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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 18:59

Chronique N°997

Le problème du moment concerne la répétition des grosses pluies cévenoles sur le Languedoc qui en a déjà subi 4 consécutives :

Celle du 16 au 18 sur les premiers contreforts des monts de Lacaune et des Cévennes avec localement plus de 400 mm en 5 jours sur ces reliefs et même 504 mm à Saint Gervais sur mare dont nous avons déjà traité

Celle du 28 et 29 sur l’agglomération de Montpellier, où il est effectivement tombé 300 mm en 24 heures dont 93 mm en 1 heure 184 mm en 2 heures et 247 mm en 3 heures dont nous traitions la semaine dernière

Celle de la nuit de lundi 6 à mardi 7 octobre dans un secteur proche au nord de la capitale languedocienne où Prades le lez a reçu 262 mm en 24 heures. Grabels, Juvignac et le stade de la Mosson ont été très affectés.

Il convient de noter qu’au fil de ces trois épisodes méditerranéens l’espace géographique concerné s’est réduit progressivement ainsi que les quantités de pluviométrie déposées au point de se limiter à un espace très localisé dans le dernier du début de cette semaine.

Par ailleurs rien ne dit que cette répétition de grosses pluies soit terminée. Une nouvelle était en cours d’approche en fin de journée de jeudi et a sévi sur le Gard dans la nuit de vendredi à samedi. Une semble arriver en fin de week-end avec des intensités pluviométriques et une localisation géographique encore à préciser, peut-être sous réserves, plus centrée sur les Cévennes !

Une suite de grosses pluies méditerranéennes catastrophiques est un phénomène habituel dont je signale moult exemples dans mon livre de 2003 « le ciel tomberait-il sur nos têtes » On constate deux types d’enchainements

Le premier correspond à une même perturbation qui dans sa progression connait plusieurs paroxysmes pluvieux. Le cas que je signale souvent est celui du 22 au 25 septembre 1993 qui commence sur le limousin , connait un premier paroxysme sur les Cévennes dans la matinée du 22 avec de grosses crues sur les rivières qui en descendent, la calamité se déplace ensuite sur la Drome en début d’après-midi, affecte la région d’Aix en Provence et de Pertuis en Soirée, passe ensuite sur la Corse et la ligurie le 23, avant de continuer dans la plaine du Pô et de revenir sur les Alpes en passant par-dessus pour atteindre la Maurienne en France et surtout la ville de Brigg en Suisse détruite par une coulée descendant du Simplon

Le deuxième enchainement plus courant correspond à une suite de perturbation qui viennent s’empaler dans le même obstacle pour donner des calamités sur des zones proches

Par exemple la catastrophe de Vaison la Romaine du 22 septembre 1992 avait été précédé la veille d’une grosse pluie sur les Cévennes et suivie quelques jours après ( le 26 septembre ) de nouvelles inondations sur la haute vallée de l’Aude à Reines les bains et Couixa et enfin du 3 au 6 octobre par des grosses pluies sur la côte d’azur

De même la catastrophe de Nimes du 3 octobre 1988 avait été suivie de très grosses pluies sur l’isère le 9 avec des problèmes pour les routes et voies ferrées et enfin le 11 octobre la Drome et l’Ardèche sont concernés

Certains de ces enchainements affectent l’ensemble du Bassin méditerranéen. En 2000 on commence par la catastrophe du camping de Calabre début septembre, on continue ensuite par l’inondation de Marseille du 19 septembre , la troisième affecte les Cévennes les 28 et 29 septembre , la quatrième concerne à la mi-octobre la Côte d’azur, la plaine du Po et la retombée italienne des Alpes et la 5ème le levant espagnol.

Les incident isolés sont rares comme la crue de la Loire de septembre 1980, par contre je pourrais multiplier les exemples anciens ou récents de ces séries qui concentrent plusieurs événements sur une période assez courte, j’aurais pu citer novembre 1951, octobre 1960, d’août à novembre 1963, septembre et octobre 1965, octobre et novembre 1976.

La seule variante de ce début d’automne est la propension de frapper au même endroit 3 fois de suite alors que souvent la localisation géographique frappe un panel de régions plus éloignées ! Ces répétitions sont à relier à la persistance de la situation atmosphérique.

Sur les trois éléments qui constituent une grosse pluie méditerranéenne quel est le plus persistant ?

Il faut d’abord une descente froide qui atteigne la Méditerranée

Il y a eu celle du 15 qui donne les pluies du 16 au 19, celle du 26 et 27 qui sont arrivés sur Montpellier le 29, et celle du 6 qui est arrivé le 7 sur l’Hérault. Elles paraissent plutôt poussives, par exemple celle qui fournit les pluies les plus importantes de Montpellier est à peine visible sur les cartes météorologiques dans une ambiance anticycloniques ! Celle qui descend le 6 octobre est beaucoup plus forte avec une dépression qui commence à 980 hpa sur l’Islande pour arriver à 985 hpa au sud de l’Irlande ! La descente d’air froid est le facteur déclenchant, mais sa force ne semble pas déterminer l’intensité ni la localisation des pluies ultérieures

J’ai entendu évoquer la chaleur de la Méditerranée qui serait cette année particulièrement élevée ! La « grande bleue » est toujours très chaude à l’arrière-saison. Pour les 10 ans de 1989 à 1999, ses eaux de surface moyennes sur la partie occidentale atteignent 25° pour l’ensemble d’Août, 24° pour Septembre et 21° pour octobre. Or en ce début d’octobre ses eaux sont comprises entre 22° le long des côtes du Languedoc à la mer d’Alboran et 24° le long des côtes du Maghreb. Les 25° ne concernent que la Méditerranée orientale le long du sud de la Tunisie et de Libye. Au degré près, on se trouve dans une situation normale dans la première partie de l’Automne car les masses pluvieuses ont remonté chaque fois le long des côtes ibériques les plus fraîches actuellement. La grande bleue n’est dans ce type de situation qu’une réserve d’humidité illimitée pour recharger les masses nuageuses !

Le troisième élément correspond aux hautes pressions derrière les Alpes qui bloquent les pluies. Elles sont en place depuis la mi-septembre avec un chevauchement au sol de l’anticyclone d’Europe centrale et au-dessus en altitude les hautes pressions subtropicales remontant de Tunisie. Ceci les rend très stable et solide. Dans les trois grosses pluies du début de cet automne, cet aspect prend une localisation géographique identique, la limite de la masse anticyclonique se moulant sur l’arc alpin. C’est très net du 16 au 19 septembre, puis les 28 et 29 septembre et enfin le 7 octobre. Entre ces dates et après la dernière, les hautes pressions renforcent de plus en plus leur présence. Tant que cette barrière subsistera, les perturbations renforcées d’humidité sur la grande bleue stoppées dans leur progression remonteront, tant que la limite des hautes pressions sera stable sur le massif alpin, cette remontée se fera un peu plus à l’ouest selon un axe du Languedoc aux Cévennes et peut être au délà, avec un vent du sud préalable.

La différence entre les épisodes à répétition actuels sur le Languedoc et beaucoup d’enchainements calamiteux pluvieux méditerranéens, c’est que souvent le blocage par les hautes pressions change d’endroit, soit avec des phases de reculs successifs face à la progression de la même perturbation, soit avec des phases allers et retours du blocage à chaque perturbation.

Cette année, le blocage a été stable géographiquement, hélas pour le Languedoc !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi sur Radio Espérance, bonne semaine

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 13:27

Prévision du 11 au 14 octobre 2014 :

Les grosses pluies méditerranéennes ne sont pas terminées dans la France du sud . L’extension sur nos départements reste toujours peu prévisible, mais depuis la nuit de jeudi à vendredi nous sommes sérieusement affectés ( plus de 50 mm actuellement)

Les rivières commencent seulement à réagir en raison de la sécheresse antérieure mais il convient maintenant de surveiller leur montée. L’axe du Mézenc au Pilat est toujours le plus arrosé ainsi que les cours d’eaux qui en descendent Loire supérieure et Lignon vellave et de l’autre côté Ardèche Eyrieux , Doux et Cance

Il convient de surveiller particulièrement pour le risque d’inondation :

1 la soirée de vendredi et la nuit suivante

2 la nuit de dimanche à lundi avec débordement dans le début de journée de lundi

3 La nuit de mardi à mercredi dans le Languedoc, mais l’extension serait moins importante dans notre direction

Par ailleurs

Le vent du sud continue et forcit avant les grosses pluies sans atteindre le niveau de la tempête

Les températures restent élevées avec une douceur matinale marquée et des maximums de l’ordre de 20° dans les dépressions

Vendredi :

Les pluies ne sont pas terminées et elles reprennent fortement dans la nuit de vendredi à samedi avec un risque d’extension important sur nos départements. Attention à la montée des rivières et aux inondations localisées

Samedi :

Accalmie dans les précipitations sauf averses inoffensives sur les reliefs en fin de journée

Rafraichissement limité le matin sur les hauteurs de l’Auvergne (axe Sancy – Margeride) mais les maximums remontent vers 20° dans les dépressions

Dimanche

Le vent du sud reprend et forcit au fil des heures

Les températures sont élevées, douceur matinale sur les plateaux et maximums au-dessus de 20° dans les couloirs de la Loire et l’Allier

Les grosses pluies n’atteignent la région qu’en fin de journée et surtout dans la nuit suivante. Elles semblent déborder sur la région. Attention à la nouvelle montée des rivières

Lundi :

Les grosses pluies se terminent par l’axe du Mézenc au Pilat et au Beaujolais. Attention à la montée des rivières et aux inondations localisées découvertes le matin !

Températures élevées sans changement : douceur matinale et maximums de l’ordre de 20° dans les dépressions

Mardi :

Les températures amorcent une baisse , surtout le matin sur les plateaux

Le vent du sud reprend et forcit à nouveau dans la journée

L’accalmie dans les précipitations se poursuit. La nouvelle grosse pluie méditerranéenne qui arrive dans la nuit de mardi à mercredi a des chances de ne pas déborder dans la région et pourrait être la dernière de la série.

Celle de la nuit de mardi à mercredi pourrait être la dernière grosses pluie méditerranéenne de la série avant une accalmie de plusieurs jours, à confirmer ……

Gérard Staron

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:22

Les grosses pluies méditerranéennes sont remontées jusqu'à saint Etienne

ce matin : 29.1 mm

depuis le cumul total dépasse 50 mm

les précipitations ne sont pas terminées.......

attention aux montées de rivières pour l'instant modestes et aux inondations localisées dans les cuvettes urbaines!

Prévision plus précise à venir

Gérard Staron

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:56

Prévision du 7 au 10 octobre 2014

L’atmosphère est particulièrement agitée sur la France entre des trains de perturbations envoyées par une dépression sur les Iles britanniques et un anticyclone très tenace derrière les Alpes

Un flux de sud persiste toute la semaine, le vent souffle fort sur les plateaux et dans le sillon de la Loire mais il ne semble pas atteindre le seuil de la tempête

Les températures restent élevées pour la saison avec une douceur matinale inhabituelle sur les plateaux et des maximums qui dépassent 20° dans les dépressions

Les précipitations avec une tendance parfois orageuse prennent en tenaille la région par le nord- ouest avec les reliefs océaniques du Sancy et de l’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine mais aussi par le sud avec les remontées de Méditerranée qui atteignent les montagnes du Mézenc au Pilat. Les précipitations semblent avoir encore des difficultés à pénétrer dans le fond des couloirs de la Loire et de l’Allier. Ceci devrait se terminer par un nouvel épisode de grosses pluies méditerranéennes mais elles ne devraient pas se déclencher tant que l’air froid a des difficultés à descendre se recharger en humidité sur la Méditerranée et ceci ne devrait pas se produire avant le prochain week-end

Lundi :

La situation décrite se met en place

Journée ensoleillé

Les températures remontent après la fraîcheur de la nuit et les maximums dépassent 20° dans les dépressions de la Loire et l’Allier

La nouvelle perturbation et ses précipitations n’atteignent la région qu’en fin de journée. Ses nuages arrivent par le nord-ouest et se pluies commencent par le Sancy et les Combrailles

Mardi :

Le vent de sud s’installe

Après l’arrivée de la douceur matinale, les maximums de l’après-midi restent élevés (plus de 20° dans les dépressions

Les pluies de la perturbation traversent la région. Après avoir affecté sa face océanique, elles se déplacent sur l’axe du Mézenc au Pilat et au Beaujolais. Elles concernent surtout les reliefs et semblent peu affecter le fond des couloirs de la Loire et de l’Allier

Mercredi :

Bloquées par l’anticyclone derrière les Alpes, les précipitations se sont attardées pendant la nuit et la matinée sur l’axe du Mézenc au Pilat et au Beaujolais avec débordements limités sur le Velay et le Forez. Les cumuls pourraient être importants sur les montagnes

Le vent du sud forcit

Les températures restent élevées, douceur matinale sur les plateaux et maximums en hausse et supérieurs à 20° dans les dépressions

Jeudi :

Toujours le vent du sud

Toujours les températures élevées, douceur matinale et maximums supérieurs à 20° dans les dépressions

Toujours des pluies qui prennent en tenaille la région par les hauteurs océaniques ou remontant de Méditerranée jusqu’à l’axe du Mézenc au Pilat , mais semblent peu pénétrer dans les sillons de la Loire et l’Allier

Vendredi :

Peu de changement

Vent du sud

Températures élevés

Et pluies sur les reliefs bordiers des sillons de la loire et l’Allier

Il semble que l’on soit dans l’attente de la troisième grosse pluie méditerranéenne de la saison qui parait programmée pour le prochain week-end ! mais elle reste encore à confirmer dans son planning, dans son intensité et surtout pour la localisation précise des grosses pluies !

Gérard Staron

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:19

Chronique N°996

L’événement incontournable de la semaine correspond aux inondations sur l’agglomération de Montpellier

Il s’agit encore d’un épisode méditerranéen, même s’il est assez peu cévenol. Ce dernier semble à quelques nuances près la copie conforme de celui qui avait affecté la même région dix jours plus tôt et avait endeuillé Lamalou les bains, Saint Gervais sur Mare et Saint Laurent le Minier.

On retrouve la même situation météorologique avec les trois éléments nécessaires à la réalisation d’une grosse pluie méditerranéenne.

La descente froide sur le proche Atlantique, comme entre le 16 et le 18 septembre, descend aussi bas en latitude puisqu’on la retrouve au sud du Portugal le 27 et elle passe par le détroit de Gibraltar le 28 avant de remonter sur la Méditerranée. Elle arrive aussi réchauffée et déconfite que la précédente après ce long périple.

La recharge en humidité sur la grande bleue est très importante puisque la mer chaude est traversée de part et part et que le 28 la perturbation a déjà commencé à déverser de grosses quantités d’eau sur la Catalogne

Le blocage par l’anticyclone derrière les Alpes est encore plus solide que la première fois puisqu’il est le résultat du chevauchement de l’anticyclone au sol sur l’Europe centrale et d’une dorsale des hautes pressions subtropicales d’altitude remontant de la Tunisie !

La répartition des pluies est tout aussi localisée puisque ces dernières affectent assez peu la côte. Sète ne reçoit que 26,7mm, le cap d’Agde seulement 67.9 mm. Les très fortes précipitations n’atteignent même pas les Cévennes. Le mont Aigoual ne reçoit que 32.7 mm contre 180 mm pour l’épisode de la mi-septembre. Les grosses pluies sont encore moins capables de pénétrer à l’intérieur du Massif central, 17 mm à Millau et 23 mm à Mende, ni de remonter le long du versant ardéchois, 16 mm à Aubenas contre 96.5 mm dans le précédent épisode. Dès que l’on franchit le Rhône à l’est, les totaux s’écroulent, 36 mm à Istres et 12.5 mm à Salon de Provence . Dès que l’on quitte le département de l’Hérault pour celui de l’Aude à l’ouest les cumuls deviennent dérisoires 8 mm à Leucate.

On peut seulement signaler cette fois, un préliminaire la veille sur le Roussillon et la Catalogne espagnole avec 90 mm à Perpignan et une suite atténuée le lendemain sur le Var avec 50 mm à Hyères! Un mélange apparent de chronologie qui n’existait pas à la mi-septembre !

Dans le détail on aborde les nuances par rapport au premier épisode de la mi-septembre.

Ce dernier avait affecté le premier versant montagneux rencontré qui s’étire du Sidobre et des monts de Lacaune au sud des Cévennes, cette fois la ligne des fortes précipitations, parallèle à la précédente s’étire au milieu de la plaine du Languedoc, à mi-chemin entre les reliefs et la côte selon un axe du centre de Béziers avec 134 mm, à Aniane avec 174, 4 mm et à Montpellier. Au-delà Nîmes est peu atteint, moins de 25 mm.

La seule crue importante est celle du Lez , qui atteint 4.71 m en amont au Triadou et 3.31m à la station de Montpellier Garigliano. Ce niveau n’est pas celui des plus grosses crues connues puisque celles de décembre 2003 avec 3.76 m et de décembre 2002 avec 3.45 m passent nettement au-dessus.

Les autres rivières languedociennes atteignent des niveaux modérés par rapport aux grosses crues antérieures. A l’est le Vidourle avec 3.71 m à Sommières est bien loin de ses niveaux catastrophiques de septembre 2002 avec 7.3 m et de décembre 2002 avec 5.3 m. les Gardons ne réagissent quasiment pas , ni l’Ardèche, montée de 1 m au plus !

A l’ouest l’Hérault culmine entre 1.5m à Gignac en aval et 2.15 m à Laroque en amont et l’Orb est bien plus bas que ses niveaux de la mi-septembre.

La crue du lez a été exagérée par une particularité géographique qui la différencie des autres cours d’eaux qui traversent la plaine du Languedoc. Ces derniers naissent tous sur les contreforts des Cévennes ou le plateau du Larzac pour l’Orb, or le Lez est privé de ce cours amont montagnard puisque qu’il commence son cours au pied du Pic Saint Loup soit en avant à proximité de la plaine. Cette particularité est à relier avec la répartition des pluies de l’épisode qui présente l’intensité maximale à mi-chemin entre l’arrière-plan montagneux et la côte. Le lez nait en plein dans ce secteur très arrosé alors que les autres cours d’eaux ont subi un lancement initial de leur crue très faible sur leur haut bassin, ce qui explique la modération de leur montée.

Il reste deux mystères à élucider

Le record de précipitations de Montpellier a-t-il été battu ? Une quantité de 300 mm a été signalée en quelques heures. En réalité, je n’ai pas pu vérifier cette mesure annoncée par les médias car la station de Montpellier déclare des observations manquantes ! Si les 300 mm étaient vérifiés, ce serait effectivement un record mais ce qui serait le plus exceptionnel concernerait surtout l’intensité horaire, puisqu’il a été signalé une durée de 3 heures. La ville de Montpellier est coutumière des grosses pluies méditerranéennes. La dernière est décembre 2003 avec 112 mm en 24 heures. Dans le passé pour un article dans la RGL , j’avais trouvé 7 pluies supérieures à 100 mm en 24 heures à Montpellier de 1964 à 1991 avec 177 mm le 13 septembre 1968 et 148 mm le 26 octobre 1979.

Comment expliquer l’importance des inondations induites alors que les rivières, même le Lez étaient loin de leur niveau de leurs crues historiques les plus hautes !

L’impact de l’inondation a visiblement été éxagéré par la correspondance des fortes pluies avec l’agglomération de Montpellier. Le milieu urbain est en effet très sensible aux intensités très violentes de précipitations sur quelques heures. Ces dernières transforment alors les rues en rivières et l’eau s’accumule sur les carrefours situés en contrebas qui reçoivent les eaux des voies convergentes. Dans ce cas, l’écoulement est impossible entre le sol et les canalisations souterraines qui recueillent en temps ordinaires les eaux pluviales, soient que ces dernières soient saturées, et regorgent en surface, soit que les bouches de surfaces sont insuffisantes ou obstruées. Ceci explique que les vues les plus nombreuses aient concerné des carrefours inondés avec des véhicules immobilisés, les eaux provenant des diverses pentes convergeant vers ces points bas de la ville. Les voies de communications sont toujours les principales victimes de ces inondations urbaines

Les zones inondées concernent une multitude de sites épars dans la ville qui ne correspondent en aucun cas à un débordement classique de la rivière qui traverse la cité. La carte du « céres » mise sur internet montre une multitude de points inondés épars situés dans et autour de la ville qui sont pour la plupart situés à l’extérieur des zones inondables définies par l’Atlas administratif. Sur plusieurs centaines de points inondés, seuls 33 se trouvaient en zone inondable ! L’image de l’hôtel de région léché par le Lez est trompeuse, les gros problèmes ont eu lieu ailleurs !

L’urbanisme facilite avec l’imperméabilisation des sols, l’écoulement instantané des précipitations intenses, les voieries se transforment en cours d’eau avec une concentration dans les points bas, carrefours ou autres. Les riverains des rez de chaussées de ces secteurs sont automatiquement impactés ainsi que les véhicules situés sur les voieries. La coïncidence entre les cuvettes urbaines et la forte intensité des précipitations a comme toujours aggravé les inondations sur des secteurs souvent éloignés des cours d’eaux !

Gérard Staron donne rendez vous samedi sur Radio Espérance, Bonne semaine……

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 13:52

Températures de Montregard (43) : septembre  2014

Températures minimales et maximales et Moyennes approchées (min+max/2)

Sur http://mgsb.perso.sfr.fr ou en cliquant ci-dessus sur le lien « site » vous avez accès aux archives de la station  depuis l’origine (2006)

 

 

date

min

max

moyenne

1-sept-14

8,5

15,5

12,0

2-sept-14

6,3

17,1

11,7

3-sept-14

5,8

19,3

12,5

4-sept-14

7,9

22,6

15,2

5-sept-14

12,4

23,5

17,9

6-sept-14

10,0

23,5

16,8

7-sept-14

11,2

25,6

18,4

8-sept-14

13,3

24,7

19,0

9-sept-14

13,6

18,9

16,2

10-sept-14

13,9

21,3

17,6

11-sept-14

10,9

19,3

15,1

12-sept-14

6,4

16,4

11,4

13-sept-14

6,5

16,8

11,7

14-sept-14

10,5

22,1

16,3

15-sept-14

12,7

19,5

16,1

16-sept-14

10,0

21,3

15,7

17-sept-14

13,8

19,1

16,5

18-sept-14

12,2

18,7

15,5

19-sept-14

12,4

18,8

15,6

20-sept-14

12,6

22,4

17,5

21-sept-14

11,2

19,7

15,4

22-sept-14

9,0

13,4

11,2

23-sept-14

4,1

17,2

10,6

24-sept-14

7,7

11,6

9,6

25-sept-14

5,7

11,8

8,7

26-sept-14

1,8

17,3

9,5

27-sept-14

4,7

20,1

12,4

28-sept-14

11,6

19,2

15,4

29-sept-14

11,4

14,8

13,1

30-sept-14

11,6

18,0

14,8

moyenne

9,6

19,0

14,3

 

Septembre 2014 est bien moyen avec une température presque égale à celle de l’an dernier (14.2°) et seulement 0.7° au-dessus de la moyenne 2006-2013 (13.6°)

Aucun record à signaler

Toutefois l’écart entre la moyenne approchée (mini +maxi/2) 14,3° et celle vraies (toutes mesures, une toutes les deux minutes ) 13.4° est très important 0.9°. Pendant 14 jours cet écart est supérieur ou égal à 1° et pour deux il dépasse 2° !

Les précipitations 58.3 mm ne sont pas aussi faibles qu’en beaucoup d’endroits de nos régions, les deux épisodes méditerranéens de la mi-septembre  puis de la fin  ont apporté chacun une petite vingtaine de millimètres !

Gérard Staron

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 11:04

les images captées par Claude des satellites défilants américains se situent le 19 septembre dans l'après-midi au moment du paroxysme pluvieux sur Montpellier (à gauche) et le lendemain 30 septembre en début d'après-midi (à droite).

Ils montrent que les masses pluvieuses qui remontent de Méditerranée avec beaucoup de réserves sur la mer se sont peu déplacées en raison du blocage par l'anticyclone situé derrière les Alpes

les pluies du violent flux de sud s'arrêtent au premier obstacle montagneux qu'elles rencontrent vers le nord

Si vous comparez avec les images que nous avons postés, il y a 10 jours du précédent épisode qui avait affecté Lamalou les bains, vous pouvez constater qu'il s'agit de la copie conforme avec cependant des masses nuageuses plus développées et une aggravation des précipitations

Episode cévenol sur Montpellier (29-30 septembre 2014)

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 10:27

Prévision du 1er au 5 octobre2014

L’épisode méditerranéen catastrophique en cours, copie presque conforme du précédent, se déplace actuellement vers la côte d’Azur, il nous atteint tellement affaibli qu’il ne mettra quasiment pas fin à la période sèche en cours.

Après le retour d’une période de hautes pressions, les perturbations reviendront par l’océan seulement au moment du week-end et à la fin chez nous !

Le centre des Anticyclones se déplacera assez rapidement de l’Atlantique vers l’Europe centrale, les flux seront d’abord de nord dominants puis faibles

En fin de semaine des brouillards dans les vallées sont possibles

Les températures sont en baisse , très faiblement pour les maximums, de façon plus marquée le matin avec le retour de a fraîcheur sur les plateaux du cœur du Massif central

Mardi :

Prévision antérieur confirmée

Pluies faibles sauf sur l’axe Mézenc-Pilat , très nuageux ailleurs, maximums en baisse

Mercredi :

Pas de précipitations,

Des restes d’humidités et des nuages sont possibles surtout sur les versants nord avant le retour du soleil.

Le vent du nord forcit , surtout le mistral en vallée du Rhône

Les températures amorcent une baisse modérée, plus sensible pour les minimums du matin que les maximums de l’après-midi qui restent au-dessus de 20° dans les dépressions.

Jeudi :

Avec le vent du nord, la fraîcheur matinale est plus marquée surtout sur les plateaux du cœur du Massif central, les températures de l’après-midi baissent encore un peu (à peine 20° dans les dépressions) tout en restant agréables pour la saison

Pas de précipitations

Risque de brouillard dans les fonds de vallées le matin

Vendredi :

Pas de précipitations

Avec un vent plus calme, mais toujours de nord, le risque de brouillard matinal est plus important que la veille dans les vallées et dépressions

La fraîcheur matinale se généralise à la région et les maximums restent inchangés en raison du soleil de la journée

Samedi :

La perturbation océanique de nord-ouest s’annonce mais n’atteint pas la région, sauf ses premiers nuages

Pas encore de précipitations

Risque de brouillard matinal dans les cuvettes et vallées

Avec un vent très faible d’origine plus méridionale, les températures remontent un peu, moins de fraîcheur matinale sur les plateaux, les maximums dépassent à nouveau 20° dans les dépressions

Dimanche :

La perturbation arrive , d’abord ses nuages par le nord-ouest , puis ses pluies en fin de journée privilégient les secteurs océaniques , la bordure nord des Combrailles au Roannais et ses reliefs, le Sancy, les monts du Forez et de la Madeleine, et enfin ceux de Tarare et du Beaujolais.

Le vent de sud forcit avant l’arrivée de la perturbation

Le recul de la fraîcheur matinale est compensé par une baisse de l’ensoleillement de la journée avec des maximums qui baissent un peu

Le début de la prochaine semaine pourrait être arrosé mais les pluies arrivant selon une origine plus océanique, les gros abats méditerranéens ne semblent pas d’actualité pour quelques jours encore : à confirmer,

Gérard Staron

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 20:23

Chronique N°995

La semaine dernière je vous disais que l’atmosphère n’hésitais plus qu’elle avait choisi, c’est-à-dire que nous sommes passés dans les conditions automnales. l’évolution vers la saison froide a commencé !

Ceci est visible au niveau de la banquise de l’Arctique. Le mois de septembre correspond à son minimum annuel après la fusion du printemps et de l’été depuis le mois de mars. Elle a connu son extension la plus faible cette année le 10 septembre avec une superficie de 3.48 millions de km2 selon le site « cryosphère today » qui mesure son extension chaque jour depuis 1979 et concentre les données de la N.A.S.A et des universités américaines.

L’inversion de tendance entre la fusion et le début de la reconstitution est intervenue tôt dans le mois alors que souvent il s’effectue plus tard, après la mi-septembre. Après quelques jours de remontée qui ont fait passer la superficie au-delà de 3.5 M KM2, la situation est restée incertaine jusqu’à ces derniers jours où la reprise a été plus nette et a dépassé 3.6M Km2. Les propos alarmistes sur la disparition prochaine de la banquise arctique estivale doivent être une fois de plus repoussés à plus tard puisque la reprise constatée en 2013 a été confirmée avec un niveau semblable du minimum annuel. Ce dernier est bien plus élevé que celui des années 2012, 2011, 2007, 2008, 2010 et 2009. Ceci signifie qu’il faut remonter à 2006 pour trouver une superficie minimale de la banquise plus étendue que celle de 2013 et 2014.

La voie maritime dans l’océan arctique le long des côtes canadiennes n’a pas été ouverte et la jonction de la glace avec les côtes sibériennes n’a été absente que quelques jours vers les iles de Nouvelle Sibérie ou de Wrangel. D’ailleurs vous n’avez pas entendu le couplet habituel des médias cette année sur le sujet !

Cette tendance froide est aussi confirmée par l’évolution de la banquise de l’Antarctique autour de l’autre Pôle. Cette dernière connait le même mois son maximum d’extension annuel en raison de l’inversion des saisons entre les deux hémisphères.

Ce dernier s’est produit une semaine plus tard que le minimum de l’Arctique de l’autre côté de la planète, mais surtout il constitue selon le même site, le record d’extension de la banquise antarctique depuis 1979, début des observations. Avec une superficie de 16.8 millions de KM2, 2014 devance 2007 et 2012 avec 16.2 et 2013 avec 16.07 M Km2. Toutes les autres années sont en dessous de 16 M Km2 !

Il se confirme que l’évolution globale de la banquise de l’hémisphère sud est strictement inverse à cette période de l’année à celle de l’hémisphère nord. Toutes les années depuis 1999 où la superficie des glaces de mer a été la plus faible au moment de la fusion de l’été boréal se retrouvent dans celles où elle a été la plus forte lors du maximum d’extension de l’hiver austral. Outre les années que nous venons de citer, il faut ajouter 2006, 2005, 2000, soit en gros toutes celles depuis le début du nouveau siècle. Il n’y a que 2011 et 1994 qui font bande à part à l’extrême sud de la planète dans des sens contraires !

S’il se confirme que les deux banquises au mois de septembre ont des évolutions strictement inverses depuis la fin du siècle dernier, celle du nord à la baisse et celle du sud à la hausse. L’année 2014 est originale puisque il y a confirmation de la reprise au nord et record absolu de superficie au sud.

Cette tendance de la reprise du froid a été retardée pendant quelques jours en France par le premier épisode cévenol de la saison, la semaine dernière. En lui-même, il s’agit d’un signe de l’arrivée de l’automne, mais au niveau des températures, nous avons plutôt ressenti un coup de chaleur avec le vent de sud et la fraîcheur n’est revenue que cette semaine.

En France, Il y a pourtant eu une évolution classique de l’atmosphère de l’automne avec au départ une descente froide qui s’effectue sur le proche Atlantique, mais pendant cette première phase qui correspond aux grosses pluies méditerranéennes, nous sommes dans la remontée de l’air en provenance des régions tropicales. Cette dernière est accentuée par la grande bleue et le blocage par les hautes pressions derrière les Alpes, ce qui provoque chez nous un gros coup de chaleur. Il faut alors attendre que l’air froid qui vient en arrière s’installe cette semaine pour que nous subissions une chute importante des températures. Après un épisode cévenol, il y a toujours une descente d’air froid en arrière et cette semaine n’a pas failli à la règle.

Cette baisse a surtout concerné le minimum du matin, car à cette période de l’année la durée des nuits augmentant, la combinaison avec le ciel dégagé provoque une très grande perte d’énergie. Il a gelé dans les trous à froid ! La chute des minimums est sévère de 13.9° le 21 à Charleville à 2.3° le mardi 23 !

Dans la journée, l’ensoleillement réussit à masquer une partie de la fraîcheur matinale en dépit du vent de nord ou nord-est. C’est ainsi que mardi dernier , après un minimum de 2.1°, le thermomètre monte à 18.1° à Reims. A Charleville, on passe aussi de 2.3° à 18.8° du matin à l’après-midi, et à Nevers de 4.4° à 20°.

La semaine dernière je vous signalais que les inondations provoquées par l’épisode cévenol avaient surtout concerné de petits cours d’eaux à l’arrivée dans des villages où leur lit est rétréci et les rues se transforment en rivières aux écoulements imprévus. C’est le cas de Lamalou les bains avec le Bitoulet, mais aussi de Saint Gervais sur Mare sur un tout petit affluent de la dite Mare et enfin à Saint Laurent le Minier sur le ruisseau de la Grenze, sous affluent de l’Hérault.

Au contraire les grandes rivières ou fleuves ont connu des crues relativement modérées. Nous avions signalé ce phénomène sur l’Orb la semaine dernière, c’est aussi le cas sur l’Ardèche qui a atteint 8.44 à Vallon Pont d’Arc, ce qui est très loin des 17.3 m de septembre 1890 ou des 12.2 m de septembre 1958 et de nombreuses autres crues s’intercalent. Par ailleurs les crues ne se situent pas au même moment. Les cours d’eaux les plus à l’ouest l’Orb et l’Hérault connaissent leur crue dans la nuit de mercredi à jeudi alors que l’Ardèche située plus à l’est n’atteint son maximum que le lendemain. En réalité il n’y a pas eu une seule pluie cévenole mais 3 lors de nuits consécutives, celle du Mardi, du mercredi et du jeudi avec chaque fois des impacts ponctuels au niveau géographique !

Par ailleurs seuls les cours amont, près des crêtes de l’axe des montagnes de l’est du Massif central ont connu des montées importantes, dès que les ondes poursuivent vers l’aval, elles s’étalent. Le gardon d’Ales atteint 2.8m au pied des Cévennes et seulement 2.7 m dans la plaine languedocienne ce qui place la crue très loin dans la hiérarchie derrière septembre 2002 avec 9.3 m au même endroit ! L’étalement de la crue de l’Hérault entre le pied des reliefs et la plaine languedocienne est plus marqué.

Habituellement les pluies cévenoles provoquent des inondations régionales qui intéressent surtout les principaux cours d’eau, cette fois nous avons observé trois orages exacerbés localement qui ont fait surtout réagir de petits ruisseaux. Dans la traversée de villages, là où les lits sont contraints, les impacts ont pris dans 3 petites cités différentes une importance catastrophique, alors que les grosses rivières ont subi des inondations de moindre ampleur.

Ce caractère localisé semble attester que nous avons subi un épisode de transition entre les abats localisés d’un orage d’été et une grosse pluie méditerranéenne qui affecte habituellement un espace d’ampleur régional

Gérard Staron donne rendez-vous sur Radio Espérance samedi prochain, bonne semaine..

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 09:00

Prévision du 27 au 30 septembre 2014

L’anticyclone se déplace son centre du proche Atlantique à l’Europe centrale

Il en résulte

1)Une inversion des flux atmosphériques qui passent du nord au sud puis à l’est, risque de brouillard dans les cuvettes quand son centre passe au-dessus de la France avec un air calme

2)L’arrivée d’un air d’origine différente provoque une remontée des températures, surtout la fraîcheur matinale est remplacée par la douceur , journées ensoleillées

3)Les précipitations sont empêchées totalement au début ensuite les remontées pluvieuses de Méditerranée ont peu de chance de pénétrer dans les sillons de la Loire et l’Allier mais déposeront quelques millimètres sur l’encadrement montagneux, Sancy, Margeride, axe du Mézenc au Pilat.

Vendredi :

Prévision antérieur confirmée,

Assez beau temps ensoleillé, encore la Fraicheur avec le vent du nord faiblit

Samedi :

Avec le passage du centre des hautes pressions sur la France , le vent inverse ses direction, l’air calme permet des brouillards matinaux dans les dépressions, ensuite journée ensoleillée

Net recul de la fraicheur matinale et hausse des températures avec un petit coup de chaleur dans les sillons de la Loire et de l’Allier

Pas de précipitations

Dimanche :

Avec le décalage de l’anticyclone derrière les Alpes , un flux de sud s’installe

La douceur matinale s’installe avec un risque de brouillards matinaux un peu plus faible que la veille

Le coup de chaleur dans les sillons de la Loire et de l’Allier se confirme avec un ensoleillement abondant

Pas de précipitations

Lundi :

Le flux de sud forcit

La douceur matinale et les températures élevées sont confirmées. 25° peuvent être dépassés dans les Limagnes

La remontée de pluies méditerranéennes en fin de journée peut atteindre l’encadrement montagneux de la région Sancy, Margeride et axe du Mézenc au Pilat, mais devrait apporter plus de nuages que de pluies

Mardi :

Avec le décalage du centre de l’anticyclone vers la Mer baltique, les flux atmosphériques passent au sud-est ou à l’est.

Les températures amorcent une baisse tout en restant agréables pour la saison

La remontée de pluies de Méditerranée continue mais présente à peine plus de chances de pénétrer la région et risque d’affecter les mêmes reliefs que la veille, plus de nuages que de précipitations

Les jours suivant pourraient connaitre un nouveau rafraichissement : à confirmer

Gérard Staron

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