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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 18:03

Chronique N°974

Le fait marquant de la semaine se situe aux Etats Unis avec le développement de la saison des tornades. Du 27 au 29 avril, une trentaine de tornades par jour ont eu lieu selon une ligne orientée du sud-ouest au nord-est dans les grandes plaines à l’est du Mississippi avec une terminaison au pied des Appalaches. Le premier jour la trajectoire était un peu plus septentrionale jusqu’à l’Ohio, le second les tornades un peu plus méridionales ont touché des villes de l’état du Mississippi et ont continué leur route jusqu’au Tennessee en suivant le pied des Appalaches.

Nous sommes actuellement en pleine saison de ces tornades.  C’est la seconde vague du mois après celle des 3 et des 4 avril qui avait déjà apporté 16 tornades, 189 épisodes de  vent violents allant jusqu’à 131 km/h dans le nord du Texas et presque autant d’orages de grêle avec des grêlons de taille respectable allant jusqu’à 11 cm à Denton. Les régions affectées étaient très proches de celles touchées pendant les derniers jours avec une trajectoire orientée sud-ouest nord-est dans le sud des Grandes plaines avec une ligne s’étirant du nord du Texas au sud de l’Illinois.

 Le mois d’avril correspond au mois où ces événements violents classiques des grandes plaines américaines sont les plus nombreux. Il est encore difficile de préciser si 2014 sera un nouveau record en ce domaine mais globalement leur nombre semble en augmentation depuis 1950. Si la moyenne d’avril pour la décennie 1950-60 était de 74 événements, elle est passée à 163 événements depuis 2000. Le record de 267 tornades d’avril 1974 avait été dépassé en 2011. Les autres années très affectées étant 1957, 1991, 1994 et 2007.

Cette recrudescence de tornades s’effectue en avril car les grandes plaines sont le lieu d’un très grand affrontement thermique entre des hautes latitudes canadiennes encore très froides après le maximum d’englacement de la fin du mars et du début d’avril  et un golfe du Mexique déjà très réchauffé qui commence à envoyer sa chaleur instable vers le nord. Le lieu de rencontre est comme toujours le couloir des grandes plaines où la première influence descend du nord et rencontre la seconde remontant du sud avec une ligne transversale d’orages violents qui coupe les grandes plaines. Lors de ces derniers jours, un anticyclone très froid et très puissant au sol (1040 hpa) occupe le Grand Nord canadien centré sur la Baie d’Hudson et une dépression s’est installée sur le centre des Grandes Plaines et attire par un flux de sud l’air chaud et humide du golfe du Mexique, la rencontre ne peut être que très violente !

La question de cette année, pourquoi ces tornades semblent elles nombreuses aux Etats-Unis au même moment où en Europe nous disposons d’un temps relativement calme sur le vieux continent ?

Il semble que nous connaissons cette année un basculement des conditions thermiques qui aggrave le froid du côté américain et qui entretient une douceur anormale de notre côté.

Cette tendance est visible depuis de nombreux mois sur les cartes mondiales des anomalies de températures qui me sont transmises  par Guy Blanchet.

Cette opposition apparait pour la première fois en novembre 2013 avec un déficit des températures de 1 à 2° sur l’ensemble de l’Amérique du nord  alors que la France commence à connaitre un changement de tendance après une année 2013 assez fraiche et que l’ensemble de L’Eurasie se situe dans un excédent thermique très marqué.

Ce contraste s’accroit fortement en décembre. L’Amérique du Nord constitue un bloc de froidure avec des températures inférieures de 2° par rapport aux normales sur l’ensemble du continent, écart qui atteint entre -4° et -6.7° sur l’ensemble du Canada. A l’opposé la douceur s’amplifie sur l’ensemble de l’Eurasie avec des écarts de même ampleur en sens inverse. La France à la pointe occidentale est touchée nettement.

En janvier l’opposition est de même ampleur entre une grande moitié orientale de l’Amérique du nord particulièrement froide et une Europe occidentale tout aussi douce pour la saison avec des écarts aux normales contraires, de 2° dans les deux cas, positifs dans un cas, négatifs dans l’autre.

En février, ce contraste reprend même de l’ampleur avec une anomalie thermique négative supérieure à 4° sur la plus grande partie de grandes plaines alors que l’on retrouvait une douceur anormale avec plus de 2° en plus par rapport aux moyennes sur l’Europe occidentale.

Mars montre l’accentuation de cette anomalie négative froide sur l’Amérique du nord centrée sur les Grandes Plaines avec des écarts négatifs de 2° sur l’ensemble du continent et de 4° sur sa partie canadienne  alors que du côté Européen l’anomalie s’atténue à peine.

L’opposition entre l’air froid centré sur le nord de l’Amérique septentrionale et celui réchauffé du golfe du Mexique susceptible de fournir des tornades  dépend plus cette année de le résistance du froid aux hautes latitudes du Grand Nord canadien qu’au réchauffement du golfe du Mexique qui semble assez timoré avec un espace marqué par des températures à peine moyennes cette année. Tout ceci explique actuellement la violence des phénomènes climatiques du côté américain alors que du côté européen, après les tempêtes de cet hiver nous nous situons dans un calme météorologique relatif.

Il est curieux de constater que cette même situation est visible pour l’évolution de la banquise de l’hémisphère nord. Globalement pour le maximum de la superficie annuelle qui vient d’intervenir le 21 mars, 2014 semble la 4ème plus faible depuis 1979 avec à peine 13.5 millions de KM2. Il ne devance que les années 2005, 2006, 2007 et 2011. La situation semble très différente de part et d’autre du Groenland.

Du côté américain, sur les secteurs de la Baie d’Hudson, de le mer de Baffin, du Labrador, de Terre Neuve et de l’estuaire du Saint Laurent , la superficie de l’englacement de la mer reste nettement excédentaire à la fin du mois d’avril par rapport à une année normale . Par contre sur les secteurs du détroit du Danemark entre le Groenland et l’Islande, les confins de la mer de Norvège et de l’océan arctique proches du Spitzberg et aussi des mers de Barents et de Kara, la banquise se situe déjà à des niveaux très bas d’extension.

Tout se passe depuis plusieurs mois comme si les conditions climatiques avaient connu un basculement des températures en renforçant le froid du côté américain et en le réduisant du côté du vieux continent. Cette situation est visible au niveau de l’extension de la banquise, mais aussi à celui des latitudes moyennes envahies par le froid du côté américain et par la douceur vers l’Europe. Enfin on trouve le contact entre l’air froid des hautes latitudes et celui bien plus tiède d’origine tropicale .

Cette exaspération de cette dernière opposition du côté américain combinée avec l’orientation générale méridienne des reliefs de ce même continent, facilite la création au contact entre les deux airs opposés, des phénomènes violents accompagnés d’orages dans les grandes plaines. les tornades, des coups de vents violents, des chutes de grêles, les inondations observées pendant ce dernier mois d’avril ne sont que l’illustration de cet affrontement , Il est dû cette année bien plus au maintien du froid des hautes latitudes canadiennes qu’à l’arrivée de l’air chaud des zones tropicales.

Et pendant ce temps-là, le vieux continent bénéficie de conditions assez calmes !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance , bonne semaine.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 20:26

Observations de Saint Etienne (500m) : avril   2014

Températures minimales et maximales quotidiennes (Hobo dans abri à coupelles)

Les archives de la station depuis l’origine (2006) sont consultables

 sur  http://mgsb.perso.sfr.fr  à la suite de celles de Montregard, accessible aussi en cliquant sur « site » dans les liens placés sur la barre à droite.

 

date

min

max

P

1-avr-14

6,0

20,6

2-avr-14

10,6

21,4

3-avr-14

12,8

15,1

1,3

4-avr-14

9,6

14,3

2,1

5-avr-14

8,1

12,9

6-avr-14

5,9

19,4

7-avr-14

6,0

26,7

14,2

8-avr-14

9,3

15,5

1,3

9-avr-14

4,8

16,3

10-avr-14

3,6

20,5

11-avr-14

5,4

21,6

12-avr-14

7,9

20,8

13-avr-14

8,3

18,9

14-avr-14

4,9

18,5

15-avr-14

4,1

16,1

16-avr-14

1,7

16,3

17-avr-14

1,7

19,0

18-avr-14

6,0

15,8

19-avr-14

2,0

13,0

20-avr-14

0,3

12,8

4,7

21-avr-14

6,4

15,1

8,3

22-avr-14

7,5

17,6

0,1

23-avr-14

8,1

21,5

24-avr-14

9,0

20,9

1,5

25-avr-14

10,1

14,0

7

26-avr-14

6,3

18,1

4

27-avr-14

5,7

14,1

5,7

28-avr-14

7,2

15,0

0,1

29-avr-14

7,1

18,1

6,4

30-avr-14

7,7

11,0

0,8

moyenne

6,5

17,4

57,5

 

Avril 2014 est vraiment trop moyen pour être honnête autant pour les températures que pour les précipitations

-          -  Moins de 0.3° d’écart avec la moyenne 2006-2013

-          -  Encore plus moyen pour les températures minimales que les maximales

-          -  Plus médian que moyen pour les précipitations avec 4 années au cumul supérieur depuis 2006 mais quatre autres au total inférieur

-          -  Pas de records de températures absolues, pas de gelées, pas de journées chaudes à l’exception du 7

-          -  Un écart important entre moyenne approchée ( mini + maxi /2)  et moyenne vraie (toutes mesures) avec 0.6° et 7  jours où il atteint ou dépasse 1°


Mais un tel caractère moyen masque de gros contrastes :

-          -  Pour la répartition des précipitations avec une décade sans pluies et une autre où elles sont quotidiennes

-           - D’importantes amplitudes quotidiennes qui atteignent 10.9° sur l’ensemble du mois en raison de nombreux temps anticycloniques

Gérard Staron

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 18:30

Prévision du 30 avril au 2 mai 2014

 

Nous restons dans un couloir perturbé de l’Atlantique nord au golfe de Gènes. L’anticyclone des Açores effectue toutefois une remontée dans notre direction pendant la fin du  week-end.

Les perturbations descendant des hautes latitudes se succèdent en provenance au début de nord-ouest  puis ensuite de plein nord et stagnent sur la région avec des gouttes froides d’altitude.

Les pluies se succèdent jusqu’à samedi

Les températures restent fraîches  

Le vent du nord domine avec ses acolytes la burle sur les plateaux de la Haute Loire et  le mistral en vallée du Rhône

 

Mercredi :

La perturbation de nord-ouest est arrivée en fin de journée de mardi et a traversé la région dans la nuit. Les précipitations affectent dès mardi soir des secteurs océanique, et surtout les reliefs , Sancy hauteurs du haut Forez aux monts de la Madeleine et du Pilat au haut Beaujolais, puis elles s’attardent une grande partie de la journée de mercredi  dans l’angle nord-est de la région Yssingelais, Forez et Roannais, au-delà de l’axe montagneux du Mézenc aux monts de la Madeleine.

Les bassins du cœur du Massif central ( Le Puy et Limagnes du sud) seront partiellement à l’abri.

Les températures sont fraiches pour la saison, minimums bas entre 5 et 8° selon les secteurs géographiques et maximums le plus souvent en dessous de 15° même dans les dépressions. Les températures remontent très vite dès que le soleil se montre.  

Vent  modéré

 

Jeudi :

L’intermède dans les précipitations commencé en fin de journée de mercredi se termine par l’arrivée de la nouvelle perturbation en provenance du nord. En seconde partie de journée elle arrose surtout la bordure océanique et ses reliefs déjà cités.   

Les températures augmentent un peu en raison d’une présence du soleil en début de journée sans atteindre 18° au moment du maximum dans les dépressions

Vent modéré

 

Vendredi :

Les pluies de la perturbation de nord s’attardent sur la région en raison de la présence d’une goutte froide en altitude. La partie la plus arrosée correspond à l’angle nord-est, Yssingelais, Forez au-delà de l’axe Montagneux du Mézenc aux monts de la Madeleine.  

Si les températures minimales sont semblables à celles de la veille, le thermomètre ne monte pas dans la journée et les maximums chutent de façon sensible.  

Le vent du nord forcit avec burle et mistral

 

Samedi :

L’anticyclone tente un retour après la fin des précipitations qui ont continué à s’attarder sur l’est de la région du Mézenc au Pilat et au haut Beaujolais en début de matinée.

Le vent du nord reste fort

Avec un peu de soleil dans le reste de la journée les températures augmentent un peu sans dépasser 15° dans les dépressions les plus basses et les plus chaudes.

 

Dimanche :

Pas de précipitations, le soleil revient

Si les minimums sont frais sous un ciel dégagé, les maximums continuent une légère remontée largement freinée par un vent du nord fort.

 

Le retour de l’anticyclone de Dimanche sera très provisoire : à confirmer dimanche

Gérard Staron .

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 17:24

Chronique N°973

« Cachez ces gelées que l’on ne saurait voir » Ce plagia du « Tartuffe » de Molière pourrait bien être le slogan de la météorologie de la Semaine Sainte !

Cette discrétion médiatique oblige d’abord à vous présenter le phénomène de ces gelées sous abri qui ont affecté de nombreuses région de plaine de notre pays à partir du lundi jusqu’au Dimanche pascal.

Les premières gelées à basse altitude commencent en effet le Lundi 14 avril par le pied des Ardennes, Charleville Mézières et les dépressions du nord du Limousin avec Guéret, Gouzon et une extension limite vers Nevers .

Le phénomène commence à s’amplifier le mardi avec les zones basses de Picardie (Beauvais), de Champagne (Reims, Saint-Dizier) avec des extensions jusqu’au pied du Morvan et surtout des Ardennes où Charleville Mézières est encore la ville la plus froide de France avec -2.3°. Une seconde zone de gelées sous abri existe aussi sur la face occidentale des Vosges, des Plateaux de haute Saône jusqu’à certains secteurs de la vallée de la Moselle.

L’extension géographique maximale se produit le Mercredi Saint avec une diagonale méridienne qui s’étire du sud du Massif central (Rodez et Brive-la-Gaillarde) jusqu’aux Ardennes en passant par les sillons de la Loire et de l’Allier et les plateaux de l’est du Bassin parisien et de Champagne. A l’ouest cette zone s’étend jusqu’aux portes de l’agglomération parisienne et de l’autre elle recouvre le sud de la Lorraine , les Vosges , l’Alsace et le Jura. Epinal (-4.3°) et le Puy (3.6°) prennent de peu le titre de villes les plus froides à Charleville Mézières (-2.5°).

Le jeudi saint, cette diagonale méridienne existe encore de façon plus étroite et moins uniforme de l’est du Massif central aux Ardennes, elle est séparée du second ilot de la France de l’est dans les Vosges et le Jura qui déborde en Lorraine  et Alsace. Epinal (-3.7°) et Charleville Mézières (-3.5°) sont encore les villes les plus froides de France. Charleville qui connait sa 4ème gelée matinale consécutive risque de subir en avril un nombre de jours de gel supérieur à ceux de mars et février !

Le vendredi saint marque un net recul de ces gelées qui ne sont sensibles que sur les cuvettes de moyenne altitude du cœur du Massif central.

Pendant le week-end pascal, ces gelées connaissent une dernière extension avec chaque fois deux secteurs. Le premier autour du Massif central centré sur les reliefs le samedi mais qui déborde le dimanche sur le val de Loire jusqu’à Nevers et sur l’axe Rhône Saône de Macon jusqu’aux terres froides du Dauphiné.

Le second concerne les régions autour des Vosges le samedi avec extension à la porte de Bourgogne et à une partie de la Lorraine. Il disparait le Dimanche.

En définitive ces gelées ont commencé avec le début de la semaine sainte et se sont terminées avec la fête pascale.

Avez-vous entendu mentionner un phénomène qui a pourtant affecté mercredi et jeudi une moitié de la France ? Il n’était question dans les médias que de douceur, de chaleur toute relative des températures maximales ! Ces gelées sont pourtant intervenues à un moment décisif pour les végétaux celui de leur floraison. Cette période est déterminante pour la future récolte pour les arbres fruitiers ou la vigne!  Par exemple à Saint Etienne, si les pêchers et pruniers ont connu leur floraison cette année fin mars. Les cerisiers ont suivi au début avril avec quelques jours plus tard les griottiers et actuellement c’est au tour des pommiers et cognassiers qui terminent toujours la série. En Haute Loire à 1000 mètres d’altitude, les pruniers avaient déjà fleuri pour Paques et les cerisiers et griottiers amorçaient leur floraison. A ce moment de leur développement il suffit de températures entre -1.8 et -2.5° pour effectuer des dégâts sur les vignes. Dans les régions qui ont subi des gelées lors de la semaine pascale, des régions viticoles comme la Champagne et des secteurs fruitiers souvent situés dans les terroirs de fonds de vallées ont été concernés. Dans quelle mesure la récolte future a-t-elle été affectée, que ce soit celle des régions de production ou celle des jardins des particuliers ?

Un voile pudique a été déposé sur ce problème, il montre seulement un rapport de force dans la diffusion des informations météorologiques, que ce soit au niveau de la prévision ou à celui des observations effectuées. Les milieux agricoles ne pèsent plus lourd face aux milieux touristiques pendant la semaine de vacances des académies de la région parisienne pour qui il fallait mettre en évidence le beau temps et où des gelées matinales étaient susceptibles de déranger et face à l’idéologie du réchauffement de la planète qui a intérêt à montrer des températures élevées ! Ne parler que des températures maximales élevées était la solution. Comme dans d’autres domaines, le tri sélectif au service d’intérêts prime aux dépens de l’information complète. La météorologie, ce n’est pas la première fois, ceci a commencé lors de la seconde guerre  mondiale, serait-elle devenu un accessoire au service de lobbys !

Reste le dernier élément ! Quelle situation atmosphérique a provoqué cette vague de gelées qui a duré une semaine complète ?

Nous sommes sous l’influence d’un anticyclone qui se déplace au nord de l’Europe. Sur l’Atlantique nord le 13 avril, son centre passe sur l’Irlande le 14, puis la mer du nord le 15 , l’Allemagne du nord et le Danemark le 16, la Russie le 17, avant de s’éloigner vers la Sibérie le 18. Son dernier retour du 19 est bien timide et à partir du 20, son influence est trop lointaine pour le maintien du flux de nord ou nord-est dans la journée et l’on passe à une remontée de sud à partir de la Méditerranée !

Cette position provoque deux éléments à l’origine de ces gelées.

Nous sommes suffisamment à l’extérieur des hautes pressions pour subir le flux de nord puis de nord-est qui tourne sur son flanc oriental. Ce courant est encore plus net en altitude qu’au sol car il est attiré par la dépression méditerranéenne.  Il amène un air en provenance des plus hautes latitudes par nature froides. Les gelées commencent en plaine le 14 avril quand la position de l’anticyclone permet l’établissement de ce flux septentrional, elles sont au maximum de leur extension géographique quand ce courant est à son paroxysme mercredi et jeudi  et elles disparaissent  quand ce dernier se termine avec le retour d’un flux de sud le dimanche.

Mais nous sommes suffisamment à l’intérieur des hautes pressions pour que ces dernières provoquent un ciel dégagé sur une grande partie du pays. Cet état de l’atmosphère permet la nuit un refroidissement maximal par rayonnement qui s’accumule avec les effets du flux de nord pour provoquer les gelées, surtout dans les cuvettes, mais par contre, cette situation provoque un ensoleillement abondant dans la journée qui gomme rapidement  dans la journée les effets du froid nocturne.  Le seul jour  de la semaine où une perturbation réussit à s’infiltrer sur le pays en provenance du nord, le Vendredi Saint 18 avril, les conditions changent, la couverture nuageuse limite la déperdition de chaleur de la nuit et les gelées disparaissent presque partout, mais l’absence d’ensoleillement empêche la montée des températures maximales.

Le temps de la semaine pascale est toujours sujet à appréciation critique, avec ces gelées sur l’ensemble de la semaine, 2014 n’a pas failli à la réputation de cette période sensible au niveau météorologique

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance, bonne semaine

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:01

Prévision du 26 au 29 avril 2014

 

La dégradation du temps se s’accentue car notre région reste dans un couloir perturbé complexe, compliqué de gouttes froides en altitude,  de l’Atlantique nord au golfe de Gènes qui est de plus en plus déserté par les anticyclones qui se sont réfugiés sur les Açores d’un côté et la Scandinavie de l’autre.

Les précipitations quotidiennes, avec des tendances orageuses présentent une localisation géographique très capricieuse et inégale sur notre région très difficile à préciser . D’une façon générale, les après-midi et les nuits semblent devoir concentrer les pluies, la ceinture de montagnes de nos départements semble la plus concernée avec des bassins internes épargnés dans certains cas.

Le vent du nord devrait s’installer durablement avec ses acolytes la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral ne vallée du Rhône

Les températures seront en baisse, avec des minimums frais, proches de la gelée sur les plateaux du cœur du Massif central et des maximums qui ne devraient guère dépasser 15° même dans les dépressions

 

Vendredi :

Mauvais temps surtout sur l’axe ligérien

Les pluies qui remontent du sud affectent une grande partie de la journée. L’axe du Mézenc au Pilat est le plus arrosé avec une extension au-delà surtout  sur le Velay, le Forez et le Roannais.

La fraicheur s’installe sous un ciel plombé par une couverture nuageuse tenace, maximums en dessous de 18° partout

 

Samedi :

Après une accalmie, les précipitations reviennent dans la seconde partie de la journée pour se poursuivre la nuit suivante. Leur répartition géographique semble aléatoire sur nos départements mais l’encadrement montagneux , les anciens volcans auvergnats mais aussi l’axe du Mézenc au Pilat semblent les plus concernés par les pluies qui pourraient épargner partiellement les bassins internes comme celui du Puy

Le vent du nord s’installe

Les températures sont fraîches, les minimums sont proches de la gelée sur les plateaux du cœur du Massif central, certaines cuvettes à risque de moyenne altitude pourraient les subir, les maximums atteindront à peine 18° même dans les dépressions externes aux reliefs, les plus basses

 

Dimanche :

Les précipitations restent très présentes toute la journée, elles seront très chaotiques tout autant par leur répartition géographique que leur intensité  

Le vent du nord est au maximum de sa puissance

Les températures restent fraîches  avec des minimums au même niveau que la veille, à peine positifs sur les plateaux du cœur du massif central (Margeride et Velay)  et  des maximums encore en baisse , à peine 15° même dans les dépressions es plus chaudes !

Lundi :

La nouvelle perturbation devrait moins pénétrer la région et plus se limiter à arroser l’ensemble de ses bordures montagneuses, des monts volcaniques auvergnats à ceux de la Margeride, du Mézenc au Pilat et aux monts de la Madeleine et du beaujolais. Les bassins internes , ceux du Puy et des Limagnes du sud surtout, ont quelques chances d’y échapper et d’avoir un temps un peu meilleur

Toujours le vent du nord et des températures aussi fraîches que la veille

 

Mardi :

Une certaine accalmie dans les précipitations qui devraient tourner autour de la région sans vraiment l’atteindre,  mais des surprises arrosées sont possibles surtout dans les secteurs océaniques  en particulier le Roannais !

Le vent du nord continue en s’affaiblissant  ainsi que la fraîcheur

 

Le beau temps semble terminé pour longtemps, à confirmer mardi

Gérard Staron

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 13:02

Prévision du 22 au 25 avril 2014

 

Les anticyclones qui se sont séparés, l’un sur les Açores et l’autre sur la Scandinavie n’arrivent plus à faire leur jonction et à obstruer un couloir perturbé entre la dépression de l’Atlantique nord et celle du golfe de Gènes que nous recevons de plein fouet

Le beau temps est fini depuis le vendredi saint, les nuages seront très présents et le soleil rare

Les précipitations continuent leur retour  avec « l’aller » océanique arrosant les reliefs  de même influence , le Sancy, l’axe du haut Forez aux monts de la madeleine et ceux du haut Beaujolais et « le retour » de la Méditerranée  arrivant par le sud ou le nord-est avec de la pluie en priorité sur l’axe du Mézenc au Pilat avec extension au-delà. Ces cellules pluvieuses tournoient  sur la France ce qui ne facilite pas la localisation des pluies, mais l’est de notre région Yssingelais et Forez et son encadrement montagneux devrait être le secteur le plus arrosé.

Les températures évoluent peu, elles ont tendance à être assez douces le matin sans gelées même sur les plateaux , les maximums seront modérés par la discrétion du soleil , pas plus de 20° dans les dépressions les plus chaudes

 

Lundi

 Poursuite du temps pluvieux remontant du sud , après le bon arrosage de la nuit (7.5 mm à Montregard  43) , les averses deviennent de plus en plus rares et concernent surtout les reliefs dans l’après-midi qui sera un peu meilleure

Avec peu de soleil, les maximums ne dépassent pas 15° même dans les dépressions les plus chaudes

 

Mardi :

A partir de la mi-journée les averses reprennent, elles affectent surtout les reliefs océaniques en particulier ceux de l’ouest de la région , les bassins en particulier ceux internes du Massif central (le Puy) seront partiellement à l’abri.

Avec un peu plus de soleil, en particulier dans les bassins, et un léger flux de sud,  les maximums remontent un peu sans dépasser 18° dans les dépressions les plus chaudes et après une matinée fraîche sans gelées

 

Mercredi :

Petit intermède de courte durée dans les averses entre la fin des dernières averses de la perturbation de mardi sur le Roannais et leur reprise en fin de journée sur l’angle nord–est de la région au-delà de l’axe Mézenc  Monts du Forez avec un début de retour perturbé méditerranéen  en provenance de la même direction

Les températures continuent une légère hausse , matinées plus douces mêmes sur les plateaux et maximums proches de 20° dans les dépressions

 

Jeudi :

La nouvelle perturbation en provenance du nord –est  continue  de déposer  ses pluies sur la région  en privilégiant l’angle nord-est déjà cité et ses reliefs

Les températures amorcent une baisse dans la journée, minimums assez doux et maximums assez bas pour la saison

Retour du vent du nord  et de ses acolytes  burle sur les plateaux et mistral en vallée du Rhône

 

Vendredi

Une nouvelle réaction de la Méditerranée se précise avec de fortes pluies sur l’axe du Mézenc au Pilat  avec débordement  sur tout l’ensemble ligérien

Le vent du nord continue, avant de faiblir

La baisse des températures de la veille se confirme avec une matinée très fraîche sur les plateaux , sans gelées toutefois et  des maximums sans changements.

 

Le temps devrait continuer à être agité dans les jours suivants, à confirmer vendredi.

Gérard Staron

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 09:33

Prévision pour le week-end Pascal (18 au 21 avril 2014)

 

Le beau temps anticyclonique est terminé.

La prochaine descente de nord perturbé va maintenant nous affecter. Si le nord –est de la France en subira surtout ses effets, contrairement aux précédentes plus orientales sur l’Allemagne, elle arrivera jusqu’à nous et laissera trainer ensuite une goutte froide sur le nord de notre pays.

Le mauvais temps revient

Dès vendredi, les précipitations arrivent dans la seconde partie de la journée ensuite elles continueront de façon diverse. L’angle nord est de notre région avec le couloir de la Loire sera le plus affecté. Nos montagnes pourront blanchir à nouveau samedi matin

Les gelées de cette semaine étaient le signe annonciateur, elles se poursuivront de façon changeante selon les journées, mais avec bien moins d’ensoleillement, les températures maximales connaissent aussi une baisse sensible

Nous subissons un coup de vent du nord au début du week-end avec ses acolytes : burle sur les plateaux de la Haute Loire et mistral en vallée du Rhône.

 

Jeudi :

Dernière journée de beau temps ensoleillé avec des maximums qui approcheront 18° dans les dépressions

 

Vendredi :

Début de la dégradation

La descente de nord perturbée arrive à partir de la mi- journée

Ses précipitations assez faibles par rapport à ce qu’elles seront plus à l’est concernent surtout le sillon de la Loire, Roannais, Forez et Yssingelais et son encadrement montagneux.

Si les minimums remontent, sans gelées notoires sauf dans les cuvettes à risques, les maximums tout en restant convenables  amorcent une baisse et ne devraient pas dépasser 15° même dans les dépressions

Le vent du nord s’installe de plus en plus fort

 

Samedi :

Le mauvais temps s’installe avec les restent laissés par la perturbation de nord

-          Des nuages très présents sur tous les versants septentrionaux

-          Des averses qui passent à la neige sur les montagnes en début de matinée au-dessus de 1000m et concernent surtout l’angle nord-est de la région (Forez Roannais surtout)

-          Un refroidissement sensible marqué par le retour de petites gelées matinales sur les plateaux du massif central et par une chute sensible des maximums qui dépasseront à peine 10° dans les dépressions les plus basses

-          Le vent du nord continue mais commence à faiblir en fin de journée

 

Dimanche :

La journée commence par des gelées quasiment généralisées sévères sur les plateaux, elles débordent sur une partie des dépressions. Attention  aux arbres fruitiers et végétaux en fleurs en ce moment !

Les précipitations montrent une accalmie, même si enfin de journée des nuages remontant de méditerranée, attirés par la goutte froide du nord de la France,  apportent les premières pluies sur l’axe du Mézenc au Pilat

Avec un peu plus de soleil, les températures maximales remontent un peu (vers 15°dans les dépressions)

Vent faible plutôt de sud

 

Lundi :

Journée pluvieuse, les nuages remontant de méditerranée continuent d’envahir la région et de déposer des averses qui concernent surtout l’axe du Mézenc au Pilat avec débordement au nord en priorité sur l’axe de la Loire sous forme d’averses

Moins de gelées que la veille, limitées aux cuvettes à risques des plateaux du cœur du Massif central., les maximums restent au même niveau que la veille

Vent faible plutôt de sud.

 

La longue période anticyclonique que nous avons connu semble terminée ! À confirmer lundi

Désolé pour la mauvaise nouvelle

Gérard Staron  

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:03

Chronique N°972

La succession des temps que nous subissons depuis le début de cette année pose beaucoup de question à propos de leur répétition, leur combinaisons et de leurs changements sur des périodes de durée variables et souvent trop longues pour ceux qui subissent les calamités !

Pendant tout l’hiver, la France a subi la répétition de temps océaniques avec les passages successifs jusqu’au 5 mars de dépressions creusées en provenance de l’Atlantique centrées sur l’Islande et s’approchant vers l’Irlande pour nous atteindre, accompagnées de perturbations d’ouest, avec des variantes de sud-ouest et précédées de tempêtes qui se sont succédées à un rythme tel que l’on a pu évoquer à leur sujet l’hiver 1990 qui présentait déjà une multiplicité de coups de vents supérieurs à 100 et même 150 km/h

C’est la persistance de ces mêmes phénomènes sur les mêmes régions qui a durement affecté notre littoral pour les tempêtes avec les phénomènes d’érosion sur les falaises et les cordons dunaires et qui a provoqué les inondations des cours d’eau de Bretagne  en particulier sur la Laita, la Vilaine et son affluent l’Oust, la ville de Morlaix. Nos côtes ont reçu pour les plus importantes: DIRK du 23 au 25 décembre, ERICH du 27 au 28 décembre, PETRA les 4 et 5 février, QUMAIRA les 6 et 7 février, RUTH du 7 au 9 février, STEPHANIE les 9 et 10 février, TINI les 12 et 13 février, ULLA les 14 et 15 février, ANDREA le 28 février et CHRISTINE le 4 mars. Autant de nom qui ont soufflé chaque fois des vents supérieurs à 120 km /H C’est cette répétition qui a accumulé pendant tout l’hiver 995 mm à Guiscriff dans le Morbihan, 760 mm à Rostronen et 752 mm à Brest.

Et puis tout a changé le 5 mars les anticyclones ont repoussé la dernière tempête et les temps anticycloniques ont brutalement remplacé les dépressions et perturbations. Nous sommes passés en quelques heures d’un type à un autre de circulation atmosphérique tout aussi tenace.  La très grande stabilité de l’air liée à une origine subtropicale en altitude envoyé par les hautes pressions des Açores ou de Méditerranée surmontant un air plus frais d’origine russe ou d’Europe centrale a empêché pendant très longtemps les perturbations de s’insinuer dans cet ensemble. Quand les perturbations arrivent à enfoncer les anticyclones, elles ne viennent plus de l’ouest mais directement du nord pour rejoindre la dépression du golfe de Gènes depuis la mer du Nord. Les premières arrivent à s’insinuer le 15 et le 19  très affaiblie et frappent plus à l’est en Europe centrale. Il faut attendre le 23 pour être vraiment touché par ces descentes de nord avec des précipitations substantielles suivies de giboulées. Nous apprécions alors un beau temps ensoleillé pendant de longues journées brièvement interrompues par un mauvais suivi d’un fort rafraichissement, mais jusqu’à présent les hautes pressions et le beau temps se reconstituent très vite derrière.

Ainsi nous avons traversé la quasi-totalité de mars et le début d’avril jusqu’à cette semaine avec une persistance et une répétition tout aussi tenace des anticyclones que celle des temps océaniques antérieurs de l’hiver ! Après un hiver où les bretons et la France du nord ont eu la nausée du vent et de la pluie, mars a fourni une overdose de soleil avec un début de sécheresse très précoce. Le temps très agité de l’hiver a fait place à celui tellement calme de mars que les polluants , particules fines, bloquées au sol par l’inversion de température et latéralement par l’absence de vent ne pouvaient plus se disperser et se concentraient dans nos villes.

Pourtant ces derniers jours les signes d’un nouveau changement sont décelables. La perturbation qui a traversé la France lundi (7/04) en fin de journée a pris un caractère orageux que l’on ne retrouvait pas dans les précédentes et que personne n’avait prévu. Ceci  a donné plus d’intensité aux précipitations accompagnées d’éclairs et tonnerres encore timides. En fin de nuit j’ai recueilli 14.2 mm à Saint Etienne, la plus forte pluie depuis le 9 février sur 24 heures mais la plus violente au niveau horaire. A Rouen, les phénomènes électriques ont accompagné 10 mm tombés en 1 heure. La nouvelle cellule pluvieuse qui remonte de la péninsule ibérique jeudi soir présente aussi une dérive orageuse.elle a commencé à déborder au-delà des Pyrénées jeudi soir et elle montre déjà des signes de s’étendre plus loin vendredi, dès le matin dans le bassin Aquitain et jusqu’à dimanche soir des cellules orageuses se sont créés ici et là précédées du développement de cumulus !

Ce changement est moins brutal et massif que celui que la France a subi au début du mois de mars, il semble s’insinuer très progressivement dans notre temps mais il risque d’être aussi important.

 Cette dérive orageuse montre simplement une détérioration dans la stabilité de l’air des anticyclones qui maintenaient leur couvercle au-dessus de nos têtes. Depuis mars, le couvercle d’air chaud en altitude des hautes pressions subtropicales empêchaient celui au sol de s’élever en altitude. La formation de nuages était impossible ou très difficile, le ciel dégagé permettait un ensoleillement maximal du début à la fin de la journée. L’arrivée de ces orages montre qu’une faille a été mise en place dans ce mécanisme avec la création au sol d’une couche d’air chaud au sol qui ne demande qu’à s’élever en altitude dès que les hautes pressions montrent une faiblesse avec l’arrivée d’une perturbation moribonde.

Ceci signifie que les mécanismes du temps estival commencent à se mettre en place. Dans la saison chaude, l’ensoleillement provoque l’accumulation d’air chaud au sol, l’instabilité provoquée par sa faible densité l’incite à s’élever et à entrer en conflit avec le couvercle des hautes pressions située au-dessus .

Quand ce mécanisme se développe suffisamment, il en résulte des nuages bourgeonnants qui s’épaississent en altitude au fil des heures de la journée et quand ces derniers ont obtenu un développement suffisant, l’orage peut se déclencher. Ceux de lundi soir et ceux qui commencent à revenir jeudi et vendredi soir montrent que ce processus est en route et traduit un début de changement majeur du temps de nature estival !

Ceci montre que le développement de chaleur lié à l’ensoleillement devient suffisamment puissant pour secouer  la prééminence du couvercle anticyclonique. En mars et au début avril, la durée des jours assez limitée, l’angle d’arrivée des rayons du soleil encore modéré n’est pas encore suffisante pour apporter assez de chaleur et développer suffisamment la couche d’air instable située près du sol. Les premiers orages de cette semaine montrent que le rapport de force est en train d’évoluer. Sous l’effet de plus de chaleur émise par le soleil, des températures plus élevées incitent la couche instable à se développer.

Dans des études anciennes, j’ai pu constater que ce signe de l’entrée dans la saison chaude commençait souvent à se manifester dans la dernière décade d’avril, cette année, cette manifestation commence seulement avec une dizaine de jours d’avance.

Ce changement est bien moins spectaculaire et plus insidieux que celui intervenu au début mars, mais il traduit une évolution au moins aussi importante des mécanismes météorologiques qui nous font évoluer vers la saison chaude.

Les types de circulation atmosphérique comme celle océanique de notre hiver ou celle anticyclonique de mars ont tendance à se répéter pendant de longues périodes jusqu’au moment où un élément les fait évoluer de façon brutale ou insidieuse.

La chronique vaquera samedi prochain en raison des programmes spéciaux de la passion, nous nous retrouverons le 25 avril, Joyeuses Pâques par anticipation !

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:47

Prévision du 14 au 17 avril 2014

 

L’anticyclone vient se positionner de l’Irlande à la mer du Nord . Il dirige sur l’Europe un flux de nord  sensible surtout de l’Allemagne à l’Italie.

Les précipitations passeront plus à l’est  et ne devraient pas atteindre notre région

Nous en aurons cependant des effluves amoindries de ce temps septentrional avec

1)      Un vent du nord puis de nord-est sur le nord de la région dévié en nord par les axes du relief

2)      Des températures basses avec le retour de petites gelées qui pourraient s’avérer dangereuses au moment où les arbres fruitiers et les vignes sont en fleurs et des températures maximales modérées

3)      Toutefois un ensoleillement présent donnera encore une impression de beau temps

 

Dimanche :

Assez beau temps en dépit d’un vent du nord et d’un début de baisse des températures

Pas de précipitations

 

Lundi :

Pas de précipitations

Assez beau temps ensoleillé

Les températures commencent à baisser mais les minimums restent positifs et les maximums dépassent encore 15° dans les dépressions

Vent du nord fort

 

Mardi :

Pas de précipitations

La baisse des minimums provoque les premières gelées encore limitées aux plateaux du cœur du Massif central

Les températures maximales sont inchangées en raison de l’ensoleillement

Vent du nord

 

Mercredi :

Pas de précipitations

Le risque de gelées matinales est maximal surtout sur les plateaux , mais avec  un risque d’extension  aux dépressions en particulier les Limagnes

Les températures maximales sont en légère baisse

Le vent de nord-est fort au nord d’une ligne Feurs-Clermont-Ferrand, dévié par les reliefs en nord au sud en même temps qu’il faiblit

 

Jeudi :

Pas de précipitations

Avec la disparition du vent du nord, les températures remontent, le risque de gelées faiblit et reste limité aux plateaux , les températures maximales augmentent  nettement, au-dessus de 15° dans les dépressions

Ce printemps sec semble continuer , à verifier

Gérard Staron

 

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 20:26

Prévision spéciale Paris Roubaix

Demain se déroule la grande course du nord de la France qui emprunte les fameux secteurs pavés du Nord, dans la plaine de Flandre intérieure, zone basse argileuse où il s'agit souvent de chemins agricoles!

 

Il existe deux versions de la grande classique française cycliste du printemps, « la boueuse » quand la semaine précédente a subi de grosses pluies et que les flaques jalonnent les secteurs pavés et la poussiéreuse en l’absence de précipitations.

 

Début mars, la première version aurait été d’actualité, mais après un mois d’anticyclone, la seconde est maintenant vraissemblable! La dernière pluie importante date de lundi dernier avec 8 mm à Lille et mars a été très sec avec 28 mm encore à Lille. Comme il ne semble pas y avoir de pluie importante sur la course demain, au pire quelques gouttes liées à la bordure d’une perturbation en mer du Nord, la version poussiéreuse sera de rigueur !

 

Le ciel sera cependant encombré de nombreux nuages surtout à proximité de l’arrivée et les températures ne dépasseront pas 13 à 14°.

 

Le vent faible plutôt de nord–ouest sera défavorable dans la partie de l’épreuve qui concentre les secteurs pavés après Caudry , mais avec des rafales qui dépasseront peu 20 km/h son influence sur la course sera très limitée !

 

Gérard Staron

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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195