Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 19:12

Chronique N°998

L’atmosphère a calmé ses excès et la France semble progressivement digérer les masses d’humidité accumulées sur le sud du pays. Les dernières sont remontées jusqu’au Pilat qui a servi de barrière puisque Montregard au sud a reçu déjà 186 mm dans la première moitié d’octobre alors que Saint Etienne de l’autre côté ne cumule que 82 .7 mm. Sur les deux grosses averses qui sont arrivées jusqu’au Pilat en octobre, seule la première du 9 et du 10, l’a franchi de façon importante avec 110 mm à Montregard et 74.6 mm à Saint Etienne Alors que la seconde a été totalement stoppée avec 76 mm à Montregard au sud et seulement 6.3 mm au nord à Saint Etienne.

Ce calme de retour permet d’aborder un autre problème lié au relief dans notre région celui de la déviation de la direction des vents associée parfois à une accélération !

Vous avez tous appris qu’en France les vents dominants proviennent de l’ouest. Dans le centre-est et en particulier autour des sillons de la Loire supérieur et de l’axe Rhône Saône, c’est faux. On passe à une dominante de nord ou de sud selon le flux atmosphérique dominant du moment. L’affaire est bien connue dans la vallée du Rhône avec le mistral qui prend de la vitesse quand l’air descend du nord et avec le marin quand il remonte du sud. Il est bien connu que dans la moitié septentrionale du pays, les grosses tempêtes sont celles océaniques d’ouest comme celles de décembre 1999 octobre 1987 pour les plus virulentes ou celles de l’hiver dernier ou de 1990 pour les plus nombreuses. Au contraire dans l’espace compris entre le Massif central et les Alpes, la tempête de sud de novembre 1982 reste encore celle qui a fait le plus de dégâts, la dernière très virulente étant celle de fin avril 2012 avec 150 km/h au Mazet-Saint-Voy.

Il est bien connu que cette particularité provient de l’orientation des reliefs qui contredit la direction de la circulation générale de l’atmosphère. En effet les perturbations proviennent de l’océan avec leur vent dominant d’ouest , plutôt de sud-ouest surois avant l’arrivée des pluies et plutôt de nord-ouest norois après leur passage. Ces flux ne trouvent guère d’obstacles pour traverser la moitié nord de notre pays qui ne présente pas jusqu’aux Vosges de reliefs significatifs. Au contraire, dans la moitié méridionale de la France, le vent d’ouest trouve face à lui une organisation des reliefs d’une toute autre ampleur de direction perpendiculaire. L’arc Alpin présente une direction sud-nord nette dans sa partie française avec des hauteurs d’importance synoptique. La même orientation se retrouve dans l’est du Massif central. Les axes méridiens sont moins hauts et parallèles que ce soit celui à l’est des Cévennes du Pilat qui perd ensuite de la hauteur jusqu’au Morvan, dans la partie centrale celui des monts du Velay à ceux du Forez et pour terminer de la Madeleine et enfin à l’ouest l’axe des monts volcaniques auvergnats. Le tout est séparé par trois couloirs, celui de l’axe du Rhône prolongé par celui de la Saône, celui de la Loire supérieure du bassin du Puy jusqu’à sa sortie du massif central et enfin celui de l’Allier. Ces orientations expliquent la déviation bien connue des vents conformes à la circulation générale de l’atmosphère d’ouest en nord ou en sud par tous ces axes.

La particularité du Forez veut que cette déviation s’effectue sur ses terres, entre la plaine et le Pilat. Ceci explique que parfois je suis plaisanté par un ancien cycliste de la région de Feurs qui prétend qu’à ce niveau de la plaine du Forez le vent d’ouest est encore important alors que l’originaire de Saint Etienne prétend que ce n’est pas le cas un peu plus au sud et que Eole souffle de nord ou de sud.

En réalité il est possible de trouver des éléments bien plus scientifiques pour l’établir. Dans notre association des météorologistes d’entre Rhône et Loire (AMRL), nous détenons deux points de mesure des vents excellemment placés pour analyser ce problème , Bard dans les monts du Forez, un peu à l’ouest à un endroit où l’influence des axes méridiens n’est pas à son maximum et Saint Héand au sud des monts du Lyonnais près de Saint-Etienne et du Pilat à un endroit idéalement placé entre les couloirs de la Loire et du Rhône . L’occasion de saluer et de remercier nos observateurs, Ludovic Robert et David Dumas dont les données sont publiées dans notre bulletin « le météofil » dont le 104ème numéro vient de sortir en particulier les roses de vents depuis maintenant plus d’un an.

Il est facile de constater que pour deux points de mesure assez proches, moins de 50 km sur deux massifs voisins, la déviation des vents entre les deux est toujours visible. A Bard, sur le haut Forez, la rose des vents présente toujours une composante d’ouest très marquée avec WNW qui correspond le plus souvent à la fréquence des vents la plus importante et SW qui concentre ceux les plus violents. Cette composante d’ouest disparait à Saint-Héand, l’influence méridienne, Nord plus durable ou Sud plus violente, devient nettement dominante et il s’ajoute parfois des composantes secondaires SE ou NE inexistantes à Bard.

Depuis que nous publions ces observations, l’importance de la déviation entre les deux postes parait très variable.

Lors des mois à forte tendance océanique de l’hiver dernier avec les multiples tempêtes d’ouest qui ont affecté la Bretagne, la déviation entre les deux postes est caricaturale. En janvier 2014, les vents les plus nombreux et les plus forts proviennent de SW et de S-SW à Bard alors que cette direction est complètement remplacée par une dominante de franc sud à Saint Héand. La composante secondaire de NW à Bard disparait aussi à Saint Heand où on remarque une recrudescence de sud-est totalement absente à l’autre poste. Autre exemple flagrant décembre 2013, à Bard, la direction dominante est WSW pour les vents de vitesse modérée et de SW pour ceux de plus de 29 km/h. Là encore à Saint-Héand, ces directions sont totalement déviées et remplacées d’un côté par le nord pour les vitesses modérées et le plein sud pour celles plus élevées. Ce même mois, les tempêtes océaniques sont aussi déviés. Le 24 décembre 2013, la vitesse maximale est de 108 km/H à Bard pour une direction de SSO alors qu’elle est de 97 km/h à Saint Héand pour une direction de SSE. La domination pendant ces deux mois d’une influence d’ouest sur la France, est encore visible à Bard, et elle disparait totalement à Saint Héand avec en remplacement une circulation méridienne de l’air. Ceci montre bien la déviation maximale sur les vents d’ouest et elle s’effectue entre les monts du Forez et les monts du lyonnais et du Pilat.

Au contraire lors des mois où la circulation atmosphérique est naturellement méridienne la déviation est moins sensible. Comme l’air arrive selon une direction proche de celle des reliefs, il s’engouffre dans les couloirs correspondants sans vraiment en changer. C’est par exemple le cas lors du mois de juillet 2014 marqué par l’arrivée de très nombreuses perturbations de nord ou nord-ouest. Saint-Héand n’introduit qu’une légère composante secondaire de sud invisible à Bard, sinon ce sont les deux roses les plus proches avec une dominante de N-NW. En août le mois subit des influences septentrionales de nature plus anticyclonique. Les différences sont un peu plus grandes, là encore saint Héand ajoute une fréquence de vents de sud qui n’existe pas à Bard. Enfin en septembre affecté de nombreux vents de sud après le 15, la composante d’origine méridionale est très marquée à Saint Héand et beaucoup plus discrète à Bard. Ceci signifie que le vent de sud qui redescend du Pilat affecte plus Saint Héand que Bard un peu à l’écart à l’ouest. Ces différences sont des détails lors de ces mois à circulation atmosphérique méridienne

La déviation des vents d’ouest en France et leur moulage sur les axes des reliefs méridiens s’effectue en grande partie sur la région stéphanoise entre les monts du Forez et du Pilat !

Gérard Staron vous retrouve samedi sur radio espérance pour la 999ème Bonne semaine…

Partager cet article

Repost0
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:56

Prévision du 15 au 19 octobre 2014

Nous restons dans une opposition entre une dépression atlantique très creusée et un anticyclone continental tenace au-delà des Alpes , avec un très léger changement , dans les prochains jours l’air froid véhiculé par la dépression ne devrait plus atteindre la Méditerranée.

Ceci enlève le caractère dangereux des précipitations, mais ne les fait pas disparaitre. Dans cette période elles intéressent plus la bordure océanique des Combrailles au Roannais et ses reliefs, les monts volcaniques auvergnats, le haut Forez et les monts de la Madeleine et enfin le Haut beaujolais et les monts de Tarare

Le vent du sud ou de sud-ouest sera toujours dominant, globalement modéré

Les températures restent élevées pour la saison : relative douceur matinale et maximums vers 20° dans les dépressions

Mardi :

Il se confirme que les dernières pluies qui remontent de Méditerranée sont poussives, elles atteignent encore l’axe du Mézenc au Pilat mais au-delà il ne subsiste plus que les restes d’humidité et de nuages

Vent du sud modéré

Températures maximales proches de 20° dans les dépressions

Mercredi :

La nouvelle perturbation passe au nord, ses précipitations intéressent surtout les monts du Beaujolais et de Tarare, l’ensemble des secteurs sous influence océanique et semblent peu pénétrer dans le sud de nos départements et leurs bassins

Fraicheur matinale modérée sur les plateaux et maximums sans changement , vers 20° dans les dépressions

Vent du sud faible et risque de brouillards ou stratus matinaux

Jeudi :

La nouvelle perturbation pluvieuse de sud-ouest vient buter sur les reliefs volcaniques auvergnats et continuer sa route en arrosant surtout la bordure nord et les montagnes d’influence océanique. La pénétration dans le sud de nos départements et ses bassins est faible

Températures sans changements, légère hausse des minimums, et maximums toujours vers 20° dans les dépressions

Le vent du sud commence à forcir en fin de journée

Vendredi :

Après l’élimination de l’humidité de la veille, pas de précipitations

Les températures sont en légère hausse : douceur matinale plus marquée sur les plateaux, maximums nettement au-dessus de 20° dans les dépressions

Le vent de sud-ouest du nord de la France est dévié par les reliefs en sud en dessous d’une ligne Clermont-Feurs en perdant de sa force

Samedi :

Assez belle journée

Pas de précipitations, le vent de sud forcit dans la journée

Si les minimums baissent un peu sous un ciel plus dégagé, les maximums continuent leur hausse en approchant les 25° dans les dépressions les plus chaudes

Dimanche :

Pas de précipitations, les nouvelles pluies qui remontent de Méditerranée ne semblent pas en mesure de dépasser le Mézenc dans notre région, seuls leurs nuages continueront un peu au-delà

Vent du sud assez fort

Températures sans changement, douceur matinale et maximums élevés pour la saison

La situation de dimanche laisse présager le retour de nouvelles grosses pluies méditerranéennes la semaine prochaine : à confirmer

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 21:27

Avec plus de 35 autres postes des départements de la Loire et du Rhône, vous pourrez trouver ces observations dans le Bulletin n°104 de l'AMRL qui vient de paraitre

Vous y trouverez les articles habituels de notre association ....

sur la répétition des grosses pluies cévenoles

sur le bilan de l'eau ou le jour le jour du mois de septembre

A Saint Etienne, septembre a été un mois relativement chaud , avec 1.6° de plus que la moyenne depuis 2006, mais 2011 et 2006 ont connu un mois de septembre plus chaud

le seule record concerne la faiblesse de la pluviométrie !

Gérard staron

           date               min                                      max               P
1-sept-14 10,9 20,7  
2-sept-14 9,3 23,2  
3-sept-14 10,5 21,0  
4-sept-14 9,7 27,1  
5-sept-14 14,8 28,5  
6-sept-14 14,6 26,5  
7-sept-14 13,5 29,0  
8-sept-14 15,5 30,1 1,8
9-sept-14 17,2 21,9  
10-sept-14 15,5 24,8  
11-sept-14 13,5 22,1  
12-sept-14 10,2 20,3  
13-sept-14 8,9 20,5  
14-sept-14 10,7 23,5  
15-sept-14 11,8 25,7 1
16-sept-14 11,6 27,2  
17-sept-14 18,0 26,6 0,1
18-sept-14 17,6 25,5 5,8
19-sept-14 15,1 24,6 0,1
20-sept-14 13,5 27,0 1,7
21-sept-14 13,7 24,3 1,8
22-sept-14 12,2 18,7  
23-sept-14 6,9 20,0  
24-sept-14 8,4 15,9 2,2
25-sept-14 7,9 16,3  
26-sept-14 5,2 19,6  
27-sept-14 7,6 23,2  
28-sept-14 8,5 25,5  
29-sept-14 14,6 20,4 1,5
30-sept-14 15,4 20,7 0,5
moyenne 12,1 23,3 16,5

Partager cet article

Repost0
12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 20:16

Le Pilat semble plus ou moins stopper les grosses pluies actuelles qui remontent de Méditerranée

c'était un peu le cas de celle de jeudi et vendredi :

Montregard (mont du Vivarais au sud) :110 mm

Saint Etienne ( retombée septentrionale ) : 74.6 mm

c'est encore plus visible ce dimanche

Montregard : 37.5 mm ( dont 8.5 mm en 5 mn vers 17 h ) pluies non terminée

Saint-Etienne: 5 mm et toujours rien de nouveau

Si besoin on peut ajouter cette photo prise vers Saint-Just-Malmont avec Pilat à droite et la retombée Forézienne à gauche et l'arc en ciel reliant les deux !

Gérard Staron

Le Pilat stoppe les grosses pluies méditerranéennes!

Partager cet article

Repost0
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 18:59

Chronique N°997

Le problème du moment concerne la répétition des grosses pluies cévenoles sur le Languedoc qui en a déjà subi 4 consécutives :

Celle du 16 au 18 sur les premiers contreforts des monts de Lacaune et des Cévennes avec localement plus de 400 mm en 5 jours sur ces reliefs et même 504 mm à Saint Gervais sur mare dont nous avons déjà traité

Celle du 28 et 29 sur l’agglomération de Montpellier, où il est effectivement tombé 300 mm en 24 heures dont 93 mm en 1 heure 184 mm en 2 heures et 247 mm en 3 heures dont nous traitions la semaine dernière

Celle de la nuit de lundi 6 à mardi 7 octobre dans un secteur proche au nord de la capitale languedocienne où Prades le lez a reçu 262 mm en 24 heures. Grabels, Juvignac et le stade de la Mosson ont été très affectés.

Il convient de noter qu’au fil de ces trois épisodes méditerranéens l’espace géographique concerné s’est réduit progressivement ainsi que les quantités de pluviométrie déposées au point de se limiter à un espace très localisé dans le dernier du début de cette semaine.

Par ailleurs rien ne dit que cette répétition de grosses pluies soit terminée. Une nouvelle était en cours d’approche en fin de journée de jeudi et a sévi sur le Gard dans la nuit de vendredi à samedi. Une semble arriver en fin de week-end avec des intensités pluviométriques et une localisation géographique encore à préciser, peut-être sous réserves, plus centrée sur les Cévennes !

Une suite de grosses pluies méditerranéennes catastrophiques est un phénomène habituel dont je signale moult exemples dans mon livre de 2003 « le ciel tomberait-il sur nos têtes » On constate deux types d’enchainements

Le premier correspond à une même perturbation qui dans sa progression connait plusieurs paroxysmes pluvieux. Le cas que je signale souvent est celui du 22 au 25 septembre 1993 qui commence sur le limousin , connait un premier paroxysme sur les Cévennes dans la matinée du 22 avec de grosses crues sur les rivières qui en descendent, la calamité se déplace ensuite sur la Drome en début d’après-midi, affecte la région d’Aix en Provence et de Pertuis en Soirée, passe ensuite sur la Corse et la ligurie le 23, avant de continuer dans la plaine du Pô et de revenir sur les Alpes en passant par-dessus pour atteindre la Maurienne en France et surtout la ville de Brigg en Suisse détruite par une coulée descendant du Simplon

Le deuxième enchainement plus courant correspond à une suite de perturbation qui viennent s’empaler dans le même obstacle pour donner des calamités sur des zones proches

Par exemple la catastrophe de Vaison la Romaine du 22 septembre 1992 avait été précédé la veille d’une grosse pluie sur les Cévennes et suivie quelques jours après ( le 26 septembre ) de nouvelles inondations sur la haute vallée de l’Aude à Reines les bains et Couixa et enfin du 3 au 6 octobre par des grosses pluies sur la côte d’azur

De même la catastrophe de Nimes du 3 octobre 1988 avait été suivie de très grosses pluies sur l’isère le 9 avec des problèmes pour les routes et voies ferrées et enfin le 11 octobre la Drome et l’Ardèche sont concernés

Certains de ces enchainements affectent l’ensemble du Bassin méditerranéen. En 2000 on commence par la catastrophe du camping de Calabre début septembre, on continue ensuite par l’inondation de Marseille du 19 septembre , la troisième affecte les Cévennes les 28 et 29 septembre , la quatrième concerne à la mi-octobre la Côte d’azur, la plaine du Po et la retombée italienne des Alpes et la 5ème le levant espagnol.

Les incident isolés sont rares comme la crue de la Loire de septembre 1980, par contre je pourrais multiplier les exemples anciens ou récents de ces séries qui concentrent plusieurs événements sur une période assez courte, j’aurais pu citer novembre 1951, octobre 1960, d’août à novembre 1963, septembre et octobre 1965, octobre et novembre 1976.

La seule variante de ce début d’automne est la propension de frapper au même endroit 3 fois de suite alors que souvent la localisation géographique frappe un panel de régions plus éloignées ! Ces répétitions sont à relier à la persistance de la situation atmosphérique.

Sur les trois éléments qui constituent une grosse pluie méditerranéenne quel est le plus persistant ?

Il faut d’abord une descente froide qui atteigne la Méditerranée

Il y a eu celle du 15 qui donne les pluies du 16 au 19, celle du 26 et 27 qui sont arrivés sur Montpellier le 29, et celle du 6 qui est arrivé le 7 sur l’Hérault. Elles paraissent plutôt poussives, par exemple celle qui fournit les pluies les plus importantes de Montpellier est à peine visible sur les cartes météorologiques dans une ambiance anticycloniques ! Celle qui descend le 6 octobre est beaucoup plus forte avec une dépression qui commence à 980 hpa sur l’Islande pour arriver à 985 hpa au sud de l’Irlande ! La descente d’air froid est le facteur déclenchant, mais sa force ne semble pas déterminer l’intensité ni la localisation des pluies ultérieures

J’ai entendu évoquer la chaleur de la Méditerranée qui serait cette année particulièrement élevée ! La « grande bleue » est toujours très chaude à l’arrière-saison. Pour les 10 ans de 1989 à 1999, ses eaux de surface moyennes sur la partie occidentale atteignent 25° pour l’ensemble d’Août, 24° pour Septembre et 21° pour octobre. Or en ce début d’octobre ses eaux sont comprises entre 22° le long des côtes du Languedoc à la mer d’Alboran et 24° le long des côtes du Maghreb. Les 25° ne concernent que la Méditerranée orientale le long du sud de la Tunisie et de Libye. Au degré près, on se trouve dans une situation normale dans la première partie de l’Automne car les masses pluvieuses ont remonté chaque fois le long des côtes ibériques les plus fraîches actuellement. La grande bleue n’est dans ce type de situation qu’une réserve d’humidité illimitée pour recharger les masses nuageuses !

Le troisième élément correspond aux hautes pressions derrière les Alpes qui bloquent les pluies. Elles sont en place depuis la mi-septembre avec un chevauchement au sol de l’anticyclone d’Europe centrale et au-dessus en altitude les hautes pressions subtropicales remontant de Tunisie. Ceci les rend très stable et solide. Dans les trois grosses pluies du début de cet automne, cet aspect prend une localisation géographique identique, la limite de la masse anticyclonique se moulant sur l’arc alpin. C’est très net du 16 au 19 septembre, puis les 28 et 29 septembre et enfin le 7 octobre. Entre ces dates et après la dernière, les hautes pressions renforcent de plus en plus leur présence. Tant que cette barrière subsistera, les perturbations renforcées d’humidité sur la grande bleue stoppées dans leur progression remonteront, tant que la limite des hautes pressions sera stable sur le massif alpin, cette remontée se fera un peu plus à l’ouest selon un axe du Languedoc aux Cévennes et peut être au délà, avec un vent du sud préalable.

La différence entre les épisodes à répétition actuels sur le Languedoc et beaucoup d’enchainements calamiteux pluvieux méditerranéens, c’est que souvent le blocage par les hautes pressions change d’endroit, soit avec des phases de reculs successifs face à la progression de la même perturbation, soit avec des phases allers et retours du blocage à chaque perturbation.

Cette année, le blocage a été stable géographiquement, hélas pour le Languedoc !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi sur Radio Espérance, bonne semaine

Partager cet article

Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 13:27

Prévision du 11 au 14 octobre 2014 :

Les grosses pluies méditerranéennes ne sont pas terminées dans la France du sud . L’extension sur nos départements reste toujours peu prévisible, mais depuis la nuit de jeudi à vendredi nous sommes sérieusement affectés ( plus de 50 mm actuellement)

Les rivières commencent seulement à réagir en raison de la sécheresse antérieure mais il convient maintenant de surveiller leur montée. L’axe du Mézenc au Pilat est toujours le plus arrosé ainsi que les cours d’eaux qui en descendent Loire supérieure et Lignon vellave et de l’autre côté Ardèche Eyrieux , Doux et Cance

Il convient de surveiller particulièrement pour le risque d’inondation :

1 la soirée de vendredi et la nuit suivante

2 la nuit de dimanche à lundi avec débordement dans le début de journée de lundi

3 La nuit de mardi à mercredi dans le Languedoc, mais l’extension serait moins importante dans notre direction

Par ailleurs

Le vent du sud continue et forcit avant les grosses pluies sans atteindre le niveau de la tempête

Les températures restent élevées avec une douceur matinale marquée et des maximums de l’ordre de 20° dans les dépressions

Vendredi :

Les pluies ne sont pas terminées et elles reprennent fortement dans la nuit de vendredi à samedi avec un risque d’extension important sur nos départements. Attention à la montée des rivières et aux inondations localisées

Samedi :

Accalmie dans les précipitations sauf averses inoffensives sur les reliefs en fin de journée

Rafraichissement limité le matin sur les hauteurs de l’Auvergne (axe Sancy – Margeride) mais les maximums remontent vers 20° dans les dépressions

Dimanche

Le vent du sud reprend et forcit au fil des heures

Les températures sont élevées, douceur matinale sur les plateaux et maximums au-dessus de 20° dans les couloirs de la Loire et l’Allier

Les grosses pluies n’atteignent la région qu’en fin de journée et surtout dans la nuit suivante. Elles semblent déborder sur la région. Attention à la nouvelle montée des rivières

Lundi :

Les grosses pluies se terminent par l’axe du Mézenc au Pilat et au Beaujolais. Attention à la montée des rivières et aux inondations localisées découvertes le matin !

Températures élevées sans changement : douceur matinale et maximums de l’ordre de 20° dans les dépressions

Mardi :

Les températures amorcent une baisse , surtout le matin sur les plateaux

Le vent du sud reprend et forcit à nouveau dans la journée

L’accalmie dans les précipitations se poursuit. La nouvelle grosse pluie méditerranéenne qui arrive dans la nuit de mardi à mercredi a des chances de ne pas déborder dans la région et pourrait être la dernière de la série.

Celle de la nuit de mardi à mercredi pourrait être la dernière grosses pluie méditerranéenne de la série avant une accalmie de plusieurs jours, à confirmer ……

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:22

Les grosses pluies méditerranéennes sont remontées jusqu'à saint Etienne

ce matin : 29.1 mm

depuis le cumul total dépasse 50 mm

les précipitations ne sont pas terminées.......

attention aux montées de rivières pour l'instant modestes et aux inondations localisées dans les cuvettes urbaines!

Prévision plus précise à venir

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:56

Prévision du 7 au 10 octobre 2014

L’atmosphère est particulièrement agitée sur la France entre des trains de perturbations envoyées par une dépression sur les Iles britanniques et un anticyclone très tenace derrière les Alpes

Un flux de sud persiste toute la semaine, le vent souffle fort sur les plateaux et dans le sillon de la Loire mais il ne semble pas atteindre le seuil de la tempête

Les températures restent élevées pour la saison avec une douceur matinale inhabituelle sur les plateaux et des maximums qui dépassent 20° dans les dépressions

Les précipitations avec une tendance parfois orageuse prennent en tenaille la région par le nord- ouest avec les reliefs océaniques du Sancy et de l’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine mais aussi par le sud avec les remontées de Méditerranée qui atteignent les montagnes du Mézenc au Pilat. Les précipitations semblent avoir encore des difficultés à pénétrer dans le fond des couloirs de la Loire et de l’Allier. Ceci devrait se terminer par un nouvel épisode de grosses pluies méditerranéennes mais elles ne devraient pas se déclencher tant que l’air froid a des difficultés à descendre se recharger en humidité sur la Méditerranée et ceci ne devrait pas se produire avant le prochain week-end

Lundi :

La situation décrite se met en place

Journée ensoleillé

Les températures remontent après la fraîcheur de la nuit et les maximums dépassent 20° dans les dépressions de la Loire et l’Allier

La nouvelle perturbation et ses précipitations n’atteignent la région qu’en fin de journée. Ses nuages arrivent par le nord-ouest et se pluies commencent par le Sancy et les Combrailles

Mardi :

Le vent de sud s’installe

Après l’arrivée de la douceur matinale, les maximums de l’après-midi restent élevés (plus de 20° dans les dépressions

Les pluies de la perturbation traversent la région. Après avoir affecté sa face océanique, elles se déplacent sur l’axe du Mézenc au Pilat et au Beaujolais. Elles concernent surtout les reliefs et semblent peu affecter le fond des couloirs de la Loire et de l’Allier

Mercredi :

Bloquées par l’anticyclone derrière les Alpes, les précipitations se sont attardées pendant la nuit et la matinée sur l’axe du Mézenc au Pilat et au Beaujolais avec débordements limités sur le Velay et le Forez. Les cumuls pourraient être importants sur les montagnes

Le vent du sud forcit

Les températures restent élevées, douceur matinale sur les plateaux et maximums en hausse et supérieurs à 20° dans les dépressions

Jeudi :

Toujours le vent du sud

Toujours les températures élevées, douceur matinale et maximums supérieurs à 20° dans les dépressions

Toujours des pluies qui prennent en tenaille la région par les hauteurs océaniques ou remontant de Méditerranée jusqu’à l’axe du Mézenc au Pilat , mais semblent peu pénétrer dans les sillons de la Loire et l’Allier

Vendredi :

Peu de changement

Vent du sud

Températures élevés

Et pluies sur les reliefs bordiers des sillons de la loire et l’Allier

Il semble que l’on soit dans l’attente de la troisième grosse pluie méditerranéenne de la saison qui parait programmée pour le prochain week-end ! mais elle reste encore à confirmer dans son planning, dans son intensité et surtout pour la localisation précise des grosses pluies !

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0
5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:19

Chronique N°996

L’événement incontournable de la semaine correspond aux inondations sur l’agglomération de Montpellier

Il s’agit encore d’un épisode méditerranéen, même s’il est assez peu cévenol. Ce dernier semble à quelques nuances près la copie conforme de celui qui avait affecté la même région dix jours plus tôt et avait endeuillé Lamalou les bains, Saint Gervais sur Mare et Saint Laurent le Minier.

On retrouve la même situation météorologique avec les trois éléments nécessaires à la réalisation d’une grosse pluie méditerranéenne.

La descente froide sur le proche Atlantique, comme entre le 16 et le 18 septembre, descend aussi bas en latitude puisqu’on la retrouve au sud du Portugal le 27 et elle passe par le détroit de Gibraltar le 28 avant de remonter sur la Méditerranée. Elle arrive aussi réchauffée et déconfite que la précédente après ce long périple.

La recharge en humidité sur la grande bleue est très importante puisque la mer chaude est traversée de part et part et que le 28 la perturbation a déjà commencé à déverser de grosses quantités d’eau sur la Catalogne

Le blocage par l’anticyclone derrière les Alpes est encore plus solide que la première fois puisqu’il est le résultat du chevauchement de l’anticyclone au sol sur l’Europe centrale et d’une dorsale des hautes pressions subtropicales d’altitude remontant de la Tunisie !

La répartition des pluies est tout aussi localisée puisque ces dernières affectent assez peu la côte. Sète ne reçoit que 26,7mm, le cap d’Agde seulement 67.9 mm. Les très fortes précipitations n’atteignent même pas les Cévennes. Le mont Aigoual ne reçoit que 32.7 mm contre 180 mm pour l’épisode de la mi-septembre. Les grosses pluies sont encore moins capables de pénétrer à l’intérieur du Massif central, 17 mm à Millau et 23 mm à Mende, ni de remonter le long du versant ardéchois, 16 mm à Aubenas contre 96.5 mm dans le précédent épisode. Dès que l’on franchit le Rhône à l’est, les totaux s’écroulent, 36 mm à Istres et 12.5 mm à Salon de Provence . Dès que l’on quitte le département de l’Hérault pour celui de l’Aude à l’ouest les cumuls deviennent dérisoires 8 mm à Leucate.

On peut seulement signaler cette fois, un préliminaire la veille sur le Roussillon et la Catalogne espagnole avec 90 mm à Perpignan et une suite atténuée le lendemain sur le Var avec 50 mm à Hyères! Un mélange apparent de chronologie qui n’existait pas à la mi-septembre !

Dans le détail on aborde les nuances par rapport au premier épisode de la mi-septembre.

Ce dernier avait affecté le premier versant montagneux rencontré qui s’étire du Sidobre et des monts de Lacaune au sud des Cévennes, cette fois la ligne des fortes précipitations, parallèle à la précédente s’étire au milieu de la plaine du Languedoc, à mi-chemin entre les reliefs et la côte selon un axe du centre de Béziers avec 134 mm, à Aniane avec 174, 4 mm et à Montpellier. Au-delà Nîmes est peu atteint, moins de 25 mm.

La seule crue importante est celle du Lez , qui atteint 4.71 m en amont au Triadou et 3.31m à la station de Montpellier Garigliano. Ce niveau n’est pas celui des plus grosses crues connues puisque celles de décembre 2003 avec 3.76 m et de décembre 2002 avec 3.45 m passent nettement au-dessus.

Les autres rivières languedociennes atteignent des niveaux modérés par rapport aux grosses crues antérieures. A l’est le Vidourle avec 3.71 m à Sommières est bien loin de ses niveaux catastrophiques de septembre 2002 avec 7.3 m et de décembre 2002 avec 5.3 m. les Gardons ne réagissent quasiment pas , ni l’Ardèche, montée de 1 m au plus !

A l’ouest l’Hérault culmine entre 1.5m à Gignac en aval et 2.15 m à Laroque en amont et l’Orb est bien plus bas que ses niveaux de la mi-septembre.

La crue du lez a été exagérée par une particularité géographique qui la différencie des autres cours d’eaux qui traversent la plaine du Languedoc. Ces derniers naissent tous sur les contreforts des Cévennes ou le plateau du Larzac pour l’Orb, or le Lez est privé de ce cours amont montagnard puisque qu’il commence son cours au pied du Pic Saint Loup soit en avant à proximité de la plaine. Cette particularité est à relier avec la répartition des pluies de l’épisode qui présente l’intensité maximale à mi-chemin entre l’arrière-plan montagneux et la côte. Le lez nait en plein dans ce secteur très arrosé alors que les autres cours d’eaux ont subi un lancement initial de leur crue très faible sur leur haut bassin, ce qui explique la modération de leur montée.

Il reste deux mystères à élucider

Le record de précipitations de Montpellier a-t-il été battu ? Une quantité de 300 mm a été signalée en quelques heures. En réalité, je n’ai pas pu vérifier cette mesure annoncée par les médias car la station de Montpellier déclare des observations manquantes ! Si les 300 mm étaient vérifiés, ce serait effectivement un record mais ce qui serait le plus exceptionnel concernerait surtout l’intensité horaire, puisqu’il a été signalé une durée de 3 heures. La ville de Montpellier est coutumière des grosses pluies méditerranéennes. La dernière est décembre 2003 avec 112 mm en 24 heures. Dans le passé pour un article dans la RGL , j’avais trouvé 7 pluies supérieures à 100 mm en 24 heures à Montpellier de 1964 à 1991 avec 177 mm le 13 septembre 1968 et 148 mm le 26 octobre 1979.

Comment expliquer l’importance des inondations induites alors que les rivières, même le Lez étaient loin de leur niveau de leurs crues historiques les plus hautes !

L’impact de l’inondation a visiblement été éxagéré par la correspondance des fortes pluies avec l’agglomération de Montpellier. Le milieu urbain est en effet très sensible aux intensités très violentes de précipitations sur quelques heures. Ces dernières transforment alors les rues en rivières et l’eau s’accumule sur les carrefours situés en contrebas qui reçoivent les eaux des voies convergentes. Dans ce cas, l’écoulement est impossible entre le sol et les canalisations souterraines qui recueillent en temps ordinaires les eaux pluviales, soient que ces dernières soient saturées, et regorgent en surface, soit que les bouches de surfaces sont insuffisantes ou obstruées. Ceci explique que les vues les plus nombreuses aient concerné des carrefours inondés avec des véhicules immobilisés, les eaux provenant des diverses pentes convergeant vers ces points bas de la ville. Les voies de communications sont toujours les principales victimes de ces inondations urbaines

Les zones inondées concernent une multitude de sites épars dans la ville qui ne correspondent en aucun cas à un débordement classique de la rivière qui traverse la cité. La carte du « céres » mise sur internet montre une multitude de points inondés épars situés dans et autour de la ville qui sont pour la plupart situés à l’extérieur des zones inondables définies par l’Atlas administratif. Sur plusieurs centaines de points inondés, seuls 33 se trouvaient en zone inondable ! L’image de l’hôtel de région léché par le Lez est trompeuse, les gros problèmes ont eu lieu ailleurs !

L’urbanisme facilite avec l’imperméabilisation des sols, l’écoulement instantané des précipitations intenses, les voieries se transforment en cours d’eau avec une concentration dans les points bas, carrefours ou autres. Les riverains des rez de chaussées de ces secteurs sont automatiquement impactés ainsi que les véhicules situés sur les voieries. La coïncidence entre les cuvettes urbaines et la forte intensité des précipitations a comme toujours aggravé les inondations sur des secteurs souvent éloignés des cours d’eaux !

Gérard Staron donne rendez vous samedi sur Radio Espérance, Bonne semaine……

Partager cet article

Repost0
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 13:52

Températures de Montregard (43) : septembre  2014

Températures minimales et maximales et Moyennes approchées (min+max/2)

Sur http://mgsb.perso.sfr.fr ou en cliquant ci-dessus sur le lien « site » vous avez accès aux archives de la station  depuis l’origine (2006)

 

 

date

min

max

moyenne

1-sept-14

8,5

15,5

12,0

2-sept-14

6,3

17,1

11,7

3-sept-14

5,8

19,3

12,5

4-sept-14

7,9

22,6

15,2

5-sept-14

12,4

23,5

17,9

6-sept-14

10,0

23,5

16,8

7-sept-14

11,2

25,6

18,4

8-sept-14

13,3

24,7

19,0

9-sept-14

13,6

18,9

16,2

10-sept-14

13,9

21,3

17,6

11-sept-14

10,9

19,3

15,1

12-sept-14

6,4

16,4

11,4

13-sept-14

6,5

16,8

11,7

14-sept-14

10,5

22,1

16,3

15-sept-14

12,7

19,5

16,1

16-sept-14

10,0

21,3

15,7

17-sept-14

13,8

19,1

16,5

18-sept-14

12,2

18,7

15,5

19-sept-14

12,4

18,8

15,6

20-sept-14

12,6

22,4

17,5

21-sept-14

11,2

19,7

15,4

22-sept-14

9,0

13,4

11,2

23-sept-14

4,1

17,2

10,6

24-sept-14

7,7

11,6

9,6

25-sept-14

5,7

11,8

8,7

26-sept-14

1,8

17,3

9,5

27-sept-14

4,7

20,1

12,4

28-sept-14

11,6

19,2

15,4

29-sept-14

11,4

14,8

13,1

30-sept-14

11,6

18,0

14,8

moyenne

9,6

19,0

14,3

 

Septembre 2014 est bien moyen avec une température presque égale à celle de l’an dernier (14.2°) et seulement 0.7° au-dessus de la moyenne 2006-2013 (13.6°)

Aucun record à signaler

Toutefois l’écart entre la moyenne approchée (mini +maxi/2) 14,3° et celle vraies (toutes mesures, une toutes les deux minutes ) 13.4° est très important 0.9°. Pendant 14 jours cet écart est supérieur ou égal à 1° et pour deux il dépasse 2° !

Les précipitations 58.3 mm ne sont pas aussi faibles qu’en beaucoup d’endroits de nos régions, les deux épisodes méditerranéens de la mi-septembre  puis de la fin  ont apporté chacun une petite vingtaine de millimètres !

Gérard Staron

Partager cet article

Repost0

Presentation

  • : Le blog de Gérard Staron Président de l'AMRL
  • : Le journal du climat et de la géographie libres. Actualité climatique Climat et société, impact du climat sur les activités humaines . Prévisions sur 4 jours
  • Contact

Rechercher

Articles Récents

Mes ouvrages

                                                                noel boules noel boules 4 gif                                                              noel boules noel boules 4 gif                                                                                                                                                                                                    noel boules noel boules 4 gif

Mon Site

                                                                                                                        Site

Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195