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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 13:02

Prévision du 22 au 25 avril 2014

 

Les anticyclones qui se sont séparés, l’un sur les Açores et l’autre sur la Scandinavie n’arrivent plus à faire leur jonction et à obstruer un couloir perturbé entre la dépression de l’Atlantique nord et celle du golfe de Gènes que nous recevons de plein fouet

Le beau temps est fini depuis le vendredi saint, les nuages seront très présents et le soleil rare

Les précipitations continuent leur retour  avec « l’aller » océanique arrosant les reliefs  de même influence , le Sancy, l’axe du haut Forez aux monts de la madeleine et ceux du haut Beaujolais et « le retour » de la Méditerranée  arrivant par le sud ou le nord-est avec de la pluie en priorité sur l’axe du Mézenc au Pilat avec extension au-delà. Ces cellules pluvieuses tournoient  sur la France ce qui ne facilite pas la localisation des pluies, mais l’est de notre région Yssingelais et Forez et son encadrement montagneux devrait être le secteur le plus arrosé.

Les températures évoluent peu, elles ont tendance à être assez douces le matin sans gelées même sur les plateaux , les maximums seront modérés par la discrétion du soleil , pas plus de 20° dans les dépressions les plus chaudes

 

Lundi

 Poursuite du temps pluvieux remontant du sud , après le bon arrosage de la nuit (7.5 mm à Montregard  43) , les averses deviennent de plus en plus rares et concernent surtout les reliefs dans l’après-midi qui sera un peu meilleure

Avec peu de soleil, les maximums ne dépassent pas 15° même dans les dépressions les plus chaudes

 

Mardi :

A partir de la mi-journée les averses reprennent, elles affectent surtout les reliefs océaniques en particulier ceux de l’ouest de la région , les bassins en particulier ceux internes du Massif central (le Puy) seront partiellement à l’abri.

Avec un peu plus de soleil, en particulier dans les bassins, et un léger flux de sud,  les maximums remontent un peu sans dépasser 18° dans les dépressions les plus chaudes et après une matinée fraîche sans gelées

 

Mercredi :

Petit intermède de courte durée dans les averses entre la fin des dernières averses de la perturbation de mardi sur le Roannais et leur reprise en fin de journée sur l’angle nord–est de la région au-delà de l’axe Mézenc  Monts du Forez avec un début de retour perturbé méditerranéen  en provenance de la même direction

Les températures continuent une légère hausse , matinées plus douces mêmes sur les plateaux et maximums proches de 20° dans les dépressions

 

Jeudi :

La nouvelle perturbation en provenance du nord –est  continue  de déposer  ses pluies sur la région  en privilégiant l’angle nord-est déjà cité et ses reliefs

Les températures amorcent une baisse dans la journée, minimums assez doux et maximums assez bas pour la saison

Retour du vent du nord  et de ses acolytes  burle sur les plateaux et mistral en vallée du Rhône

 

Vendredi

Une nouvelle réaction de la Méditerranée se précise avec de fortes pluies sur l’axe du Mézenc au Pilat  avec débordement  sur tout l’ensemble ligérien

Le vent du nord continue, avant de faiblir

La baisse des températures de la veille se confirme avec une matinée très fraîche sur les plateaux , sans gelées toutefois et  des maximums sans changements.

 

Le temps devrait continuer à être agité dans les jours suivants, à confirmer vendredi.

Gérard Staron

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 09:33

Prévision pour le week-end Pascal (18 au 21 avril 2014)

 

Le beau temps anticyclonique est terminé.

La prochaine descente de nord perturbé va maintenant nous affecter. Si le nord –est de la France en subira surtout ses effets, contrairement aux précédentes plus orientales sur l’Allemagne, elle arrivera jusqu’à nous et laissera trainer ensuite une goutte froide sur le nord de notre pays.

Le mauvais temps revient

Dès vendredi, les précipitations arrivent dans la seconde partie de la journée ensuite elles continueront de façon diverse. L’angle nord est de notre région avec le couloir de la Loire sera le plus affecté. Nos montagnes pourront blanchir à nouveau samedi matin

Les gelées de cette semaine étaient le signe annonciateur, elles se poursuivront de façon changeante selon les journées, mais avec bien moins d’ensoleillement, les températures maximales connaissent aussi une baisse sensible

Nous subissons un coup de vent du nord au début du week-end avec ses acolytes : burle sur les plateaux de la Haute Loire et mistral en vallée du Rhône.

 

Jeudi :

Dernière journée de beau temps ensoleillé avec des maximums qui approcheront 18° dans les dépressions

 

Vendredi :

Début de la dégradation

La descente de nord perturbée arrive à partir de la mi- journée

Ses précipitations assez faibles par rapport à ce qu’elles seront plus à l’est concernent surtout le sillon de la Loire, Roannais, Forez et Yssingelais et son encadrement montagneux.

Si les minimums remontent, sans gelées notoires sauf dans les cuvettes à risques, les maximums tout en restant convenables  amorcent une baisse et ne devraient pas dépasser 15° même dans les dépressions

Le vent du nord s’installe de plus en plus fort

 

Samedi :

Le mauvais temps s’installe avec les restent laissés par la perturbation de nord

-          Des nuages très présents sur tous les versants septentrionaux

-          Des averses qui passent à la neige sur les montagnes en début de matinée au-dessus de 1000m et concernent surtout l’angle nord-est de la région (Forez Roannais surtout)

-          Un refroidissement sensible marqué par le retour de petites gelées matinales sur les plateaux du massif central et par une chute sensible des maximums qui dépasseront à peine 10° dans les dépressions les plus basses

-          Le vent du nord continue mais commence à faiblir en fin de journée

 

Dimanche :

La journée commence par des gelées quasiment généralisées sévères sur les plateaux, elles débordent sur une partie des dépressions. Attention  aux arbres fruitiers et végétaux en fleurs en ce moment !

Les précipitations montrent une accalmie, même si enfin de journée des nuages remontant de méditerranée, attirés par la goutte froide du nord de la France,  apportent les premières pluies sur l’axe du Mézenc au Pilat

Avec un peu plus de soleil, les températures maximales remontent un peu (vers 15°dans les dépressions)

Vent faible plutôt de sud

 

Lundi :

Journée pluvieuse, les nuages remontant de méditerranée continuent d’envahir la région et de déposer des averses qui concernent surtout l’axe du Mézenc au Pilat avec débordement au nord en priorité sur l’axe de la Loire sous forme d’averses

Moins de gelées que la veille, limitées aux cuvettes à risques des plateaux du cœur du Massif central., les maximums restent au même niveau que la veille

Vent faible plutôt de sud.

 

La longue période anticyclonique que nous avons connu semble terminée ! À confirmer lundi

Désolé pour la mauvaise nouvelle

Gérard Staron  

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:03

Chronique N°972

La succession des temps que nous subissons depuis le début de cette année pose beaucoup de question à propos de leur répétition, leur combinaisons et de leurs changements sur des périodes de durée variables et souvent trop longues pour ceux qui subissent les calamités !

Pendant tout l’hiver, la France a subi la répétition de temps océaniques avec les passages successifs jusqu’au 5 mars de dépressions creusées en provenance de l’Atlantique centrées sur l’Islande et s’approchant vers l’Irlande pour nous atteindre, accompagnées de perturbations d’ouest, avec des variantes de sud-ouest et précédées de tempêtes qui se sont succédées à un rythme tel que l’on a pu évoquer à leur sujet l’hiver 1990 qui présentait déjà une multiplicité de coups de vents supérieurs à 100 et même 150 km/h

C’est la persistance de ces mêmes phénomènes sur les mêmes régions qui a durement affecté notre littoral pour les tempêtes avec les phénomènes d’érosion sur les falaises et les cordons dunaires et qui a provoqué les inondations des cours d’eau de Bretagne  en particulier sur la Laita, la Vilaine et son affluent l’Oust, la ville de Morlaix. Nos côtes ont reçu pour les plus importantes: DIRK du 23 au 25 décembre, ERICH du 27 au 28 décembre, PETRA les 4 et 5 février, QUMAIRA les 6 et 7 février, RUTH du 7 au 9 février, STEPHANIE les 9 et 10 février, TINI les 12 et 13 février, ULLA les 14 et 15 février, ANDREA le 28 février et CHRISTINE le 4 mars. Autant de nom qui ont soufflé chaque fois des vents supérieurs à 120 km /H C’est cette répétition qui a accumulé pendant tout l’hiver 995 mm à Guiscriff dans le Morbihan, 760 mm à Rostronen et 752 mm à Brest.

Et puis tout a changé le 5 mars les anticyclones ont repoussé la dernière tempête et les temps anticycloniques ont brutalement remplacé les dépressions et perturbations. Nous sommes passés en quelques heures d’un type à un autre de circulation atmosphérique tout aussi tenace.  La très grande stabilité de l’air liée à une origine subtropicale en altitude envoyé par les hautes pressions des Açores ou de Méditerranée surmontant un air plus frais d’origine russe ou d’Europe centrale a empêché pendant très longtemps les perturbations de s’insinuer dans cet ensemble. Quand les perturbations arrivent à enfoncer les anticyclones, elles ne viennent plus de l’ouest mais directement du nord pour rejoindre la dépression du golfe de Gènes depuis la mer du Nord. Les premières arrivent à s’insinuer le 15 et le 19  très affaiblie et frappent plus à l’est en Europe centrale. Il faut attendre le 23 pour être vraiment touché par ces descentes de nord avec des précipitations substantielles suivies de giboulées. Nous apprécions alors un beau temps ensoleillé pendant de longues journées brièvement interrompues par un mauvais suivi d’un fort rafraichissement, mais jusqu’à présent les hautes pressions et le beau temps se reconstituent très vite derrière.

Ainsi nous avons traversé la quasi-totalité de mars et le début d’avril jusqu’à cette semaine avec une persistance et une répétition tout aussi tenace des anticyclones que celle des temps océaniques antérieurs de l’hiver ! Après un hiver où les bretons et la France du nord ont eu la nausée du vent et de la pluie, mars a fourni une overdose de soleil avec un début de sécheresse très précoce. Le temps très agité de l’hiver a fait place à celui tellement calme de mars que les polluants , particules fines, bloquées au sol par l’inversion de température et latéralement par l’absence de vent ne pouvaient plus se disperser et se concentraient dans nos villes.

Pourtant ces derniers jours les signes d’un nouveau changement sont décelables. La perturbation qui a traversé la France lundi (7/04) en fin de journée a pris un caractère orageux que l’on ne retrouvait pas dans les précédentes et que personne n’avait prévu. Ceci  a donné plus d’intensité aux précipitations accompagnées d’éclairs et tonnerres encore timides. En fin de nuit j’ai recueilli 14.2 mm à Saint Etienne, la plus forte pluie depuis le 9 février sur 24 heures mais la plus violente au niveau horaire. A Rouen, les phénomènes électriques ont accompagné 10 mm tombés en 1 heure. La nouvelle cellule pluvieuse qui remonte de la péninsule ibérique jeudi soir présente aussi une dérive orageuse.elle a commencé à déborder au-delà des Pyrénées jeudi soir et elle montre déjà des signes de s’étendre plus loin vendredi, dès le matin dans le bassin Aquitain et jusqu’à dimanche soir des cellules orageuses se sont créés ici et là précédées du développement de cumulus !

Ce changement est moins brutal et massif que celui que la France a subi au début du mois de mars, il semble s’insinuer très progressivement dans notre temps mais il risque d’être aussi important.

 Cette dérive orageuse montre simplement une détérioration dans la stabilité de l’air des anticyclones qui maintenaient leur couvercle au-dessus de nos têtes. Depuis mars, le couvercle d’air chaud en altitude des hautes pressions subtropicales empêchaient celui au sol de s’élever en altitude. La formation de nuages était impossible ou très difficile, le ciel dégagé permettait un ensoleillement maximal du début à la fin de la journée. L’arrivée de ces orages montre qu’une faille a été mise en place dans ce mécanisme avec la création au sol d’une couche d’air chaud au sol qui ne demande qu’à s’élever en altitude dès que les hautes pressions montrent une faiblesse avec l’arrivée d’une perturbation moribonde.

Ceci signifie que les mécanismes du temps estival commencent à se mettre en place. Dans la saison chaude, l’ensoleillement provoque l’accumulation d’air chaud au sol, l’instabilité provoquée par sa faible densité l’incite à s’élever et à entrer en conflit avec le couvercle des hautes pressions située au-dessus .

Quand ce mécanisme se développe suffisamment, il en résulte des nuages bourgeonnants qui s’épaississent en altitude au fil des heures de la journée et quand ces derniers ont obtenu un développement suffisant, l’orage peut se déclencher. Ceux de lundi soir et ceux qui commencent à revenir jeudi et vendredi soir montrent que ce processus est en route et traduit un début de changement majeur du temps de nature estival !

Ceci montre que le développement de chaleur lié à l’ensoleillement devient suffisamment puissant pour secouer  la prééminence du couvercle anticyclonique. En mars et au début avril, la durée des jours assez limitée, l’angle d’arrivée des rayons du soleil encore modéré n’est pas encore suffisante pour apporter assez de chaleur et développer suffisamment la couche d’air instable située près du sol. Les premiers orages de cette semaine montrent que le rapport de force est en train d’évoluer. Sous l’effet de plus de chaleur émise par le soleil, des températures plus élevées incitent la couche instable à se développer.

Dans des études anciennes, j’ai pu constater que ce signe de l’entrée dans la saison chaude commençait souvent à se manifester dans la dernière décade d’avril, cette année, cette manifestation commence seulement avec une dizaine de jours d’avance.

Ce changement est bien moins spectaculaire et plus insidieux que celui intervenu au début mars, mais il traduit une évolution au moins aussi importante des mécanismes météorologiques qui nous font évoluer vers la saison chaude.

Les types de circulation atmosphérique comme celle océanique de notre hiver ou celle anticyclonique de mars ont tendance à se répéter pendant de longues périodes jusqu’au moment où un élément les fait évoluer de façon brutale ou insidieuse.

La chronique vaquera samedi prochain en raison des programmes spéciaux de la passion, nous nous retrouverons le 25 avril, Joyeuses Pâques par anticipation !

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:47

Prévision du 14 au 17 avril 2014

 

L’anticyclone vient se positionner de l’Irlande à la mer du Nord . Il dirige sur l’Europe un flux de nord  sensible surtout de l’Allemagne à l’Italie.

Les précipitations passeront plus à l’est  et ne devraient pas atteindre notre région

Nous en aurons cependant des effluves amoindries de ce temps septentrional avec

1)      Un vent du nord puis de nord-est sur le nord de la région dévié en nord par les axes du relief

2)      Des températures basses avec le retour de petites gelées qui pourraient s’avérer dangereuses au moment où les arbres fruitiers et les vignes sont en fleurs et des températures maximales modérées

3)      Toutefois un ensoleillement présent donnera encore une impression de beau temps

 

Dimanche :

Assez beau temps en dépit d’un vent du nord et d’un début de baisse des températures

Pas de précipitations

 

Lundi :

Pas de précipitations

Assez beau temps ensoleillé

Les températures commencent à baisser mais les minimums restent positifs et les maximums dépassent encore 15° dans les dépressions

Vent du nord fort

 

Mardi :

Pas de précipitations

La baisse des minimums provoque les premières gelées encore limitées aux plateaux du cœur du Massif central

Les températures maximales sont inchangées en raison de l’ensoleillement

Vent du nord

 

Mercredi :

Pas de précipitations

Le risque de gelées matinales est maximal surtout sur les plateaux , mais avec  un risque d’extension  aux dépressions en particulier les Limagnes

Les températures maximales sont en légère baisse

Le vent de nord-est fort au nord d’une ligne Feurs-Clermont-Ferrand, dévié par les reliefs en nord au sud en même temps qu’il faiblit

 

Jeudi :

Pas de précipitations

Avec la disparition du vent du nord, les températures remontent, le risque de gelées faiblit et reste limité aux plateaux , les températures maximales augmentent  nettement, au-dessus de 15° dans les dépressions

Ce printemps sec semble continuer , à verifier

Gérard Staron

 

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 20:26

Prévision spéciale Paris Roubaix

Demain se déroule la grande course du nord de la France qui emprunte les fameux secteurs pavés du Nord, dans la plaine de Flandre intérieure, zone basse argileuse où il s'agit souvent de chemins agricoles!

 

Il existe deux versions de la grande classique française cycliste du printemps, « la boueuse » quand la semaine précédente a subi de grosses pluies et que les flaques jalonnent les secteurs pavés et la poussiéreuse en l’absence de précipitations.

 

Début mars, la première version aurait été d’actualité, mais après un mois d’anticyclone, la seconde est maintenant vraissemblable! La dernière pluie importante date de lundi dernier avec 8 mm à Lille et mars a été très sec avec 28 mm encore à Lille. Comme il ne semble pas y avoir de pluie importante sur la course demain, au pire quelques gouttes liées à la bordure d’une perturbation en mer du Nord, la version poussiéreuse sera de rigueur !

 

Le ciel sera cependant encombré de nombreux nuages surtout à proximité de l’arrivée et les températures ne dépasseront pas 13 à 14°.

 

Le vent faible plutôt de nord–ouest sera défavorable dans la partie de l’épreuve qui concentre les secteurs pavés après Caudry , mais avec des rafales qui dépasseront peu 20 km/h son influence sur la course sera très limitée !

 

Gérard Staron

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:15

Prévision du 9 au 13 avril 2014

 

La dégradation pluvieuse annoncée pour ce mardi a été un peu en avance sur son calendrier. Elle a déposé 14.2 mm en fin de nuit à Saint Etienne et a été suivi d’un refroidissement sensible !

L’anticyclone reconstitue son influence à partir de  l’Atlantique nord mais sont air est moins  stable et sa protection sur notre région est imparfaite.

Si les perturbations de nord passent plus à l’est sur l’Europe centrale, des cellules pluvio-orageuses arriveront à s’infiltrer à partir de la Péninsule ibérique et devraient atteindre notre région dans la soirée de vendredi.

Le positionnement des hautes pressions implique une prédominance de flux de nord  surtout en début et enfin de période avec la burle et le mistral associés

Cette influence détermine l’évolution des températures  avec des rafraichissements sensibles quand les flux de nord prédominent et des remontées sensibles quand ils s’atténuent !

 

Mercredi :

Pas de précipitation retour des hautes pressions

Le vent du nord et le ciel dégagé permettent quelques gelées matinales sur les plateaux du cœur du Massif central, mais le retour de l’ensoleillement provoque une première remontée des températures maximales qui dépassent 15° dans les dépressions

 

Jeudi

Pas de précipitations

La disparition progressive du vent du nord et l’ensoleillement permettent une remontée des températures, pas de gelées matinales et des maximums qui atteignent 20° dans les dépressions

 

Vendredi :

Après une certaine douceur matinales, une cellule pluvio-orageuse remontant du sud-ouest atteint la région dans la seconde partie de la journée. Elle apporte des précipitations importantes en soirée dans les secteurs autour du Pilat

Les maximums commencent un début de baisse, l’arrivée des nuages limitant l’action du soleil

 

Samedi

Après la fin des précipitations, la région subit un refroidissement marqué avec un retour du vent du nord  et une baisse marquée des températures maximales

 

Dimanche

Le beau temps amorce sa reconstitution :

Pas de précipitations

Moins de vent du nord

La baisse des températures minimales est compensée par une hausse des maximums avec le retour de l’ensoleillement.

 

Ces jours ont vu le début des tendances orageuses, ceci pourrait s’accentuer dans les jours suivantsà confirmer

Gérard Staron

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 14:13

Chronique N°971 (Radio Espérance 5/04/2014 Gérard Staron)

Vous connaissez le lien que j’ai pu établir entre la situation météorologique et les résultats d’une élection avec l’analyse des cartes météorologiques du jour fatidique. Ceci a fait l’objet de nombreuses chroniques sur cette antenne et a été repris dans le chapitre « climat électoral » de mon livre de 2003 «  le ciel tomberait-il sur nos têtes » aux éditions ALEAS.

J’écrivais après 25 pages d’analyse «  les conclusions sont claires et répétitives. En France, en Allemagne, et dans d’autres pays de l’Union Européenne, le temps du jour de l’élection a une influence directe sur le résultat de ces dernières. Les temps perturbés, en particulier ceux de sud en France, correspondent à des victoires de la gauche ou de partis sociaux-démocrates ou socialistes. Les temps anticycloniques favorisent les partis de droite ou chrétiens démocrates ». Depuis 2003, je n’ai cessé de vérifier ces analyses à propos des élections législatives ou présidentielles. Cette correspondance a eu lieu en 2007 en France puis en sens inverse en 2012, mais aussi lors des dernières élections générales en Allemagne et dans d’autres pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal !

Les dernières élections municipales en France des 23 et 30 mars 2014 permettent d’analyser cette question sous des angles nouveaux !

D’abord il s’agit d’élections locales où les conditions du scrutin sont habituellement variables d’une commune à une autre, ce qui est plus difficile à analyser que des législatives ou présidentielles qui ont fait l’objet de nos analyses antérieures

Ensuite l’influence de la météorologie sur les résultats des élections, temps anticycloniques favorables à la droite et temps perturbés surtout de sud à la gauche, a été mis en évidence sur des scrutins où l’écart entre les deux blocs politiques est faible, la particularité du dernier scrutin correspond à un basculement massif de l’électorat depuis 2012. Il est difficile de trouver dans l’histoire un tel bouleversement électoral sur une durée aussi faible si l’on exclut ceux qui ont suivi des épisodes violents de l’histoire. Par exemple lors la révolution de 1848-1849 les français élisent d’abord des républicains, puis portent à la présidence Louis napoléon Bonaparte puis à l’assemblée le parti de l’ordre royaliste. Après la défaire de la guerre de 1870, le déferlement royaliste de 1871 laisse la place aux républicains en 1876. Après la guerre de 1914-18, il y a la chambre bleue horizon de 1919. Plus récemment la vague gaulliste de 1958,  le déferlement socialiste des législatives de 1981 ou celui de droite de 1993 sont les principaux basculements massifs. Nous avons montré que la météorologie est capable  d’avoir une grosse influence sur un scrutin serré, quel est son rôle quand il s’agit d’un mouvement de fond de l’électorat comme dimanche dernier ?

Enfin l’analyse est d’autant plus intéressante que le temps des deux dimanches de mars dernier est totalement différent

Pour le premier tour du 23 mars, après le passage d’une perturbation de nord-ouest la veille, la France connait un violent flux de nord accompagné de giboulées de neige à partir de 700 ou 800 m sur les massifs montagneux de l’est de la France mais aussi d’un refroidissement très marqué des températures. Notre pays est sous l’influence d’un axe dépressionnaire  méridien de la Scandinavie au golfe de Gènes qui nous amène un air en provenance directe des hautes latitudes accompagné par un vent du nord assez fort. Même si cette situation ne correspond pas complètement aux dimanches qui ont connu des victoires de la gauche, comme en 1981, 1988 ou 1997 et 2012,   le mauvais temps était plus provoqué par une remontée de sud  que par une descente de nord, elle s’en approche partiellement par la présence d’une situation dépressionnaire avec fraicheur précipitations et couverture nuageuse  !

Pour le second tour du 30 mars,  au contraire, la situation est nettement anticyclonique. Les hautes pressions qui se sont installées au cours de la semaine sont doubles. Au sol il s’agit d’une langue qui s’étire du Groenland aux Balkans avec les pressions plus élevées sur l’est de notre pays. En altitude les anticyclones méditerranéens ont remonté par-dessus et sont centrés sur l’Italie. Les perturbations océaniques font antichambre à proximité des côtes atlantiques et ne déposent quelques pluies que sur ces dernières, les remontées pluvieuses de Méditerranée qui arrivent à s’inflitrer sur le bassin Aquitain apportent plus de nuages que de précipitations. Le soleil domine sur une grande partie du pays surtout à l’est et perce en fin de journée ailleurs comme sur la région stéphanoise. Les températures sont plus élevées que le dimanche précédent Quand à 13 heures, il faisait 12° à Paris, et 13 ° à Marseille le 23 mars, on trouve respectivement une semaine après 18 et 20°, le dimanche 30 mars à la même heure. Cette situation atmosphérique ressemble étrangement à celle des dimanches d’une grande partie des victoires électorales de la droite. Celles les plus proches avec quelques différences sont celles de mars 1993 (législatives) ou d’avril 2002 (présidentielles) !

Quelles conclusions tirer de ces remarques et de leurs comparaisons avec les résultats des dernières municipales ?

Au niveau de la participation électorale, le temps perturbé frais et pluvieux du 23 mars n’est pas favorable à une participation élevée. Le fait a été observé antérieurement comme lors des présidentielles très pluvieuses de 1981 et 1988. Par contre il est difficile de comparer la  participation du second tour du 30 mars avec celle du 23 mars ou celle des municipales antérieures car les conditions du scrutin ont changé. L’extension du scrutin de liste aux communes de 1000 habitants a eu pour conséquence d’élire une très grande proportion de conseils municipaux au premier tour. Très peu de communes rurales votaient au second tour, or la participation y est toujours beaucoup plus forte pour ce genre d’élections. Ce sont les villes où l’abstention est très forte qui votaient à nouveau le 30 mars et quand on analyse les cas séparément on constate très souvent une hausse de la participation.

Au niveau du résultat, la tendance constatée le 23 mars a été très largement amplifiée le 30 mars en dépit d’un nombre très important de triangulaires. De nombreuses villes qui ont basculé de gauche à droite comme limoges, Reims, Tours, ou Toulouse et d’autres n’auraient pas dû le faire si le second tour avait été la seule continuité du premier. Une participation nouvelle, correspondant soit à l’arrivée de nouveaux électeurs, soit à un changement de votants, s’est produit entre les deux tours. C’est à ce niveau que le changement de situation météorologique entre les deux dimanche a eu un impact clair sur l’élection.

A titre d’exemple, le cas de saint Etienne est très net. Si l’on prend en compte les seuls reports mathématiques de voix du premier tour, le maire sortant de gauche avait de grandes chances de garder la ville dans une élection très serrée qui se jouait vers 20000 voix et 40% des exprimés, or une augmentation de participation de 5000 électeurs a modifié totalement le résultat et profité presque intégralement au candidat de droite  qui a remporté la mairie avec un écart de 4000 voix (7%). Le changement de temps météorologique entre les deux dimanche a incité un certain nombre d’électeurs à se déplacer le 30 et à amplifier considérablement la tendance du dimanche précédent.

Ces élections municipales montrent que l’impact du temps du jour de l’élection peut jouer jusqu’à 5% environ du corps électoral selon les analyses faites sur de nombreuses villes !

Quand j’ai publié mon livre de 2003, j’ai subi beaucoup de critiques de mettre en évidence ce rôle de la météorologie sur les élections, aujourd’hui c’est un paramètre que personne n’ignore, même si beaucoup n’osent pas encore une analyse aussi fine !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain et vous souhaite « bonne semaine »

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 13:04

Prévision du 5 au 8 avril 2014

 

A la fin de l’épisode pluvieux en cours, l’anticyclone revient de façon fragile et provisoire !

Les précipitations se raréfient puis disparaissent dans les dépressions du cœur du Massif central. Les hautes pressions ne sont passez fortes pour empêcher les perturbations  d’apporter des pluies sur les secteurs océaniques en particulier les reliefs, le Sancy, l’axe des Monts du Forez à ceux de la Madeleine et celui du Pilat au haut Beaujolais

Le vent du nord fort au début s’atténue puis disparait avant de laisser la place au retour de flux de sud modéré

Les précipitations subissent un coup de fraicheur mais remontent en début de semaine prochaine

 

Vendredi :

La prévision antérieure est confirmée, précipitations, baisse des maximums, puis retour du vent du nord

 

Samedi

Les pluies disparaissent après les dernières gouttes sur l’axe du Pilat au haut Beaujolais, mais elles laissent une forte nébulosité sur toutes les faces nord  de la région

Le vent du nord sévit avec ses acolytes, la burle sur les plateaux du Massif central, le mistral en vallée du Rhône

Le rafraichissement des températures est confirmé, minimums à peine positifs sur les plateaux  et en dessous de 10° plus bas, maximums vers 15° dans les dépressions, en dessous au-dessus !

 

Dimanche

Pas de précipitations dans les dépressions, quelques gouttes sont possibles avec réserves sur les reliefs océaniques cités ci-dessus

Si les températures minimales sont aussi fraîches que la veille, les maximums amorcent une amélioration (environ 18° dans les dépressions les plus externes au massif)

Le vent du nord faiblit en cours de journée

 

Lundi :

Retour du beau temps

Pas de précipitations et plus de soleil dans l’anticyclone

Les vents faibles inversent leur direction, arrivée de celle de sud

Si les minimums restent frais, les maximums continuent leur hausse avec un petit coup de chaleur dans les sillons de la Loire et de l’Allier ( plus de 20°)

 

Mardi :

Amorce d’une nouvelle dégradation, assez beau quand même

Les températures restent élevées avec des minimums en hausse et des maximums sans changements par rapport à la veille

Les vents sont faibles plutôt de sud avant le retour de celui du nord dans la nuit suivante

La nouvelle perturbation arrive dans la seconde partie de la journée, ses pluies affectent surtout la bordure nord des Combrailles au Roannais et surtout les reliefs océaniques déjà cités dans l’introduction. Les dépressions internes du Massif central, surtout celui du Puy devraient rester à l’abri !

 

L’anticyclone de devrait pas résister aux perturbations suivantes (à confirmer mardi)

Gérard Staron

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 21:11

Observations de Saint Etienne (500m) : mars   2014

Températures minimales et maximales quotidiennes (Hobo dans abri à coupelles)

Les archives de la station depuis l’origine (2006) sont consultables

 sur  http://mgsb.perso.sfr.fr  à la suite de celles de Montregard, accessible aussi en cliquant sur « site » dans les liens placés sur la barre à droite.

 

date

min

max

P

1-mars-14

2,0

7,6

2-mars-14

0,5

8,5

1,5

3-mars-14

2,9

11,0

0,2

4-mars-14

2,0

5,7

5-mars-14

0,6

10,8

6-mars-14

0,5

11,7

7-mars-14

-0,8

13,0

8-mars-14

1,3

15,5

9-mars-14

0,7

18,5

10-mars-14

2,9

16,4

11-mars-14

3,3

12,6

12-mars-14

1,7

17,6

13-mars-14

3,1

17,2

14-mars-14

4,6

17,6

15-mars-14

4,5

15,0

16-mars-14

5,9

17,8

17-mars-14

4,6

19,7

18-mars-14

4,4

23,1

19-mars-14

7,5

16,2

20-mars-14

3,0

21,8

21-mars-14

10,6

17,6

8,8

22-mars-14

6,3

13,9

1

23-mars-14

1,9

8,3

2,5

24-mars-14

1,6

8,7

25-mars-14

2,9

8,7

3,8

26-mars-14

3,6

8,6

27-mars-14

-1,1

11,6

28-mars-14

-0,7

16,9

29-mars-14

5,6

16,4

30-mars-14

9,8

15,2

31-mars-14

4,8

19,7

moyenne

3,2

14,3

17,8

 

Ce mois de mars est à la fois le plus sec depuis 2006 dans le premier trimestre de l’année le plus arrosé

C’est aussi l’un des plus doux derrière celui de 2012, mais son nombre de jours de gel  est aussi important que celui de février

Avec 23.1° le 18 est la journée de mars la plus chaude depuis 2006 !

L’écart entre la température approchée (mini+ maxi/2) et celle vraie ( toutes mesures) est aussi important : 0.7°

Un mois paradoxal !

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 11:34

Prévision du 1er au 4 avril 2014

 

Les anticyclones subissent les attaques d’une dépression centrée sur l’Atlantique au large du Portugal et de ses perturbations. Les hautes pressions viennent se réfugier au-delà des Alpes.

Un épisode pluvieux méditerranéen arrive. A cette période de l’année son intensité est limitée et notre région n’est pas la plus arrosée mais il est toujours difficile de préciser l’extension des pluies au-delà de la barrière montagneuse du Massif central : Sancy  Cantal, Aubrac , Mézenc et Pilat.

Un flux de sud précède son arrivée et le vent de même direction forcit jusqu’aux pluies, après il  bascule au nord !

Les températures montent, pas de gelées et une petite douceur matinale, des maximums souvent au-dessus de 20° dans les dépressions avant le refroidissement qui suit l’épisode pluvieux

 

Lundi :

Prévision antérieure confirmée

Encore beau temps anticyclonique, maximums vers 20° dans les dépressions,

Globalement pas de précipitations, mais risque de quelques averses sur le Sancy,  le Mézenc ou montagnes remontant du sud

Vent du sud

 

Mardi :

Le vent du sud forcit

Les températures montent avec l’absence de gelées matinales, et un coup de chaleur dans les sillons de la Loire et l’Allier (maximums de l’ordre de 20° dans les dépressions)

Pas de précipitations dans les dépressions, les premières remontées pluvieuses du sud  viennent buter sur la ceinture montagneuse du Massif central.

 

Mercredi :

Le vent du sud forcit encore

Les remontées d’averses en provenance de Méditerranée devraient buter sur l’axe du Mézenc au Pilat et ne pas pénétrer dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier

Températures semblables à la veille , pas de gelées matinales, maximums élevées

 

Jeudi :

Journée de l’épisode pluvieux méditerranéen.  Les fortes précipitations concernent l’axe du Mézenc au Pilat mais l’importance de leur pénétration au-delà vers le nord est difficile à préciser.

Le vent du sud continue jusqu’aux pluies

Températures minimales assez douces, mais les maximums commencent à baisser

 

Vendredi :

Les précipitations se poursuivent avec un retour par le nord et le nord-est qui concerne en priorité la face nord de la région.

Le vent du sud laisse la place à celui du nord avec ses acolytes la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône

Si les températures minimales restent assez douces, le thermomètre ne monte pas dans la journée

 

L’alternance méridienne du temps entre sud et nord risque de continuer : à confirmer

Gérard Staron

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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195