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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 11:02

Prévision spéciale Tour de France (3ème semaine)

 

Le Tour n’en a probablement  pas encore fini avec la pluie. A l’exception des journées de mardi (1 ère étape Pyrénéenne) et de vendredi (étape de l’Aquitaine) où la présence de précipitations parait improbable, tous les jours un risque existe, mais il semble limité à des averses localisées plus qu’à des pluies  continues comme dans la première semaine ou à de violents orages comme dimanche !

 

L’anticyclone remontant sur l’Atlantique entretien un flux de nord qui bute sur les Pyrénées, ceci permet le développement de nuages et d’averses sur ce massif dans l’après-midi en particulier lors de l’étape de mercredi et jeudi . Ensuite la Course sort de l’influence de l’anticyclone et en remontant vers le nord, elle retombe sous l’influence des perturbations océaniques.

 

Dans une région d’Aquitaine où les températures sont souvent étouffantes, la chaleur restera modérée, même lors des deux étapes de Gascogne (vendredi) et du Périgord (samedi) où les maximums devraient se situer vers 30°. Un météorologue donne toujours des températures sous abri  pour pouvoir les comparer, il est bien évident que sous le soleil, le goudron est bien plus chaud comme ceci a été signalé lors des étapes arrivant ou partant  de Saint-Etienne et des écarts importants  existent en fonction des différentes expositions locales

 

Le vent devrait rester faible sauf au départ de Carcassonne  où pourrait subsister une tramontane finissante

Lors des deux étapes d’Aquitaine, le vent pourrait  changer de direction du vent en passant de l’ouest au nord et forcir au cours de l’après-midi.

L’impact devrait être faible de Maubourguet à Bergerac vendredi ,

Au cours de l’étape contre la montre du lendemain il pourrait désavantager les derniers coureurs à s’élancer car le vent  favorable initialement deviendrait de côté ou 3/4 face

 

Mardi 22 juillet : étape Carcassonne –Luchon

Pas de précipitations même si on ne peut exclure totalement une averse localisée sur des sommets ennuagés

Températures de l’ordre de 20 à 25°  en plaine , moins de 20° sur les sommets

Un reste de tramontane fort en début d’étape , soit de ¾ face par rapport à la course , devrait laisser la place à un vent de nord  faible ensuite, soit de côté par rapport à la course , puis favorable sur le Port de Bales.

 

Mercredi 23 juillet : Etape Saint-Gaudens - Pla d’Adet

Dans l’après-midi, les sommets s’ennuagent et des averses se déclenchent sur la face nord des Pyrénées. Risque croissant de pluie plus on se rapproche de l’arrivée.

Températures semblables à celles de la veille

Vent de nord , le plus souvent de côté mais son rôle devrait être faible

 

Jeudi 24 juillet étape Pau Hautacam

Même risque, un peu plus fort que la veille, d’averses et de sommets ennuagés sur les Pyrénées

Le vent d’ouest le matin est favorable dans la partie du parcours sur le piémont du massif, il devient de nord ensuite. Cumulé avec la brise de vallée, il est défavorable dans la descente du Tourmalet surtout après le virage de Luz-Saint-Sauveur. Ceci désavantage fortement les échappés surtout un homme seul face à un peloton. Dans le passé de nombreux concurrents passés en tête au Tourmalet, n’ont pu maintenir leur avance dans le bas de la descente.

 

Vendredi 25 juillet :  étape Maubourguet – Bergerac

Pas de précipitations

Retour de la chaleur (30 à 32° sous abri)

Le vent d’ouest, de côté, change de direction et vient ensuite du nord, soit défavorable par rapport à un parcours méridien, ce qui pourrait ralentir la course

 

Tendance pour la fin de l’épreuve, après 4 jours la fiabilité de la prévision faiblissant

 

Samedi 26 juillet : Etape contre la montre Bergerac - Périgueux

On ne peut garantir totalement l’absence d’averse sur la course. Risque très faible, grandissant  dans l’après-midi

Même chaleur que la veille

Un changement de direction du vent est possible dans l’après-midi . D’ouest au début,   il passe au nord . Pour un parcours globalement sud-ouest nord-est , donc de ¾ favorable pour les premiers coureurs, il devient ensuite de côté ou ¾ face soit défavorable . ceci peut modifier le résultat de l’étape, mais la vitesse reste faible  

 

Dimanche 27 juillet : Etape Evry Paris

Toujours un risque d’averses

Un vent d’ouest puis de nord-ouest reste faible. De face jusqu’à Forges les bains, il est ensuite globalement  de côté  mais un risque de bordure pour une dernière étape est rarisssime !

Plus frais que la veille !

 

Bonne fin de Tour à tous, avec  mes encouragements particuliers au valeureux représentant de la Haute Loire !

 

Gérard Staron

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 11:58

Prévision du 21 au 24 juillet 2014

 

L’anticyclone des Açores remontant sur les Iles britanniques, nous repassons sous l’influence d’un flux de nord sur le flanc oriental des hautes pressions avec les vents classiques de la burle sur les plateaux de la Haute Loire et du mistral dans la vallée du Rhône  

Les températures remontent lentement après la chute sévère de dimanche, toutefois elles ne devraient pas atteindre les niveaux de froid excessif que nous avant connu avant le 14 juillet. Les minimums devraient rester au-dessus de 10° partout et les maximums ne pas descendre en dessous de 20° dans les dépressions.

Les précipitations orageuses affectent surtout la face nord de la région et les reliefs. Très importantes dimanche, elles sont, de plus en plus faibles de jours en jours et le soleil revient progressivement.

Le temps devrait peu à peu s’améliorer au fil des jours !

 

Dimanche

 Mauvais temps pluvio-orageux sous une couverture nuageuse importante en particulier sur l’axe Velay, Forez, Beaujolais avec des cumuls importants de précipitations sur les reliefs du Mézenc au Pilat. Une réaction des rivières est possible !

Les températures maximales s’effondrent, toutefois cette baisse est plus faible dans les Limagnes et la plaine de Roanne qui devraient garder des maximums supérieurs à 20°    

Le vent de nord s’installe en fin de journée

 

Lundi

L’intermède sera court entre la fin des pluies remontant du sud de la veille et celles de la perturbation de nord qui arrive en soirée et dans la nuit sur la bordure nord de la région en particulier le Roannais

Si les minimums restent entre 10 et 15°, les maximums changent peu par rapport à la veille, légèrement supérieurs à 20° dans les dépressions

Couverture nuageuse importante

Vent du nord fort avec burle et mistral

 

Mardi :

Les précipitations de la nuit se poursuivent une partie de la journée, la face nord de la région et les reliefs ont des difficultés à sortir des nuages et des dernières pluies. Les bassins internes du massif central, Le Puy et Limagnes du sud en situation d’abri ont un temps meilleur avec un peu de soleil.

Les minimums changent peu et les maximums restent très bas pour la saison , à peine 20° dans les dépressions.

Le vent du nord reste très fort

 

Mercredi :

L’amélioration du temps s’amorce, le risque de précipitations est plus faible , la nouvelle perturbation de nord effleure le nord-est en particulier les monts du Beaujolais. Les bassins internes du Massif central continuent à bénéficier d’un temps meilleur

Avec un peu plus de soleil, les températures repartent à la hausse en particulier les maximums qui dépassent à nouveau 25° dans les dépressions, minimums matinaux sans grands changements

Le vent du nord faiblit

 

Jeudi :

Première journée sans précipitations de la semaine, on ne peut toutefois exclure quelques averses sur les reliefs en fin de journée

Si les températures maximales changent peu, les maximums continuent leur hausse et dépassent 25° avec plus de soleil et un vent du nord finissant

 

La fin de juillet risque de rester sous l’influence des temps de nord : à confirmer jeudi

 

Gérard Staron

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 20:22

Chronique n°985

Une première semaine pluvieuse fraîche et venteuse du Tour de France cycliste suivie d’une seconde très chaude  est un phénomène classique d’autant plus qu’à ce moment-là, l’épreuve se déplace dans la France du nord plus sensible au passage des perturbations avant de passer dans le sud. Nous signalons dans notre ouvrage « Conditions climatiques et compétitions cyclistes » avec Jean-Paul Bourgier de nombreux exemples lors des éditions 1996, 2004 et 2005, on pourrait ajouter le départ en Bretagne de 2008. Les calamités climatiques de cette année resteront dans les mémoires car elles accumulent au même moment plusieurs facteurs. Le mauvais temps surtout pluvieux a ciblé les étapes difficiles dans les pavés du nord et sur les crêtes vosgiennes, sur des parcours sensibles et avec des incidents comme l’abandon des favoris, Froome et Contador, sur chute et route mouillée !

 L’étape Ypres-Arenberg a subi un événement exceptionnel. La probabilité de reproduire au même moment une telle concentration de faits climatiques et liés au parcours est infime !

Ce jour-là, mercredi 9 juillet arrive par la Belgique une perturbation de nord  qui accompagne la course toute la journée. L’air arctique descend en ligne directe des hautes pressions centrées en Laponie sur le nord de la Scandinavie. Il est attiré vers le sud par une dépression sur l’Allemagne et une seconde sur le golfe de Gènes . Il entre en contact avec l’air chaud en provenance de l’Europe balkanique.  Les situations de plein nord sont  rares en été en particulier pendant le mois de juillet, mais celle-ci est particulièrement originale comme le montre l’analyse des températures. L’air froid part de 7° en mer de Norvège à 12 h pour arriver à 17° à Paris , mais au même moment il fait 28° à Hambourg et 30° au Danemark. La perturbation qui arrive sur la course le 9 juillet correspond à de l’air chaud d’Europe centrale qui prend à revers l’air froid qui descend de l’Arctique. Il en résulte ce même jour des quantités de précipitations importantes de l’ordre de 20 à 30 mm avec 24 mm à Lille dans une masse nuageuse qui occupe un immense triangle entre la Belgique, la région parisienne et la Manche ! La pluie tombe du départ à l’arrivée de l’étape.

Cette situation a été aggravée par les caractéristiques du parcours avec 9 passages pavés communs à une partie de ceux empruntés par Paris-Roubaix, mais franchis en sens inverse. Ne pas s’étonner que deux de ces secteurs inondés ont dû être retirés du parcours et que les autres sont particulièrement boueux avec des bas-côtés recouverts de flaques ce qui les rend particulièrement glissants et oblige les concurrents à circuler uniquement sur le haut du pavé. Pour l’expliquer, il faut prendre en compte les précipitations du jour, 20 à 30 mm, mais aussi celles des jours précédents. En effet, depuis le 4, il a plu tous les jours, et le cumul de l’ensemble à Lille représente 49.8 mm.  Le sol est totalement saturé et sur des secteurs pavés qui ne sont souvent que des chemins de ferme, la boue est au rendez-vous.

Là encore on se trouve dans une situation exceptionnelle en Juillet. En effet au moment de Paris-Roubaix en avril, les années boueuses sont déjà moins nombreuses que celles qui se déroulent dans la poussière sèche. Il faut remonter à 2000 et 1994 pour trouver des éditions très boueuses. Avril correspond à la fin de la saison froide, marquée par la grande fréquence des perturbations océaniques qui apporte l’essentiel des pluies, c’est le moment où les sols sont saturés et où les nappes phréatiques sont au plus haut, or peu de Paris Roubaix sont déjà boueux. Au contraire, Juillet est le mois le plus sec de l’année en pays océanique, les nappes phréatiques ont commencé à baisser et la réserve en eau  du sol  est entamée. Chaque fois que des Tours de France ont pratiqué les secteurs pavés, ils étaient secs et poussiéreux. Pour toutes ces raisons nous avons connu une étape exceptionnelle ce 9 juillet au niveau de l’état hydrique des secteurs pavés

En dépit de la pluie persistante, de la boue et des flaques des secteurs pavés particulièrement glissants, l’étape s’est déroulée à une vitesse  exceptionnelle de 46.2 km/h de moyenne. Un autre aspects météorologique s’est ajouté. Un vent fort de nord avec des rafales maximales de l’ordre de 50 à 60 km/h est  continument favorable sur la quasi-totalité de l’étape à l’exception des premiers kilomètres entre Ypres et Roeselare en Belgique. Ce n’est certes pas le record de vitesse d’une étape du Tour puisque de Laval à Blois le 7 juillet 1999 la vitesse avait dépassé 50 Km/h mais dans des conditions  optimales. Pour des conditions météorologiques difficiles et un parcours exigeant sur les pavés, nous sommes encore dans une situation exceptionnelle.

Cette journée du 9 juillet de Ypres à Arenberg, du Tour de France a cumulés moult aspects rarissimes, rare le passage du Tour sur les pavés du nord, rare la situation météorologique de plein nord, rare un sol aussi boueux en juillet, rare un vent favorable continu, rares les températures aussi fraîches. Ne pas s’étonner que es aspects sportifs aient été à la hauteur de l’événement : abandon de Froome, multiples rebondissements, chutes etc. Le Nord a justifié en plein été, la climatologie apocalyptique du film « Bienvenue chez les chti » !

La pluie dans les 3 étapes vosgiennes est peut-être moins exceptionnelle mais la dureté cycliste en moyenne montagnes avec de multiples ascensions pentues a été ajoutée à  une aggravation des conditions météorologiques avec la pluie et le brouillard des sommets. En réalité cette dernière appellation porte à confusion car cette masse qui enveloppait les crêtes vosgiennes n’était pas du brouillard classique mais le tour était seulement « dans les nuages» de la perturbation.

Pendant les 3 jours des étapes vosgiennes, des perturbations de nord-ouest en provenance de l’Atlantique nord traversent la France. Le versant Lorrain des Vosges est toujours très sensible à ces précipitations car c’est le premier massif montagneux que les masses pluvieuses rencontrent après la traversée du Bassin parisien. En été l’air froid des hautes latitudes rencontre en plus l’air chaud accumulé précédemment ce qui aggrave l’instabilité de l’atmosphère dans l’après-midi. Ces deux raisons contribuent à accentuer les pluies et à recouvrir les sommets de nuages !

Le samedi 12, la course se termine sur le versant lorrain des Vosges, celui qui reçoit de plein fouet les perturbations de nord-ouest, ne pas s’étonner que les précipitations accompagnées de sommets ennuagés à des niveaux assez bas aient affecté l’épreuve dès qu’elle a abordé les pentes des reliefs.

Le dimanche 13, après avoir traversé le massif, le Tour se situe sur le versant alsacien. Ce dernier est à l’abri des perturbations qui arrivent par le nord-ouest, donc les précipitations cessent dès que l’épreuve se situe sur le piémont alsacien avec parfois un peu de soleil. Par contre, dès qu’il reprend de l’altitude pour escalader le Markstein ou le Grand ballon, il retrouve les pluies et les nuages de la perturbation pour l’envelopper.

La même situation est visible le 14 juillet entre Mulhouse et « la Planche des belles filles », tant que le Tour reste côté Alsacien, pas de pluie et parfois du soleil, dès qu’il monte sur les sommets et repasse sur le versant lorrain, il retrouve pluie et nuages. Près de la « Planche des belles filles », il passe sur le versant sud du massif,  la perturbation s’évacue vers l’Allemagne, et le temps s’améliore un peu

Dans les Vosges, si la météorologie est moins exceptionnelle que dans le Nord. En 1909 lors de la première incursion du Tour, il y avait même eu de la neige sur le Ballon d’Alsace, le cumul de difficultés du parcours et de la météorologie a encore rendu la course épique !

Gérard Staron donne rendez vous samedi prochain sur radio Espérance. Bonne semaine !

Bonne course au Tour !

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 10:34

Prévision du 17 au 20 juillet 2014

 

La poussée actuelle de l’anticyclone des Açores est très provisoire  et en se déplaçant au-delà des Alpes , il laisse un couloir lors du week-end pour le retour des descentes froides perturbées des hautes latitudes qui prennent un caractère orageux quand elles rencontrent l’air chaud de nos régions

Après deux jours de beau temps sec, ensoleillé et de plus en plus chauds, la dégradation s’amorce par le retour du vent de sud , puis l’arrivée des pluies orageuses avec au début foudre et risque de traînées de grêle et d’inondation localisée et enfin le passage au vent du nord avec baisse des températures !

Voici l’échéancier le plus probable !

 

Mercredi :

Beau temps confirmé, soleil, pas de précipitations arrivée de la chaleur

 

Jeudi :

Toujours le beau temps ensoleillé dans l’anticyclone , pas de précipitations

Après le retour de la douceur matinale même sur les plateaux, la chaleur augmente dans l’après-midi avec des maximums de l’ordre de 30° dans les dépressions

Les vents s’inversent, fin de celui du nord , mais celui de sud ne semble pas encore établi

 

Vendredi :

L’arrivée du vent de sud est le signe annonciateur de la dégradation, il forcit au fil des heures

Après une matinée aux températures déjà élevées, la chaleur lourde s’amplifie avec plus de 30° dans les sillons de la Loire et de l’Allier

Pas encore de précipitations, les orages sont limités à la France de l’ouest à l’Aquitaine et au bassin parisien

 

Samedi :

Le vent du sud forcit encore ,

Après une matinée aux températures déjà élevées, la chaleur lourde continue surtout sur le sillon de la Loire, mais les maximums n’augmentent plus en raison d’une couverture nuageuse cumuliforme qui se développe dans l’après-midi

Les pluies orageuses n’abordent la région qu’en fin de journée et soirée en affectant surtout un axe Auvergne et Roannais , attention à la foudre aux trainées de grêle et aux fortes intensités localisées de précipitations

 

Dimanche :

Journée pluvieuse et orageuse. Les précipitations ne connaissent qu’un faible intermède entre les restes de la perturbation qui a continué dans la nuit et la reprise de l’après-midi . Cette fois l’axe Velay, Forez et Beaujolais parait le plus arrosé en particulier les montagnes du Mézenc au Pilat

Les températures baissent, cette évolution déjà visible pour les minimums s’accentue pour les maximums qui perdent près de 10° par rapport à la veille

Le vent du nord revient avec la burle sur les plateaux et le mistral en vallée du Rhône

 

La baisse des températures pourrait continuer avec le vent du nord en début de semaine : à confirmer dimanche

Gérard Staron

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 11:08

Prévision spéciale Tour de France (2ème semaine 16 au 20 juillet 2014)

 

Le Tour a été beaucoup affecté par la pluie dans la France du Nord, l’anticyclone des Açores qui s’installe provisoirement devrait lui apporter un répit salutaire pendant cette semaine et permettre le retour du beau-temps, seule incertitude pour le dimanche 20 juillet.

La fraicheur  sera aussi remplacée brutalement par la chaleur (températures supérieures à 30°  dans les bassins et dépressions)

Le vent peut avoir, à quelques heures près, de l’importance sur le déroulement de la course à trois moments principaux :

1)      Le 18 entre le Pilat et les Alpes dans le couloir Rhodanien et la traversée des terres froides du Dauphiné avec l’installation d’un vent du sud fort.

2)      Le 19 entre le col du Lautaret et Briançon, la brise de  vallée cumulée avec le flux de sud atmosphérique, face à la course, pourrait gêner des échappés surtout un homme seul face à un peloton

3)      Le 20, à quelques heures près , le mistral s’installe quand le peloton franchit le sud de la vallée du Rhône de Cavaillon à l’arrivée.

 

Mercredi 16 juillet : étape Besançon-Oyonnax

Pas de précipitations, le risque d’averse localisé en fin d’étape sur le Jura est très faible

Avec un beau temps ensoleillé, la chaleur encore modérée s’installe (maximums au dessus de 25° dans les plaines de la Saône, moins sur le Jura

Le vent faible est favorable. De nord-est au début , il est dévié ensuite par les reliefs avec une origine de nord et suit ainsi l’orientation de la course , nord-est sud–ouest du départ à Arbois, puis Nord-sud.

 

Jeudi 17 juillet : étape Bourg-en-Bresse  Saint-Etienne

Beau temps, pas de précipitations

Chaleur, températures supérieures à 30° dans la traversée des coteaux du Beaujolais et du lyonnais

Vent très faible plutôt de nord,  favorable dans le même secteur.  Ensuite, sur les monts du lyonnais, secteur d’altitude dégagé où il sera plus ressenti, son orientation sera le plus souvent ¾ arrière.

 

Vendredi 18 juillet : Etape Saint-Etienne Chamrousse

Pas de précipitations

Encore beau temps chaud, plus de 30° dans la traversée du couloir rhodanien entre Pilat et Alpes

Le temps commence à se dégrader sur la France de l’ouest, un flux de sud se met en place , et le vent forcit au fil des heures de vendredi . Sa vitesse qui devrait dépasser  30 à 40 km/h dans l’après-mdi. Sera-t-elle déjà suffisante quand les coureurs traverseront la vallée du Rhône puis les terres froides du Dauphiné où le vent viendra de côté pour former des bordures ? Ce couloir a déjà provoqué dans le passé l’éclatement du peloton , plus par vent de nord (mistral ) que de sud , mais l’accélération des flux atmosphériques se produit dans les deux sens !

Sur la partie Alpine, le vent pourrait être aussi fort et de face dans la cluse de Voreppe avant l’attaque du col !

 

Samedi 19 juillet : Etape Grenoble-Risoul

Si le mauvais temps revient sur la France par l’ouest, le Tour devrait bénéficier encore d’une journée de répit

Pas de précipitations, on ne peut exclure une averse isolée sur les reliefs en fin d’après-midi selon certains modèles, mais cette probabilité me parait très faible

Toujours la chaleur avec 30° dans les vallées

Le vent du sud est globalement défavorable à partir du sommet du lautaret. Dans la descente de ce col jusqu’à Briançon , il peut se cumuler avec la brise de vallée et fournir un flux défavorable à la marche de la course. Souvent ce type de vent gêne l’avancée des échappées, surtout un homme seul face à un peloton. Combien de fois celui qui a passé un col en tête est gêne dans sa progression et rejoint ! le même problème peut se produire dans la descente de l’izoard !

 

Dimanche 20 juillet : Etape Tallard -Nîmes

Si la première partie de l’étape dans la vallée de la Durance et les chaînons calcaires des Alpes du sud ne parait pas présenter de problèmes météorologiques, beau temps, vent faible, il n’en est pas de même de la fin qui traverse le couloir rhodanien de Cavaillon à l’arrivée

Deux incertitudes majeures planent sur la course à quelques heures près :

1)      Une grosse pluie orageuse tombe sur les Cévennes, dans quelle mesure affectera-elle le piémont gardois où arrive la course ?

2)      Le vent du nord s’installe dans l’après-midi et forcit . Le mistral a souvent provoqué des bordures dans ce secteur qui longe les Alpilles et le nord de la Camargue, sera-t-il suffisamment établi au moment du passage de la course ou arrivera-t-il après son arrivée ?

Selon le déroulement horaire, La course ne peut être confronté qu’à l’un des deux risques et peut-être aucun, surement pas les deux à la fois !

 

Prochaine prévision : lundi 21 juillet journée de repos

Gérard Staron

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 10:18

Chronique N°984

Nous vivons un début de mois de juillet pourri !

La répartition des précipitations est toujours aussi excentrique dans notre région. Par exemple à Montregard en haute Loire, depuis le début du mois de juillet, la pluviométrie du premier au 8 était déjà supérieure à celle des deux mois cumulés de mai et de juin alors qu’en situation normale dans notre région mai et juin sont des mois très arrosés alors que juillet marque un creux en liaison avec l’extension de la sécheresse méditerranéenne ! C’est aussi le cas au Puy-Loudes où il est tombé 101.4 mm entre le 1er et le 8 juillet alors que mai et juin cumulés ne représentaient que 85.9 mm et à quelques millimètres près à Saint Etienne.

Les températures sont, depuis le début de cette semaine, indignes d’un mois de juillet, les minimums tombent en dessous  de 10° sur l’ensemble des massifs montagneux et même parfois à basse altitude comme le 8 juillet à Alençon et les maximums dépassent de peu ce seuil avec 12.7° toujours le 8 au Puy Loudes ou 14.6° à Langres. Ces températures très basses sont le résultat d’une dégradation commencé à la fin du mois précédent avec un décrochage le 29 juin puis ensuite après le 4 juillet. La carte des températures en France confirme autant pour les minimums que les maximums !

Il est curieux de constater qu’au même moment la banquise de l’Arctique qui connaissait une fonte très rapide qui la plaçait dans les années à l’extension la plus faible et approche du moment où sa superficie sera la plus réduite en septembre a infléchit son évolution avec une légère reprise provisoire le 2 juillet.

Presque au même moment la banquise de l’autre hémisphère, l’antarctique celui du sud, qui avait une extension record depuis plusieurs mois et approche de sa saison de plus forte superficie qu’elle connaitra elle aussi en septembre a connu le 4 juillet presque au même moment un arrêt dans la progression de son extension.

Ce décrochage des températures  n’est pas le premier que nous signalions puisque dans la chronique 982, nous mentionnions que juin avait dérivé à partir du 11 juin après la vague de chaleur de Pentecôte. Les températures avaient alors baissé nettement et n’ont jamais retrouvé le niveau antérieur, et au début de ce mois elles connaissent une nouvelle baisse, or à quelques jours près, au même moment la banquise de l’Arctique avait elle aussi connu une première petite reprise de sa superficie le 14 juin qui avait interrompu provisoirement la fonte rapide déjà en cours.

Le question que pose l’évolution de ces derniers jours est claire. Est-il possible d’associer l’arrivée d’un été pourri chez nous avec une augmentation provisoire de la superficie de la banquise Arctique ?

Il est difficile de tirer d’un cas pertinent des conclusions plus générales, même si ce n’est pas le premier que je vous soumets  et il convient d’être très prudent dans l’interprétation des évolutions climatiques à des latitudes différentes

La seule corrélation possible est de constater qu’aux deux moments que je viens de signaler, ce sont des descentes de nord en provenance des hautes latitudes arctiques qui correspondent chez nous aux baisses de températures et à la reprise de l’activité pluvieuse et orageuse.

Dans la chronique N°982, je signalais que le temps avait dérivé chez nous à partir du 11 juin avec une inversion complète des flux atmosphériques qui arrivaient. Auparavant des flux de sud avaient provoqué une première bouffée de chaleur et ensuite des flux de nord contournant par l’est un anticyclone centré de l’Atlantique aux Iles britanniques arrivait jusqu’à nous. En raison de l’origine septentrionale  de l’air, les températures avaient baissé.

Pendant toute cette période de juin, la proximité de l’anticyclone repousse les perturbations de nord sur l’Allemagne et nous n’avions qu’une forme édulcoré de la descente froide repoussée en partie par les hautes pressions ce qui permet à un ensoleillement abondant et efficace  en cette saison de compenser la froidure de l’origine de l’air.

Depuis les orages du 28 juin , puis leur répétition au début du mois de juillet , l’anticyclone un peu plus éloigné sur l’Atlantique permet aux descentes de nord perturbées d’aborder de face l’est de la France et d’y rencontrer l’air chaud qui s’y était préalablement installé sur une ligne qui traverse la France des Pyrénées à l’Alsace en passant par le massif central.

Sur ce lieu d’affrontement air froid et air chaud, se cristallise les orages et les fortes précipitations, ceux du 28 mai avec plus de 40 mm dans les Monts de tarare , ceux du 1er juillet avec 43 mm à Aubenas et 21 mm à Ambérieu, ceux du 2 avec 24 mm à Montauban et 26 mm à Grenoble Saint Geoirs, ceux du 4 avec 44 mm à Aurillac, ceux du 6 avec, plus de 30 mm à Saint-Etienne plus de 40 mm à Paray le Monial et 50 mm au Puy et ainsi de suite !!!

Après l’affrontement, une fois la ligne de défense de l’air chaud enfoncée et repoussée en région méditerranéenne  l’air froid qui se situe en arrière a pu progresser avec des températures d’autant plus indignes de juillet qu’une forte couverture nuageuse limite l’action du soleil à quelques rares apparitions ! Il est alors impossible à l’astre de compenser suffisamment les effets de l’origine de l’air.

Il est sûr que l’air qui est arrivé jusqu’à nous provient des régions arctiques. L’analyse des cartes météorologiques est sans contestation possible. Entre l’anticyclone des Açores monté au large de l’Atlantique et celui du nord de la Russie, se trouve le 7 juillet un immense couloir de dépressions qui permet à l’air du Groenland de descendre jusqu’à nous. Une première dépression se situe au nord de l’Ecosse, elle connait une excroissance sur le détroit du Pas de calais et enfin quand l’air froid arrive en Méditerranée, il se forme la célèbre dépression du golfe de Gènes. Même si l’air arctique se réchauffe au cours de son voyage, il part de 6-7° au nord de l’Islande, on le trouve entre 13 et 16° au passage des Iles britanniques et vers 18° à l’arrivée sur les Côtes de la Manche pour le maximum en plaine.

Il est sûr aussi que deux fois à quasiment un mois d’intervalle une augmentation provisoire de la banquise arctique en période de fusion, soit  à contresens de l’évolution normale de saison, s’est produite alors que des descentes d’air en provenance de la même région arctique sont arrivé jusqu’à la France dans un couloir méridien.

Ceci ne veut pas dire que l’on peut établir une corrélation entre les deux phénomènes.

Il en est de même de la contradiction des comportements des deux banquises des deux extrémités de la terre déjà signalée dans cette chronique au même moment. L’opposition se situe à deux niveaux :

-- l’un connu, celle de l’Arctique approche de son minimum annuel d’extension après une longue fusion depuis le maximum de mars, celle de l’antarctique approche de son maximum annuel après plusieurs mois d’augmentation de sa superficie.

-- Le second niveau est plus surprenant, les années où la banquise arctique est au plus bas comme 2007 2011 ou 2012, celle de l’antractique est au plus haut et dépasse 16 millions de Km2 au moment de son maximum de septembre. De même la tendance du rétrécissement de la banquise arctique avec des superficies très faibles au moment de son minimum de l’été s’oppose à une tendance inverse de la banquise antactique qui a souvent une extension record depuis 1979, ces dernières années au même moment.

 La climatologie présente beaucoup de mystères ou des domaines encore peu étudiés quand on essaie de comparer les phénomènes qui se produisent aux différentes latitudes.

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain …. Bonne semaine….

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 20:47

Prévision du 13 au 16 juillet 2014

 

L’anticyclone des Açores semble tenter une progression depuis l’Atlantique et couper provisoirement la route des perturbations qui descendent des hautes latitudes !

Après les pluies de la dernière perturbation pendant le week-end , quelques jours sans précipitations devraient prendre la suite au début de la semaine

Avec plus de soleil, les températures devraient progressivement remonter mais les maximums deviendront conformes à la saison estivale plus rapidement que les minimums qui resteront frais sur les plateaux du cœur du Massif central.

Le vent du nord continuera de sévir sur le flanc oriental des hautes pressions de façon modérée.

 

Dimanche :

La dernière perturbation de nord-ouest arrive. Elle arrose surtout les régions d’influences océanique soit la bordure des Combrailles au Roannais et l’ensemble des reliefs en particulier, le Sancy, l’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine, et celui du Pilat aux monts du Beaujolais.

Les températures restent médiocres pour la saison, fraicheur matinale sur les plateaux du cœur du Massif central, maximums à peine supérieurs à 20° dans les dépressions   

 

Lundi :

Après la fin du passage de la perturbation le matin, les précipitations cessent,  le soleil reprend peu à peu une place de saison.

Les températures commencent une hausse, recul de la fraicheur matinale, les maximums dépassent 20° dans les dépressions.

 

Mardi

Pas de précipitations, plus de soleil

Si la fraîcheur matinale revient sur les plateaux du Massif central, les températures maximales continuent une légère hausse seulement freinée par un vent du nord qui résiste.

 

Mercredi  

Pas de précipitations

Si la fraîcheur matinale persiste sur les plateaux, les maximums continuent leur hausse et dépassent 25° dans les dépressions

Le vent du nord disparait enfin

 

L’amélioration devrait être de courte durée ; à confirmer  mercredi.

Gérard Staron

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 20:07

Prévision spéciale Tour de France : étapes vosgiennes 12-14 juillet 2014.

 

Avec une suite de perturbations de nord-ouest qui descendent sur le flanc de l’anticyclone des Açores remontées sur l’Atlantique , le risque principal sur la course sera la pluie  avec des descentes de cols  particulièrement glissantes et des sommets ennuagés.

Les températures relativement fraîches pour la saison poseront moins de problèmes, de l’ordre de 20° dans les dépressions et quelques degrés en moins sur les sommets

Les vents modérés auront peu d’impact sur le course

 

Samedi 12 juillet : étape Tomblaine- Gérardmer

 

Le jour où le risque de pluie sera le plus important  car la course aborde les Vosges par le versant occidental où arrivent les précipitations avec leur arrivée en début d’après-midi. Attention aux descentes glissantes et aux sommets ennuagés

Le vent faible de nord-ouest est favorable au départ, puis de côté entre Baccarat et Epinal , puis de nouveau favorable jusqu’au moment d’aborder les derniers kilomètres vers Gérardmer . Sa vitesse modérée ne parait pas suffisante pour avoir un impact majeur sur la course même sur les parties sommitales

 

Dimanche 13 juillet : Etape Gérardmer-Mulhouse

 

Le risque de pluies sur la course est encore réel mais, cette dernière après avoir traversé le massif  se situe sur son versant Alsacien plutôt en situation d’abri et les perturbations sont moins actives que la veille. Avec un peu de chance le tour peut espérer passer une grande partie de l’étape au sec mais les secteurs où la pluie peut être présente sont le début de l’étape quand elle est encore sur le versant ouest du massif, puis les parties sommitales  des cols. Du côté Alsacien les descentes ont des chances d’être sèches

Les températures sont du même ordre que la veille

Le vent de sud-ouest est un peu plus rapide que la veille (30Km/h en rafales), il sera plutôt défavorable sur les crêtes vosgiennes mais en montagne son action est différente sur la course .  Il peut avoir un rôle dans la partie terminale de l’étape dans la descente en direction de Mulhouse où il sera de côté par rapport au parcours. Même peu probables,  on ne peut exclure des bordures dans ce secteur, un homme seul y sera aussi particulièrement désavantagé face à un peloton ou un groupe.

 

Lundi 14 juillet : étape Mulhouse – La Planche des Belles Filles

 

Pendant la plus grande partie de l’étape, la course longe la partie sommitale du massif vosgien.Elle risque encore d’y trouver des nuages et des pluies  fines , même si les quantités de précipitations déposées par les perturbations seront plus faibles  que les jours précédents

Le vent d’ouest faible ne semble pas en mesure d’influence fortement la course

Les températures sont du même ordre que les jours précédents

 

Prochaine prévision mardi lors de l’étape de repos

Gérard Staron

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:49

Prévision spéciale Tour de France (Nord de la France)

 

Le temps assez médiocre de ce début du mois de juillet, la traversée de nombreux plateaux dégagés et souvent balayés par le vent comme l’Artois, la Picardie, ou la Champagne dite autrefois « pouilleuse » sont autant de conditions qui risquent d’influencer la course.

Le vent globalement favorable pourrait provoquer des étapes rapides

Les températures seront assez fraîches pour la saison

 

Mardi 8 juillet : Etape du Touquet à Lille

 

L’énorme masse pluvieuse située sur la Belgique risque de se retirer devant la Course. Le risque d’averse est faible au départ sur les plateaux de l’Artois,  mais il grandit nettement dans la partie finale de l’Etape en pays Flamand le long de la frontière belge.

Le vent de nord-ouest avec des rafales de l’ordre de 20 km/h au début de l’étape forcit ensuite un peu mais le risque de déclenchement des bordures parait faible car elles se produisent le plus souvent avec des vitesses des rafales   de l’ordre de 40 à 50 km/h qui  se semblent pas atteintes. Le vent est de côté dans la traversée de l’Artois jusqu’à saint Omer, ensuite il devient favorable jusqu’à l’arrivée, de ¾ arrière jusqu’au Mont Noir, de dos ensuite

Températures agréables (18 à 20° environ)

 

Mercredi 9 juillet : Etape  d’Ypres (Belgique)-Arenberg

 

L’étape des pavés risque d’être durcie par les conditions climatiques :

La perturbation de nord descendant de Belgique risque d’arroser la course

Le vent de nord-ouest présente des rafales de l’ordre de 50 km/h. la formation de bordures est possible à ce niveau. Il est globalement favorable sur la plus grande partie de l’étape, mais il faut prendre en compte les différents changements de directions dans les secteurs pavés qui risquent de fournir autant de conditions changeantes

Les pavés déjà mouillés la veille, la boue et les flaques d’eaux risquent de se substituer à la poussière lors du passage sur les secteurs pavés

Températures légèrement plus fraîches que la veille (16-18°)

 

Jeudi  10 juillet : Etape  Arras –Reims

 

La perturbation de nord étant descendue vers le sud, quelques rares averses sont encore possibles sur la course mais le risque est très faible

Le vent de nord-ouest est globalement favorable tout au long de l’étape, mais sa vitesse en rafales de l’ordre de 30 km/h ne parait pas suffisante pour le déclenchement de bordures, même sur des plateaux dégagés de Picardie souvent concernés par l’éclatement du peloton

Avec plus de soleil, les températures remontent (22-23°)

 

Vendredi 11 juillet : Etape Epernay-Nancy

 

Les températures changent peu par rapport à l’étape de la veille

Le vent aussi, en direction, Nord-ouest, comme en vitesse (rafales maximales vers 30km /h ) . Il est globalement favorable, de 3/4 arrière dans la traversée de la Champagne Pouilleuse un pays dégagé connu pour le déclenchement de bordures dans le passé (vitesse un peu faible cette fois), de dos lorsque le peloton longe la Côte de l’Argonne à proximité du site de la bataille de Verdun

Le risque d’averses sur la course est à nouveau présent en fin d’étape.

 

Gérard Staron

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 09:35

Prévision du 9 au 12 juillet 2014

 

Circulant sur le flanc oriental de l’anticyclone remonté sur l’Atlantique, un temps de nord en provenance des hautes latitudes frappe de plein fouet la région et provoque un début d’été pourri.

Le vent du nord et ses accélérations la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône sévissent pendant toute la période

Les perturbations prennent un caractère orageux en fin de journée  en arrivant sur l’air plus chaud de nos latitudes. Les précipitations abondantes affectent surtout les montagnes et l’angle nord-est de nos départements Yssingelais, Forez et Roannais. Les bassins internes du Massif central (le Puy , Limagnes du sud)  à l’abri certains jours, peuvent espérer un temps meilleur. Avec les précipitations déjà tombées hier, 30 mm environ et avec celles qui vont s’ajouter, le risque de sécheresse qui menaçait depuis mars disparait au moins provisoirement.

L’arrivée de l’air froid est difficilement compensée par les particularités d’ensoleillement de la saison et les températures sont indignes de juillet, retour de la fraîcheur matinale sur les plateaux et maximums qui auront des difficultés à atteindre 20° même dans les dépressions.

 

Mardi :

Prévision antérieure confirmée : refroidissement, maximums à peine à 20° dans les dépressions, vent du nord,

La reprise des pluies en fin de journée touche surtout les reliefs et les bassins internes du Massif central  ont plus de chance d’échapper aux averses et  de voir le soleil

 

Mercredi :

Le vent du nord forcit

Après une fraîcheur matinale marquée sur les plateaux (moins de 10°), les maximums ont des difficultés à dépasser 20° même dans les plaines les plus basses  en dehors du Massif central

Après une accalmie pendant une grande partie de la journée,  des averses reprennent sur les montagnes et l’angle nord-est (Yssingelais, Forez et Roannais) mais surtout une perturbation de plein nord arrive en soirée et dans la nuit.

Une fois de plus les bassins internes du Massif central, le Puy et Limagnes du sud, bénéficient de conditions un peu meilleures

 

Jeudi :

Mauvais temps sous la perturbation de plein nord arrivée dans la nuit précédente

Ses pluies généralisées affectent surtout l’angle nord-est de la région déjà cité

Les températures sont indignes de l’été, fraicheur matinale et maximums encore en baisse sous une couverture nuageuse abondante.

Vent du nord fort

 

Vendredi :

Le temps amorce une amélioration

Le vent du nord faiblit

Les températures esquissent une remontée, moins de fraîcheur matinale, légère remontée des maximums avec un retour d’un soleil encore timide

Après un arrêt pendant une grande partie de la journée, les averses de fin de journée se limitent aux versants nord de nos montagnes

Les bassins internes du cœur du Massif central bénéficient d’une amélioration plus nette

 

Samedi :

Le vent du nord continue de s’affaiblir

Les températures accentuent leur remontée, fin de la fraîcheur matinale marquée, les maximums repassent au-dessus de 20° dans les dépressions

La reprise des averses orageuses en fin de journée est cependant plus nette sur les reliefs

 

 Une semaine à vite oublier !

 La suite ne sera pas encore « il y a le ciel, le soleil, la mer (pas chez nous) » à confirmer

Gérard Staron

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