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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:15

Prévision du 9 au 13 avril 2014

 

La dégradation pluvieuse annoncée pour ce mardi a été un peu en avance sur son calendrier. Elle a déposé 14.2 mm en fin de nuit à Saint Etienne et a été suivi d’un refroidissement sensible !

L’anticyclone reconstitue son influence à partir de  l’Atlantique nord mais sont air est moins  stable et sa protection sur notre région est imparfaite.

Si les perturbations de nord passent plus à l’est sur l’Europe centrale, des cellules pluvio-orageuses arriveront à s’infiltrer à partir de la Péninsule ibérique et devraient atteindre notre région dans la soirée de vendredi.

Le positionnement des hautes pressions implique une prédominance de flux de nord  surtout en début et enfin de période avec la burle et le mistral associés

Cette influence détermine l’évolution des températures  avec des rafraichissements sensibles quand les flux de nord prédominent et des remontées sensibles quand ils s’atténuent !

 

Mercredi :

Pas de précipitation retour des hautes pressions

Le vent du nord et le ciel dégagé permettent quelques gelées matinales sur les plateaux du cœur du Massif central, mais le retour de l’ensoleillement provoque une première remontée des températures maximales qui dépassent 15° dans les dépressions

 

Jeudi

Pas de précipitations

La disparition progressive du vent du nord et l’ensoleillement permettent une remontée des températures, pas de gelées matinales et des maximums qui atteignent 20° dans les dépressions

 

Vendredi :

Après une certaine douceur matinales, une cellule pluvio-orageuse remontant du sud-ouest atteint la région dans la seconde partie de la journée. Elle apporte des précipitations importantes en soirée dans les secteurs autour du Pilat

Les maximums commencent un début de baisse, l’arrivée des nuages limitant l’action du soleil

 

Samedi

Après la fin des précipitations, la région subit un refroidissement marqué avec un retour du vent du nord  et une baisse marquée des températures maximales

 

Dimanche

Le beau temps amorce sa reconstitution :

Pas de précipitations

Moins de vent du nord

La baisse des températures minimales est compensée par une hausse des maximums avec le retour de l’ensoleillement.

 

Ces jours ont vu le début des tendances orageuses, ceci pourrait s’accentuer dans les jours suivantsà confirmer

Gérard Staron

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 14:13

Chronique N°971 (Radio Espérance 5/04/2014 Gérard Staron)

Vous connaissez le lien que j’ai pu établir entre la situation météorologique et les résultats d’une élection avec l’analyse des cartes météorologiques du jour fatidique. Ceci a fait l’objet de nombreuses chroniques sur cette antenne et a été repris dans le chapitre « climat électoral » de mon livre de 2003 «  le ciel tomberait-il sur nos têtes » aux éditions ALEAS.

J’écrivais après 25 pages d’analyse «  les conclusions sont claires et répétitives. En France, en Allemagne, et dans d’autres pays de l’Union Européenne, le temps du jour de l’élection a une influence directe sur le résultat de ces dernières. Les temps perturbés, en particulier ceux de sud en France, correspondent à des victoires de la gauche ou de partis sociaux-démocrates ou socialistes. Les temps anticycloniques favorisent les partis de droite ou chrétiens démocrates ». Depuis 2003, je n’ai cessé de vérifier ces analyses à propos des élections législatives ou présidentielles. Cette correspondance a eu lieu en 2007 en France puis en sens inverse en 2012, mais aussi lors des dernières élections générales en Allemagne et dans d’autres pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal !

Les dernières élections municipales en France des 23 et 30 mars 2014 permettent d’analyser cette question sous des angles nouveaux !

D’abord il s’agit d’élections locales où les conditions du scrutin sont habituellement variables d’une commune à une autre, ce qui est plus difficile à analyser que des législatives ou présidentielles qui ont fait l’objet de nos analyses antérieures

Ensuite l’influence de la météorologie sur les résultats des élections, temps anticycloniques favorables à la droite et temps perturbés surtout de sud à la gauche, a été mis en évidence sur des scrutins où l’écart entre les deux blocs politiques est faible, la particularité du dernier scrutin correspond à un basculement massif de l’électorat depuis 2012. Il est difficile de trouver dans l’histoire un tel bouleversement électoral sur une durée aussi faible si l’on exclut ceux qui ont suivi des épisodes violents de l’histoire. Par exemple lors la révolution de 1848-1849 les français élisent d’abord des républicains, puis portent à la présidence Louis napoléon Bonaparte puis à l’assemblée le parti de l’ordre royaliste. Après la défaire de la guerre de 1870, le déferlement royaliste de 1871 laisse la place aux républicains en 1876. Après la guerre de 1914-18, il y a la chambre bleue horizon de 1919. Plus récemment la vague gaulliste de 1958,  le déferlement socialiste des législatives de 1981 ou celui de droite de 1993 sont les principaux basculements massifs. Nous avons montré que la météorologie est capable  d’avoir une grosse influence sur un scrutin serré, quel est son rôle quand il s’agit d’un mouvement de fond de l’électorat comme dimanche dernier ?

Enfin l’analyse est d’autant plus intéressante que le temps des deux dimanches de mars dernier est totalement différent

Pour le premier tour du 23 mars, après le passage d’une perturbation de nord-ouest la veille, la France connait un violent flux de nord accompagné de giboulées de neige à partir de 700 ou 800 m sur les massifs montagneux de l’est de la France mais aussi d’un refroidissement très marqué des températures. Notre pays est sous l’influence d’un axe dépressionnaire  méridien de la Scandinavie au golfe de Gènes qui nous amène un air en provenance directe des hautes latitudes accompagné par un vent du nord assez fort. Même si cette situation ne correspond pas complètement aux dimanches qui ont connu des victoires de la gauche, comme en 1981, 1988 ou 1997 et 2012,   le mauvais temps était plus provoqué par une remontée de sud  que par une descente de nord, elle s’en approche partiellement par la présence d’une situation dépressionnaire avec fraicheur précipitations et couverture nuageuse  !

Pour le second tour du 30 mars,  au contraire, la situation est nettement anticyclonique. Les hautes pressions qui se sont installées au cours de la semaine sont doubles. Au sol il s’agit d’une langue qui s’étire du Groenland aux Balkans avec les pressions plus élevées sur l’est de notre pays. En altitude les anticyclones méditerranéens ont remonté par-dessus et sont centrés sur l’Italie. Les perturbations océaniques font antichambre à proximité des côtes atlantiques et ne déposent quelques pluies que sur ces dernières, les remontées pluvieuses de Méditerranée qui arrivent à s’inflitrer sur le bassin Aquitain apportent plus de nuages que de précipitations. Le soleil domine sur une grande partie du pays surtout à l’est et perce en fin de journée ailleurs comme sur la région stéphanoise. Les températures sont plus élevées que le dimanche précédent Quand à 13 heures, il faisait 12° à Paris, et 13 ° à Marseille le 23 mars, on trouve respectivement une semaine après 18 et 20°, le dimanche 30 mars à la même heure. Cette situation atmosphérique ressemble étrangement à celle des dimanches d’une grande partie des victoires électorales de la droite. Celles les plus proches avec quelques différences sont celles de mars 1993 (législatives) ou d’avril 2002 (présidentielles) !

Quelles conclusions tirer de ces remarques et de leurs comparaisons avec les résultats des dernières municipales ?

Au niveau de la participation électorale, le temps perturbé frais et pluvieux du 23 mars n’est pas favorable à une participation élevée. Le fait a été observé antérieurement comme lors des présidentielles très pluvieuses de 1981 et 1988. Par contre il est difficile de comparer la  participation du second tour du 30 mars avec celle du 23 mars ou celle des municipales antérieures car les conditions du scrutin ont changé. L’extension du scrutin de liste aux communes de 1000 habitants a eu pour conséquence d’élire une très grande proportion de conseils municipaux au premier tour. Très peu de communes rurales votaient au second tour, or la participation y est toujours beaucoup plus forte pour ce genre d’élections. Ce sont les villes où l’abstention est très forte qui votaient à nouveau le 30 mars et quand on analyse les cas séparément on constate très souvent une hausse de la participation.

Au niveau du résultat, la tendance constatée le 23 mars a été très largement amplifiée le 30 mars en dépit d’un nombre très important de triangulaires. De nombreuses villes qui ont basculé de gauche à droite comme limoges, Reims, Tours, ou Toulouse et d’autres n’auraient pas dû le faire si le second tour avait été la seule continuité du premier. Une participation nouvelle, correspondant soit à l’arrivée de nouveaux électeurs, soit à un changement de votants, s’est produit entre les deux tours. C’est à ce niveau que le changement de situation météorologique entre les deux dimanche a eu un impact clair sur l’élection.

A titre d’exemple, le cas de saint Etienne est très net. Si l’on prend en compte les seuls reports mathématiques de voix du premier tour, le maire sortant de gauche avait de grandes chances de garder la ville dans une élection très serrée qui se jouait vers 20000 voix et 40% des exprimés, or une augmentation de participation de 5000 électeurs a modifié totalement le résultat et profité presque intégralement au candidat de droite  qui a remporté la mairie avec un écart de 4000 voix (7%). Le changement de temps météorologique entre les deux dimanche a incité un certain nombre d’électeurs à se déplacer le 30 et à amplifier considérablement la tendance du dimanche précédent.

Ces élections municipales montrent que l’impact du temps du jour de l’élection peut jouer jusqu’à 5% environ du corps électoral selon les analyses faites sur de nombreuses villes !

Quand j’ai publié mon livre de 2003, j’ai subi beaucoup de critiques de mettre en évidence ce rôle de la météorologie sur les élections, aujourd’hui c’est un paramètre que personne n’ignore, même si beaucoup n’osent pas encore une analyse aussi fine !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain et vous souhaite « bonne semaine »

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 13:04

Prévision du 5 au 8 avril 2014

 

A la fin de l’épisode pluvieux en cours, l’anticyclone revient de façon fragile et provisoire !

Les précipitations se raréfient puis disparaissent dans les dépressions du cœur du Massif central. Les hautes pressions ne sont passez fortes pour empêcher les perturbations  d’apporter des pluies sur les secteurs océaniques en particulier les reliefs, le Sancy, l’axe des Monts du Forez à ceux de la Madeleine et celui du Pilat au haut Beaujolais

Le vent du nord fort au début s’atténue puis disparait avant de laisser la place au retour de flux de sud modéré

Les précipitations subissent un coup de fraicheur mais remontent en début de semaine prochaine

 

Vendredi :

La prévision antérieure est confirmée, précipitations, baisse des maximums, puis retour du vent du nord

 

Samedi

Les pluies disparaissent après les dernières gouttes sur l’axe du Pilat au haut Beaujolais, mais elles laissent une forte nébulosité sur toutes les faces nord  de la région

Le vent du nord sévit avec ses acolytes, la burle sur les plateaux du Massif central, le mistral en vallée du Rhône

Le rafraichissement des températures est confirmé, minimums à peine positifs sur les plateaux  et en dessous de 10° plus bas, maximums vers 15° dans les dépressions, en dessous au-dessus !

 

Dimanche

Pas de précipitations dans les dépressions, quelques gouttes sont possibles avec réserves sur les reliefs océaniques cités ci-dessus

Si les températures minimales sont aussi fraîches que la veille, les maximums amorcent une amélioration (environ 18° dans les dépressions les plus externes au massif)

Le vent du nord faiblit en cours de journée

 

Lundi :

Retour du beau temps

Pas de précipitations et plus de soleil dans l’anticyclone

Les vents faibles inversent leur direction, arrivée de celle de sud

Si les minimums restent frais, les maximums continuent leur hausse avec un petit coup de chaleur dans les sillons de la Loire et de l’Allier ( plus de 20°)

 

Mardi :

Amorce d’une nouvelle dégradation, assez beau quand même

Les températures restent élevées avec des minimums en hausse et des maximums sans changements par rapport à la veille

Les vents sont faibles plutôt de sud avant le retour de celui du nord dans la nuit suivante

La nouvelle perturbation arrive dans la seconde partie de la journée, ses pluies affectent surtout la bordure nord des Combrailles au Roannais et surtout les reliefs océaniques déjà cités dans l’introduction. Les dépressions internes du Massif central, surtout celui du Puy devraient rester à l’abri !

 

L’anticyclone de devrait pas résister aux perturbations suivantes (à confirmer mardi)

Gérard Staron

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 21:11

Observations de Saint Etienne (500m) : mars   2014

Températures minimales et maximales quotidiennes (Hobo dans abri à coupelles)

Les archives de la station depuis l’origine (2006) sont consultables

 sur  http://mgsb.perso.sfr.fr  à la suite de celles de Montregard, accessible aussi en cliquant sur « site » dans les liens placés sur la barre à droite.

 

date

min

max

P

1-mars-14

2,0

7,6

2-mars-14

0,5

8,5

1,5

3-mars-14

2,9

11,0

0,2

4-mars-14

2,0

5,7

5-mars-14

0,6

10,8

6-mars-14

0,5

11,7

7-mars-14

-0,8

13,0

8-mars-14

1,3

15,5

9-mars-14

0,7

18,5

10-mars-14

2,9

16,4

11-mars-14

3,3

12,6

12-mars-14

1,7

17,6

13-mars-14

3,1

17,2

14-mars-14

4,6

17,6

15-mars-14

4,5

15,0

16-mars-14

5,9

17,8

17-mars-14

4,6

19,7

18-mars-14

4,4

23,1

19-mars-14

7,5

16,2

20-mars-14

3,0

21,8

21-mars-14

10,6

17,6

8,8

22-mars-14

6,3

13,9

1

23-mars-14

1,9

8,3

2,5

24-mars-14

1,6

8,7

25-mars-14

2,9

8,7

3,8

26-mars-14

3,6

8,6

27-mars-14

-1,1

11,6

28-mars-14

-0,7

16,9

29-mars-14

5,6

16,4

30-mars-14

9,8

15,2

31-mars-14

4,8

19,7

moyenne

3,2

14,3

17,8

 

Ce mois de mars est à la fois le plus sec depuis 2006 dans le premier trimestre de l’année le plus arrosé

C’est aussi l’un des plus doux derrière celui de 2012, mais son nombre de jours de gel  est aussi important que celui de février

Avec 23.1° le 18 est la journée de mars la plus chaude depuis 2006 !

L’écart entre la température approchée (mini+ maxi/2) et celle vraie ( toutes mesures) est aussi important : 0.7°

Un mois paradoxal !

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 11:34

Prévision du 1er au 4 avril 2014

 

Les anticyclones subissent les attaques d’une dépression centrée sur l’Atlantique au large du Portugal et de ses perturbations. Les hautes pressions viennent se réfugier au-delà des Alpes.

Un épisode pluvieux méditerranéen arrive. A cette période de l’année son intensité est limitée et notre région n’est pas la plus arrosée mais il est toujours difficile de préciser l’extension des pluies au-delà de la barrière montagneuse du Massif central : Sancy  Cantal, Aubrac , Mézenc et Pilat.

Un flux de sud précède son arrivée et le vent de même direction forcit jusqu’aux pluies, après il  bascule au nord !

Les températures montent, pas de gelées et une petite douceur matinale, des maximums souvent au-dessus de 20° dans les dépressions avant le refroidissement qui suit l’épisode pluvieux

 

Lundi :

Prévision antérieure confirmée

Encore beau temps anticyclonique, maximums vers 20° dans les dépressions,

Globalement pas de précipitations, mais risque de quelques averses sur le Sancy,  le Mézenc ou montagnes remontant du sud

Vent du sud

 

Mardi :

Le vent du sud forcit

Les températures montent avec l’absence de gelées matinales, et un coup de chaleur dans les sillons de la Loire et l’Allier (maximums de l’ordre de 20° dans les dépressions)

Pas de précipitations dans les dépressions, les premières remontées pluvieuses du sud  viennent buter sur la ceinture montagneuse du Massif central.

 

Mercredi :

Le vent du sud forcit encore

Les remontées d’averses en provenance de Méditerranée devraient buter sur l’axe du Mézenc au Pilat et ne pas pénétrer dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier

Températures semblables à la veille , pas de gelées matinales, maximums élevées

 

Jeudi :

Journée de l’épisode pluvieux méditerranéen.  Les fortes précipitations concernent l’axe du Mézenc au Pilat mais l’importance de leur pénétration au-delà vers le nord est difficile à préciser.

Le vent du sud continue jusqu’aux pluies

Températures minimales assez douces, mais les maximums commencent à baisser

 

Vendredi :

Les précipitations se poursuivent avec un retour par le nord et le nord-est qui concerne en priorité la face nord de la région.

Le vent du sud laisse la place à celui du nord avec ses acolytes la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône

Si les températures minimales restent assez douces, le thermomètre ne monte pas dans la journée

 

L’alternance méridienne du temps entre sud et nord risque de continuer : à confirmer

Gérard Staron

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 16:29

 Chronique N°970

Le phénomène météorologique de la semaine se nomme les giboulées dites de mars. Elles ont apparu cette année dimanche 23 mars, puis elles ont continué lundi 24. La perturbation de mardi a mis fin provisoirement à leur retour, mais elles sont de nouveau annoncées.

Comment ces giboulées sont-elles ressenties par les populations ?

Elles correspondent à de brèves averses de pluie froide et surtout de neige avec des flocons roulés, correspondant à de petites boules blanches. Leur intensité est souvent brutale mais la couche déposée ne tient pas, elle disparait très vite quand elle réussit à blanchir  le sol comme lundi matin au-dessus de 800 mètres.

Ces courtes périodes marquées par une chute de brutale des températures qui restent cependant positives le plus souvent, alternent avec des périodes ensoleillées où le thermomètre remonte vite.

Outre ces courtes averses de neige qui surprennent, la population ressent les différences de températures subitement froides, puis suivies du retour de conditions plus douces, selon le déroulement anarchique de la journée! Le temps où les dames déclarent ne pas comment savoir s’habiller !

Au niveau météorologique, les giboulées se produisent dans les heures ou journées qui suivent le passage des perturbations. Après que le front froid ait déposé ses précipitations, on trouve habituellement ce que les spécialistes appellent la traine, définie par une formule vague, moquée souvent par les béotiens : « alternance d’éclaircies et de passages nuageux avec possibilité d’averses éparses ». Sur une image de satellite, après l’arc nuageux du front froid, dans un espace de ciel bleu apparaissent des boules blanches qui correspondent aux passages nuageux et averses.

La giboulée correspond à une exagération  de cette situation en raison des particularités de la saison  qui déterminent deux éléments contradictoires.

D’une part ceci se produit à l’arrière du passage d’une perturbation de nord. L’air qui arrive est particulièrement froid car il provient des hautes latitudes à un moment où il est entretenu à la fin de l’hiver boréal par une extension maximale de la banquise. Ce froid est particulièrement fort en altitude. Par exemple, dimanche, le jour des giboulées, au niveau de la surface des 500 hpa vers 5400 m, il fait – 35° à Paris, un niveau particulièrement bas, alors que la veille, il faisait seulement -30° et le lendemain -22°. La carte de la situation en altitude montre que ces températures très basses de dimanche en altitude correspondent à une langue d’air froid en provenance directe de l’arctique où au même niveau de 500hpa, il ne fait pas plus froid au Groenland -36° ou en Laponie dans le haut de la Scandinavie -34°.

D’autre part pendant les périodes de ciel dégagé, le soleil commence à être très efficace en raison d’une durée des jours plus longue après l’équinoxe, d’un angle d’arrivée de ses rayons plus élevée susceptible de fournir plus d’énergie. La température se relève très vite dès que ses rayons réussissent à réchauffer le sol quand le ciel se dégage et s’ajoutent à la chaleur laissée par les jours précédents. Le Dimanche 23 mars à 12 h au même moment où il fait -35° à 5340 m d’altitude, on mesure au sol +12°c soit un écart de 47° et un gradient altitudinal énorme entre 0.9 et 1° pour 100 m d’altitude.

Un tel écart thermique ne peut qu’exagérer très fortement l’instabilité de l’atmosphère quand elle est très froide en altitude et réchauffée au sol. La traine après le passage d’une perturbation est déjà naturellement instable avec ces boules de passage nuageux, et l’amplification provoquée par cette énorme différence thermique verticale accentue la violence des mouvements ascendants dans le nuage après le franchissement du point de condensation. Les gouttelettes qui le constituent sont propulsées violemment à des niveaux élevés de la troposphère où les températures sont très basses et où elles congèlent. Le mécanisme est plus rapide que dans le cas d’une neige classique mais il reste quand même moins virulent que dans le cas de la formation de la grêle. C’est ce qui donne aux flocons leur forme roulée de petite boule blanche intermédiaire entre la  forme en étoile classique, et la glace du grêlon. Ce caractère intermédiaire explique aussi que dans de nombreuses régions de France les mois de mars et d’avril sont ceux qui possèdent le plus de chutes de grêle de très petit diamètre parce qu’avec les giboulées, il est parfois difficile de classer ce qui tombe en neige roulée ou en grêle de très petit calibre !

Quand après de multiples allers et retour dans la haute troposphère, cette précipitation tombe, elle est très froide et le phénomène est brutal car elle provient de hauts niveaux d’altitude. En temps normal, les températures positives régnant près du sol devraient  assurer la transformation en pluie. En réalité elles n’y arrivent pas toujours dans ces conditions particulières. Dans leur descente, ces précipitations transmettent l’air froid de la haute troposphère aux basses couches et ces chutes solides de neige roulée peuvent se produire par des températures nettement positives, parfois plus de 5° avec un refroidissement très rapide. Ceci peut surprendre !

Comme la giboulée est un phénomène bref, les couches déposées au sol sont rarement épaisses. Le sol a souvent gardé des restes de sa chaleur antérieure, ce qui empêche aussi souvent la neige de se transformer en un manteau blanc qui tient. Même quand elle y arrive quelques heures, le retour du soleil remonte très vite les températures et fait disparaitre la pellicule déposée. Par exemple lundi matin, les précipitations de la nuit avaient formé une couche qui tenait au sol à partir de 800m, cette dernière a très vite fondu en dessous de 1000m et les nombreuses giboulées de la journée de lundi n’ont pas réussi à le rétablir.

La tenue dépend aussi fortement de la nature du milieu qui reçoit ces flocons et de sa propension à se refroidir rapidement. Après une giboulée j’ai pu observer dimanche sur des rondins de bois coupés l’été dernier, la neige se maintenait sur le pourtour au niveau de l’aubier, ancienne partie vivante de l’arbre abattu, mais n’avait pas réussi à s’installer au centre sur le  cœur.  Après une autre, la pelouse avait fait fondre les flocons instantanément sauf  tout autour de mon véhicule où on suivait une bande blanche. Les automobiles surtout quand elles sont de couleur très claire comme la mienne attirent le froid ! Le blanc attire le froid et le sombre le chaud !

Ces giboulées portent le nom de mars, cette année elles justifient l’attribution à ce mois puisqu’elles sont apparues lors de ses derniers jours : dimanche dernier 23,  en réalité on a été un peu trop pressé dans le vocabulaire courant de les associer à mars, car toutes les études climatiques montrent qu’elles sont les plus nombreuses en avril. La raison est simple, ces giboulées se produisent lors des temps perturbés de plein nord, or ceux-ci sont les plus nombreux en avril devant Novembre et mars dans notre pays. Sur le Velay, ceci a été montré dans les années soixante-dix par Patrice Paul et confirmé ensuite par les études de types de temps de Guy Blanchet et par bien d’autres climatologues.  Mars est cependant leur second mois, car le mécanisme ne se produit qu’au début du printemps puisqu’il faut pour sa réalisation à la fois, l’arrivée d’un air arctique très froid et la présence d’un réchauffement par les rayons du soleil et aussi du sol auparavant. Avec la période anticyclonique que nous avons connu depuis le mois de mars, puis l’arrivée de la première le dimanche 23 mars avec une descente de nord très nette, toutes les conditions étaient réunies pour le début de la saison des giboulées.

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur radio Espérance, Bonne semaine

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:11

Prévision du 28 au 31 mars 2014

 

L’anticyclone continental d’Europe centrale se réinstalle sur la mer du Nord et étend son aile jusqu’à notre région

 le beau temps se réinstalle progressivement

En passant du flanc est au flanc ouest des hautes pressions les flux atmosphériques de nord laissent la place à ceux de sud

Les températures remontent sous l’effet de l’ensoleillement, fin des gelées matinales sur les plateaux, les maximums deviennent à nouveau printaniers et même élevés pour la saison dans les dépressions qui longent  la Loire et l’Allier

Pas de précipitations, la dernière perturbation qui passe ce jeudi n’atteindra même pas la région, les remontées méditerranéennes de dimanche et lundi seront stoppées par la première barrière montagneuse du massif central rencontrée.

 

Jeudi :

L’amélioration du temps a déjà commencé, moins froid, la nouvelle perturbation n’arrivera pas !

 

Vendredi :

Le beau temps s’installe

Pas de précipitations

Les gelées matinales  sont limitées aux plateaux du cœur du Massif central

Les températures maximales remontent sous l’effet de l’ensoleillement et dépassent 15° dans les dépressions les plus basses

Le vent du sud s’installe

 

Samedi :

Le beau temps confirme

Pas de précipitations

Dernier jour avec un risque très faible de gelées, sauf trous à froid

Les maximums en hausse deviennent élevés pour la saison  (vers 18° dans les dépressions)

Le vent du sud forcit

 

Dimanche :

Toujours beau temps, un peu plus nuageux

Pas de précipitations, il est peu probable que les nuages qui remontent de Méditerranée dépassent la barrière méridionale du Massif central

Pas de gelées matinales

Les maximales restent agréables pour la saison ( 18 à 20° dans les dépressions)

Le vent du sud faiblit

 

En raison du deuxième tour des élections municipales, situation sur l’ensemble de la France :

Le beau temps ensoleillé règne sur l’ensemble de la France, il sera même plus chaud sur un grand ensemble nord-est du pays

Journée globalement sans précipitations, cependant des zones pluvieuses abordent notre pays :

La perturbation océanique sera stoppée près de côtes et seule la Bretagne et le littoral atlantique en subiront quelques pluies

Quelques faibles  cellules pluvieuses remonteront du Roussillon, mais elles devraient être stoppées par le première barrière montagneuse rencontrée sur le Massif central  

 

 

Lundi :

Pas de Précipitations, mais une nouvelle perturbation arrive et sera susceptible d’atteindre la région le lendemain

Les températures ne changent pas, pas de gelées, maximums élevés dans les dépressions

Vent du sud modéré

 

Lundi pourrait être le dernier jour de beau temps ! à confirmer

Gérard Staron

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 14:25

Prévision du 24 au 27 mars 2014 :

 

Le début de la semaine reste dominé par les temps perturbés de nord attirés par la dépression du golfe de Gènes et circulant sur le flanc d’un anticyclone des Açores qui reste sur l’Atlantique.

Le vent du nord domine avec ses acolytes la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône

Les précipitations, neigeuses sur les plateaux,  affectent surtout la face septentrionale de la région des Combrailles au Roannais et surtout ses reliefs le Sancy, l’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine et du Pilat au haut Beaujolais. Les bassins internes du massif central , comme celui du Puy sont moins affectés

Les températures sont basses avec le retour des gelées sur les plateaux et une extension possible dans les dépressions à l’intérieur du massif central , avec des maximums à peine positifs.

 

Dimanche :

Le refroidissement annoncé a eu lieu cette nuit avec des flocons à 1000 m en haute Loire , tenant au sol vers 1100 m  le matin

Les températures ne montent pas dans la journée et les maximums sont à peine positifs  sur les plateaux

Des giboulées de neige affectent les plateaux, éparses dans la journée , elles se renforcent en soirée en privilégiant les secteurs nommés ci-dessus

Vent du nord

 

Lundi :

Les dernières précipitations s’évacuent par l’est et des flocons concernent encore les montagnes du Roannais et du Forez.

Dès les plateaux, le sol pourrait être recouvert le matin

Les gelées matinales reviennent sur les plateaux  avec possibilité d’extension dans les dépressions

Les températures maximale restent très basses pour la saison, moins de 10° presque partout sauf dans les dépressions les plus basses

Le vent du nord faiblit, le soleil reste timide et les nuages accrochés sur tous les versants nord.

 

Mardi :

Nouvelles journée pluvieuse dans les dépressions et neigeuses sur les plateaux avec deux moments plus concernés l’un le matin et l’autre en soirée

Moins de gelées matinales, limitées aux plateaux du cœur du Massif central  (Velay Margeride)

Températures maximales basses, mais en légère hausse  (plus de 10° dans les dépressions)

Accalmie du vent du nord surtout le matin, vent d’ouest au nord d’une ligne Feurs Clermont

 

Mercredi :

Les précipitations plus faibles  sont concentrées sur les plateaux et les massifs les plus exposés cités ci-dessus

Les gelées matinales sur les plateaux augmentent leur extension

Avec le retour du vent du nord, les températures maximales baissent à nouveau (moins de 10°)

 

Jeudi :

Les faibles précipitations semblent limitées au nord-est , surtout le haut beaujolais et les reliefs proches jusqu’au Pilat

Les gelées matinales augmentent encore leur extension et des plateaux pourraient déborder sur  les dépressions les plus intégrées au Massif central

Les températures maximales augmentent un peu

Le vent du nord faiblit

 

Le temps ne se réchauffera ensuite que très progressivement ! A confirmer jeudi !

Gérard Staron

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:01

Chronique n°969

La météorologie a été intimement liée à l’événement de la semaine : la décision de faire pratiquer lundi la circulation alternée dans Paris et la petite couronne, le lundi 17 mars, en raison de la pollution aux particules fines. Sauf dérogation, seules les automobiles ayant une plaque d’immatriculation impaire pouvaient circuler. Ce n’est pas la première fois qu’une telle mesure est prise dans l’Ile de France, puisqu’un précédent avait eu lieu le 1er octobre 1997, pris par un gouvernement de même étiquette politique que l’actuel avec une cohabitation après la dissolution d’avril 1997 et les législatives de mai-juin 1997.

La nature de la pollution qui avait provoqué la mesure de 1997 est différente de l’actuelle. Ce 17 mars, c’est le taux de particules fines dans l’atmosphère qui a servi de justification à la mesure alors que le 1er octobre 1997, il s’agissait d’une pollution au monoxyde d’azote !

Ceci demande quelques explications.

Les particules fines, les PM10, celles dont le diamètre est inférieur à 10 micromètre (10 millièmes de millimètres) sont émises par les véhicules automobiles pour 70%, en particulier ceux circulant au diésel, le reste étant lié au chauffage, à la transformation de l’énergie et à l’épandage d’engrais !

Il existe deux seuils de prise de conscience:

50 microgrammes par m3 d’air : seuil dit d’information avec obligation de signaler son franchissement à la population ou seuil de recommandation, selon une directive européenne, ce niveau ne doit pas être dépassé plus de 35 jours par an.

80 microgramme par m3 seuil d’alerte à partir duquel sont prises les premières mesures, réduction de vitesse, gratuité des transports en communs.

Par contre la décision de passer à la circulation alternée dépend d’un flou artistique et il semble que le scientifique cède la place au politicien !

Les sources trouvées font allusion à une durée de franchissement du seuil, mais cette dernière n’excède pas celle de 6 jours de décembre dernier qui n’avait pas provoqué une telle mesure ou à un indice « atmo » à 9 ou 10, synthèse qualitative plus que quantitative des niveaux de pollution ! Par ailleurs s’il est possible de trouver de nombreuses mesures précises de pollution pendant les premiers jours, ensuite les médias parlent d’alerte maximale sans préciser les niveaux exacts en indiquant parfois un maximum qui aurait été de 230microgrammes la France de l’ile de France au Nord ou 110 sur Caen. Curieux !

Lors de la première mesure de circulation alternée avec aussi des plaques impairs du 1er octobre 1997, la nature de la pollution était différente, puisqu’il s’agissait du dioxyde d’azote « NO2 » qui a la particularité sous l’effet du soleil de se transformer en monoxyde d’azote NO et l’autre molécule d’oxygène s’associant à celle de l’air pour donner de l’ozone « O3 ». Or si ce gaz est extrêmement utile dans la stratosphère pour stopper les rayonnements ultraviolets nuisibles à la vie, il serait mauvais dans les basses couches de l’atmosphère. Par ailleurs les niveaux de déclenchement des seuils d’alerte sont bien plus précis pour ce type de pollution.

Le 17 mars 2014, et le 1er octobre 1997, les situations météorologiques sont assez proches avec dans les deux cas des anticyclones particulièrement tenaces qui permettent l’accumulation des polluants à proximité du sol avec ce que l’on nomme une inversion de température.

Ceci correspond à la très grande stabilité de l’atmosphère, décrite la semaine dernière, avec l’association près du sol de hautes pressions provenant des hautes latitudes en 1997 et de Russie en 2014 et en altitude des anticyclones subtropicaux en provenance des Açores ou remontant de Méditerranée. L’association d’un air d’origine froide au sol surmonté par celui chaud au-dessus, maintient vers le sol toute la pollution émise de quelque nature qu’elle soit et l’empêche de s’élever en altitude. Elle est donc emprisonnée sur les agglomérations qui les ont émises et peut s’accumuler jour après jour.

En effet ces pollutions augmentent progressivement  avec le maintien tenace des conditions atmosphériques. La situation anticyclonique commence le 6 mars en 2014 , entre le 13 et le 15 mars, les médias prennent conscience du problème et le 17mars,  12 jours après le début, intervient la circulation automobile alternée. En 1997, la dernière perturbation de nord-ouest a traversé la France le 13 septembre, celles du 18 au 20 n’arrivent pas à rentrer dans le pays, et la circulation alternée est prise après 18 jours de situation favorisant la pollution.  

Dans les deux cas, il s’agit de saisons intermédiaires, dans un cas le début du printemps et dans l’autre l’automne, où les conditions sont maximales pour une très grande stabilité de l’air génératrice du maintien de situations anticycloniques susceptibles de provoquer l’accumulation de polluants, comme je l’expliquais la semaine dernière.

Dernier point commun, en 1997 comme en 2014, la mesure intervient au moment où la situation atmosphérique change, avec l’arrivée d’une perturbation de nord-ouest le 2 octobre 1997, ou une autre d’ouest le 18 mars 2014. Ces dernières balayent l’une et l’autre le ciel des polluants. Pourquoi avoir pris une mesure drastique pour la circulation automobile, à des moments où la situation atmosphérique allait elle-même mettre fin à l’épisode de pollution, au point d’obliger à un arrêt rapide de la mesure ! Ce que l’on savait !

Il y a cependant quelques différences entre les cas du 1er octobre 1997 et du 17 mars 2014 qui ont pourtant abouti à la même situation.

En 1997, depuis le 23 septembre, soit 9 jours, l’ensoleillement dépasse régulièrement 80  % et souvent 90% de la durée maximale possible entre le lever et le coucher de l’astre , les températures maximales atteignent entre 23 et 26°. Ne pas s’étonner d’une  pollution qui a besoin du soleil pour transformer le dioxyde d’azote en monoxyde s’azote et Ozone.

Lors du cas de mars 2014, à partir du vendredi 14, des nuages bas, parfois des brouillards en provenance de la Manche envahissent la moitié nord de la France. Ce jour-là je remonte de la région stéphanoise en direction du nord. Tout au long de la journée j’ai vu s’approcher, puis je suis rentré dans une couche de nuage qui formait une barrière continue vers le Nord. Ensuite cette masse nuageuse d’abord peu épaisse s’est abaissée et n’a plus laissé passer les rayons du soleil. Tous les jours qui ont suivi, les masses nuageuses alimentées par un flux de nord ont été très présentes au moins jusqu’à la mi-journée, puis le soleil a réussi à les percer au moins partiellement. Lundi j’ai appris la circulation alternée dans mon voyage retour alors que je suis resté sous une couche de stratus tenace jusqu’à la Sologne et ce n’est qu’au sud de Bourges que j’ai trouvé un soleil généreux avec un ciel lumineux et dégagé au point de ne pas voir la moindre trace de pollution. Naturellement les températures restent fraîches chaque fois que cette masse de stratus persiste avec des maximums qui ne dépassent pas 12 à 13° à Paris et beaucoup moins en Bretagne !

Par contre un point est particulièrement surprenant dans le cas de pollution de ce mois de mars et jette un doute sérieux sur la justification de la mesure prise lundi. Si l’air ne s’élevait pas en altitude, la ventilation latérale a été correcte. A Paris-Monsouris, tous les jours les rafales maximales ont dépassé 19 km/h et atteint plus de 40 Km/h. Tous les jours plus de 12 heures, le vent a dépassé 15 km/h. Ce vent aurait dû contribuer à éviter au moins partiellement la concentration de la pollution .

La décision de cette circulation alternée dans la capitale est entourée d’ombres et bizarreries  multiples qui interrogent sur sa justification quand on analyse la situation atmosphérique

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance, bonne semaine

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 12:18

Prévision du  19 au 23 mars 2014

 

Le temps anticyclonique vit ses derniers jours, celui des Açores se retire sur l’Atlantique et celui de Russie sur l’Europe orientale, entre les deux un boulevard perturbé s’installe des régions arctiques à la Méditerranée !

Le temps se dégrade progressivement, moins de soleil, début de baisse des températures, pas encore de précipitations pendant cette fin de semaine

Un fort épisode pluvieux attisé par la Méditerranée est à prévoir pour le week-end avec un refroidissement très sensible des températures et un retour de la neige sur nos montagnes

Si le vent du sud revient avant l’épisode pluvieux, celui de nord suit à la fin de ce dernier avec ses acolytes la burle et le mistral

 

Mardi :

 Beau temps ensoleillé avec températures maximales chaudes, de l’ordre de 20° dans les dépressions

 

Mercredi :

Le beau temps subit une amorce de dégradation

Pas de précipitations en dépit de la bordure d’une première perturbation de nord qui effleure la région à l’est et devrait limiter ses effets à des passages nuageux sur le versant nord de nos montagnes

Pas de gelées matinales, mais une présence limitée du soleil provoque une baisse des températures maximales  en liaison avec un vent du nord

 

Jeudi :

Dernier jour de temps agréable avant le gros de la dégradation

Pas de précipitations, la remontée de nuages de Méditerranée devrait buter sur l’axe du Mézenc au Pilat

Températures douces, pas de gelées matinales, maximums élevées pour la saison en raison d’un vent du sud qui s’installe avant l’arrivée de la perturbation de nord.

 

Vendredi :

Le vent du sud forcit avant la perturbation de nord. Ses nuages sont visibles mais les pluies abordent en fin de journée nos régions océaniques, la bordure nord des Combrailles au Roannais et ses reliefs, le Sancy l’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine et les  monts du Beaujolais.

Pas de gelées matinales, même sur les plateaux, mais avec moins de soleil, les températures maximales amorcent leur baisse avec moins de soleil .

 

Samedi :

Grosses précipitations, elles commencent la nuit précédente avec la traversée de notre région par la perturbation, mais les fortes pluies s’attardent ensuite sur l’axe du Mézenc au Pilat avec extension au Velay au Forez.

Une réaction des rivières est possible

Le vent du sud continue pendant le début de l’épisode

Les températures baissent  surtout au niveau des maximums

 

Dimanche :

L’anticyclone des Açores revient par l’ouest, mais il semble en retard pour atteindre la région !

Après avoir continué toute la nuit, L’épisode pluvieux s’évacue dans la journée et il est suivi par un fort refroidissement avec

Un temps à giboulées

Le retour de la neige sur les montagnes dans la nuit précédente et l’abaissement de l’altitude de base des derniers flocons

Les premières gelées dans les secteurs à risques des plateaux du Massif central

Des températures qui ne montent pas dans la journée et restent proche de zéro

Le retour en force du vent du nord avec ses acolytes, la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône

 

Pour ceux qui ont lu mon livre de 2003 «  le ciel tomberait-il sur nos têtes » et son chapitre sur le rôle de la météorologie  sur les élections…… « climat électoral »

La France devrait être coupée en deux ce dimanche 23 mars, l’ouest et le nord  connaissant le retour de l’anticyclone des Açores mais avec un temps plus frais et le sud-est restant englué dans la fin du gros épisode pluvio-neigeux à allure méditerranéenne  

Le refroidissement  devrait continuer quelques jours à confirmer !

Gérard Staron

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Le coeur  du Massif Central  p 195