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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 21:14

Températures de Montregard (43) : juillet  2014

Températures minimales et maximales et Moyennes approchées (min+max/2)

Sur http://mgsb. Perso.sfr.fr ou en cliquant ci-dessus sur le lien « site » vous avez accès aux archives de la station  depuis l’origine (2006)

date

min

max

moyenne

1-juil-14

6,1

20,7

13,4

2-juil-14

11,1

20,6

15,9

3-juil-14

9,9

25,2

17,5

4-juil-14

12,2

21,7

16,9

5-juil-14

11,0

22,9

17,0

6-juil-14

13,2

22,4

17,8

7-juil-14

10,5

12,1

11,3

8-juil-14

8,0

16,5

12,3

9-juil-14

7,2

13,8

10,5

10-juil-14

6,5

9,9

8,2

11-juil-14

9,3

11,0

10,1

12-juil-14

9,9

16,1

13,0

13-juil-14

11,1

17,9

14,5

14-juil-14

11,3

19,6

15,4

15-juil-14

7,6

21,6

14,6

16-juil-14

8,9

25,7

17,3

17-juil-14

12,3

27,8

20,1

18-juil-14

16,9

28,1

22,5

19-juil-14

17,9

24,3

21,1

20-juil-14

11,6

16,8

14,2

21-juil-14

11,2

17,0

14,1

22-juil-14

11,4

14,3

12,8

23-juil-14

13,2

21,4

17,3

24-juil-14

12,9

23,0

17,9

25-juil-14

11,4

23,0

17,2

26-juil-14

10,2

20,5

15,3

27-juil-14

10,1

20,7

15,4

28-juil-14

11,0

17,4

14,2

29-juil-14

8,1

12,6

10,3

30-juil-14

10,8

15,4

13,1

31-juil-14

11,0

20,3

15,7

moyenne

10,8

19,4

15,1

Ce mois de juillet 2014 est encore plus pourri en altitude sur les monts du Vivarais que dans le bassin stéphanois

Non seulement le total des précipitations du mois est colossal avec 239.7 mm, mais en plus la moyenne des températures maximales est la plus basse depuis le début des observations  (19.4° contre 19.6° en 2011). Certains jours qui n’ont pas vu le soleil et ont subi le vent du nord ont connu un maximum très bas en particulier les 7, 10 (9.9°),  11 et 29  juillet !

Par contre les températures minimales plus élevées, permettent à la moyenne générale du mois d’être supérieure à celle de 2011 (14.3°)  et d’être seulement la seconde plus basse depuis le début des observations  !

gérard Staron

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 16:25

Observations de Saint Etienne (500m) : juillet   2014

Températures minimales et maximales quotidiennes (Hobo dans abri à coupelles)

Les archives de la station depuis l’origine (2006) sont consultables

 sur  http://mgsb.perso.sfr.fr  à la suite de celles de Montregard, accessible aussi en cliquant sur « site » dans les liens placés sur la barre à droite.

 

date

min

max

P

1-juil-14

9,8

26,7

3,3

2-juil-14

14,1

26,0

3-juil-14

13,2

30,1

4-juil-14

16,2

28,4

5,5

5-juil-14

15,9

27,4

6-juil-14

14,9

29,9

26,2

7-juil-14

12,9

14,5

3,9

8-juil-14

11,8

19,1

9-juil-14

10,0

17,6

23,3

10-juil-14

9,9

13,9

1,3

11-juil-14

12,7

16,1

12-juil-14

12,2

19,8

3,2

13-juil-14

15,1

21,5

0,7

14-juil-14

13,9

23,5

15-juil-14

11,9

25,4

16-juil-14

13,4

29,7

17-juil-14

15,9

32,8

18-juil-14

16,1

35,0

19-juil-14

21,5

31,5

20-juil-14

14,7

17,1

34,3

21-juil-14

14,2

20,4

10,7

22-juil-14

15,2

17,2

1

23-juil-14

16,1

26,5

24-juil-14

16,7

26,7

25-juil-14

15,0

27,7

1,5

26-juil-14

14,2

24,1

27-juil-14

13,9

25,2

28-juil-14

14,7

21,0

16

29-juil-14

12,4

15,4

7,1

30-juil-14

14,1

21,1

7,4

31-juil-14

12,2

24,7

moyenne

14,0

23,7

145,4

 

Juillet 2014 a été pourri avec :

Le record de précipitations pour juillet depuis 10 ans : 2007 avec 117 mm est enléve des tablettes

Le deuxième mois le plus frais , seul 2011 a eu une moyenne plus basse avec 17.8, et une température inférieure de 1.5° à la moyenne des 10 dernières années

Cette fraicheur est plus sensible pour les maximums quotidiens où 2014 est quasiment au niveau de juillet le plus frais 2011.

L'écart entre moyenne approchée et vraie ( toutes mesures) est importante avec 0.6°, dont 9 jours au dessus de 1° et un pic à 2.2° de différence le 6 juillet.

Gérard Staron

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 17:49

Chronique N°987

Les précipitations sont toujours iconoclastes dans le centre-est de la France. Après janvier et février très humides, quand l’hiver est habituellement très sec dans la région , après un printemps et un mois de juin particulièrement sec dès mars , quand mai et juin sont les maximums pluviométriques des séries climatologiques de nombreuses stations, voici un mois de juillet exceptionnellement arrosé, alors que dans les séries des normales, il marque soit un ceux dans les précipitations, soit une véritable sécheresse dans le domaine méditerranéen ou à proximité.

Le ciel n’a pas fait dans le détail ! Les déluges les plus importants ont affecté le versant nord du Massif central avec Andrézieux-Bouthéon  227, 1 mm et Vichy 184.9 mm, le pourtour des Vosges avec 202 mm à Strasbourg, le piémont du Jura de Besançon 246 mm à Ambérieu 249 mm en passant par Lons-le-Saulnier 232.5 mm, et les Préalpes du nord avec 214 mm à Annecy et 249 mm à Chambéry. D’une façon générale un grand est et centre-est du Pays dépasse largement les 100 mm de la Lorraine au Massif central et aux Alpes du nord. Il déborde largement sur la moitié orientale du Bassin parisien en particulier sur la partie méridionale, Le bassin de la Loire. Plus au sud il faut ajouter une partie du Piémont Pyrénéen avec 134mm à Pau. Toutefois cette répartition géographique n’a rien d’homogène, car les paroxysmes orageux ont gonflé ponctuellement les totaux. Par exemple sur les 227 mm d’Andrézieux, 60 mm sont tombés lors d’un orage le 25 juillet , qui n’a déposé que 3 mm à mon poste pourtant seulement distant d’une quinzaine de kilomètres. Ces orages sont à des dates très différentes, il y a les 51.4 mm du 6 au Puy-Loudes, les 44 mm de Chambéry le 7, les 40 mm de Lyon-bron le 20, les 50 mm d’Ambérieu du 21 , et les 63 mm de Bergerac du 25 pourtant distant des 60 mm d’Andrézieux du même jour.

De tels totaux constituent souvent des records, les 239 mm recueillis à Montregard et les 146,4 mm de Saint Etienne (500 m) recueillis à mes stations pour l’ensemble du mois ne sont que des records pour un mois de juillet sur 10 ans. D’autres sont bien plus significatifs sur des durées bien plus longues. Les 227.2 mm d’Andrézieux constituent le total le plus élevé pour un mois de juillet depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Ils pulvérisent les 169 mm de 1977, les 165.9 mm de 1963 et les 149.8 mm de 1965 qui détenaient auparavant les 3 cumuls les plus élevés de juillet. Ces 227.2 mm approchent les 230 mm de mai 1983 qui détient le record absolu du mois le plus arrosé depuis 1946, avec une différence notable, mai 1983 était connu pour des inondations importantes sur le Furan, la rivière locale et aussi ailleurs, ce qui n’est pas le cas de juillet 2014 ! La station du sud de la plaine du Forez a donc connu le second mois, toutes catégories de janvier à décembre, le plus arrosé depuis 68 années.

Même pour une station moins affectée comme Lyon-Bron, les précipitations de juillet 2014 sont aussi à ranger dans le domaine exceptionnel! Les 151.3 mm constituent le 4ème cumul depuis 1921 soit près d’un siècle après les 176.8 mm de 2008 accompagnées d’inondation dans le sud de l‘agglomération, les 161 mm de 1930 et les 152.1 mm de 1965, même les 149,7 mm de 1977 sont devancés !

Il est difficile de ne pas placer le mois de juillet 2014 parmi les plus pourris connus par notre pays depuis très longtemps ! Cet été très médiocre est lié à une répétition de temps perturbés de nord lors d’un mois de juillet où ces derniers sont en principe les moins nombreux de l’année. Ces descentes de nord sont les plus importantes au printemps surtout en avril et en automne, les plus rares en été selon le décompte que j’avais effectué sur 10 ans de 1989 à 1999, or pendant ce dernier mois de juillet , ces temps ont persisté du 6 au 14 juillet puis pendant la quasi-totalité de la dernière décade.

Chaque fois, ce type de temps amène de l’air froid en provenance des hautes latitudes, qui  entre en contact avec celui bien plus chaud de nos régions en raison de la durée du jour et de l’angle d’incidence des rayons du soleil de l’été. Des perturbations parfois moribondes sont régénérées et prennent un caractère orageux qui stimule les précipitations. Ce dernier, avec la foudre, la grêle, les coups de vent et l’intensité des pluies s’atténue au fur et à mesure que l’air des hautes latitudes réussit à rafraichir l’air autochtone. C’est pour cette raison que les phénomènes atmosphériques les plus dangereux se produisent souvent à l’arrivée de ces types de temps.

Chaque fois l’installation s’effectue de la même façon. L’anticyclone des Açores remonte sur l’Atlantique. Dans une première phase, il laisse encore passer les perturbations en provenance de l’Atlantique nord qui nous arrivent selon une trajectoire de nord-ouest. Dans une seconde phase, l’anticyclone continue sa remontée en latitude et fait sa jonction avec les hautes pressions des régions Arctiques. Dans ce cas, le flux descend de plein nord, mais en arrivant sur l’Europe centrale ou la Méditerranée réchauffées, il se crée des dépressions autour desquelles se régénèrent et tournoient les précipitations qui reviennent chez nous par le nord et le nord-est.

Cet enchainement se produit une première fois lentement du 6 au 14 juillet. la première phase de nord-ouest s’annonce le 4 juillet , arrive réellement le  5 et le 6 juillet et à partir du 7 et du 8 on passe à la seconde de plein nord qui persévère jusqu’à la fête nationale avec une atténuation progressive des pluies en même temps qui disparait leur caractère orageux.

Cet enchainement se produira de façon plus rapide pendant la dernière décade du mois, une première fois du 19 au 22 juillet, une seconde, du 24 au 26 juillet où la situation est compliquée par une goutte froide en altitude que les fortes pluies contournent le 25. Les orages viennent du nord-est sur la bordure du nord du Massif central avec les 60 mm d’Andrézieux , il contournent le massif pour toucher de plein nord le Bassin aquitain avec 63 mm à Bergerac et ils reviennent par l’ouest le long de la méditerranée . Une dernière fois du 28 au 30, cet enchainement se reproduit !

Le fait que l’anticyclone des Açores ait remonté sur l’Atlantique explique aussi que les régions de l’ouest de la France sont restés partiellement sous son influence, qu’elles n’ont pas connu la forme perturbée des temps de plein nord  de la phase deux, et avec plus de soleil ont moins ressenti  leur influence. Ceci explique les précipitations plus faibles des régions océaniques à l’ouest de Paris, mettant à mal la réputation pluvieuse de la Bretagne, de la Normandie ou des côtes de la Manche.

Au contraire les pluies de nord ou de nord-est ont frappé de plein fouet l’est de la France , ce qui explique que tous les versants qui se trouvaient face à leur progression ont cumulé les précipitations. Tous les versants nord des Vosges, du Jura, du Massif central surtout dans son angle nord-est de L’Yssingelais au Forez et au Roannais et des Alpes du nord ont ainsi reçu des totaux de précipitations historiques avec des orages suivis ensuite de pluies froides.

Le Pilat éperon vers le nord et vers l’est du Massif central a été une fois de plus le relief sur lequel viennent buter ou mourir les masses nuageuses venues du nord ou nord-est !

La France de l’est a donc effectivement connu, un mois de juillet pourri. Les médias ont tenté de nous convaincre qu’il faisait quand même beau, le temps meilleur des zones littorales de l’Atlantique, la Manche ou la méditerranée avec du vent a permis de camoufler un temps le problème, mais quand il a fallu faire le bilan de l’activité touristique des régions de montagnes de l’est du pays, les plaintes n’ont pas tardé à réapparaitre et à lever le masque d’un mois de juillet particulièrement pourri !

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain, sur Radio Espérance … Bonne semaine

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 13:53

Prévision du 2 au 5 août 2014

 

Le bel été n’est pas encore là, même si ce qui arrive semble moins mauvais que précédemment.

L’anticyclone des Açores reste sur l’Atlantique. A une latitude plus basse, les pluies orageuses arrivent du sud-ouest et leur possibilité de fournir, outre la foudre, de la grêle, de forts coups de vents tourbillonnants et  des inondations localisées, est assez forte . Toute la région est concernée, avec surtout l’axe du Mézenc au Pilat

Les températures sont modérées pour la saison, avec des bouffées chaudes sous le soleil et un effondrement sous les orages

 

Vendredi :

Assez belle journée avant l’arrivée des pluies orageuses de sud-ouest. Ses nuages sont déjà visibles, mais sauf averse préliminaires, la perturbation n’arrive pas avant la nuit.

Les maximums dépassent 25° dans les dépressions

 

Samedi :

Journée pluvieuse et orageuse. Toute la région est concernée par l’arrosage. Au départ sur l’axe Auvergne Roannais, il termine par celui du Mézenc au Pilat en s’intensifiant

Après des minimums très doux, élevés pour la saison, les températures maximales sont en baisse sensible, à peine de saison

 

Dimanche :

Encore des risques de pluies-orageuses en fin de journée, surtout sur les reliefs, les modèles sont en désaccord sur leur importance

Si la fraîcheur revient sur les plateaux le matin, les maximums de l’après-midi commencent une hausse  et approchent à nouveau de 25° dans les dépressions

 

Lundi :

Une nouvelle perturbation pluvio-orageuse remonte su sud-ouest dans l’après-midi et continue de traverser la région dans la nuit suivante avec un nouvel arrosage substantiel

Les températures continuent une lente remontée : moins de fraîcheur matinale sur les plateaux , nouvelle légère hausse des maximums qui deviennent à nouveau de saison , entre 20 et 25° selon l’altitude

 

Mardi :

Après le passage de la perturbation, les pluies sont-elles terminées ? Les modèles sont en totale opposition. Si reprise il y a dans l’après-midi, elle sera limitée à quelques averses sur les reliefs

Températures en très légère hausse, surtout les minimums du matin qui redeviennent très doux

 

On pourrait en avoir terminé avec cette période très pluvieuse : à confirmer mardi !

Gérard Staron

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 21:45

Après celui déjà signalé du plus important total de précipitations mensuelles pour un mois de juillet d'Andrézieux

sont tombés aujourd'hui :

le cumul le plus élevé de juillet à Saint Etienne (500 m)  ce matin 131 mm, ce soir 139 mm

précédent record 2007 avec 117 mm

le cumul le plus élevé de précipitation à Montregard (43) en juillet avec 220 mm

la liste s'allongera probablement jusqu'à la fin du mois

Gérard Staron

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 10:11

Prévision du 29 juillet au 1er août 2014 :

 

L’anticyclone des Açores reste sur l’Atlantique hélas !

Les flux de nord continuent sur son flanc est avec leurs accélérations régionales, la burle sur les plateaux  et le mistral en vallée du Rhône.

Quand les hautes pressions restent au loin, les perturbations qui descendent des hautes latitudes continuent de nous arroser en prenant un caractère orageux  dans l’après-midi et en soirée

Quand les hautes pressions se rapprochent un peu, elles déplacent les perturbations vers l’est, un peu si l’angle nord-est au-delà de l’axe Mézenc Haut Forez est encore arrosé , beaucoup quand les précipitations cessent

Les températures restent médiocres pour un plein été

 

Lundi :

La perturbation et sa bande de précipitations sont déjà en train de traverser la région à partir du nord-ouest, l’auvergne est déjà concernée et  le Velay et le Forez commencent à l’être.

Le vent du nord revient dès que la bande pluvieuse a terminé son passage en laissant beaucoup d’humidité et de nuages

Les températures maximales sont médiocres pour l’été. Elles dépassent à peine 20° dans les dépressions les plus chaudes, en dessous ailleurs

 

Mardi :

Les pluies terminent leur passage en s’évacuant vers l’est sur le Velay, le Forez et le Roannais. Elles laissent beaucoup de fraîcheur et d’humidité matinale sur les plateaux. Les pluies reprennent en fin de journée sur les reliefs mais elles semblent laisser à l’abri cette fois les dépressions et surtout les bassins internes du Massif central  (Le Puy et Limagnes du sud)

Les températures maximales évoluent peu par rapport à la veille ( environ 20° dans les dépressions)

Fort vent du nord

 

Mercredi

La nouvelle perturbation de la nuit précédente continue le matin mais passe plus à l’est et laisse  des précipitations sur les reliefs de l’angle nord-est au-delà de l’axe du Mézenc au haut Forez.

Les températures remontent , moins de fraîcheur matinale sur les plateaux (plus de 10°) et les maximums approchent de 25° dans les dépressions.

Le vent du nord fort sévit encore ,  les apparitions du soleil sont moins rares

 

Jeudi :

Pas de précipitations, l’anticyclone s’approche un peu et repousse les perturbations à l’est

 Mais le vent du nord continue et les températures varient peu rapport à la veille (minimums 10 à 15° selon l’altitude et maximums 18 à 25°)

 

 Vendredi :

Le petit épisode de temps meilleurs se termine

Les pluies orageuses reviennent en soirée et dans la nuit qui suit

Le vent du nord faiblit

Les températures restent sans changement par rapport à la veille

 

Le bel été n’est pas pour « demain », le changement ne parait pas concerner le début d’août hélas, à confirmer cependant vendredi !

Gérard Staron

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 21:09

Chronique N°986

Le vote par l’assemblée nationale de la nouvelle carte des régions ne peut pas laisser un géographe insensible et les modifications effectuées ont-elles gommé une partie des anomalies souvent signalées et en particulier celles strictement géographiques relevées lors de notre chronique N°979 : Découpage régional, la France n'aime pas ses fleuves, réminiscence féodale!, .

Nous avions alors constaté que  la carte des régions françaises alors proposée était en grande partie une réminiscence des provinces d’ancien régime ou même des fiefs des grands seigneurs de l’époque féodale, or une région correspond dans les pays modernes à un espace organisé autour de l’influence d’une ville. Celle-ci, la métropole régionale assure une attraction par son poids économique et démographique et par la qualité de ses services.

Cette carte initiale donnait la portion congrue aux véritables ensembles urbains  susceptibles  de tenir ce rôle en France et de rivaliser avec leurs voisins européens comme Francfort, Turin, Bruxelles, Barcelone ou Gènes. Ces agglomérations sont peu nombreuses en France depuis les siècles où Paris centralise tout et pourtant c’est de leur dynamisme transmis à leur région que dépend en grande partie l’essor économique de notre pays. Ces villes, Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux et Nantes, la liste est close, restaient souvent dans le cadre de leurs régions d’origine dans le premier projet. Seul Strasbourg avait récupéré en plus de l’Alsace la Lorraine et Lyon ajouté l’Auvergne à Rhône-Alpes.  Les corrections récentes ont contribué  à mettre en valeur ces métropoles au lieu de les laisser à l’étroit dans leur région anciennes. L’adjonction de la Picardie au Nord autour de Lille, celle de Champagne-Ardennes avec l’Alsace et la lorraine contribue à faire un grand est avec Strasbourg et celle de Poitou Charente et du Limousin reconstitue une grande Aquitaine autour de Bordeaux qui ressemble aussi au Duché de Guyenne que possédait Aliénor d’Aquitaine avant ses mariages successifs avec Louis VII roi de France et Henri II Plantagenet roi d’Angleterre !

Reste à savoir si ces adjonctions s’inscrivent bien dans l’influence des métropoles qu’elles rejoignent et si ces regroupements par gros paquets de territoires existants à la hussarde  ne pose pas de nouveaux problèmes.

L’adjonction de la Picardie au Nord est totalement logique pour le département de l’Aisne, assez logique pour celui de la Somme qui aurait pu aussi rejoindre  la Normandie comme à l’époque de Guillaume le Conquérant et parfaitement critiquable pour l’Oise dont la partie sud est incluse dans la banlieue de Paris.

Que faire de Champagne Ardennes située sur l’axe Paris Strasbourg mais très éloigné de la capitale alsacienne excentrée et bien trop sous l’influence de Paris au point que la capitale a aspiré une grande partie des forces vives depuis la révolution française. Cette création d’un grand « Est » est peut-être la situation la moins pire au problème peu soluble de l’espace tampon de champagne Ardennes !

Bordeaux pourra enfin retrouver le lustre du grand port européen qui était le sien avant que la révolution puis l’Empire ne casse complètement son activité. Dans la région Charente Poitou, la partie Charente fait incontestablement partie de sa zone d’influence et avait vocation à rejoindre l’Aquitaine, par contre la partie Poitou au-delà du seuil regarde plus vers le Bassin parisien ou le fleuve Loire. De même dans le limousin, la Corrèze et la Haute Vienne regardent vers Bordeaux ce qui n’est pas le cas de la Creuse. Souvenez-vous de ses maçons qui montaient vers Paris !

Cette valorisation des véritables capitales régionales contribue à structurer le réseau urbain de ces régions en fournissant à la métropole des relais

Dans le Nord, Lille avec la grande conurbation du bassin houiller ou les ports éparpillés de la côte ne disposait pas de relais puissant et elle va en trouver un avec Amiens.

Dans le grand « Est », le réseau urbain sera aussi structuré par Metz Nancy et Reims qui pourront devenir les centres régionaux aux côtés de la capitale Strasbourg en bout de ligne.

Dans l’Aquitaine, Bordeaux ne disposait de relais que vers le sud avec Pau, le réseau urbain régional va s’équilibrer vers le Nord avec La Rochelle, Limoges et Poitiers même si cette dernière ville devrait logiquement plus regarder vers le bassin de la Loire !

De même dans la région centre-est autour de Lyon, le réseau urbain sera plus équilibré puisque Clermont Ferrand va ajouter son influence à l’ouest à celle de Saint-Etienne, face à Grenoble et aux villes savoyardes Chambery et Annecy à l’est .

On peut regretter que cette démarche de mise en valeur de nos capitales régionales susceptibles de concurrencer leurs homologues européennes n’ait pas été continué en rassemblant une grande région du Val de Loire autour de Nantes et en laissant orpheline une région Centre qui n’a pas de vraie capitale régionale entre Orléans trop sous l’influence de Paris, Bourges centrale mais au poids faible et Tours peu dynamique. Organiser une région autour de l’axe de dynamisme que pourrait représenter le fleuve Loire aurait pu être une première en France ! Pourquoi dans notre pays on ne construit pas le dynamisme économique autour des axes fluviaux comme chez nos voisins européens ! Il est vrai que l’on touche ici à l’épineux problème de Nantes qui est revendiqué de façon historique par la Bretagne dont elle a été la capitale de son duché mais qui a vocation à devenir une métropole de la Loire regroupant les anciennes régions Pays de Loire et Centre en se servant du fleuve pour instiller son influence. Ceci équilibrerait le réseau urbain de cet ensemble , Angers, Tours, Bourges, Orléans, le Mans devenant des relais au long du fleuve ou de ses affluents ! Les deux vocations de Nantes, historique et bretonne comme ligériennes et géographique  sont légitimes, mais ne  rejouons pas  le film des visiteurs 1 ou 2 !

Le gros problème reste le sud au point que cette fusion Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon ressemble à une provocation bizzare. Le seul moment où un conglomérat semblable a existé, se situe avant la croisade contre les Albigeois au début du 13ème siècle, au moment où le Comté de Toulouse devenu Cathare dépendait plus du Roi d’Aragon que de celui de France. Dans cette Croisade certains ne voient que l’aspect religieux, en ignorant celui politique qui a permis au Roi de France d’implanter son influence dans le sud et de repousser le Roi d’Aragon. La bataille la plus importante, celle de Muret, entre les croisés de Simon de Montfort venant du nord et les seigneurs d’Aragon du sud  constitue une véritable victoire nationale française, fondatrice de notre pays dans le sud

Aujourd’hui l’analyse du réseau urbain de cette partie de la Méditerranée montre qu’il n’y a que deux capitales millionnaires possibles Marseille et Barcelone. Si le Languedoc avait été intégré à Provence Cote d’Azur , c’était confirmer un réseau urbain équilibré avec Marseille comme capitale relayée d’un côté par Montpellier et de l’autre par Nice. Rassembler Languedoc Roussillon et midi Pyrénées, c’est favoriser Barcelone au dépens de Marseille. En effet la nouvelle région n’aura pas de capitale claire, la différence entre Toulouse et Montpellier n’est pas évidente, ce qui créera un problème de leadership et en plus aucune des deux n’est de taille à faire face à la capitale multimillionnaire de la Catalogne si proche ! 

En plus ces deux région, séparés par la barrière de la montagne Noire aux Cévennes n’ont rien en commun, ni le climat, ni les paysages, ni les activités agricoles et touristiques, alors cette fusion de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon , est-elle la revanche de la bataille de Muret  ?  Une reprise au XXIème siècle en sens inverse  du conflit d’influence d’alors entre l’Aragon aujourd’hui catalogne et la France?

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur Radio Espérance … Bonne semaine

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 20:27

les orages du jour n'ont pas seulement affecté le sud-ouest et le Tour de France!

Il est tombé 60.2 mm à Andrézieux dont 59 mm en deux heures entre 16 et 18 h

Avec ce nouvel apport, le cumul du mois de juillet 2014 atteint 183 mm à la date du 25 !

Ceci représente le record de précipitations pour juillet depuis 1946, jusqu'à présent le record était juillet 1977 avec 169 mm!

 

Claude m'a transmis l'image de satellite à l'heure de l'orage à 15h 22 TU soit à 17 h 22 heure locale d'été. on distingue les cellules orageuses avec un blanc intense suivies de leur traine et parmi elle celle au dessus de la croix qui correspond à celle d'Andrézieux  , ceci permet de voir les trajectoires qui tourne autour du Massif central en venant du nord-est de l'Alsace au Limousin, de plein nord en Aquitaine puis de l'ouest le long de la Méditerranée

gérard Staron

orages 25-7-14

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 12:16

Prévision du 25 au 28 juillet 2014

 

Le bel été n’est pas encore pour demain même si les prochains jours ne sont plus franchement pourris

L’anticyclone des Açores qui reste sur l’Atlantique maintient une influence de nord dominante en raison du flux qui descend sur son flanc oriental. Elle ne va pas tarder à se réinstaller après un court intermède.

Avec des pressions dites de marais barométrique, le beau temps ne peut s’installer durablement

Les pluies orageuses au départ reviennent d’abord par le sud-ouest , mais les perturbations de nord ne tardent pas à prendre le relais. Toutes ne frappent pas la région car certaine ont la bonne idée de passer plus à l’est sur les Alpes , mais elles apportent au moins des nuages sur les faces nord de nos départements quand elles n’ajoutent pas des pluies assez fraîches, sur l’angle nord-est de la région et parfois plus.

La  hausse des températures  sera très vite freinée par le vent du nord qui revient avec ses acolytes la burle sur les plateaux de la Haute Loire et le mistral en vallée du Rhône

 

Jeudi :

Le retour du beau temps sera très court Pas de précipitations dans les dépressions et bassins, mais on ne peut exclure des averses localisées sur les montagnes dans l’après-midi , en particulier dans le secteur du Pilat

Les températures maximales sont en hausse et redeviennent estivales avec des maximums entre 25 et 30° dans les dépressions les plus chaudes

 

 

Vendredi :

La seule journée sans vent du nord , mais c’est pour laisser arriver des pluies orageuses en provenance du sud-ouest en fin de journée . Ces dernières affectent surtout les reliefs et au début peuvent être accompagnées de foudre ou de grêle

Après des températures minimales assez élevées le matin  (de l’ordre de 18° dans les dépressions) , les maximums de l’après-midi connaissent une chaleur modérée identique à celle de la veille.

 

Samedi :

Avec le retour du vent du nord , les températures amorcent une baisse. Cette dernière n’affecte pas encore les minimums du matin qui restent élevés, mais les maximums de l’après-midi ne devraient plus dépasser 25° dans les dépressions.

La première perturbation de nord de la série semble passer plus à l’est,  elle maintient une atmosphère nuageuse, mais les pluies faibles ne concernent chez nous que l’angle nord-est de la région au-delà de l’axe du Mézenc aux monts du Forez.  Les bassins internes, celui du Puy et les Limagnes du sud, semblent à l’abri et présenter un temps meilleur.

 

Dimanche :

la répétition du temps du samedi avec des températures quasiment identiques et une perturbation de nord qui a encore la bonne idée d’avoir une trajectoire orientale qui effleure l’angle nord-est de la région en particulier les monts du Beaujolais pour les pluies , mais laisse une trace nuageuse sur les faces nord de la région.

Toujours le vent du nord

Les bassins internes devraient présenter un temps meilleur comme la veille

 

Lundi :

SI nous avons échappé aux perturbations de nord du week-end , celle de lundi devrait nous frapper de plein fouet . Elle arrive dans l’après-midi  et ses pluies n’épargneront pas la région .

Les conséquences sur les températures avec un vent du nord persistant  correspondent à une nouvelle baisse

Toujours vent du nord

 

Pour que le bel été s’installe, il faudrait un changement de situation atmosphérique et que l’anticyclone des Açores parte de l’Atlantique nord, pour l’instant il n’y a aucun signe prémonitoire : à vérifier lundi

 

Gérard Staron

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:04

Après la pluie orageuse  de sud de dimanche qui a déposé :

40 mm à Roussillon

34.3 mm à Saint Etienne

34 mm à Montregard

le temps de nord est revenu lundi et il a encore déposé 10.7 mm à Saint Etienne

Alors que nous sommes encore 10 jours avant la fin du mois, le total des précipitations approche déjà des records

A mon poste de Saint Etienne , il est tombé 113.4 mm et il faut déjà remonter à 2007 pour trouver un total du mois entier supérieur (117 mm) mais qui a toutes les chances d'être dépassé bientôt!

L'image de satellite transmise par Claude hier montre l'enroulement des masses pluvieuses autour des Alpes qui reviennent par le nord sur notre région, répétition de la situation que nous avons déjà connue avant le 14 juillet!

Gérard Staron

temps de nord 21-7-14

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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

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Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195