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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 09:33

Prévision pour le week-end Pascal (18 au 21 avril 2014)

 

Le beau temps anticyclonique est terminé.

La prochaine descente de nord perturbé va maintenant nous affecter. Si le nord –est de la France en subira surtout ses effets, contrairement aux précédentes plus orientales sur l’Allemagne, elle arrivera jusqu’à nous et laissera trainer ensuite une goutte froide sur le nord de notre pays.

Le mauvais temps revient

Dès vendredi, les précipitations arrivent dans la seconde partie de la journée ensuite elles continueront de façon diverse. L’angle nord est de notre région avec le couloir de la Loire sera le plus affecté. Nos montagnes pourront blanchir à nouveau samedi matin

Les gelées de cette semaine étaient le signe annonciateur, elles se poursuivront de façon changeante selon les journées, mais avec bien moins d’ensoleillement, les températures maximales connaissent aussi une baisse sensible

Nous subissons un coup de vent du nord au début du week-end avec ses acolytes : burle sur les plateaux de la Haute Loire et mistral en vallée du Rhône.

 

Jeudi :

Dernière journée de beau temps ensoleillé avec des maximums qui approcheront 18° dans les dépressions

 

Vendredi :

Début de la dégradation

La descente de nord perturbée arrive à partir de la mi- journée

Ses précipitations assez faibles par rapport à ce qu’elles seront plus à l’est concernent surtout le sillon de la Loire, Roannais, Forez et Yssingelais et son encadrement montagneux.

Si les minimums remontent, sans gelées notoires sauf dans les cuvettes à risques, les maximums tout en restant convenables  amorcent une baisse et ne devraient pas dépasser 15° même dans les dépressions

Le vent du nord s’installe de plus en plus fort

 

Samedi :

Le mauvais temps s’installe avec les restent laissés par la perturbation de nord

-          Des nuages très présents sur tous les versants septentrionaux

-          Des averses qui passent à la neige sur les montagnes en début de matinée au-dessus de 1000m et concernent surtout l’angle nord-est de la région (Forez Roannais surtout)

-          Un refroidissement sensible marqué par le retour de petites gelées matinales sur les plateaux du massif central et par une chute sensible des maximums qui dépasseront à peine 10° dans les dépressions les plus basses

-          Le vent du nord continue mais commence à faiblir en fin de journée

 

Dimanche :

La journée commence par des gelées quasiment généralisées sévères sur les plateaux, elles débordent sur une partie des dépressions. Attention  aux arbres fruitiers et végétaux en fleurs en ce moment !

Les précipitations montrent une accalmie, même si enfin de journée des nuages remontant de méditerranée, attirés par la goutte froide du nord de la France,  apportent les premières pluies sur l’axe du Mézenc au Pilat

Avec un peu plus de soleil, les températures maximales remontent un peu (vers 15°dans les dépressions)

Vent faible plutôt de sud

 

Lundi :

Journée pluvieuse, les nuages remontant de méditerranée continuent d’envahir la région et de déposer des averses qui concernent surtout l’axe du Mézenc au Pilat avec débordement au nord en priorité sur l’axe de la Loire sous forme d’averses

Moins de gelées que la veille, limitées aux cuvettes à risques des plateaux du cœur du Massif central., les maximums restent au même niveau que la veille

Vent faible plutôt de sud.

 

La longue période anticyclonique que nous avons connu semble terminée ! À confirmer lundi

Désolé pour la mauvaise nouvelle

Gérard Staron  

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:03

Chronique N°972

La succession des temps que nous subissons depuis le début de cette année pose beaucoup de question à propos de leur répétition, leur combinaisons et de leurs changements sur des périodes de durée variables et souvent trop longues pour ceux qui subissent les calamités !

Pendant tout l’hiver, la France a subi la répétition de temps océaniques avec les passages successifs jusqu’au 5 mars de dépressions creusées en provenance de l’Atlantique centrées sur l’Islande et s’approchant vers l’Irlande pour nous atteindre, accompagnées de perturbations d’ouest, avec des variantes de sud-ouest et précédées de tempêtes qui se sont succédées à un rythme tel que l’on a pu évoquer à leur sujet l’hiver 1990 qui présentait déjà une multiplicité de coups de vents supérieurs à 100 et même 150 km/h

C’est la persistance de ces mêmes phénomènes sur les mêmes régions qui a durement affecté notre littoral pour les tempêtes avec les phénomènes d’érosion sur les falaises et les cordons dunaires et qui a provoqué les inondations des cours d’eau de Bretagne  en particulier sur la Laita, la Vilaine et son affluent l’Oust, la ville de Morlaix. Nos côtes ont reçu pour les plus importantes: DIRK du 23 au 25 décembre, ERICH du 27 au 28 décembre, PETRA les 4 et 5 février, QUMAIRA les 6 et 7 février, RUTH du 7 au 9 février, STEPHANIE les 9 et 10 février, TINI les 12 et 13 février, ULLA les 14 et 15 février, ANDREA le 28 février et CHRISTINE le 4 mars. Autant de nom qui ont soufflé chaque fois des vents supérieurs à 120 km /H C’est cette répétition qui a accumulé pendant tout l’hiver 995 mm à Guiscriff dans le Morbihan, 760 mm à Rostronen et 752 mm à Brest.

Et puis tout a changé le 5 mars les anticyclones ont repoussé la dernière tempête et les temps anticycloniques ont brutalement remplacé les dépressions et perturbations. Nous sommes passés en quelques heures d’un type à un autre de circulation atmosphérique tout aussi tenace.  La très grande stabilité de l’air liée à une origine subtropicale en altitude envoyé par les hautes pressions des Açores ou de Méditerranée surmontant un air plus frais d’origine russe ou d’Europe centrale a empêché pendant très longtemps les perturbations de s’insinuer dans cet ensemble. Quand les perturbations arrivent à enfoncer les anticyclones, elles ne viennent plus de l’ouest mais directement du nord pour rejoindre la dépression du golfe de Gènes depuis la mer du Nord. Les premières arrivent à s’insinuer le 15 et le 19  très affaiblie et frappent plus à l’est en Europe centrale. Il faut attendre le 23 pour être vraiment touché par ces descentes de nord avec des précipitations substantielles suivies de giboulées. Nous apprécions alors un beau temps ensoleillé pendant de longues journées brièvement interrompues par un mauvais suivi d’un fort rafraichissement, mais jusqu’à présent les hautes pressions et le beau temps se reconstituent très vite derrière.

Ainsi nous avons traversé la quasi-totalité de mars et le début d’avril jusqu’à cette semaine avec une persistance et une répétition tout aussi tenace des anticyclones que celle des temps océaniques antérieurs de l’hiver ! Après un hiver où les bretons et la France du nord ont eu la nausée du vent et de la pluie, mars a fourni une overdose de soleil avec un début de sécheresse très précoce. Le temps très agité de l’hiver a fait place à celui tellement calme de mars que les polluants , particules fines, bloquées au sol par l’inversion de température et latéralement par l’absence de vent ne pouvaient plus se disperser et se concentraient dans nos villes.

Pourtant ces derniers jours les signes d’un nouveau changement sont décelables. La perturbation qui a traversé la France lundi (7/04) en fin de journée a pris un caractère orageux que l’on ne retrouvait pas dans les précédentes et que personne n’avait prévu. Ceci  a donné plus d’intensité aux précipitations accompagnées d’éclairs et tonnerres encore timides. En fin de nuit j’ai recueilli 14.2 mm à Saint Etienne, la plus forte pluie depuis le 9 février sur 24 heures mais la plus violente au niveau horaire. A Rouen, les phénomènes électriques ont accompagné 10 mm tombés en 1 heure. La nouvelle cellule pluvieuse qui remonte de la péninsule ibérique jeudi soir présente aussi une dérive orageuse.elle a commencé à déborder au-delà des Pyrénées jeudi soir et elle montre déjà des signes de s’étendre plus loin vendredi, dès le matin dans le bassin Aquitain et jusqu’à dimanche soir des cellules orageuses se sont créés ici et là précédées du développement de cumulus !

Ce changement est moins brutal et massif que celui que la France a subi au début du mois de mars, il semble s’insinuer très progressivement dans notre temps mais il risque d’être aussi important.

 Cette dérive orageuse montre simplement une détérioration dans la stabilité de l’air des anticyclones qui maintenaient leur couvercle au-dessus de nos têtes. Depuis mars, le couvercle d’air chaud en altitude des hautes pressions subtropicales empêchaient celui au sol de s’élever en altitude. La formation de nuages était impossible ou très difficile, le ciel dégagé permettait un ensoleillement maximal du début à la fin de la journée. L’arrivée de ces orages montre qu’une faille a été mise en place dans ce mécanisme avec la création au sol d’une couche d’air chaud au sol qui ne demande qu’à s’élever en altitude dès que les hautes pressions montrent une faiblesse avec l’arrivée d’une perturbation moribonde.

Ceci signifie que les mécanismes du temps estival commencent à se mettre en place. Dans la saison chaude, l’ensoleillement provoque l’accumulation d’air chaud au sol, l’instabilité provoquée par sa faible densité l’incite à s’élever et à entrer en conflit avec le couvercle des hautes pressions située au-dessus .

Quand ce mécanisme se développe suffisamment, il en résulte des nuages bourgeonnants qui s’épaississent en altitude au fil des heures de la journée et quand ces derniers ont obtenu un développement suffisant, l’orage peut se déclencher. Ceux de lundi soir et ceux qui commencent à revenir jeudi et vendredi soir montrent que ce processus est en route et traduit un début de changement majeur du temps de nature estival !

Ceci montre que le développement de chaleur lié à l’ensoleillement devient suffisamment puissant pour secouer  la prééminence du couvercle anticyclonique. En mars et au début avril, la durée des jours assez limitée, l’angle d’arrivée des rayons du soleil encore modéré n’est pas encore suffisante pour apporter assez de chaleur et développer suffisamment la couche d’air instable située près du sol. Les premiers orages de cette semaine montrent que le rapport de force est en train d’évoluer. Sous l’effet de plus de chaleur émise par le soleil, des températures plus élevées incitent la couche instable à se développer.

Dans des études anciennes, j’ai pu constater que ce signe de l’entrée dans la saison chaude commençait souvent à se manifester dans la dernière décade d’avril, cette année, cette manifestation commence seulement avec une dizaine de jours d’avance.

Ce changement est bien moins spectaculaire et plus insidieux que celui intervenu au début mars, mais il traduit une évolution au moins aussi importante des mécanismes météorologiques qui nous font évoluer vers la saison chaude.

Les types de circulation atmosphérique comme celle océanique de notre hiver ou celle anticyclonique de mars ont tendance à se répéter pendant de longues périodes jusqu’au moment où un élément les fait évoluer de façon brutale ou insidieuse.

La chronique vaquera samedi prochain en raison des programmes spéciaux de la passion, nous nous retrouverons le 25 avril, Joyeuses Pâques par anticipation !

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:47

Prévision du 14 au 17 avril 2014

 

L’anticyclone vient se positionner de l’Irlande à la mer du Nord . Il dirige sur l’Europe un flux de nord  sensible surtout de l’Allemagne à l’Italie.

Les précipitations passeront plus à l’est  et ne devraient pas atteindre notre région

Nous en aurons cependant des effluves amoindries de ce temps septentrional avec

1)      Un vent du nord puis de nord-est sur le nord de la région dévié en nord par les axes du relief

2)      Des températures basses avec le retour de petites gelées qui pourraient s’avérer dangereuses au moment où les arbres fruitiers et les vignes sont en fleurs et des températures maximales modérées

3)      Toutefois un ensoleillement présent donnera encore une impression de beau temps

 

Dimanche :

Assez beau temps en dépit d’un vent du nord et d’un début de baisse des températures

Pas de précipitations

 

Lundi :

Pas de précipitations

Assez beau temps ensoleillé

Les températures commencent à baisser mais les minimums restent positifs et les maximums dépassent encore 15° dans les dépressions

Vent du nord fort

 

Mardi :

Pas de précipitations

La baisse des minimums provoque les premières gelées encore limitées aux plateaux du cœur du Massif central

Les températures maximales sont inchangées en raison de l’ensoleillement

Vent du nord

 

Mercredi :

Pas de précipitations

Le risque de gelées matinales est maximal surtout sur les plateaux , mais avec  un risque d’extension  aux dépressions en particulier les Limagnes

Les températures maximales sont en légère baisse

Le vent de nord-est fort au nord d’une ligne Feurs-Clermont-Ferrand, dévié par les reliefs en nord au sud en même temps qu’il faiblit

 

Jeudi :

Pas de précipitations

Avec la disparition du vent du nord, les températures remontent, le risque de gelées faiblit et reste limité aux plateaux , les températures maximales augmentent  nettement, au-dessus de 15° dans les dépressions

Ce printemps sec semble continuer , à verifier

Gérard Staron

 

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 20:26

Prévision spéciale Paris Roubaix

Demain se déroule la grande course du nord de la France qui emprunte les fameux secteurs pavés du Nord, dans la plaine de Flandre intérieure, zone basse argileuse où il s'agit souvent de chemins agricoles!

 

Il existe deux versions de la grande classique française cycliste du printemps, « la boueuse » quand la semaine précédente a subi de grosses pluies et que les flaques jalonnent les secteurs pavés et la poussiéreuse en l’absence de précipitations.

 

Début mars, la première version aurait été d’actualité, mais après un mois d’anticyclone, la seconde est maintenant vraissemblable! La dernière pluie importante date de lundi dernier avec 8 mm à Lille et mars a été très sec avec 28 mm encore à Lille. Comme il ne semble pas y avoir de pluie importante sur la course demain, au pire quelques gouttes liées à la bordure d’une perturbation en mer du Nord, la version poussiéreuse sera de rigueur !

 

Le ciel sera cependant encombré de nombreux nuages surtout à proximité de l’arrivée et les températures ne dépasseront pas 13 à 14°.

 

Le vent faible plutôt de nord–ouest sera défavorable dans la partie de l’épreuve qui concentre les secteurs pavés après Caudry , mais avec des rafales qui dépasseront peu 20 km/h son influence sur la course sera très limitée !

 

Gérard Staron

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:15

Prévision du 9 au 13 avril 2014

 

La dégradation pluvieuse annoncée pour ce mardi a été un peu en avance sur son calendrier. Elle a déposé 14.2 mm en fin de nuit à Saint Etienne et a été suivi d’un refroidissement sensible !

L’anticyclone reconstitue son influence à partir de  l’Atlantique nord mais sont air est moins  stable et sa protection sur notre région est imparfaite.

Si les perturbations de nord passent plus à l’est sur l’Europe centrale, des cellules pluvio-orageuses arriveront à s’infiltrer à partir de la Péninsule ibérique et devraient atteindre notre région dans la soirée de vendredi.

Le positionnement des hautes pressions implique une prédominance de flux de nord  surtout en début et enfin de période avec la burle et le mistral associés

Cette influence détermine l’évolution des températures  avec des rafraichissements sensibles quand les flux de nord prédominent et des remontées sensibles quand ils s’atténuent !

 

Mercredi :

Pas de précipitation retour des hautes pressions

Le vent du nord et le ciel dégagé permettent quelques gelées matinales sur les plateaux du cœur du Massif central, mais le retour de l’ensoleillement provoque une première remontée des températures maximales qui dépassent 15° dans les dépressions

 

Jeudi

Pas de précipitations

La disparition progressive du vent du nord et l’ensoleillement permettent une remontée des températures, pas de gelées matinales et des maximums qui atteignent 20° dans les dépressions

 

Vendredi :

Après une certaine douceur matinales, une cellule pluvio-orageuse remontant du sud-ouest atteint la région dans la seconde partie de la journée. Elle apporte des précipitations importantes en soirée dans les secteurs autour du Pilat

Les maximums commencent un début de baisse, l’arrivée des nuages limitant l’action du soleil

 

Samedi

Après la fin des précipitations, la région subit un refroidissement marqué avec un retour du vent du nord  et une baisse marquée des températures maximales

 

Dimanche

Le beau temps amorce sa reconstitution :

Pas de précipitations

Moins de vent du nord

La baisse des températures minimales est compensée par une hausse des maximums avec le retour de l’ensoleillement.

 

Ces jours ont vu le début des tendances orageuses, ceci pourrait s’accentuer dans les jours suivantsà confirmer

Gérard Staron

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 14:13

Chronique N°971 (Radio Espérance 5/04/2014 Gérard Staron)

Vous connaissez le lien que j’ai pu établir entre la situation météorologique et les résultats d’une élection avec l’analyse des cartes météorologiques du jour fatidique. Ceci a fait l’objet de nombreuses chroniques sur cette antenne et a été repris dans le chapitre « climat électoral » de mon livre de 2003 «  le ciel tomberait-il sur nos têtes » aux éditions ALEAS.

J’écrivais après 25 pages d’analyse «  les conclusions sont claires et répétitives. En France, en Allemagne, et dans d’autres pays de l’Union Européenne, le temps du jour de l’élection a une influence directe sur le résultat de ces dernières. Les temps perturbés, en particulier ceux de sud en France, correspondent à des victoires de la gauche ou de partis sociaux-démocrates ou socialistes. Les temps anticycloniques favorisent les partis de droite ou chrétiens démocrates ». Depuis 2003, je n’ai cessé de vérifier ces analyses à propos des élections législatives ou présidentielles. Cette correspondance a eu lieu en 2007 en France puis en sens inverse en 2012, mais aussi lors des dernières élections générales en Allemagne et dans d’autres pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal !

Les dernières élections municipales en France des 23 et 30 mars 2014 permettent d’analyser cette question sous des angles nouveaux !

D’abord il s’agit d’élections locales où les conditions du scrutin sont habituellement variables d’une commune à une autre, ce qui est plus difficile à analyser que des législatives ou présidentielles qui ont fait l’objet de nos analyses antérieures

Ensuite l’influence de la météorologie sur les résultats des élections, temps anticycloniques favorables à la droite et temps perturbés surtout de sud à la gauche, a été mis en évidence sur des scrutins où l’écart entre les deux blocs politiques est faible, la particularité du dernier scrutin correspond à un basculement massif de l’électorat depuis 2012. Il est difficile de trouver dans l’histoire un tel bouleversement électoral sur une durée aussi faible si l’on exclut ceux qui ont suivi des épisodes violents de l’histoire. Par exemple lors la révolution de 1848-1849 les français élisent d’abord des républicains, puis portent à la présidence Louis napoléon Bonaparte puis à l’assemblée le parti de l’ordre royaliste. Après la défaire de la guerre de 1870, le déferlement royaliste de 1871 laisse la place aux républicains en 1876. Après la guerre de 1914-18, il y a la chambre bleue horizon de 1919. Plus récemment la vague gaulliste de 1958,  le déferlement socialiste des législatives de 1981 ou celui de droite de 1993 sont les principaux basculements massifs. Nous avons montré que la météorologie est capable  d’avoir une grosse influence sur un scrutin serré, quel est son rôle quand il s’agit d’un mouvement de fond de l’électorat comme dimanche dernier ?

Enfin l’analyse est d’autant plus intéressante que le temps des deux dimanches de mars dernier est totalement différent

Pour le premier tour du 23 mars, après le passage d’une perturbation de nord-ouest la veille, la France connait un violent flux de nord accompagné de giboulées de neige à partir de 700 ou 800 m sur les massifs montagneux de l’est de la France mais aussi d’un refroidissement très marqué des températures. Notre pays est sous l’influence d’un axe dépressionnaire  méridien de la Scandinavie au golfe de Gènes qui nous amène un air en provenance directe des hautes latitudes accompagné par un vent du nord assez fort. Même si cette situation ne correspond pas complètement aux dimanches qui ont connu des victoires de la gauche, comme en 1981, 1988 ou 1997 et 2012,   le mauvais temps était plus provoqué par une remontée de sud  que par une descente de nord, elle s’en approche partiellement par la présence d’une situation dépressionnaire avec fraicheur précipitations et couverture nuageuse  !

Pour le second tour du 30 mars,  au contraire, la situation est nettement anticyclonique. Les hautes pressions qui se sont installées au cours de la semaine sont doubles. Au sol il s’agit d’une langue qui s’étire du Groenland aux Balkans avec les pressions plus élevées sur l’est de notre pays. En altitude les anticyclones méditerranéens ont remonté par-dessus et sont centrés sur l’Italie. Les perturbations océaniques font antichambre à proximité des côtes atlantiques et ne déposent quelques pluies que sur ces dernières, les remontées pluvieuses de Méditerranée qui arrivent à s’inflitrer sur le bassin Aquitain apportent plus de nuages que de précipitations. Le soleil domine sur une grande partie du pays surtout à l’est et perce en fin de journée ailleurs comme sur la région stéphanoise. Les températures sont plus élevées que le dimanche précédent Quand à 13 heures, il faisait 12° à Paris, et 13 ° à Marseille le 23 mars, on trouve respectivement une semaine après 18 et 20°, le dimanche 30 mars à la même heure. Cette situation atmosphérique ressemble étrangement à celle des dimanches d’une grande partie des victoires électorales de la droite. Celles les plus proches avec quelques différences sont celles de mars 1993 (législatives) ou d’avril 2002 (présidentielles) !

Quelles conclusions tirer de ces remarques et de leurs comparaisons avec les résultats des dernières municipales ?

Au niveau de la participation électorale, le temps perturbé frais et pluvieux du 23 mars n’est pas favorable à une participation élevée. Le fait a été observé antérieurement comme lors des présidentielles très pluvieuses de 1981 et 1988. Par contre il est difficile de comparer la  participation du second tour du 30 mars avec celle du 23 mars ou celle des municipales antérieures car les conditions du scrutin ont changé. L’extension du scrutin de liste aux communes de 1000 habitants a eu pour conséquence d’élire une très grande proportion de conseils municipaux au premier tour. Très peu de communes rurales votaient au second tour, or la participation y est toujours beaucoup plus forte pour ce genre d’élections. Ce sont les villes où l’abstention est très forte qui votaient à nouveau le 30 mars et quand on analyse les cas séparément on constate très souvent une hausse de la participation.

Au niveau du résultat, la tendance constatée le 23 mars a été très largement amplifiée le 30 mars en dépit d’un nombre très important de triangulaires. De nombreuses villes qui ont basculé de gauche à droite comme limoges, Reims, Tours, ou Toulouse et d’autres n’auraient pas dû le faire si le second tour avait été la seule continuité du premier. Une participation nouvelle, correspondant soit à l’arrivée de nouveaux électeurs, soit à un changement de votants, s’est produit entre les deux tours. C’est à ce niveau que le changement de situation météorologique entre les deux dimanche a eu un impact clair sur l’élection.

A titre d’exemple, le cas de saint Etienne est très net. Si l’on prend en compte les seuls reports mathématiques de voix du premier tour, le maire sortant de gauche avait de grandes chances de garder la ville dans une élection très serrée qui se jouait vers 20000 voix et 40% des exprimés, or une augmentation de participation de 5000 électeurs a modifié totalement le résultat et profité presque intégralement au candidat de droite  qui a remporté la mairie avec un écart de 4000 voix (7%). Le changement de temps météorologique entre les deux dimanche a incité un certain nombre d’électeurs à se déplacer le 30 et à amplifier considérablement la tendance du dimanche précédent.

Ces élections municipales montrent que l’impact du temps du jour de l’élection peut jouer jusqu’à 5% environ du corps électoral selon les analyses faites sur de nombreuses villes !

Quand j’ai publié mon livre de 2003, j’ai subi beaucoup de critiques de mettre en évidence ce rôle de la météorologie sur les élections, aujourd’hui c’est un paramètre que personne n’ignore, même si beaucoup n’osent pas encore une analyse aussi fine !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain et vous souhaite « bonne semaine »

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 13:04

Prévision du 5 au 8 avril 2014

 

A la fin de l’épisode pluvieux en cours, l’anticyclone revient de façon fragile et provisoire !

Les précipitations se raréfient puis disparaissent dans les dépressions du cœur du Massif central. Les hautes pressions ne sont passez fortes pour empêcher les perturbations  d’apporter des pluies sur les secteurs océaniques en particulier les reliefs, le Sancy, l’axe des Monts du Forez à ceux de la Madeleine et celui du Pilat au haut Beaujolais

Le vent du nord fort au début s’atténue puis disparait avant de laisser la place au retour de flux de sud modéré

Les précipitations subissent un coup de fraicheur mais remontent en début de semaine prochaine

 

Vendredi :

La prévision antérieure est confirmée, précipitations, baisse des maximums, puis retour du vent du nord

 

Samedi

Les pluies disparaissent après les dernières gouttes sur l’axe du Pilat au haut Beaujolais, mais elles laissent une forte nébulosité sur toutes les faces nord  de la région

Le vent du nord sévit avec ses acolytes, la burle sur les plateaux du Massif central, le mistral en vallée du Rhône

Le rafraichissement des températures est confirmé, minimums à peine positifs sur les plateaux  et en dessous de 10° plus bas, maximums vers 15° dans les dépressions, en dessous au-dessus !

 

Dimanche

Pas de précipitations dans les dépressions, quelques gouttes sont possibles avec réserves sur les reliefs océaniques cités ci-dessus

Si les températures minimales sont aussi fraîches que la veille, les maximums amorcent une amélioration (environ 18° dans les dépressions les plus externes au massif)

Le vent du nord faiblit en cours de journée

 

Lundi :

Retour du beau temps

Pas de précipitations et plus de soleil dans l’anticyclone

Les vents faibles inversent leur direction, arrivée de celle de sud

Si les minimums restent frais, les maximums continuent leur hausse avec un petit coup de chaleur dans les sillons de la Loire et de l’Allier ( plus de 20°)

 

Mardi :

Amorce d’une nouvelle dégradation, assez beau quand même

Les températures restent élevées avec des minimums en hausse et des maximums sans changements par rapport à la veille

Les vents sont faibles plutôt de sud avant le retour de celui du nord dans la nuit suivante

La nouvelle perturbation arrive dans la seconde partie de la journée, ses pluies affectent surtout la bordure nord des Combrailles au Roannais et surtout les reliefs océaniques déjà cités dans l’introduction. Les dépressions internes du Massif central, surtout celui du Puy devraient rester à l’abri !

 

L’anticyclone de devrait pas résister aux perturbations suivantes (à confirmer mardi)

Gérard Staron

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 21:11

Observations de Saint Etienne (500m) : mars   2014

Températures minimales et maximales quotidiennes (Hobo dans abri à coupelles)

Les archives de la station depuis l’origine (2006) sont consultables

 sur  http://mgsb.perso.sfr.fr  à la suite de celles de Montregard, accessible aussi en cliquant sur « site » dans les liens placés sur la barre à droite.

 

date

min

max

P

1-mars-14

2,0

7,6

2-mars-14

0,5

8,5

1,5

3-mars-14

2,9

11,0

0,2

4-mars-14

2,0

5,7

5-mars-14

0,6

10,8

6-mars-14

0,5

11,7

7-mars-14

-0,8

13,0

8-mars-14

1,3

15,5

9-mars-14

0,7

18,5

10-mars-14

2,9

16,4

11-mars-14

3,3

12,6

12-mars-14

1,7

17,6

13-mars-14

3,1

17,2

14-mars-14

4,6

17,6

15-mars-14

4,5

15,0

16-mars-14

5,9

17,8

17-mars-14

4,6

19,7

18-mars-14

4,4

23,1

19-mars-14

7,5

16,2

20-mars-14

3,0

21,8

21-mars-14

10,6

17,6

8,8

22-mars-14

6,3

13,9

1

23-mars-14

1,9

8,3

2,5

24-mars-14

1,6

8,7

25-mars-14

2,9

8,7

3,8

26-mars-14

3,6

8,6

27-mars-14

-1,1

11,6

28-mars-14

-0,7

16,9

29-mars-14

5,6

16,4

30-mars-14

9,8

15,2

31-mars-14

4,8

19,7

moyenne

3,2

14,3

17,8

 

Ce mois de mars est à la fois le plus sec depuis 2006 dans le premier trimestre de l’année le plus arrosé

C’est aussi l’un des plus doux derrière celui de 2012, mais son nombre de jours de gel  est aussi important que celui de février

Avec 23.1° le 18 est la journée de mars la plus chaude depuis 2006 !

L’écart entre la température approchée (mini+ maxi/2) et celle vraie ( toutes mesures) est aussi important : 0.7°

Un mois paradoxal !

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 11:34

Prévision du 1er au 4 avril 2014

 

Les anticyclones subissent les attaques d’une dépression centrée sur l’Atlantique au large du Portugal et de ses perturbations. Les hautes pressions viennent se réfugier au-delà des Alpes.

Un épisode pluvieux méditerranéen arrive. A cette période de l’année son intensité est limitée et notre région n’est pas la plus arrosée mais il est toujours difficile de préciser l’extension des pluies au-delà de la barrière montagneuse du Massif central : Sancy  Cantal, Aubrac , Mézenc et Pilat.

Un flux de sud précède son arrivée et le vent de même direction forcit jusqu’aux pluies, après il  bascule au nord !

Les températures montent, pas de gelées et une petite douceur matinale, des maximums souvent au-dessus de 20° dans les dépressions avant le refroidissement qui suit l’épisode pluvieux

 

Lundi :

Prévision antérieure confirmée

Encore beau temps anticyclonique, maximums vers 20° dans les dépressions,

Globalement pas de précipitations, mais risque de quelques averses sur le Sancy,  le Mézenc ou montagnes remontant du sud

Vent du sud

 

Mardi :

Le vent du sud forcit

Les températures montent avec l’absence de gelées matinales, et un coup de chaleur dans les sillons de la Loire et l’Allier (maximums de l’ordre de 20° dans les dépressions)

Pas de précipitations dans les dépressions, les premières remontées pluvieuses du sud  viennent buter sur la ceinture montagneuse du Massif central.

 

Mercredi :

Le vent du sud forcit encore

Les remontées d’averses en provenance de Méditerranée devraient buter sur l’axe du Mézenc au Pilat et ne pas pénétrer dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier

Températures semblables à la veille , pas de gelées matinales, maximums élevées

 

Jeudi :

Journée de l’épisode pluvieux méditerranéen.  Les fortes précipitations concernent l’axe du Mézenc au Pilat mais l’importance de leur pénétration au-delà vers le nord est difficile à préciser.

Le vent du sud continue jusqu’aux pluies

Températures minimales assez douces, mais les maximums commencent à baisser

 

Vendredi :

Les précipitations se poursuivent avec un retour par le nord et le nord-est qui concerne en priorité la face nord de la région.

Le vent du sud laisse la place à celui du nord avec ses acolytes la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône

Si les températures minimales restent assez douces, le thermomètre ne monte pas dans la journée

 

L’alternance méridienne du temps entre sud et nord risque de continuer : à confirmer

Gérard Staron

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 16:29

 Chronique N°970

Le phénomène météorologique de la semaine se nomme les giboulées dites de mars. Elles ont apparu cette année dimanche 23 mars, puis elles ont continué lundi 24. La perturbation de mardi a mis fin provisoirement à leur retour, mais elles sont de nouveau annoncées.

Comment ces giboulées sont-elles ressenties par les populations ?

Elles correspondent à de brèves averses de pluie froide et surtout de neige avec des flocons roulés, correspondant à de petites boules blanches. Leur intensité est souvent brutale mais la couche déposée ne tient pas, elle disparait très vite quand elle réussit à blanchir  le sol comme lundi matin au-dessus de 800 mètres.

Ces courtes périodes marquées par une chute de brutale des températures qui restent cependant positives le plus souvent, alternent avec des périodes ensoleillées où le thermomètre remonte vite.

Outre ces courtes averses de neige qui surprennent, la population ressent les différences de températures subitement froides, puis suivies du retour de conditions plus douces, selon le déroulement anarchique de la journée! Le temps où les dames déclarent ne pas comment savoir s’habiller !

Au niveau météorologique, les giboulées se produisent dans les heures ou journées qui suivent le passage des perturbations. Après que le front froid ait déposé ses précipitations, on trouve habituellement ce que les spécialistes appellent la traine, définie par une formule vague, moquée souvent par les béotiens : « alternance d’éclaircies et de passages nuageux avec possibilité d’averses éparses ». Sur une image de satellite, après l’arc nuageux du front froid, dans un espace de ciel bleu apparaissent des boules blanches qui correspondent aux passages nuageux et averses.

La giboulée correspond à une exagération  de cette situation en raison des particularités de la saison  qui déterminent deux éléments contradictoires.

D’une part ceci se produit à l’arrière du passage d’une perturbation de nord. L’air qui arrive est particulièrement froid car il provient des hautes latitudes à un moment où il est entretenu à la fin de l’hiver boréal par une extension maximale de la banquise. Ce froid est particulièrement fort en altitude. Par exemple, dimanche, le jour des giboulées, au niveau de la surface des 500 hpa vers 5400 m, il fait – 35° à Paris, un niveau particulièrement bas, alors que la veille, il faisait seulement -30° et le lendemain -22°. La carte de la situation en altitude montre que ces températures très basses de dimanche en altitude correspondent à une langue d’air froid en provenance directe de l’arctique où au même niveau de 500hpa, il ne fait pas plus froid au Groenland -36° ou en Laponie dans le haut de la Scandinavie -34°.

D’autre part pendant les périodes de ciel dégagé, le soleil commence à être très efficace en raison d’une durée des jours plus longue après l’équinoxe, d’un angle d’arrivée de ses rayons plus élevée susceptible de fournir plus d’énergie. La température se relève très vite dès que ses rayons réussissent à réchauffer le sol quand le ciel se dégage et s’ajoutent à la chaleur laissée par les jours précédents. Le Dimanche 23 mars à 12 h au même moment où il fait -35° à 5340 m d’altitude, on mesure au sol +12°c soit un écart de 47° et un gradient altitudinal énorme entre 0.9 et 1° pour 100 m d’altitude.

Un tel écart thermique ne peut qu’exagérer très fortement l’instabilité de l’atmosphère quand elle est très froide en altitude et réchauffée au sol. La traine après le passage d’une perturbation est déjà naturellement instable avec ces boules de passage nuageux, et l’amplification provoquée par cette énorme différence thermique verticale accentue la violence des mouvements ascendants dans le nuage après le franchissement du point de condensation. Les gouttelettes qui le constituent sont propulsées violemment à des niveaux élevés de la troposphère où les températures sont très basses et où elles congèlent. Le mécanisme est plus rapide que dans le cas d’une neige classique mais il reste quand même moins virulent que dans le cas de la formation de la grêle. C’est ce qui donne aux flocons leur forme roulée de petite boule blanche intermédiaire entre la  forme en étoile classique, et la glace du grêlon. Ce caractère intermédiaire explique aussi que dans de nombreuses régions de France les mois de mars et d’avril sont ceux qui possèdent le plus de chutes de grêle de très petit diamètre parce qu’avec les giboulées, il est parfois difficile de classer ce qui tombe en neige roulée ou en grêle de très petit calibre !

Quand après de multiples allers et retour dans la haute troposphère, cette précipitation tombe, elle est très froide et le phénomène est brutal car elle provient de hauts niveaux d’altitude. En temps normal, les températures positives régnant près du sol devraient  assurer la transformation en pluie. En réalité elles n’y arrivent pas toujours dans ces conditions particulières. Dans leur descente, ces précipitations transmettent l’air froid de la haute troposphère aux basses couches et ces chutes solides de neige roulée peuvent se produire par des températures nettement positives, parfois plus de 5° avec un refroidissement très rapide. Ceci peut surprendre !

Comme la giboulée est un phénomène bref, les couches déposées au sol sont rarement épaisses. Le sol a souvent gardé des restes de sa chaleur antérieure, ce qui empêche aussi souvent la neige de se transformer en un manteau blanc qui tient. Même quand elle y arrive quelques heures, le retour du soleil remonte très vite les températures et fait disparaitre la pellicule déposée. Par exemple lundi matin, les précipitations de la nuit avaient formé une couche qui tenait au sol à partir de 800m, cette dernière a très vite fondu en dessous de 1000m et les nombreuses giboulées de la journée de lundi n’ont pas réussi à le rétablir.

La tenue dépend aussi fortement de la nature du milieu qui reçoit ces flocons et de sa propension à se refroidir rapidement. Après une giboulée j’ai pu observer dimanche sur des rondins de bois coupés l’été dernier, la neige se maintenait sur le pourtour au niveau de l’aubier, ancienne partie vivante de l’arbre abattu, mais n’avait pas réussi à s’installer au centre sur le  cœur.  Après une autre, la pelouse avait fait fondre les flocons instantanément sauf  tout autour de mon véhicule où on suivait une bande blanche. Les automobiles surtout quand elles sont de couleur très claire comme la mienne attirent le froid ! Le blanc attire le froid et le sombre le chaud !

Ces giboulées portent le nom de mars, cette année elles justifient l’attribution à ce mois puisqu’elles sont apparues lors de ses derniers jours : dimanche dernier 23,  en réalité on a été un peu trop pressé dans le vocabulaire courant de les associer à mars, car toutes les études climatiques montrent qu’elles sont les plus nombreuses en avril. La raison est simple, ces giboulées se produisent lors des temps perturbés de plein nord, or ceux-ci sont les plus nombreux en avril devant Novembre et mars dans notre pays. Sur le Velay, ceci a été montré dans les années soixante-dix par Patrice Paul et confirmé ensuite par les études de types de temps de Guy Blanchet et par bien d’autres climatologues.  Mars est cependant leur second mois, car le mécanisme ne se produit qu’au début du printemps puisqu’il faut pour sa réalisation à la fois, l’arrivée d’un air arctique très froid et la présence d’un réchauffement par les rayons du soleil et aussi du sol auparavant. Avec la période anticyclonique que nous avons connu depuis le mois de mars, puis l’arrivée de la première le dimanche 23 mars avec une descente de nord très nette, toutes les conditions étaient réunies pour le début de la saison des giboulées.

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur radio Espérance, Bonne semaine

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Climat de la Haute-Loire:

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