que janvier était l’un des plus doux en France depuis très longtemps.  Cette observation se retrouve à basse altitude. Par exemple à Andrézieux-Bouthéon, un seul mois de janvier a dépassé la moyenne de 2014 depuis 1947. Il s’agit de 1988 avec 7.1° contre 6.8° en 2014. En altitude, cette information est bien plus discutable. Par exemple à Montregard, il ne faut pas remonter très longtemps en arrière pour trouver des janviers plus doux puisque la température moyenne de 2014, 2.7° est dépassée par celle de 2008 3.3° et égalée par celle de 2007.

Il résulte de cette situation une série de paradoxe

D’abord au niveau de l’enneigement, un contraste important existe entre les zones basses qui ont peu vu les flocons et les secteurs d’altitude qui en sont surchargés. C’est valable pour les Alpes, les Pyrénées, mais aussi pour des moyennes montagnes. Savez-vous que Saint Etienne pourtant bloquée par une masse blanche le 20 novembre présente actuellement une durée de l’enneigement un peu inférieure à celle d’une année normale à la fin de février avec seulement 18 jours. A l’opposé, sur les hauteurs du Pilat, en dépit d’un arrêt de l’enneigement de la fin décembre à la mi-janvier, à la fin de ce dernier mois la durée du sol recouvert atteignait déjà avec 57 jours à 1000 m d’altitude le total d’une saison froide complète moyenne. Avec 69 jours à la mi-février, l’année est largement excédentaire !

Ensuite si l’on veut continuer dans les paradoxes, l’épaisseur maximale du manteau neigeux et celle de neige fraîche, les chutes les plus nombreuses se sont produites en dehors de l’hiver. Par exemple à Tarentaise, l’épaisseur maximale de janvier n’est que de 18 cm , contre un maximum de 83 cm en novembre et les 70 cm du début décembre ne sont que les restes de ce qui était tombé fin novembre.

Autrefois sous la restauration on distinguait « le pays légal » qui votait et « le pays réel » qui n’avait pas ce privilège, on va distinguer en 2013-2014, « l’hiver légal » des trois mois officiels particulièrement doux, et « l’hiver réel » incluant les bordures bien plus normal.

C’est aussi net pour les températures. Par exemple à Montregard , janvier d’habitude le mois le plus froid a une moyenne de 2.7°, décembre a connu 2.4° et novembre 1.6° mais ce mois fait encore partie de l’automne et non de l’hiver selon les définitions météorologiques, ce qui permet de l’exclure des statistiques de la saison. De même pour les durées de gel, sans inclure novembre, les valeurs du seul hiver légal sont réduites.

C’est pour ces raisons que les annonces de d’hiver le plus chaud depuis des lustres qui ne vont pas manquer d’arriver, devront être prises cette année avec une certaine relativité à deux niveaux.

Le premier est celui de la différence entre les zones de plaines où effectivement la douceur de janvier et février avec peu de neige est caractéristique et celles d’altitude dès 900 à 1000 m , même sur le Massif central, où cette douceur est déjà plus relative avec un enneigement excédentaire de la saison froide. Ne pas oublier qu’en France, la plus grande partie des statistiques sont effectuées sur des stations de plaines, car la quasi-totalité des postes d’altitudes sont maintenant fermés si l’on exclut le Mont Aigoual !

Le deuxième est celui de l’hiver administratif limité aux trois mois de décembre à février qui va probablement battre des records de douceur et celui ample prenant en compte la totalité de la saison froide avec les excès de novembre et de ces phénomènes le gel, la neige, qui seront souvent excédentaire ou corrects !

Dernier problème faut-t-il s’attendre comme en 1975 à un retour de l’hiver au printemps en mars ou avril ?

Nul ne peut répondre à cette question. Les modèles ne semblent pas déceler de vague de froid à court terme à cette fin février, mais  leur visibilité de l’avenir est limitée à quelques jours. Nous sommes dans une situation de transition après les fortes vagues répétées de perturbations océaniques  avec inondations et tempêtes. D’une façon plus statistique, les descentes de franc nord, qui ont manqué pendant l’hiver officiel, connaissent toujours une recrudescence en mars et avril. Elles seraient génératrices d’une reprise du froid et de la neige, mais nul ne peut dire valablement à ce jour si cette évolution se produira dans les prochaines semaines.

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur Radio Espérance, bonne semaine

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 16:06

Prévision du 26 février  au 1er mars 2014

 

Les perturbations océaniques  reviennent avec une dépression qui s’installe en fin de compte sur la France. D’ouest au début, elles proviennent ensuite du nord-ouest et descendent de plus en plus bas en latitude.  Le temps se détériore

Les précipitations touchent prioritairement la bordure des Combrailles au Roannais et les reliefs océaniques, le Sancy , les axes du haut Forez  aux monts de la madeleine et du Pilat à ceux du Beaujolais, mais traversent ensuite la région pour connaitre une reprise sur l’axe du Mézenc au Pilat

La grande douceur du début de la semaine s’étiole au fil des jours avec retour progressif des gelées en commençant par les secteurs à risques  et une baisse des maximums

Au départ le vent provient encore du sud mais l’orientation s’inverse , et en fin de période celui de nord revient

 

Mardi :

Prévision antérieure confirmée

La perturbation arrive en fin de journée

 

Mercredi

Les pluies ont commencé dans la nuit précédente par les secteurs océaniques déjà cités  et traversent la région  avec passage à la neige sur les régions sommitales  

Après quelques gelées matinales sur les plateaux du cœur du Massif central, les maximums abordent une baisse tout en restant doux pour la saison.

 

Jeudi :

Pendant un intermède dans les précipitations, les gelées reviennent le matin sur les plateaux du Massif central . En dépit d’une légère baisse les maximums restent encore doux pour la saison

 

Vendredi :

La nouvelle perturbation est arrivée dans la nuit précédente  avec un retour des précipitations qui affectent en priorité les secteurs océaniques déjà cités puis traversent  la région dans la journée avant d’arroser l’axe du Mézenc au Pilat le  passage de la neige s’effectue  à partir des altitudes moyennes (800 à 1000m)

Après de faibles gelées sur les plateaux du cœur du Massif central, Les températures maximales continuent leur baisse : légèrement positives.

 

Samedi :

Les gelées reviennent avec un refroidissement net aussi sur les maximums légèrement positifs et le flux de nord

Les précipitations sont passées à la neige sur les plateaux dans la nuit précédente et s’arrêtent dans la journée

 

Retour d’un hiver en dehors de l’hiver administratif qui se termine au 28 février : à confirmer !

Gérard Staron

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:04

Chronique N°965

Encore une tempête océanique, la dernière pour l’instant « Ruth » a eu lieu exactement à la mi-février 2014. Elle commence en début d’après-midi du 14 février en abordant la pointe de la Bretagne par l’Ile d’Ouessant. Les plus fortes rafales ont lieu dans la soirée du 14 avec 153 km/h à Ouessant. Un maximum de 176 km/h a été mesuré par ailleurs à Camaret. Pendant la nuit suivante, elle perd progressivement de la violence en se déplaçant en direction de la Normandie, le Cotentin connait les prémices de la tempête à partir de 17 h  et ses effets les plus forts vers 23 h avec 128 km/h à la Hague. Les côtes proches de l’estuaire de la Seine sont touchées presque au même moment avec 122 km/h au cap de la Hève.  Après une accalmie vers 2 heures du matin, les rafales supérieures à 100 km/h reprennent sur la pointe du Boulonnais. Après une pointe de 111 km/h à Boulogne vers 4 heures, elles continuent sporadiquement jusqu’à 18 heures.

Quelle différence constate-t-on avec les précédentes tempêtes ?

Cette dernière de la mi-février  connait les rafales les plus fortes de la saison 2013-2014. Les 150 km/h n’avaient concerné de justesse que l’ile d’Ouessant, cette fois ils sont dépassés pendant au moins trois heures au même endroit. Les 133 km/h de Brest, les 130 km/h de Brigognan, les 128 km/h de la Hague et les 122 km/h du cap de la Hève semblent aussi les vitesses les plus élevées de la saison. Camaret a fait mieux  que lors de Christian en octobre 176 km/h contre 137 en octobre.

De telles vitesses sont cependant très loin des rafales atteintes par les plus grandes tempêtes qui avaient affectées la Bretagne. Les 15 et 16 octobre 1987, les côtes sud-occidentales de la Bretagne et du Cotentin avaient subi des vitesses de l’ordre de 180 à 200 km/h . le 25 janvier et le 3 février 1990, 160 km/h avaient été dépassés sur les faces ouest du Cotentin et du Finistère sur de plus vastes espaces, le 26 décembre 1999 le nord de la Bretagne avaient subi des vitesses du même ordre. Même pour la plus importante de la saison, les tempêtes de la saison 2013-2014 sont d’une intensité plus faible que lors des plus dramatiques subies par nos régions océaniques.

Au niveau géographique, une fois de plus, les régions cotières sont quasiment les seules concernées par les rafales supérieures à 100 km/h,  mais la géographie des régions littorales concernées est un peu différente des précédentes. En Bretagne d’abord, la pointe du Finistère concentre  les rafales les plus violentes, ces dernières s’étendent de façon presque équivalentes aux côtes méridionales jusqu’au niveau de Belle-île et septentrionales jusqu’à Dinard. On ne retrouve pas la forte dissymétrie des précédentes qui concernaient plus le sud que le nord. 

Ailleurs l’extension en France s’effectue exclusivement le long de la Manche en privilégiant tous les promontoires face à l’ouest qu’il s’agisse du Cotentin , des pointes à proximité de la baie de Seine et enfin du Boulonnais. En même temps l’intensité des vitesses du vent s’atténue progressivement comme en atteste la baisse du maximum 153 ou 176  km/h pour la Bretagne, 128 km/h pour la Hague et le Cotentin, 122 km/h pour le cap de  la Hève à la pointe du pays de Caux  et 111 km/h à Boulogne sur mer à l’extrémité du Nord Pas de calais  Par contre aucune rafale supérieure à 100 km/h n’est mesurée sur le littoral Atlantique au sud de la pointe de Chemoulin. Rien le long des Landes, de Charente Poitou  ou de l’Aquitaine, comme ce fût le cas précédemment. La Grande Bretagne a été largement touchées dans les proportions au moins équivalentes aux côtes françaises  puisque il a été mesuré 174 km/h à Aberdaron au Royaume Uni et 154 à Shannon en Irlande. La tempête a connu aussi une légère excroissance sur la pointe ouest de l’Espagne, avec Stéphanie, une extension méridionale de Ruth vers le sud  avec des vitesses de l’ordre de 120 à 140 km/h.

La pénétration à l’intérieur des terres est très faible. Cette diminution de la vitesse du vent est par exemple visible en Bretagne, Rennes n’atteint pas 100 km/h, en Normandie, de même pour Rouen et Caen  pourtant proche de Port en Bessin qui subit 112 km/h, de même dans le nord pour Lille. Toutes les tempêtes de 2013-2014 sont restées limitées aux littoraux, cette dernière comme les précédentes, ce qui ne fût pas le cas dans le passé par exemple en décembre 1999 ou le 3 février 1990.

Cette violence ponctuelle côtière incapable  de progresser à l’intérieur  s’explique d’abord par une tempête sur le reculoir face à des anticyclones qui progressent à partir de la Méditerranée. Les jours précédents les dépressions centrées sur l’Irlande avec des pressions de l’ordre de 960 hpa au centre peuvent progresser sur la France selon une trajectoire d’ouest en est avec les perturbations associées en atténuant leurs effets. Ceci se produit entre le 12 et le 13 février. A partir du 14 les anticyclones centrés sur l’Afrique du nord passent à l’offensive autant au sol qu’en altitude, ils atteignent les Alpes. Le 15, ils poursuivent leur progression sur l’Europe centrale pour faire la jonction avec les hautes pressions du nord de la Russie. L’isobare des 1015 hpa  au niveau de la Sardaigne le 13, arrive sur les Alpes le 14 et recouvre l’Europe le 15. La nouvelle dépression, au même moment, à la pointe de l’Irlande se trouve face à un véritable barrage. Cette situation augmente la différence de pression entre les deux, la vitesse des vents en dépend. Il en résulte la plus forte tempête de la série de cette année.

Deuxième conséquence, ces vents très forts s’approchent de l’Europe mais ils ne peuvent  vraiment affecter que les pointes  du continent en raison de ce blocage, ce que l’on nomme les « Finisterre » européens, de la péninsule ibérique, de la Bretagne et de la Grande Bretagne.  Il faut aussi que cette dépression s’échappe, elle ne peut le faire par le sud , il lui reste à s’éloigner par le nord, soit les pointes de la Manche, Cotentin, caps de la Hève, et du Boulonnais en s’affaiblissant au fur et à mesure.

Parce qu’elle était la dernière, cette tempête a été la plus forte, car cette montée des anticyclones a occupé le terrain et  empêché ensuite qu’elle se reproduise dans les jours suivants.

Outre cette raison météorologique, un autre aspect explique l’arrêt de cette tempête sur les côtes et sa faiblesse à l’intérieur des terres. Un vent est toujours plus fort sur une masse maritime qu’un continent. Sur une surface marine les flux atmosphériques n’ont aucun obstacle à leur développement, c’est même eux qui impriment leur marque à la masse maritime par le biais de la houle ou des vagues. Parfois même ces derniers sont amplifiés par l’ampleur des masses océaniques ce qui explique certains phénomènes spectaculaires saisis par les médias. Au contraire, un continent présente ce que l’on nomme une rugosité qui freine d’autant les vents, qu’il s’agisse d’abord des reliefs, mais aussi à une échelle plus réduite, des forêts, des bâtiments ou autres qui dévient  les flux à proximité des sols. C’est d’ailleurs pour cette raison que les mesures de vents doivent être prises au sommet d’un mat de 10 mètres au-dessus du sol ou de 5 mètres au-dessus des obstacles les plus proches. Certains ouvrages annoncent que cet effet de la rugosité du continent sur les vents peut approcher environ un tiers !

Les deux phénomènes, l’atmosphérique et le géographique se sont coalisés pour accentuer la violence de la tempête sur les régions cotières qui pointent en avant de l’Europe  et lui empêcher la pénétration à l’intérieur du pays

Ce phénomène est d’ailleurs une caractéristique  générale des coups de vents de toute cette saison hivernale, déjà analysés par des chroniques antérieures.

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain  sur Radio Espérance .

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 17:28

Prévision du 22 au 25 février 2014

 

Un anticyclone s’installe derrière les Alpes et il dévie progressivement les perturbations et les précipitations

Les vents de sud sont de plus en plus présents au fil des jours en particulier lundi où ils seront  forts

Les précipitations pénètrent difficilement à l’intérieur  des sillons de la loire et de l’Allier et affectent soit la bordure océanique et ses montagnes (Sancy , haut Forez, Monts de la Madeleine et du Beaujolais) soit des remontées méditerranéennes dépassent le Mézenc jusqu’au Pilat.

Le passage à la neige se produit en altitude vers ou au-dessus de 1000m

La douceur pour la saison persiste, les gelées sont rares et limitées aux plateaux du cœur du Massif central, les maximums, positifs partout, atteignent ou parfois dépassent 10° dans les dépressions.

 

Samedi :

La perturbation contourne la région par le nord. Elle apporte d’abord de faibles précipitations sur les montagnes océaniques déjà citées puis terminent par le Pilat.

Les faibles  gelées  matinales ne concernent que les plateaux du cœur du Massif central . les maximums positifs partout,  dépassent légèrement 10° dans les dépressions.

 

Dimanche :

Pas de précipitations, l’anticyclone recouvre la région, ciel assez dégagé.

De faibles gelées sur les plateaux du cœur du Massif central sont suivies d’une hausse des maximums dans la journée en raison du soleil. Ils peuvent atteindre 15° dans les dépressions.

 

Lundi :

Un  vent de sud fort s’est installé dans la nuit et continue une grande partie de la journée

Quasiment pas de gelées sauf dans les secteurs à risques, les maximums restent doux pour la saison

Des masses nuageuses remontent de Méditerranée, elles apportent de la pluie jusqu’au  Mézenc, mais ne peuvent le dépasser jusqu’au Pilat qu’en fin de journée et dans la nuit suivante

 

Mardi :

Le vent de sud-ouest au nord d’une ligne Clermont-feurs , dévié par les axes du relief en direction de sud sur le reste de la région

Très peu de gelées sauf dans les secteurs à risques, la douceur des températures maximales persiste avec des niveaux semblables à la veille

La nouvelle perturbation arrive en fin de journée, elle apporte plus de précipitations que les précédentes et traverse la région dans la nuit suivante

 

Ce demi-hiver actuel semble encore s’attarder quelques jours : à confirmer

Gérard Staron

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