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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 13:40

Chronique n°977

Les calamités depuis la mi-mai dans les Balkans, Bosnie, Serbie et celles de mercredi soir de cette semaine en France ont apparemment peu de points communs et pourtant !

Les très grosses précipitations qui ont commencé sur la Bosnie et la Serbie le 14 et le 15 mai ont été précédées par un hors d’oeuvre important pendant tout le mois d’avril . Sur une bande qui s’étire du nord de la mer Egée à la Bosnie d’une part et aux plaines de la Roumanie d’autre part, en passant par la Macédoine et la Serbie, les précipitations d’avril 2014 ont dépassé entre deux et quatre fois la normale du mois. Après une dernière séquence préparatoire début mai, les abats principaux ont lieu du 14 au 17 mai. Le 14 les pluies remontant de la mer Egée stagnent sur la Bosnie et la Serbie, le 15 elles commencent une remontée vers le nord et le 16 et le 17 elles atteignent l’arc des Alpes autrichiennes aux Carpates slovaques en s’affaiblissant progressivement. Le cumul maximal est observé à Klaljevo  avec 227 mm mais sur toute la moitié nord de la Serbie et la partie orientale de la Bosnie l’épisode dépasse 100 mm . L’autre secteur très arrosé  sur le versant méridional des Alpes autrichiennes atteint les 100 mm, 124 mm à Lilienfeld. Tout l’ensemble du bassin du Danube au sud des Alpes dépasse 50 mm avec les deux secteurs opposés des plaines danubiennes les plus arrosés, le sud serbo-bosniaque à l’arrivée des masses pluvieuses et la ceinture montagneuse du nord  qui a barré leur progression .

Au contraire sur la France, les orages violents de cette semaine sont des phénomènes très courts survenus sur quelques heures après un mois d’avril et un début de mai particulièrement secs. Il est tombé souvent moins de la moitié de la normale du mois en avril. Les totaux de la soirée de mercredi dépassent rarement 30 mm sur la ligne la plus arrosée qui s’étire du Bassin Aquitain à la Normandie. A Rouen, présentant l’un des totaux les plus élevés,  sur les 32.4 mm, 19 sont tombés en 3 heures en soirée.

Ne pas s’étonner que les impacts soient très différents, la saturation d’un immense bassin versant sur une longue période, au moment de la fonte des neiges et de la recharge maximale des nappes phréatiques provoque des inondations sur l’ensemble du Danube alors que les faits d’inondations sont très limités dans le cas des orages de mercredi en France. On peut seulement signaler la coulée de boue de Barentin. Cette commune au pied du talus de la vallée de la Seine reçoit les eaux qui dévalent du plateau et avait été affecté par le même phénomène dans des conditions plus graves en mai 2000.

Sur le bassin du Danube, les deux zones les plus arrosées ont provoqué deux ondes majeures correspondant aux deux secteurs que nous venons de décrire.

 La plus importante correspond aux rivières descendant des Alpes dinariques pour converger vers le fleuve à proximité de Belgrade. La Save par son tracé globalement ouest-est longe le nord des Alpes Dinariques et reçoit au long de ce parcours, l’Una, la Bosna et surtout la Drina  et la crue enfle vers l’aval de la Croatie à la Serbie.  C’est dans ce secteur qu’elle présente son caractère le plus exceptionnel puisqu’à Sabac, la Save a atteint 6.60m le 18 mai alors que  le niveau le plus élevé connu était de 5.90 m le 25 mars 1981. En aval à Belgrade la rivière est arrivée à 5.90 m le 22 mai.  Les 7.38 m du 16 avril 2006, crue record seront difficiles à dépasser, mais la Save monte encore et ne devrait pas atteindre son maximum avant le 24 mai, largement au-dessus de 6 m. La crue présente ici un véritable événement exceptionnel ! L’autre rivière descendant de la partie méridionale des Alpes Dinariques a connu une crue plus faible. Dans sa partie aval la plus affectée, la Morava à Ljubicevski Most n’est monté qu’à 4.36 m le 20, bien en dessous de la crue maximale du 4 mai 1958 et ses 7.06 m.

La seconde onde provient de l’amont du bassin du Danube avec les cours d’eau descendant de l’autre région très arrosée : la barrière montagneuse des Alpes autrichiennes aux Carpates slovaques qui ceinture vers le nord les Plaines danubiennes. Dans sa partie autrichienne le fleuve est monté à plus de 6 mètres, toutefois ces niveaux paraissent inférieurs à ceux des dernières grosses crises du Danube qui avaient affecté  en priorité la partie nord du bassin. En mai 2010 des précipitations de plus de 200 à 300 mm en moins de 3 jours avaient provoqué des crues plus fortes en amont de Budapest. Les niveaux de l’été 2008 du printemps 2006  ou de mars et août 2005 paraissent aussi plus élevés que ceux de ces derniers jours.

Le problème majeur des prochains jours concerne la rencontre potentielle de ces deux ondes dans le sud  des Plaines pannoniennes à l’aval de Belgrade où se situe la confluence du fleuve, de la Save, de la Morava sans oublier la Tisza moins touchée. Si leurs maximums arrivent au même moment, ils se cumuleront, feront repartir la crue vers des niveaux records et enfler ses dégats. Ce risque concerne peu la Tisza et la Morava dont les maximums ont déjà passé la confluence avec le Danube, mais le problème reste entier pour les ondes venant de l’amont du fleuve et celle de la Save. Le Danube à Novi Sad comme la Save à Belgrade montent encore tous deux avant leur confluence et devraient le faire quelques jours. En aval, le fleuve à proximité des Portes de fer a déjà atteint des niveaux proches de leurs crues les plus élevées avec 8.21 m  à Veliko gradiste et plus de 7 mètres à Smederevo alors que les flux maximums ne sont pas encore arrivés et contribueront encore à faire monter le fleuve. Nous n’avons donc pas fini de parler des inondations des Balkans, qui durent déjà depuis plus d’une semaine. Rien de comparable avec les conséquences localisées des orages de mercredi sur la France

D’ailleurs pour ces derniers, le vent fort de sud qui a précédé les orages  a fait plus de dégât que les pluies avec de petites tornades localisées. Une tempête de nord a aussi accompagné les inondations dans les Balkans avec plus de 140 km/h en rafale sur les hauteurs alpines et carpatiques et l’accélération de l’air du nord quand il est  redescendu des montagnes.

En réalité la seule convergence entre les deux événements correspond à la situation météorologique avec dans les deux cas une descente froide des hautes latitudes qui se recharge en humidité sur la Méditerranée avant de remonter du sud sur le continent où elle est bloquée par des hautes pressions.

L’arrivée d’air froid qui a accompagné chez nous les Saints de glace a continué sa progression jusqu’à la mer Egée, à l’est du bassin méditerranéen où  elle s’est rechargé en humidité et là coincée entre l’anticyclone Russe et celui de l’Europe occidentale, les masses pluvieuses sont remontée sur les Balkans. Elles ont déposé leur eau au moment du contact avec l’air froid , puis sur l’arc montagneux qui ferme vers le nord l’espace des Plaines pannoniennes

Quelques jours plus tard une autre descente froide a glissé sur l’Atlantique jusqu’à la Péninsule ibérique où elle s’est rechargée en humidité sur les masses maritimes chaudes qui la bordent et ensuite les orages ont remonté vers le nord, là elle ont été stoppées par l’anticyclone qui s’était installé sur les Alpes

Dans les deux cas ces événements sont le résultat de l’installation d’une circulation générale de l’atmosphère méridienne qui s’est substituée à celle d’ouest empêchée par le blocage  d’anticyclones. Dans les deux cas l’instabilité de l’atmosphère a été exacerbé par la présence d’une goutte froide, un air très froid en altitude, qui est descendu très bas au sud de l’Europe  et a accentué les précipitations ou les vents

 Deux événements aux formes et à la durée très différentes peuvent avoir, à quelques milliers de kilomètres de décalage, une origine météorologique de même nature.

Gérard Staron vous donne rendez-vous sur Radio Espérance Samedi prochain. Bonne semaine !

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:52

Prévision du 25 au 28 mai 2014

 

La France reste très perturbée, mais l’origine change en raison de la remontée de l’anticyclone des Açores sur l’Atlantique et de la disparition de celui derrière les Alpes , les remontée de sud à tendance  orageuse laissent la place à des perturbations de nord-ouest.

Le vent de sud laisse la place à un flux d’ouest au-delà d’une ligne Clermont Feurs, déviée en nord par les reliefs des couloirs de la Loire et du Rhône

Les températures baissent,  matinées fraîches et maximums le plus souvent en dessous de 20°

Les nouvelles pluies,  plus ou moins orageuses,  ont-elles plus de chance de pénétrer dans le sillon de la Loire contourné par les précédentes ? Les reliefs océaniques qui bordent la région ont plus de chance d’être arrosés mais les précipitations devraient enfin déborder au moins un jour sur l’angle nord-est de la région en particulier le Forez. Cette semaine ne contribuera pas à atténuer les contrastes de pluviométrie accentués ces derniers jours , Forez sec et hauteurs auvergnates et du Mézenc au Pilat arrosées !

 

Samedi :

La nouvelle remontée pluvieuse de sud devraient rester à l’écart de la région , sauf quelques averses d’instabilité sur les reliefs océaniques surtout Sancy et haut Forez en fin de journée.

Journée globalement ensoleillé, mais l’air froid arrivé la veille a baissé singulièrement les températures. Les maximums se situeront vers 20° dans les dépressions

Vent faible

 

Dimanche :

Pour une journée électorale européenne, La transition météorologique est confirmée , la France n'est pas anticyclonique mais il y a moins de pluies que les jours précédents, le passage des perturbations de sud méditerranéennes  à celles de nord-ouest océaniques commence!

Dans la région!

Le nouvelle remontée pluvio-orageuse en provenance du sud-ouest, bien plus faible que celles de la semaine précédente,  ne devrait affecter que la partie auvergnate en fin de journée et en bout de course. Le couloir de la Loire devrait rester à l’écart

Le vent faible est encore plutôt de sud

Les températures varient peu, après une matinée fraîche sur les plateaux, les maximums dépassent 20° dans les dépressions

 

Lundi :

Mauvais temps

A partir de la mi-journée, La nouvelle perturbation de nord-ouest apportent des pluies généralisées en particulier sur l’angle nord-est de la région au-delà de l’axe du Mézenc , au Pilat et au haut Beaujolais

Les températures chutent , matinées fraîche sur les plateaux et maximums en dessous de 15° partout à l’exception des plaines les plus basses et externes du Massif central

Le vent passe à l’ouest au délà d’une ligne Clermont-Feurs, , il est dévié par les reliefs en nord vers le sud en perdant de la vitesse

 

Mardi

Le temps reste médiocre

La perturbation de la veille s’attarde sur le nord-est dans la matinée et des averses faibles arrivent du nord en fin de journée

Avec une couverture nuageuse abondante, la journée reste fraiche avec des températures semblables à la veille

Vent faible,  surtout de nord

 

Mercredi

Amélioration avant une nouvelle dégradation pluvio-orageuse

En dépit de l’arrivée d’une nouvelle perturbation en fin de journée avec un caractère orageux  , le risque de précipitations est plus faible pendant une grande partie de la journée avant une reprise.

Si les températures minimales restent aussi fraîches, les maximums remontent au-dessus de 20° dans les dépressions

Vent faible plutôt de nord.

 

La loterie de la pluie sur la France devrait continuer pendant le week-end de l’ascension ! à confirmer

Gérard Staron

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 12:46

Voici l'image satellite transmise par Claude des fortes pluies qui ont causé inondations dans les Balkans:

Elles commencent le 14 mai!

le 15 les précipitations frappent la Serbie et la Bosnie avec une tempète de vent de nord à la descente des Alpes sur les plaines du Danube (image de gauche)

le 16 elles remontent sur le bassin du Danube jusqu'à l'Autriche (image de droite)

la France dans l'anticyclone est à l'écart des grosses pluies mais pas du courant de nord ..... plus modéré..

analyse dans la prochaine chronique

Gérard Staron

inondation balkans

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 10:38

Prévision du 21 au 24 mai 2014

 

L’atmosphère est très agitée

Une situation de grosses précipitations remontant  de Méditerranée concerne la France avec une situation bloquée par un anticyclone derrière les Alpes

Elle fait attendre ses effets chez nous,

Les fortes pluies seront quotidiennes en France avec tendance orageuses localement. Les bordures montagneuses du Massif central, volcans auvergnats d’un côté et surtout axe du Mézenc au Pilat de l’autre recevront des cumuls importants et répétés, mais l’extension au-delà, à l’intérieur des couloirs de l’Allier et de la Loire, est incertaine et tardive avec une forme orageuse et  des surprises possibles !

Le vent du sud fort continue.  Ses rafales peuvent atteindre des niveaux dangereux mercredi sur les plateaux

Les températures sont élevées, avec des minimums doux et des maximums dont la hausse sera de plus en plus freinée par une couverture nuageuse abondante

 

Mardi :

 Prévision antérieure confirmée : fort vent du sud, pluies tardant à se déclencher et à pénétrer dans les couloirs de la Loire et l’Allier.

 

Mercredi :

Le vent du sud souffle fort avec des rafales proches du seuil de la tempête (sans l’atteindre, 70 à 80 km/h)  sur les plateaux

Après le premier passage pluvieux de la nuit précédente, les précipitations reprennent en fin de journée avec la répartition géographique présentée dans l’introduction et l’incertitude de l’extension à l’intérieur des sillons de la Loire et l’Allier

Après une matinée douce, les températures connaissent un petit coup de chaleur dans la journée dans les sillons de l’Allier et surtout de la Loire pouvant atteindre 25°

 

Jeudi :

Toujours des pluies parfois orageuses, après celles de la nuit précédente, reprise encore plus marquée dans la journée, l’axe du Mézenc au Pilat semble nettement le secteur le plus arrosé avec une pénétration dans les sillons de la Loire et de l’Allier plus probable que la veille

Le vent du sud reste fort, moins que la veille semble-t-il ?

Les températures minimales restent douces, les maximums sont encore élevés surtout dans le couloir de la Loire, mais la couverture nuageuse limite leurs niveaux

 

Vendredi :

Nouvelle remontée pluvieuse importante du sud, avec globalement la même géographie décrite en introduction, mais elle est plus généralisée  et a le plus de chance de pénétrer dans le sillon de la Loire (Velay, Forez) et de l’Allier

Les températures minimales restent douces, mais les maximums amorcent une baisse en raison d’une couverture nuageuse tenace

 

Samedi :

Nouvelle remontée pluvieuse en provenance du sud, moins forte que la veille,  surtout en fin de journée, centrée sur l’axe du Mézenc au Pilat avec un décalage progressif  au-delà vers l’est (vallée du Rhône et Alpes).

Avec une très forte couverture nuageuse, les températures sont en baisse tout en restant assez douces pour la saison

 

Dimanche pourrait être une journée de transition avec :

Le passage du vent du sud à celui du nord

Une remontée pluvieuse du sud très  faible par rapport aux  jours précédents et décalée vers les Alpes,

Une continuation de la baisse des températures

Une couverture nuageuse encore abondante

Et une poussée timide de l’anticyclone des Açores sur une grande partie de la France de l’ouest mais qui a peu de chance d’arriver jusqu’à nous !

Tendance mal définie, à  confirmer surtout pour une journée électorale !

 

Gérard Staron

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 22:24

Chronique N°976

Les saints de Glace , Saint Mamert le 11 mai, un ancien évêque de Vienne mort en 474,  Saint Pancrace le 12 mai, neveu de Saint Denis mort à 14 ans  et Saint Servais le 13 mai évêque de Tongres en Belgique mort en 384 ont tous été débaptisés dans le calendrier puisqu’il s’agit aujourd’hui de Sainte Estelle, saint Achille et sainte Rolande. Ils sont cependant restés célèbres climatiquement et  ont frappé en 2014

Ces saints sont surtout célèbres pour leurs gelées tardives qui affectent des végétaux en pleine croissance or cette année leur bilan est tardif et limité. Le premier des trois est indemne de gelées en France. Elles commencent le second, le 12, dans les régions d’altitude des Alpes, du Jura et du Massif central avec -0.3° au Mont Aigoual. Elles continuent le troisième, le 13 mai sur les mêmes secteurs de montagnes , mais les températures minimales commencent à s’approcher de zéro en plaine avec seulement 2.1° à Reims. Le 14 la pression à la baisse des températures s’amplifie encore et en dehors des principaux massifs montagneux déjà cités, il faut ajouter les Ardennes belges avec -2.4° à Elsenborn, mais les Françaises sont à peine au-dessus avec 1.9° à Charleville Mézières. De nombreuses régions de plaine approchent de zéro, les landes avec 2.7° à Mont de Marsan et le seuil du Poitou avec 2.2° à Niort. Il faudra cependant attendre le 15 mai, soit 2 jours après le dernier des Saint de Glace pour obtenir une gelée sous abri en dehors des reliefs, il s’agit de -0.1° à Guéret. Charleville-Mézières (2°) et Beauvais (1°) échappent de peu aux températures négatives sous abri, mais avec de telles valeurs, il est probable que de nombreuses cuvettes, ce que l’on nomme aussi des trous à froid, aient été affectées par des gelées blanches.

Ces Saints de Glace ne sont en aucun cas une garantie de constituer le dernier risque de gelée de l’année même en plaine.

Si l’an dernier, 2013, leur bilan avait été particulièrement médiocre en France. Dans la région, il n’y avait eu des gelées que sur les zones d’altitude des monts du Forez à Pierre sur haute et sur le Pilat, la Jasserie et Saint-Genest-Malifaux , ceci n’avait pas empêché les températures négatives de repartir dans les derniers jours du mois de façon plus sévère. Le 24 elles touchaient Charleville Mézières et saint Quentin  et à partir du 25 l’ensemble des montagnes de la région sur le haut Forez, le Pilat mais aussi les monts du Lyonnais, de Tarare et du haut Beaujolais étaient concernés. Des secteurs encaissés dans l’est de la plaine du Forez ou dans celle de Meys connaissaient aussi le gel.

En 2012, les températures négatives avaient encore plus largement débordé après la date des 3 saints de Glace, avec une gelée particulièrement sévère le jour de l’Ascension, le 17 mai. Dans la région de nombreuses cuvettes comme Le Breuil en Beaujolais, Tarare au pied des monts du même nom, Noirétable entre heut Forez et Bois noirs, ou Salvizinet au contact  de l’est de la plaine du Forez avaient été affectés avec des températures sévères -7.4° au Sapt, ou -3.5° à Grézieu le marché. Les jeunes pousses des végétaux, en particulier des arbres avaient subi une véritable brulure.

De nombreuses régions de plaine en France avaient aussi connu des températures négatives le même jour, Nevers dans le val de Loire , Vichy dans celui d’Allier, Charleville au pied des Ardennes, Luxeuil à proximité des Vosges, Ambérieu et Grenoble-saint-Geoirs dans les terrains glaciaires au pied des Alpes.

Après les Saints de glace, aucune garantie n’existe de la fin du risque des gelées !

Ces saints ont aussi marqué leur empreinte par une baisse des températures maximales après le premier. A titre d’exemple celles du Puy sont passées de 20.9° le 10 mai 2014 , à 14.9° pour la St Mamert, 12.2° pour la Saint Pancrace et 11° pour la saint Servais, avant de remonter un peu le 14 mai avec 13,2°. L’ensemble de l’est de la France a connu une évolution semblable.

Cette chute n’a rien de comparable avec l’écroulement qui s’était produit en 2012 entre la Saint Mamert et la Saint Pancrace dans la région. A Clermont Ferrand le maximum  de 32,7° le 11 mai tombe le lendemain à 15.1°, soit une chute de 17.6° . A Saint Etienne Bouthéon, la baisse avait été du même ordre d’idée avec 16.1°. Les postes de la région se situaient presque tous dans une chute de 14 à 17°. Pour la moyenne de la journée la baisse était aussi colossale, plus de 10° presque partout, avec 13.9° à Violay dans les monts de Tarare et 12.3° à Bard dans ceux du Forez. Quand on sait que l’organisme humain commence à connaitre des difficultés d’adaptation quand l’écart moyen de températures entre deux jours consécutifs est supérieur à 6°, les saints de glace avaient frappé fort dans un domaine qui n’est pas forcément leur spécialité première, la gelée matinale, mais dans un autre où leur impact ne pouvait pas passer inaperçu !

Cette année, ils ont ajouté à leur registre une troisième spécialité, l’averse de grêle, de grésil ou de neige roulée

Dans les Alpes Suisse, le manteau nival reprend de l’épaisseur. Descendu à 2.22 m le 10 et le 11 mai, de nouvelles chutes l’ont remonté à 2.38 m à Santis. Il est réapparu au-dessus de 1100 m comme à Disantis, Arosa ou Davos. Des giboulées de grêle ont été observées sur la région stéphanoise, dimanche en altitude, lundi et surtout mardi vers 16 heures dans la ville. Le phénomène a touché la vallée du Rhône à Roussillon. Dans ce domaine,  2014 a fait plus fort que ses devanciers au niveau des saints de glace. En 2013, la neige n’avait  fait une réapparition que le 25 mai  au-dessus de 1000 m d’altitude et rien n’est signalé en 2012.

La situation météorologique responsable de cette dégradation du temps pendant cette semaine des saints de glace en 2014 correspond à des descentes perturbées d’origine septentrionale. L’évolution s’effectue en 4 étapes, la première dimanche correspond à l’arrivée d’une perturbation de nord-ouest en provenance de l’Atlantique nord sur le flanc de l’anticyclone des Açores. Le lendemain lundi ces hautes pressions remontent sur l’Atlantique et la perturbation descend de plein nord. A l’arrière de cette dernière, une traine active en provenance de plein nord s’accompagne de nombreuses giboulées en alternance avec quelques périodes de soleil. L’anticyclone continuant de pousser mercredi les giboulées sont moins nombreuses et disparaissent totalement jeudi. Là un nouvel élément apparait l’état du ciel, ce dernier était très nuageux les premiers jours de la semaine, ce qui a limité jusqu’à mercredi la perte de chaleur nocturne et a empêché les gelées, mais les hautes pressions dégagent le ciel dans la nuit de mercredi à jeudi en commençant par l’ouest du pays, ceci accentue la perte de chaleur nocturne et provoque la gelée de Guéret du jeudi matin alors qu’auparavant elles ne sévissaient qu’en altitude.

C’était aussi l’arrivée d’une perturbation de plein nord qui avait provoqué la chute spectaculaire des températures entre le  11 et le 12 mai en 2012. Elle avait été aggravée par l’opposition entre le petit flux de sud qui l’avait précédé le 11 en montant les températures au-dessus de 30° et le froid vif en provenance des hautes latitudes qui suivait et qui avait continué jusqu’à la gelée de l’Ascension !

Mai fait toujours ce qui lui plait, mais ses plaisirs sont d’autant plus surprenants qu’un contraste sévère peut encore exister entre un air qui a déjà été sérieusement réchauffé à nos latitudes quand peut encore débouler celui des hautes latitudes encore très froides à cette saison. Cette opposition survenant souvent dans la seconde décade du mois   vaut certainement aux Saints de glace leur funeste réputation !

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur Radio Espérance, bonne semaine

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 18:45

Prévision du 17 au 20 mai 2014

 

L’anticyclone à peine arrivé vit ses dernières heures…

La nouvelle descente de nord s’effectue sur le proche Atlantique, donc nous subirons surtout la branche remontant de Méditerranée avec :

Un vent du sud  remplacera celui de nord au cours du week-end et  forcira ensuite

Les températures  vont remonter progressivement

Les pluies remontant de la "Grande bleue" ne seront qu’un acompte qui ne devrait pas dépasser dans un premier temps l’axe du Mézenc au Pilat, les cumuls principaux attendront mardi et peut être même mercredi avec un débordement sur l’ensemble de la région.

 

Samedi :

Jour de beau temps anticyclonique après le coup de nord et avant le coup de sud

Pas de précipitations

Les températures augmentent, les gelées sont improbables même si les minimums restent très bas et les maximums dépassent 18° dans les dépressions

Le vent du nord, plutôt nord-est, faiblit 

 

Dimanche :

Risque de précipitations faibles limitées à quelques averses sur les reliefs

Les températures continuent leur hausse, les minimums du matin restent assez bas mais les maximums qui dépassent 20° dans les dépressions

Le vent change, faible le matin , celui de sud s’installe en fin de journée

 

Lundi :

Le vent de sud forcit au cours de la journée

Les températures augmentent lentement, minimums nettement positifs partout, maximums supérieurs à 20° dans les dépressions

Les précipitations arrivent de Méditerranée, mais pour ce hors d’œuvre elles ne devraient pas dépasser l’axe du Mézenc au Pilat

 

Mardi :

Toujours du vent du sud fort surtout en fin de journée

Les températures se maintiennent aux niveaux atteints la veille

Les pluies se font attendre encore une grande partie de la journée, limitées d’abord à l’axe du Mézenc au Pilat, elles ne déborderont qu’en fin de la journée sur le reste de la région.

 

L’épisode méditerranéen devrait se poursuivre au moins mercredi  (à confirmer mardi)

Gérard Staron  

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:10

Prévision du 13 au 16 mai 2014

 

Les Saints de glace justifient leur réputation avec un peu de retard !

En se plaçant à nouveau sur l’Atlantique puis les Iles britanniques, les hautes pressions nous envoient un courant de nord sur leur flanc oriental. Ce dernier est d’abord perturbé puis sous la poussée de l’anticyclone les pressions remontent.

Le vent du nord souffle toute la semaine avec ses accélérations de la burle sur les plateaux de la Haute Loire et du mistral en vallée du Rhône. Il forcit les premiers jours  puis décline à la fin !

Les températures connaissent une forte baisse au début et ne remontent que très lentement en fin de semaine. On ne peut exclure quelques gelées matinales sur les plateaux du cœur du Massif central ou les trous à froid !

Les précipitations affectent en début de semaine toute la face septentrionale de la région en particulier l’angle Nord –est au-delà de l’axe du Mézenc au monts de la Madeleine  Toutes les montagnes sont arrosées, les bassins internes comme ceux du Puy ou des Limagnes du sud ont des chances d’y échapper et d’avoir un temps meilleur. Les pluies faiblissent ensuite et la fin de la semaine est sèche.

 

Lundi :

Arrivée du mauvais temps

Les précipitations arrosent déjà une partie de nos départements et continueront surtout sur les reliefs

Températures basses pour la saison sous un ciel couvert (moins de 15° dans les dépressions)

Le vent d’ouest au nord d’une ligne Clermont-Ferrand Feurs, est dévié en nord modéré  par les reliefs plus au sud.

 

Mardi :

Descente de nord perturbé

Les précipitations arrosent tout le flanc nord de la région et surtout les reliefs avec une couverture nuageuse abondante sauf sur la retombée rhodanienne du Pilat

Le vent du nord forcit

Les températures continuent leur baisse. Les minimums sont proches de zéro mais le ciel couvert semble éviter de justesse les gelées, même si on ne peut totalement les exclure sur les plateaux du cœur du Massif central. Les maximums sont bas pour la saison : moins de 15° dans les dépressions

 

Mercredi :

Les précipitations disparaissent, même si une humidité résiduelle persiste avec une forte couverture nuageuse sur l’angle nord-est de la région

Températures toujours basses, proches de zéro pour les minimums avec un petit risque de gelées en particulier sur les plateaux du cœur du Massif central , l’amorce de hausse des maximum fait dépasser 15° dans les dépressions

Vent du nord fort

 

Jeudi :

Pas de précipitations, la poussée des hautes pressions les a décalées plus à l’est vers les Alpes

Le vent du nord reste fort

Avec un peu plus de soleil, les températures amorcent une hausse , faible pour les minimums , même s’il semble que le risque de gelées soit écarté , à peine plus marquée pour les maximums , plus de 15° dans les dépressions

 

Vendredi :

Pas de précipitations

Le vent du nord faiblit

Avec plus de soleil, les températures continuent leur hausse, si les minimums restent assez bas , les maximums remontent plus nettement vers 20° dans les dépressions

 

Les Saints de Glace auront quand même signalé leur passage cette année ! Après le beau temps devrait s’affirmer (à confirmer vendredi )

Gérard Staron

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:23

Chronique N°975

Le géographe tend toujours l’oreille chaque fois que revient à l’ordre du jour le problème du découpage administratif de la France, départements, régions, ce qu’il est maintenant de bon ton d’appeler le millefeuille territorial. Lors du précédent battage politico-médiatique sur ce thème, j’avais déjà effectué une analyse dans la Chronique N°717: Découpage régional de la France , placée sur mon blog le 28 février 2009, faisant suite à la parution du rapport Balladur sur la question. J’avoue confirmer les remarques faites alors ainsi que le découpage régional de la France que je proposais dans cette chronique et je vous y renvoie.

Un découpage territorial ne peut s’effectuer que sur des bases historiques et géographiques solides, or j’ai l’impression que l’on semble découper la France à la tronçonneuse sans se soucier d’une question fondamentale : qu’est-ce qui fait que les populations ont l’impression de participer à une même entité géographique ? Il n’y a que deux critères fondamentaux :

1)      l’histoire qui a associé au fil des siècles dans un même cadre administratif un certain nombre de territoires, de pays etc

2)      la géographiequi a permis à ces territoires de travailler dans le même cadre et aujourd’hui les régions s’organisent autour de l’influence d’une ville avec une hiérarchie qui va du petit centre local dont l’influence s’étend aux communes du voisinage à la métropole régionale dont le rayonnement irrigue un vaste espace régional. Cette influence des villes dépend de l’importance de la population, du poids économique et culturel, mais surtout des services. Pour l’enseignement  cela va du collège pour la petite ville à l’enseignement supérieur complet pour la métropole.

l’inadaptation des cadres actuels administratifs français, surtout quand on les compare à ceux de nos voisins est patente. Nos régions et surtout beaucoup des métropoles qui sont à leur tête n’ont pas la taille suffisante pour faire face à la concurrence des villes européennes.  

Nos départements issus d’une période où l’on se déplaçait à cheval et où il fallait que la gendarmerie puisse se rendre en une journée de la préfecture aux limites pour assurer l’ordre sont un véritable anachronisme par rapport aux transports actuels, mais en plus de deux siècles d’existence ils ont réussi à être totalement assimilés par nos concitoyens, beaucoup plus que les régions plus récentes et souvent artificielles.

Cette inadaptation est héritée de la volonté de la centralisation parisienne depuis la révolution Française.

Le département a été au départ un cadre d’unification pour faire disparaitre les particularismes des provinces d’ancien régime en assurant la surveillance du territoire depuis Paris et il a été le moyen de raboter l’influence des principales villes qui étaient sous l’ancien régime les sièges des parlements de provinces ou des ports, susceptibles de concurrencer l’influence du Paris révolutionnaire du XIXème siècle.  Aussi lorsque l’on a voulu créer récemment des régions, il y avait très peu de villes capables de prendre leurs têtes. On a trouvé quelques métropoles coincées contre les frontières ou les mers comme Lille, Strasbourg, Lyon Marseille Bordeaux Toulouse et Nantes et un grand vide de villes importantes au centre du pays. J’apprécie beaucoup Amiens, Chalons en Champagne, Metz, Limoges, Clermont-Ferrand, Poitiers, Dijon, Caen ou Rouen mais leur poids démographique ou économique comme capitales régionales fait sourire quand on les compare à leurs homologues allemandes, anglaises, espagnoles ou italiennes !

Or ce que j’entends des rassemblements de régions qui sont évoqués actuellement me fait plus souvent penser à une revanche des anciennes provinces d’ancien régime face à l’évolution depuis la révolution française qu’à une adaptation territoriale pour faire face aux défis de l’Europe moderne. On a l’impression d’une  revanche de l’histoire sur la géographie.

On entend beaucoup parler du cas de la Loire atlantique et de Nantes qui demandent leur rattachement à la région Bretagne. L’argument majeur justifiant cette demande est historique puisque ce territoire était effectivement inclus dans le duché de Bretagne  qui est resté indépendant  jusqu’aux mariages successifs d’Anne de Bretagne avec les deux rois de France Charles VIII et Louis XII. Nantes était effectivement la capitale de ce duché indépendant. On peut se demander si ce souhait n’est pas une nostalgie de l’époque où jusqu’à la fin du Moyen Age, la Bretagne était indépendante du Royaume de France

 Par contre rattacher le seul département de la Loire Atlantique à la Bretagne poserait d’énormes problèmes géographiques. Ceci couperait Nantes de son arrière-pays constitué par le bassin du plus long fleuve français, la Loire,  ici à son embouchure. La Loire n’a jamais été un grand axe navigable et elle ne le sera jamais puisque pour satisfaire une idéologie, elle doit rester sauvage ! Il n’en reste pas moins que le val à partir d’Orléans constitue un axe de communication important autour duquel peut et doit se développer un axe économique. Nantes ne peut pleinement assurer son rôle de métropole que si elle prend en compte ses fonctions de port et de relation économique avec cet arrière-pays ligérien. La ville a besoin d’être à la tête d’un grand ouest et non pas de s’accoler à la marge d’un espace breton qui la priverait de cette opportunité. En échange, les pays du val de Loire ont besoin d’avoir un débouché vers l’estuaire s’ils ne veulent pas rester un musée de leur splendeur passé de la renaissance et s’ils souhaitent connaitre un développement économique mettant en valeur l’axe géographique de la Loire   .

Le rattachement de la Loire Atlantique  à la Bretagne poserait à nouveau avec acuité le problème de la rivalité de Rennes et de Nantes. Si comme nous venons de le voir, Nantes est bien placé pour être un débouché de l’axe Ligérien, Rennes est bien centré géographiquement pour fédérer les pays bretons, dans une position qui permet de bien irriguer tous les axes régionaux  vers les côtes sud et nord et  celui qui relie la péninsule au reste du pays par Laval et Le Mans.

A se demander si la Loire Atlantique ne choisit pas le repli historique sur un ancien espace médiéval plutôt que les sollicitations géographiques du développement économique !

Les autres rassemblements régionaux signalés semblent aussi le retour à des entités d’ancien régime, sans poser les mêmes problèmes géographiques

Il a été évoqué le rassemblement des deux régions normandes, basses et hautes, auxquelles on pourrait même adjoindre le département de la Somme. Ceci ne serait que la reconstitution de l’immense Duché de Guillaume le Conquérant. Ne pas oublier que son armada est partie conquérir l’Angleterre du petit port de Saint Valery sur Somme !

Il a été aussi mentionné la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté. C’est aussi la reconstitution de l’ancien Royaume Burgonde du haut moyen Age, ou des territoires  des ducs, de Philippe le hardi à Charles le téméraire lors du très riche  XVème siècle bourguignon.

On retrouverait bien des rivalités de villes, mais on en voit pas Caen concurrencer Rouen en Normandie , ni Besançon s’opposer à Dijon en Bourgogne définie comme au XVème siècle.

Il ne faudrait pas que ces regroupements régionaux ne soient que l’occasion d’assouvir la nostalgie de périodes historiques anciennes aux dépens des sollicitations actuelles de la géographie !

Gérard Staron  donne rendez-vous sur radio espérance samedi prochain, bonne semaine

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 10:01

Prévision du 9 au 12 mai 2014

 

Un axe anticyclonique des Açores à la Russie , de plus en plus faible en son centre au fil des jours , soit chez nous,  protège très partiellement  la France du sud des perturbations océaniques qui balaient celle du nord.

Les précipitations concernent  la bordure nord et surtout les reliefs océaniques, Sancy, axes du haut Forez aux monts de la Madeleine et du Pilat au haut Beaujolais en particulier, quand en fin de journée, un début de convection active les perturbations moribondes. Les bassins internes du Massif central surtout celui du Puy et les Limagnes du sud sont souvent à l’abri.

Les températures restent dans le même ordre de grandeur et sont fortement dépendantes de l’ensoleillement et des courts épisodes de vent du nord. Les premiers saints de glace n’apportent pas encore de gelées et les maximums sont aux alentours de 20° dans les dépressions.

 

Jeudi :

Temps assez beau

Pas de précipitations  sauf quelques cumulus avec rares averses en soirée sur les montagnes

Maximums proches de 20° dans les dépressions, un peu en dessous sur les plateaux

 

Vendredi :

La bordure d’une perturbation affaiblie ne semble capable d’apporter quelques pluies que sur les secteurs océaniques déjà cités et le quart nord-est  (Roannais Forez Yssingelais )  en particulier les montagnes

Après une relative fraîcheur matinale sur les plateaux (minimums inférieurs à 10°), une baisse de l’ensoleillement provoque une légère baisse des maximums

Court épisode de vent du nord à partir de la soirée

 

Samedi :

Assez beau temps

Pas de précipitations, sauf rares averses accompagnant la formation de cumulus en soirée sur les montagnes

Après une relative fraîcheur matinale sur les plateaux, une plus grande présence du soleil apporte un petit coup de chaleur et  monte les maximums au-dessus de 20° dans les dépressions

 

Dimanche

Une perturbation affaiblie est stimulée par la convection en fin de journée pour apporter des cumulus et des averses, surtout sur les régions océaniques et les montagnes. Les bassins internes semblent à l’abri.

la montée des minimums, avec relative douceur le matin, est contrariée par une nette baisse des maximums dans la journée qui repassent en dessous de 20° le plus souvent .

Le vent d’ouest au-delà d’une ligne Clermont-Feurs est dévié en  nord par les reliefs du sud  et  revient en soirée

 

Lundi

Très nette dégradation du temps avec l’arrivée d’une perturbation de plein nord. Elle traverse la région avec des pluies généralisées en fin de journée

Le refroidissement est très marqué : minimums comme maximums

Le vent du nord confirme sa présence avec burle sur les plateaux et mistral en vallée du Rhône

 

Nous sommes en pleine période des Saints de Glace, si les premiers ne justifient que partiellement leur réputation, le dernier sera-t-il aussi clément ? (à confirmer lundi)

Au moins, ils auront laissé passer le week-end !

Gérard Staron

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 13:04

Prévision du 5 au 8 mai 2014

 

La chaine des Hautes pressions des Açores à la Russie tente de se rétablir mais son point faible reste la France et  sa protection sera transitoire et incomplète

Nous sommes en limite des perturbations qui traversent la France du nord. Elles arroserons  surtout la bordure océanique des Combrailles au Roannais et surtout ses reliefs du Sancy , du haut Forez aux monts de la Madeleine et du haut Beaujolais, l’extension au reste de la région est aléatoire.

Le  vent repasse au sud ou à l’ouest au nord d’une ligne  Clermont-Ferrand  Feurs pendant quelques jours  avant un bref retour au nord.

Après le coup de fraicheur de la fin du week-end du 1er mai, les températures remontent lentement

 

Dimanche :

Le temps se rétablit très lentement

Pas de précipitations mais les résidus nuageux abondants résistent en particulier sur toute la face nord de nos montagnes

Les maximums augmentent un peu , de l’ordre de 15° dans les dépressions.

 

Lundi :

Le temps continue son rétablissement

Pas de précipitations, le couvercle nuageux de la veille laisse la place à un ensoleillement plus important

Après quelques petites gelées limitées aux plateaux du cœur du Massif central ( Velay,  Margeride)

Les températures maximales remontent au-dessus de 20° dans les dépressions

Le vent faible

 

Mardi :

Une perturbation arrive. Elle n’atteindra la région qu’à partir de l’après-midi et arrosera  surtout les régions et montagnes océaniques  déjà citées.  Les bassins internes du Massif central seront en grande partie à l’abri (le Puy et Limagnes du sud surtout )

Pas de gelées mais les minimums restent très  frais sur les plateaux . Entrainés par un petit vent de sud –ouest avant la perturbation, les maximums continuent leur hausse et dépassent nettement 20° dans les sillons de la Loire et de l’Allier.

 

Mercredi :

Intermède dans les pluies entre la perturbation océanique qui s’évacue après avoir surtout arrosé le nord de nos départements et une remontée pluvio- orageuse  de fin de journée qui va suivre le sud, soit l’axe du Mézenc au Pilat avec continuation vers le nord en direction des monts du Lyonnais

Si les températures minimales continuent de se radoucir sans gelées, les maximums amorcent une légère baisse avec 20° au plus dans les dépressions

Le vent du nord revient en soirée

 

Jeudi :

Pas de précipitations mais le temps se rétablit très lentement , une couverture nuageuse abondante tarde à se dissiper

En raison du vent du nord, les températures baissent , sans atteindre les gelées pour les minimums , en affectant surtout les maximums

 

Le temps parait incertain ensuite pour le prochain week-end : à confirmer

Gérard Staron

 

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