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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 12:26

 

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres


Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

avril 2008

 

date                min                   max            moyenne   moy. vraie

1-avr-08          1,4                   10,5                 5,9       4,1

2-avr-08          1,9                   12,3                 7,1       6,9

3-avr-08          3,3                   7,8                   5,6       5,0

4-avr-08          -0,2                 9,3                   4,6       3,3

5-avr-08          -1,8                 13,0                 5,6       4,9

6-avr-08          1,5                   7,3                   4,4       3,8

7-avr-08          -6,7                 5,9                   -0,4     -0,5

8-avr-08          -1,4                 10,1                 4,3       3,3

9-avr-08          4,5                   13,5                 9,0       8,1

10-avr-08        7,5                   13,8                 10,7     9,2

11-avr-08        0,3                   8,7                   4,5       4,2

12-avr-08        -0,6                 9,2                   4,3       3,0

13-avr-08        0,0                   12,6                 6,3       6,1

14-avr-08        0,9                   8,3                   4,6       3,0

15-avr-08        -1,3                 7,3                   3,0       2,0

16-avr-08        -2,3                 9,5                   3,6       2,9

17-avr-08        -0,4                 6,4                   3,0       2,9

18-avr-08        0,2                   7,5                   3,9       3,9

19-avr-08        1,1                   11,6                 6,3       6,8

20-avr-08        5,3                   9,5                   7,4       6,9

21-avr-08        3,1                   12,2                 7,7       6,8

22-avr-08        4,3                   9,2                   6,7       5,9

23-avr-08        5,9                   13,8                 9,9       8,3

24-avr-08        6,2                   14,9                 10,6     9,1

25-avr-08        4,9                   15,2                 10,1     8,7

26-avr-08        1,8                   20,0                 10,9     10,5

27-avr-08        7,1                   18,1                 12,6     12,2

28-avr-08        5,7                   8,5                   7,1       7,7

29-avr-08        1,6                   13,4                 7,5       6,7

30-avr-08        0,5                   9,0                   4,8       5,3

Moyenne         1,8                   10,9                 6,4       5,7

(Mois entier)

 

Min : température minimale

Max : température maximale

Moyenne : moyenne approchée minimum plus maximum divisé par 2

Moy vraie : moyenne de toutes les mesures ( toutes les 2 minutes)

 

 

Le mois d’avril 2008 est le plus froid depuis le début des observations à Montregard

Avec une moyenne de 6,4° la baisse des températures est de :

5,3° par rapport à avril 2007 (11,7°)

3,2° par rapport à avril 2006 (9,6°)

http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 09:16


                                                                              Informations spéciales


A ma station située à 500 mètres, J'ai mesuré ce matin 13,5 mm tombés pour le compte de la journée de Lundi , ceci porte le total provisoire du mois à 86,6mm, ( moyennes pour avril entier de la série 1951-1080: Bouthéon 51.2mm et la Métare 62,5 mm) soit une probabilité inférieure à 1 année sur 5 dans les années les plus humides.
Le total provisoire des 4 premiers mois de l'année atteint 189,5 mm,. Avec cette dernière pluie il dépasse la moyenne de Bouthéon  pour la même période ( 173 mm) mais il manque quelques millimètres pour celle de la Métare (216,3 mm). Comme mon poste est situé en altitude entre les deux, on peut considérer que la sécheresse de début d'année est maintenant résorbée.

Gérard Staron     http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 21:03

 


   J’ai fait mention à plusieurs reprises dans cette chronique des écarts importants dans le calcul des moyennes de températures selon la méthode utilisée. Dans le numéro de mai du bulletin « au fil du temps » des Météorologistes d’entre Rhône et Loire va paraître mon troisième article sur la question, les 2 précédents figurant sur les numéros de février et de mars.
   Voici la synthèse que je vous avais promise, hélas sans les graphiques, pour la version complète:
    http://pagesperso-orange.fr/meteolyonnaise/association/08telechargements.htm

   Le problème est simple. Quand on calcule les moyennes de températures en utilisant la forme approchée utilisée par les services officiels (demi-somme des températures minimales et maximales quotidiennes) on obtient des valeurs nettement supérieures à la moyenne vraie qui prend en compte toutes les mesures, soit toutes les deux minutes avec le matériel moderne que possède l’association soit une sonde dans un abri à coupelle reliée à un hobo-pro.
   Au niveau des moyennes mensuelles, on constate des écarts déjà importants. Certains mois de la saison chaude, ils peuvent dépasser 1°, 1,1° en août 2006 et en octobre 2007, 1° en septembre 2006 à Montregard. A Saint-Etienne, la différence est un peu plus faible, 0,7° en juillet 2006, septembre et octobre 2007.  Sur l’année 2007, l’écart global, 0,38° à Saint-Etienne et 0,64° à Montregard est de l’ordre de l’ensemble du réchauffement mesuré pendant le XX ème siècle.
   D’une façon générale on constate aussi que ces différences sont plus faibles en saison froide et s’élèvent en saison chaude. Pendant les mois de janvier et novembre 2007, les valeurs sont presque égales à Saint-Etienne. A Montregard, l’écart se limite à 0,3° en janvier et décembre 2007.
   Cette remarque générale en fonction des saisons m’a incité à tenter plusieurs corrélations à ma station de Saint-Etienne pour comprendre l’origine de ces écarts. Pourquoi les moyennes approchées surévaluent notoirement les valeurs des températures.
   Au niveau mensuel, les relations entre ces écarts et les températures moyennes du mois ou les températures minimales sont évidentes et linéaires. Plus il fait froid, plus la différence est faible. Au contraire, plus il fait chaud, plus elle augmente. Le mois qui présente la température la plus élevée, autant pour les minimales que la moyenne globale, est aussi celui de l’écart maximal : juillet 2006.
   Par contre, la relation de ces écarts avec les températures maximales moyennes est nettement moins bonne avec des points plus dispersés, et surtout elle n’est pas linéaire. Les écarts grandissent très vites avec les températures, mais à partir d’un niveau approximativement vers 20°, les différences des moyennes de températures ne croissent plus au même rythme. Ceci suggère au-dessus de ce seuil de 20° un plafonnement des écarts lors des mois les plus chauds.
   On retrouve le même phénomène lorsque l’on tente la corrélation entre les écarts de températures moyennes mensuelles selon la méthode de calcul et la durée  de l’insolation en heures à la station la plus proche qui se trouve être celle de Saint-Etienne-Bouthéon. Ici le seuil à partir duquel la relation change se situe vers 150 à 200 heures d’ensoleillement mensuel. En dessous les écarts augmentent rapidement en fonction de la durée d’insolation, au dessus le rythme de croissance diminue ainsi que la pertinence de la corrélation.
   Il est normal de retrouver ce phénomène de plafonnement des écarts pour les températures maximales et la durée d’insolation puisque l’un est en grande partie le moteur qui détermine l’autre. Une question découle immédiatement de cette découverte : quel élément climatique explique ce plafonnement des écarts des moyennes de températures selon la méthode de calcul à partir de 20° de températures maximales et de 150 à 200 heures d’ensoleillement ?
   Pour compléter cette étude nous passons à l’échelle quotidienne, en recherchant le nombre de jours où d’une part la différence entre les moyennes dépasse 1° et d’autre part ceux où la moyenne vraie est supérieure à la moyenne approchée. Ils sont rares mais il en existe.
   On constate que le nombre de jours mensuel où l’écart dépasse 1° présente une relation linéaire de bonne qualité avec les températures moyennes du mois. Il ne faut pas rechercher dans cette direction pour expliquer le plafonnement rencontré précédemment.
   Par contre le nombre de jours où la moyenne vraie est supérieure à celle approchée baisse très vite en fonction de la température moyenne du mois jusqu’à un seuil vers 15° et au-dessus leur nombre augmente  à nouveau. L’explication du plafonnement se trouve dans ces journées qui plombent la relation entre ces différences de moyennes selon la méthode de calcul et la température.
   Quel facteur intervient alors ? L’analyse de quelques journées aux écarts extrêmes apporte-t-elle des éléments complémentaires ?
   20 jours, la moyenne approchée a dépassé celle vraie de plus de 1,9° à Montregard avec un maximum de 2,8°, 13 fois à Saint Etienne avec un maximum de 2,6° de mars 2006 à fin 2007. Une seule de ces journées est commune aux deux postes pourtant peu éloignés, ce qui montre que les conditions météorologiques locales l’emportent sur celles plus générales des  types de temps. La moyenne approchée surestime fortement les températures quand le rythme thermique diurne est exagéré sur un petit nombre d’heures. En été, un ensoleillement abondant depuis le matin suivi de l’arrivée à partir de la mi-journée de nuages orageux qui provoquent une chute des températures donne les plus gros écarts. Plus rarement en hiver, la sortie du brouillard, de l’inversion de température, pour laisser la place quelques heures au soleil  produit une fois le même effet.
   En sens inverse, la moyenne vraie peut être très supérieure à celle approchée dans de rares cas qui correspondent à des rythmes diurnes annihilés sous un ciel couvert tenace que ce soit lors d’une arrivée d’air froid ou de redoux importants, tôt le matin. Dans ce dernier cas,  la moyenne vraie est supérieure de 3,4°  le 30 décembre 2006 à Saint-Etienne.
   Ceci permet de fournir une hypothèse pour expliquer le plafonnement des écarts au-dessus d’un certain seuil de température ou d’ensoleillement. En saison chaude, quand la couverture nuageuse vient perturber de façon limitée l’ensoleillement et la montée des températures en fin de journée sous l’effet de la convection, l’écart est très fort. Au contraire, quand la couverture nuageuse occupe toute la journée lors d’étés pourris, la température vraie est supérieure à celle approchée. Les nuages jouent un rôle important pour perturber la relation existant entre les températures et les écarts entre les moyennes selon leur méthode de calcul dans un sens comme dans l’autre en fonction de leur durée et de leur heure d’arrivée pendant la journée :
- Quand les nuages avec le changement de temps arrivent le matin, l’écart est très faible et souvent la moyenne vraie est supérieure à celle approchée.
- Quand la couverture nuageuse arrive dans l’après-.midi après un fort ensoleillement matinal, l’écart est très fort, ce qui correspond à beaucoup de situations estivales orageuses.

   Dans le cadre des théories actuelles sur l’évolution des températures, la surévaluation des moyennes approchées qui servent de référence,  l’augmentation des écarts  en liaison avec la chaleur et l’ensoleillement, leur pondération en fonction de la couverture nuageuse posent question.

Gérard Staron
http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 14:50

                                              Chronique du 19 Avril 1996  ( Texte d'origine)

 

 

    Ces derniers jours, les médias se font l’écho du dixième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, avec un peu d’avance puisqu’elle a eu lieu effectivement le 26 avril 1986. Dans cette affaire, la climatologie a eu un rôle primordial au niveau du déplacement du nuage radioactif qui a atteint la France en bout de course.

    Ce dixième anniversaire (22ème en 2008) me permet de sortir mes archives et de vous relater une petite étude que j’avais fait alors en suivant jour après jour la situation atmosphérique et en balisant l’avancée du nuage radioactif en fonction de la vitesse des vents au sol. J’ai pu constater que le déplacement théorique du nuage que j’avais calculé à partir des vitesses du vent au sol est tout à fait conforme aux cartes de radioactivité qui ont été publiées après la catastrophe. Je vais donc essayer de vous faire comprendre comment le fameux nuage radioactif a pu nous parvenir. Aux heures qui ont suivi l’annonce de la catastrophe, les responsables ont annoncé que la France était à l’abri. Pour qui a des connaissances climatologiques sommaires, le raisonnement était simple : Tchernobyl  est en Ukraine à l’est de l’Europe, la circulation générale de l’atmosphère  se fait d’ouest en est, donc pas de danger. Ceci correspond d’ailleurs à la situation atmosphérique du 26 avril 1986, jour de la catastrophe où la France est balayée par un train de perturbations en provenance de l’ouest, puis du nord ouest. C’était sans compter sur les tourbillons complexes de l’atmosphère et la variabilité de la direction des flux.

    Nous allons donc suivre l’évolution du fameux nuage depuis son origine en liaison avec la direction des vents. Le 26 avril, jour de la catastrophe, la situation est assez complexe sur l’Ukraine. La région est en bordure  de l’anticyclone sibérien au sol surmonté en altitude par une dépression. Il en résulte des flux complexes au sol qui alternent ceux de sud-sud-est à environ 15 nœuds de vitesse et ceux d’est à environ 10 nœuds de vitesse. En conséquence, les premières régions  contaminées correspondent à l’ouest de l’Ukraine.  Le vent vient ensuite du sud-est et emporte le nuage vers le nord-ouest en direction de la Biélorussie et des Pays Baltes. Le 27 le flux de sud-est se poursuit et le nuage atteint alors le sud de la Suède après avoir traversé la Mer Baltique.

    Le nuage radioactif n’ira guère plus loin en direction de la Scandinavie, car le 28 avril, une perturbation océanique d’ouest sud-ouest aborde les côtes de la Norvège et de ce fait bloque puis refoule le nuage radioactif. A partir du 28 avril, la masse nuageuse en question  prend une toute autre direction, puisque sa marche vers le nord est stoppée. Elle se rabat vers le sud-est sous l’effet d’une dorsale anticyclonique qui s’installe à partir de l’atlantique et d’une dépression en Méditerranée  dans le golfe de Gênes. Cette dernière entraine  un mouvement tournant de l’air en Europe centrale qui provient de l’est dans la région considérée. Le déplacement est encore confus le 28, mais le 29 il s’amplifie. Les vitesses de vents s’accélèrent, la direction s’affine en passant d’une provenance d’est au nord-est en raison du léger déplacement de la dépression de la Méditerranée qui évolue du Golfe de Gênes au sud de l’Italie.  Le nuage radioactif concerne alors l’Allemagne qui semble totalement traversée dès le  29 avril avec peut-être une première incursion en Alsace. Il poursuit sa marche vers le sud en franchissant les Alpes en direction de l’Italie et en atteignant en bout de course la Corse.  Le 30 avril et le 1ier  mai, l’Europe de l’ouest est totalement anticyclonique, la dorsale des hautes pressions des Açores a poussé sa route jusqu'à la mer Baltique où s’installe son centre. Ceci permet le maintien sur la France d’un léger flux d’est et le fameux nuage radioactif franchit une nouvelle fois les Alpes pour atteindre le midi de la France puis la quasi-totalité du pays pour la Fête du travail, sauf la Bretagne. En effet, dès le 1ier mai, un flux d’ouest se réinstalle sur la pointe de la Bretagne avec des vents de sud-ouest de 10 nœuds à Brest. Il annonce l’arrivée d’une perturbation d’ouest qui a eu  lieu effectivement le 2 mai et qui bloque la progression du nuage radioactif.

    Ainsi cette radioactivité issue de la catastrophe de Tchernobyl n’a pu nous parvenir qu’en serpentant au milieu de flux atmosphériques différents. Elle est d’abord partie vers le nord-ouest et la Scandinavie, a été ensuite rabattue vers la Méditerranée, avant de continuer en France et d’être stoppée vers le réduit breton. Ceux qui ont annoncé trop tôt que nous étions à l’abri ont été trompés par le caractère sommaire de leurs connaissances climatologiques, par la complexité du cheminement, par la faible probabilité d’avoir des courants d’est sur l’Europe de l’ouest, et enfin par un cheminement géographique compliqué lié à des relais de vents de directions successives diverses . La situation est rare.

     Autre remarque intéressante, le nuage radioactif a suivi l’évolution des vents au sol mais pas celle des vents en altitude. Ceci montre qu’il est resté dans les basses couches de l’atmosphère. En effet au cours de la période, il y a souvent eu des divergences entre les directions des vents au sol et ceux situés au dessus au niveau de la surface des 500 hpa, soit entre 5 et 6 km d’altitude. Par exemple, le jour de la catastrophe, les vents d’est-sud-est étaient surmontés par des vents de sud-ouest qui auraient dû entrainer la radioactivité vers le reste de l’U.R.S.S. de l’époque et la Sibérie. Cette divergence de direction entre le sol et l’altitude s’est poursuivie jusqu’au 28 avril sur l’Ukraine. Ceci montre que le nuage nous est parvenu parce que les directions des vents dans les basses couches de l’atmosphère lui ont dicté ses trajectoires. Ce qui s’est passé au dessus, à plus haute altitude, n’a eu qu’une influence réduite. C’est un autre élément trompeur à l’époque, car il y avait eu peu de précédents de cette ampleur pour suivre un nuage radioactif émis à partir du sol. Par exemple, les nuages des expérimentations de bombes nucléaires dans l’atmosphère étaient émis à partir de la haute atmosphère et donc il était difficile de ce fait de prévoir comment se ventilerait la radioactivité entre haute et basse atmosphère dans un cas d’un accident nucléaire au sol. Après et à cause de Tchernobyl, il est maintenant beaucoup plus facile de suivre l’évolution géographique d’un éventuel nuage polluant. Au plaisir de vous retrouver, vendredi prochain pour une nouvelle chronique de climatologie.

 

Commentaire :

La complexité des flux atmosphérique est telle qu’il est difficile de se fier seulement à la circulation générale de l’atmosphère moyenne d’ouest en est aux latitudes tempérées. Le vent dominant est celui qui se produit le plus souvent, pas forcément celui qui a lieu au moment  d’un problème quel qu’il soit. La direction du vent au sol peut être très différente de celle de l’air qui circule au dessus.

 

 G.Staron

 

 

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 19:23

 

51-L’équinoxe d’automne.   29/9/95

Mouvements de la terre autour du soleil et conséquences

 

52-Les inondations du Gard   6/10/95

Crues sur le Gard, le Rhône et l’Ardèche : mécanisme et répartition géographique.

 

53-Pollutions urbaines  et inversion de température     13/10/95

Pollution sur Paris (limitation de la circulation, plaques pairs ou impairs) : Le rôle des anticyclones.

 

54-Les nuages    20/10/95

Classement en fonction de l’altitude et des familles de nuages.

 

55-Inversion de température en région stéphanoise   27/10/95

Nappe de brouillard à faible altitude, ensoleillement au-dessus te parfois phénomène de foehn.

 

56-Chutes importantes de températures à Saint-Etienne, Clermont, Macon  3/11/95

L’anticyclone à l’origine de la douceur du temps des jours derniers se retire permettant une progression de l’air continental.

 

57-Bilan de la vague de froid  10/11/95

Cette vague de froid s’est développée d’ouest en est, et a succédé sans transition à une situation anticyclonique sans transition.

 

58-Fortes rafales de vent au Mazet Saint Voy  et au Mont Aigoual   17/11/95

Pourquoi les pluies ont-elles  été si dévastatrices en Corse ?

 

59-Le brouillard de ces derniers jours    24/11/95

Mécanisme et diverses causes

 

60-Première neige au sol  1/12/95

Mécanisme du passage de la pluie à la neige.

 

61-L’influence de la Méditerranée en hiver.   15/12/95

Températures de ses eaux, mistral et tramontane et dépression du Golf de Gênes.

 

62-Précipitations et crues méditerranéennes.   22/12/95

L’Orb dans la région de Béziers, Tarn  et son affluent l’Agout.

 

63-Le climat, le temps, les changements de saison peuvent-ils avoir une influence sur les comportements collectifs humains ?    29/12/95

Les élèves devinent la neige, certains malades sont plus agités lorsque le vent souffle, la révolution française a été précédée d’un des hivers les plus rudes etc.

 

64-L’année 1995 aurait été l’année la plus chaude ?    5/1/96

Il convient de replacer les changements climatiques dans un cadre historique dynamique.

 

65-Inondations du Lot et de la Dordogne      12/1/96

Intensité des pluies exceptionnelle, sur des régions qui sont habituellement épargnées, sur un pas de temps assez court.

 

66-Les crues des régions méditerranéennes   19/1/96

Sur les Alpes maritimes l’épisode pluvieux de 72 h a provoqué des inondations, la perturbation ayant été bloquée sur place  par l’anticyclone.

 

67-Les inondations se poursuivent   26/1/96

Atlas Marocain, Levant espagnol, régions languedociennes, Loire et Allier.

 

68-Fortes pluies et contrastes de températures entre le nord-est froid et le sud très doux.  2/2/96

La concentration sur le même petit secteur géographique des précipitations sont à l’origine des crues.

 

69-La saison des tempêtes sur l’Atlantique    9/2/96

La tempête de cette semaine affecte les côtes du Golfe de Gascogne et la Bretagne, le bassin Aquitain et les hauteurs sud du Massif central.

 

70- Les montagnes et la neige.  16/2/96

L’histoire des sports d’hiver.

Les  Si une de ces rubriques vous intéresse, faites-le savoir à l’aide des commentaires sur ce blog. //

 

71- La neige dans le nord-ouest   23/2/96

Congères en Normandie.

 

72-Rôle de la fusion de la neige dans les crues des rivières   1/3/96

Inondations de l’Oudon à Segré et  sur les bassins de  l’Hérault et de L’Orb.

 

73-Le climat de la Terre Sainte   8/3/96

 Jérusalem carrefour climatique, thème du désert.

 

74-Les dépressions du Nord-est du Massif central    15/3/96

 Comparaisons  des  climats des Limagnes et de la Plaine du Forez (Clermont Ferrand et Saint-Etienne Bouthéon).

 

75-L’équinoxe de printemps   20/3/96

 Rappel de quelques mécanismes cosmiques aboutissant à légale durée des jours et des nuits. Passage à l’heure d’été.

 

76- Ecarts de températures en ce début de printemps   29/3/96

La région centre de la France est sensible aux changements brutaux.

 

77-Le climat du Limousin à partir de Limoges et Guéret     12/4/96

Le rôle de la topographie  facteur déterminant pour les températures.

 

78-Le rôle des vents dans la catastrophe de Tchernobyl      19/4/96

Le trajet du nuage radioactif.

 

79-Vents violents sur la région stéphanoise et dans le Velay et incendies dans le Morvan      26/4/96

Fréquence anormale des hautes pressions anticycloniques depuis deux mois.

 

80-Le risque climatique    10/5/96

Compte-rendu du colloque de Dijon organisé par la commission Climat et Société du comité national de Géographie.

 

81-Les saints de glace  17/5/96

Peu d’ensoleillement et descente froide justifiant leur réputation.

 

82-Retour de l’anticyclone des Açores      24/5/96

L’origine complexe de cet anticyclone.

 

83-L’orage d’Yssingeaux et  de Rosières en Haute-Loire   31/5/96

Un exemple de calamité climatique lié à un orage.

 

84- La vague de chaleur de juin    7/6/96

Elle alterne avec des épisodes pluvieux-orageux.

 

85-Orage violent dévastateur sur la vallée du Gier     14/6/96

Inondation du bas du Faubourg de Couzon et montée d’eau sur l’autoroute de Lyon Saint Etienne.

 

86-Un mois de juin chaud et sec comme en 1976   21/6/96

Rôle protecteur  de l’anticyclone centré sur l’Europe, face aux perturbations  qui doivent le contourner.

 

87- Refroidissement en France, fortes précipitations et inondations en Italie     26/6/96

Explication.

 

88-Mécanisme des températures      5/7/96

Le solstice d’été.

 

89-Les déboires météorologiques du tour de France 1996 dans les Alpes  12/6/96

 Grande étape alpestre raccourcie : pluie, neige et enfin soleil

 

90-La période sèche d’octobre 95 à avril 96 dans la moitié nord de la France  19/7/96

Etude géographique hydrologique et statistique.

 

91-Rôle historique et géographique du Furan         26/7/96

Présentation du dossier de fiches pédagogiques  réalisation des Archives départementales de la Loire après l’exposition de 1995.

 

92-Les épisodes orageux de l’été      9/8/96

  Inondations en Savoie, Catastrophes dans les Pyrénées espagnoles, orages dans l’est du Massif central. 

 

93-Le climat de l’Irlande   16/8/96

L’île, promontoire à l’ouest de l’Europe possède toutes les caractéristiques du climat océanique.

 

94-Le climat de l’Amérique du Nord     23/8/96

Etude géographique

 

95-Le marais barométrique en été   30/8/96

Orages multiples : explication

 

96-La circulation générale d’atmosphère des régions tropicales    6/9/96

Présentation suite à l’incident survenu à un avion d’Air France survolant le Burkina-Faso

 

97-Episode précoce de gelées et de basses températures         13/9/96

Analyse statistique et météorologique

 

98-La fatalité du 22 septembre       27/9/96

Inondations dans la région de Cogolin.  Rappel d’inondations anciennes lors de l’équinoxe d’automne.

 

99-Bilan météorologique du mois de septembre 1996      4/10/96

Situation météorologique du voyage de Jean-Paul II en France

 

100-Bilan de cette chronique au 100ème numéro  9/10/96

Justification et but.

 

 

 


 G.Staron  Http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 10:37

 

 

La préoccupation du moment concerne la hausse des prix agricoles et leurs conséquences dans les pays les moins avancés par leurs développement avec les émeutes dites de la faim. Le problème a des implications climatiques, mais l’enseignant que j’étais encore l’an dernier en classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs agronomes est stupéfait des explications médiatiques entendues.

La clef du problème concerne l’évolution du prix du blé, la céréale de référence. Pour comprendre analysons le cours de la tonne de blé tendre au port de Rouen. En 1983, elle vaut l’équivalent de 250 euros. A la suite d’une baisse constante, le cours descend à 115 euros en juillet 2006. Il monte à 285 euros en septembre 2007 et ensuite il reste sur un palier haut (le 11 avril 2008 : 236 euros au marché à terme de Paris)

Comme souvent, lors des crises antérieures, les matières premières agricoles réagissent ensemble, comme en 1975. Les autres céréales, dont le riz, les cultures de plantation, cacao, café, sucre ont monté. Le lait et le beurre aussi mais ils baissent à nouveau depuis octobre 2007.

De tels mouvements brutaux ne sont pas rares, car il est très difficile de contrôler les prix agricoles. En effet la multitude des producteurs, la dépendance des conditions climatiques, ne permettent pas de maîtriser l’offre comme pour un produit industriel. Par ailleurs, en raison de la loi de King, le moindre déséquilibre sur le marché provoque des écarts démesurés de prix.

Les conditions climatiques sont toujours le facteur déclenchant de ces grosses variations. Autrefois, sous l’ancien régime, les mauvaises récoltes liées aux  hivers très froids, aux sécheresses ou périodes humides provoquaient, en plus de la hausse des prix, de fortes famines, épidémies et une surmortalité ce qui n’est heureusement plus le cas dans les pays développés depuis la moitié du XIX ème siècle.

En 2007, le facteur déclenchant a été effectivement des mauvaises récoltes liées aux conditions climatiques. Il est de bon ton actuellement d’accuser le réchauffement de la planète, pourtant les causes sont multiples et contradictoires selon les régions du globe.

-         des sécheresses en Australie gros producteur mondial et aussi dans les pays du Maghreb

-         des cyclones en particulier au Bengladesh pour le riz

-         mais aussi l’été pourri et frais  qui a gêné la récolte en Europe et en particulier en France avec une baisse des rendements de plus de 5qx par ha autant pour le blé tendre, l’orge, le seigle et l’avoine avec une production qui baisse de 10% environ par rapport à 2006. Voilà des raisons climatiques dérangeantes.

On entend un discours aussi surprenant que pessimiste, même malthusien sur la possibilité de la planète à nourrir la population mondiale.

C’est oublier que le monde sort d’une très longue période de surproduction agricole qui n’a cessé de se développer depuis la crise de 29 aux Etats-Unis où la mévente du blé avait provoqué l’effondrement des cours. Depuis la tendance à la surproduction et à la baisse associée des cours pendant de très longues années, a été la hantise des agriculteurs et de leurs gouvernants. Les moyens les plus courants pour faire face à cette situation ont été la mise en place de quotas d’efficacité variable. Plus souvent, les états ont imposés des limitations de surface cultivée en échange de subventions pour compenser la faiblesse des prix agricoles. Les Etats-Unis ont commencé par l’A.A.A. (Agricultural Adjustment Act) depuis 1933. Dans les années 80, l’Europe était noyée sous les excédents de lait, de blé, de viande et autres. Elle a dû mettre en place les quotas laitiers et faire la réforme Mac Shariff depuis 1992 en imposant des jachères aux céréaliers. Pour le café et le cacao, les prix se sont longtemps écroulés au point de ne plus permettre l’entretien des plantations. La création du commerce équitable est un moyen de faire face à ces cours très bas pour les petits planteurs. Les principaux producteurs de céréales disposent de réserves notoires de surface cultivables. Par exemple, l’Union Européenne a autorisé immédiatement la mise en culture des jachères.

Le moyen principal d’augmentation de la production agricole a été, depuis le début de la révolution industrielle, la hausse des rendements en utilisant, les engrais, l’amélioration des semences, l’irrigation, la mécanisation, les traitements des cultures, la sélection génétique et l’alimentation pour l’élevage,  en rendant l’agriculture intensive. Or depuis les années 90, les mouvements de défense de l’environnement, les milieux écologistes, s’attaquent brutalement à cette agriculture intensive. L’irrigation ferait baisser les nappes. Les engrais et le lisier de l’élevage intensif enverraient des nitrates dans les nappes. Les herbicides et les pesticides seraient  des poisons. Le refus des O.G.M. et la publicité pour la culture bio procèdent de la même action. L’union Européenne ajoute les circulaires sur le bien être des animaux. Nous n’avons pas le temps d’apprécier ces aspects aujourd’hui, mais ces actions tentent à promouvoir un mode de production traditionnel extensif avec des rendements plus faibles. La très forte hostilité aux cultures destinées à produire des biocarburants procède de la même réflexion et fournit un bouc émissaire facile car dans ce cas les agriculteurs peuvent rechercher des rendements maximums puisqu’il n’ y a pas les mêmes contraintes que pour la nourriture humaine.

Cette lutte contre les crises de surproduction latente, les attaques contre les rendements de l’agriculture dite productiviste ne peuvent que freiner la hausse de la production agricole. Par ailleurs, le développement économique des pays émergents en Asie, la Chine, l’Inde comme en Amérique latine, le Brésil, l’Argentine et d’autres, augmente d’autant les besoins agricoles. Ils deviennent correctement nourris. Le tout devait conduire un jour à un renversement de tendance et à créer une pénurie artificielle dont le premier effet est une hausse spectaculaire des prix agricoles. Ceci s’est produit en 2007.

Heureusement de moins en moins de pays connaissent la sous-nutrition ou la malnutrition. Il s’agit surtout de l’Afrique orientale ou du Sahel, de quelques états d’Amérique centrale comme Haïti, et de rares pays d’Asie du sud-est. On trouve pour certains une cause climatique avec les sécheresses récurrentes du Sahel, mais la plupart de ces états connaissent des rebellions, des guerres civiles, des situations troublées qui déstabilisent leur agriculture vivrière. Il est bien évident que ces pays qui ont besoin d’importer des céréales en raison de  leur faiblesse agricole et qui en plus sont insolvables, sont frappés de plein fouet par cette hausse brutale des prix et leur population affamée se révolte.

L’élevage intensif est aussi un accusé facile. Pour améliorer les rendements, l’alimentation du bétail consomme beaucoup de céréales et les animaux sont presque accusés de prendre leur nourriture dans la bouche des hommes. Ce cliché facile tient peu compte de la réalité, car les populations dont le régime alimentaire est à base de céréales sont celles qui souffrent de sous nutrition et ceci provoque la malnutrition car cette nourriture exclusive de céréales détermine des carences diverses. Dès qu’une population se nourrit correctement, elle baisse la part des céréales et diversifie son alimentation avec le développement des produits de l’élevage, des fruits et des légumes.

Le cadre limité d’une chronique rend cette étude trop sommaire pour un sujet d’ampleur mondiale. La prochaine récolte pourrait stopper la crise si le climat est bienveillant. Une chance est à saisir aussi pour les finances de la politique agricole commune et pour l’agriculture de la France dont l’excédent du solde commercial du secteur alimentaire enfle depuis le début 2008, il serait trop long de vous dire pourquoi !


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les Ondes de Radio Espérance, vous trouverez ce texte sur zoom42.fr.  

http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 17:38


Le climat du Limousin, étude à partir de Limoges et Guéret.

 

Chronique de climatologie N°77 le 12 avril 1996 , texte d’origine

 

   Comme le ciel relativement clément de ce début de printemps fournit une actualité  quelconque, j’ai pensé qu’il serait intéressant de reprendre la série des chroniques sur le climat des zones desservies par Radio Espérance. Après les dépressions de la Loire et de l’Allier évoquées avec Clermont Ferrand et Saint-Etienne, il y a maintenant un peu plus d’un mois, nous consacrons aujourd’hui ces quelques minutes au climat du Limousin puisque Radio Espérance émet à Limoges et Guéret.

   Sur le flanc ouest du Massif central, sur les plateaux cristallins du Limousin qui s’étagent jusqu’au sommet du Millevaches culminant à peine au dessus de 900 m, cette zone est face aux influences océaniques qu’elle reçoit de plein fouet. Ceci explique des températures hivernales assez  douces avec selon les séries environ 3,5° à 3,7° de moyennes pour le mois le plus froid en janvier à Limoges ce  qui correspond à des températures supérieures d’un demi à un degré par rapport à Saint-Etienne ou Clermont-Ferrand. L’écart est surtout sensible pour les températures minimales. Au contraire pour les températures du mois le plus chaud, le thermomètre  monte bien moins haut à Limoges  puisqu’il n’atteint pas 18° soit un écart de 0,6° avec Saint-Etienne ou Clermont Ferrand. Voila qui est tout à fait significatif de l’influence océanique  puisqu’elle s’accompagne le plus souvent d’un hiver doux et d’un été modéré.

    Toutefois sur ces plateaux du Limousin, la topographie apporte des variantes très importantes au niveau des températures, surtout pendant la saison hivernale. Le relief joue à deux niveaux, d’abord il y a l’opposition entre les plateaux et les cuvettes et les fonds de vallées. La station de Limoges qui autrefois se situait dans le site encaissé de l’ancien aéroport de Feytiat à 282 m d’altitude a été déplacée pour rejoindre  le plateau de Bellegarde à 396 m d’altitude sur le nouvel emplacement de l’aéroport, au début des années 1970. L’écart entre les deux, porte surtout sur les fréquences  des gelées et, en raison des inversions de températures, le nombre de jours de gel moyen par hiver est très fortement supérieur dans l’ancien site  de cuvette avec environ 74 jours, quand il n’est que de 47 jours pour le nouveau sur le plateau. La différence est encore plus caricaturale  pour les jours où les températures sont descendues en dessous de -5° avec des moyennes de 17 et de 3 jours. On retrouve aussi des écarts importants pour les températures minimales absolues et surtout pour les dates des premières et dernières gelées avec un écart de l’ordre de 1 mois. A l’inverse, le site de cuvette à un nombre de journées chaudes d’été, supérieures à 25° pour les températures maximales, beaucoup plus important que le site de plateau avec respectivement des moyennes de 40 et 28 jours. Dans ces zones de bas plateaux où l’influence océanique adoucissante commence à se dégrader, la topographie a un rôle important pour les températures extrêmes, et les sites de cuvettes sont ceux où la continentalité apparait alors que la douceur océanique balaye plus les plateaux.

    La topographie joue aussi un rôle au niveau de l’organisation générale des plateaux du Limousin. Ceci explique les différences entre la région de Limoges qui comprend les plateaux étagés face à l’ouest et celle de  Guéret, située plus à l’est et surtout derrière les monts de la Marche. Quand on passe de la vallée de la Vienne à celle de la Creuse, les écarts sont spectaculaires pour les températures minimales absolues avec -11,7 à Bourganeuf contre -17,1°à Néoux. Les différences existent aussi pour les dates médianes d’arrivées des gelées qui se situent avant le 15 octobre et dans le mois de mai côté Creuse, alors qu’on ne les trouve pas avant la fin octobre et qu’elles se terminent en avril à Limoges. L’écart est même visible à propos des dates extrêmes de chutes de neige.

    On va retrouver une même influence  océanique dominante pour les précipitations. Elle est visible au niveau de leur abondance annuelle puisque le Limousin reçoit environ un mètre d’eau, un peu moins à Limoges, un peu plus à Guéret et beaucoup plus sur les hauteurs du plateau de Millevaches jusqu’à un mètre et demi. Les perturbations d’ouest et de nord-ouest viennent déverser leur eau sur les premiers reliefs qu’elles  trouvent, à savoir les plateaux du Limousin. Sur les séries 1951-70 ou 1951-80, les mois de décembre et de janvier sont largement les plus arrosés, alors que juillet reçoit le plus petit total pluviométrique. Il s’agit d’une répartition océanique lié à la fréquence des perturbations en provenance de l’océan : forte en hiver et faible en été. Toutefois il existe quelques petites différences entre les régimes pluviométriques de Limoges et Guéret, soit entre l’ouest et le nord-est de la région. Progressivement vers l’est du département de la Creuse, le maximum de pluies d’hiver  s’affaiblit et un maximum de mai commence à poindre, le même que l’on retrouve après dans la partie médiane du Massif central et les Limagnes. C’est le signe d’une dégradation océanique et d’une influence semi-continentale grandissante.

    Autre remarque, depuis le siècle dernier où les observations existent, ce maximum d’hiver  n’a pas été aussi net qu’aujourd’hui à Limoges. C’est ce que montre une étude de M. Galliot du centre de météorologie de Limoges, publié dans le dernier ouvrage de l’AIC, puisque dans la série 1881-1910, le maximum de pluies se trouvait en octobre. Décembre et surtout janvier montraient alors une indigence très nette. L’évolution sur un siècle des précipitations montre que depuis cette époque, les précipitations d’hiver et surtout celles de janvier n’ont fait qu’augmenter alors que celles de l’été et de l’automne sont stables et celles du printemps très irrégulières. L’auteur signale par ailleurs que cette tendance surtout sensible dans les années 1920 a débordé du Limousin sur un grand nombre des stations des régions océaniques de l’ouest de la France. L’hiver était à la fin du siècle dernier (XIXème en 1996) une saison sèche, alors qu’il est maintenant la période la plus arrosée. Voilà qui montre qu’un régime pluviométrique peut être très variable avec le temps comme moi-même j’ai pu l’observer entre deux séries plus récentes 1951-1970 et 1951-1980 où il y a déjà des écarts notoires en dépit de leur chevauchement dans le temps.

    Cet ouest a en définitive un climat assez clément, avec peu de neige (13j/an) assez peu de vents forts (20 à 30j/an) plus de brouillards (50j/an), une modération que je vous souhaite pour la semaine à venir. Toutefois avant de me retrouver vendredi prochain pour une nouvelle chronique de climatologie, vous aurez l’occasion de m’entendre dimanche (12h-14h) en compagnie de Marie-Gabrielle (en 1996 !).

 

Commentaire :

Le Massif central présente toujours des climats très différents sur chacune de ses faces, la Limousine étant la plus océanique.  
     Gérard Staron      Http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 17:34

 

 

Un répertoire des chroniques de climatologie de Gérard Staron sur les ondes de Radio Espérance est en cours de réalisation sur ce blog

 

 

 

 

1- Le 22 septembre a encore frappé  (octobre 1993)

Les pluies méditerranéennes extensives de l’automne: mécanisme, localisation, causes et conséquences.(Bouches du Rhône, Alpes, Valréas et Bollène)

 

Revue de Géographie de Lyon site :

 http://www.persee.fr/showIssue.do?issueKey=geoca_0035-113X_1993_num_68_2

 

2-Verglas et début de l’hiver (entre Saint-Etienne et Lyon) 12/12/93

Qu’est-ce que le phénomène de verglas atmosphérique ?

Un hiver précoce est-il plus rigoureux?

 

3-Comparaison des inondations suivant leur origine  23/1/94

Chutes de neige méditerranéenne lourde et montée du Rhône le 7 janvier1994 et crue  de la Charente plus progressive.

 

4-L’hiver 1993-1994    27/2/94

Un exemple d’hiver avec un bon enneigement, des congères etc…mais les records d’enneigement ne seront pas battus…..

Peut-on prévoir les avalanches ?

 

5-Passage à l’heure d’été et gelées printanières   27/3/94

Définition de l’heure. Passage à l’heure d’été et économie d’énergie.

Méfiez-vous des gelées printanières dévastatrices pour la végétation.

 

6-En avril ne te découvre pas d’un fil  24/4/94

Le mois d’avril peut connaître des retours importants de l’hiver.

 

7-Les pluies de printemps  22/5/94

Le maximum de pluies en mai ou juin touche des régions au climat de transition comme la région stéphanoise.

 

8-Le débarquement de Normandie du 6 juin 1944

Ce 6 juin 1994 les conditions météorologiques ressemblent étrangement à celles qui 50 ans plus tôt avaient été celles du débarquement.

 

9-L’automne  25/9/94

Cette saison peut nous apporter des abats d’eaux considérables dans le sud de la France.

 

10-Météorologie et climatologie  25/11/94

Ces sciences utilisent les mêmes réseaux d’observation, les mêmes sources, cartes etc.… mais leur finalité est différente.

 

11-Fin d’automne douce  9/12/94

L’anticyclone des Açores se situe à une latitude anormalement haute.

 

12-Les inversions de température  16/12/94

 

Le plafond de nuages se situe entre 800 et 1000 m. En dessous le temps est froid et au-dessus le soleil brille

(Valence, Montélimar, Clermont Ferrand, Lux la Croix, Limoges)

 

13-L’arrivée de l’hiver  23/12/94

Gelées, chutes de neige, températures basses… Y-a-t-il un lien direct entre la date du solstice d’hiver  et l’arrivée de l’hiver réel ?

 

14-Noël au balcon Pâques aux tisons   30/12/94

Sur 20 ans la chronique compare les températures du jour de Noël et du jour de Pâques qui suit. (Chronique reprise sur ce blog en raison de son actualité)

 

15-Comment passe-t-on de la pluie à la neige ?   6/1/95

Mécanisme, nature et types de neige.

 

16-L’enneigement à Saint-Etienne  13/1/95

L’évolution du manteau neigeux suivant l’altitude.

 

17-Le vent  20/1/95

Le vent synoptique peut subir des déviations sous l’effet du relief avec des canalisations par les couloirs.

 

18-Inondations en Bretagne  27/1/95

Les crues océaniques sont le plus souvent lentes, elles ont lieu en décembre et janvier et la répétition des pluies conduit à une saturation des sols…..

 

19-L’importance d’une crue dépend de la durée et de l’intensité des précipitations  3/2/95

Raison météorologique des pluies exceptionnelles qui son tombées sur le nord et l’ouest de la France

 

20-Remembrement et  disparition des haies en pays de bocage   10/2/95

La rivière coule habituellement dans un lit mineur mais en cas de crue elle s’étend sur un lit majeur beaucoup plus étendu qu’il est prudent de respecter… (moitié nord de la France)

 

21-Gestion des catastrophes naturelles en France   17/2/95

Emiettement des responsabilités autour de la gestion des crues…

 

22-Réapparition de la neige   24/2/95

Ce retour correspond à un rythme mis en évidence dans ma thèse: « L’Hiver dans le Massif  central » publiée par le centre d’études foréziennes de l’université Jean Monnet de Saint Etienne

 

23-Fortes chutes de neige de la semaine passée    3/3/95

Une même situation atmosphérique peut avoir des effets très différends sur des régions assez proches.

 

24-Le climat de la Bulgarie  10/3/95

Saison hivernale continentale, été plus méditerranéen, saisons intermédiaires intéressantes au niveau de la pluviométrie. On retrouve quelques similitudes avec la région stéphanoise.

 

25-Les giboulées de Mars  17/3/95

Cause météorologique, elles marquent la fin de la période hivernale, et se produisent souvent au moment de la course cycliste Paris-Nice. (Voir mon dernier ouvrage : conditions climatiques et compétitions cyclistes en collaboration avec Jean-Paul Bourgier Ed. L’Harmattan).

 

26-Y-aura-t-il de l’eau demain pour tous ?  24/3/95

Le problème de l’eau se pose à plusieurs niveaux : quantité, répartition, qualité.

 

27-Le printemps astronomique ne correspond pas toujours à la saison   31/3/95

Les gelées tardives et les récoltes, méfions-nous  des contrastes de températures.

 

28-L’exposition sur le Furan en mairie de Saint-Etienne  7/4/95

La rivière « naturelle » très marquée par l’impact de l’action de l’homme témoin de tout le passé industriel de la ville.

 

29-Faut-il parler de la sècheresse ?   21/4/95

Une période avec peu de précipitations est aussi ressentie différemment en fonction de la saison et des températures qui déterminent l’évapotranspiration à savoir les besoins en eau des végétaux.

 

30-Arrivée d’un épisode pluvieux méditerranéen   28/4/95

Cet épisode est globalement bénéfique au niveau agricole dans des régions qui avaient besoin d’eau.

 

31-Le temps anticyclonique revient   5/5/95

Qu’est-ce qu’un anticyclone ? Les différents types d’anticyclones.

 

32-Les élections présidentielles  12/5/95

Mise en évidence d’une relation entre le temps, la participation et le résultat des élections.

 

33-Disparition de la climatologie en France  dans la géographie  19/5/95

Recul de la climatologie chez les géographes et dans les programmes.

 

34-En avril ne te découvre pas d’un fil   26/5/95

Les gelées ne sont pas exceptionnelles au mois de Mai dans la région Stéphanoise.

 

35-Bouffée chaude avec temps difficile à supporter en raison de la soudaineté  2/6/95

Foehn sur les bassins du Forez et les Limagnes et orages en soirée et chutes des températures.

 

36-Les crues de printemps   9/6/95

Inondations en Norvège, en Autriche, et dans le bassin du Missouri.

 

37- Observation d’un temps frais à Clermont, Saint-Etienne, Saugues…. 16/6/95

Formation d’une goutte froide de la Scandinavie à la Méditerrané responsable de l’instabilité de l’air.

 

38-Le solstice d’été  23/6/95

C’est la période où l’angle d’arrivée des rayons du soleil est le plus important.

 

 

39-Les incendies de forêt Bouches du Rhône et Alpes Maritimes   30/6/95

Rôle de l’abondance de la végétation, de la sècheresse de l’été et des vents violents.

 

40-Des orages ont balayé le pays d’ouest en est    7/7/95

Mécanisme et trajectoire.

 

41-Les climats de la France  14/7/95

Panorama d’ensemble à l’occasion de la fête du 14 Juillet.

 

42- Le climat de la Belgique   21/7/95

Panorama d’ensemble à l’occasion de la fête nationale belge.

 

43-Phénomènes marins liés à la mer ou à l’océan   28/7/95

Quelques notions de météorologie et d’hydrologie marine.

 

44-Le climat montagnard   4/8/95

Rôle de l’altitude sur les températures, les précipitations, l’hydrologie etc.

45-Les particularités du mois d’août    11/8/95

Ce n’est pas toujours le mois le plus chaud, on commence à voir les premiers signes de l’automne.

 

46-« Le pouvoir devrait appartenir aux climatologues »   18/8/95

Citation de l’ancien délégué de l’URSS à l’OMM. Rôle de la climatologie dans de nombreuses batailles et faits historiques.

 

47-Les violentes inondations du Maroc ont fait plus d’une centaine de morts    25/8/95

L’importance du nombre de victimes est due  au caractère exceptionnel de la situation météorologique à une époque de l’année marquée par la sècheresse.

 

48-La saison des cyclones tropicaux qui affectent l’Atlantique nord   8/9/95

A l’origine des vents très violents qui s’accompagnent de précipitations énormes.

 

49-Après le cyclone Luis, le cyclone Marilyn se présente aux alentours de la Guadeloupe

15/9/95

Même en métropole, nous connaissons la première grosse pluie méditerranéenne d’automne.

 

50-Le 22 Septembre souvent journée à haut risque climatique et hydrologique   22/9/95

La pluie méditerranéenne d’équinoxe de cette année sur le sud de la France n’a rien d’exceptionnel.

Les  chroniques 51-100 sont répertoriées sur ce blog


G.Staron       http://pagesperso-orangr.fr/climatologie.staron
 

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 09:40


Précipitations de Saint Etienne (altitude 500 mètres) actualisation 13 avril 2008


Année 2008

Matériel : pluviomètre  SPIE et pluviographe avec Hobo

 

  Janvier    février   mars         avril

1                      5,9                  

2                                             7

3          3,8       7,8       0,8      

4                                 7,5      

5          3,7                              1,1

6          2,7                   0,5       2,1

7                                             1

8          3,5                              6,2

9          1,3                   0,1       7

10        0,1       0,2       2,1       7,1

11        9,4       0,1       0,9       15

12        0,1                             

13                                           12,2

14        0,6                             

15        6                      2,5      

16        0,3       0,2       3,2

17        2                      0,2

18                              

19                              

20                              

21                    1,8       10,5

22        3,2                   3,3

23        0,2                   3,4

24                               2,3

25                               0,1

26                               0,4

27                    3,5      

28                              

29                              

30        0,7                   7,5

31        0,5                  

total     38,1     19,5     45,3     58,8

                                               provisoire

                                               au 13/04

 

Pourquoi faire connaitre la pluviométrie au 13 avril ?

 

Avril 2008 met actuellement fin à la période sèche commencée en décembre 2007.

En 13 jours, il est tombé l’équivalent de la pluviométrie moyenne du mois d’avril entier  selon la série 1951-1980 soit

n      51,2 mm à Saint Etienne Bouthéon (altitude 400 m)

n      62,1 mm à Saint Etienne Ville (588 m).

Le total provisoire de 2008 vient de dépasser ce jour, celui des 4 mois entier de janvier à avril 2007, déjà secs il est vrai,  à mon poste de Saint- Etienne  (161,7 mm contre 158 mm).

G.Staron      http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 17:17


Températures à Montregard (43)  altitude 990 mètres


Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

1er au 13 avril 2008

 

date                min                   max            moyenne   moy. vraie

1-avr-08          1,4                   10,5                 5,9       4,1

2-avr-08          1,9                   12,3                 7,1       6,9

3-avr-08          3,3                   7,8                   5,6       5,0

4-avr-08          -0,2                 9,3                   4,6       3,3

5-avr-08          -1,8                 13,0                 5,6       4,9

6-avr-08          1,5                   7,3                   4,4       3,8

7-avr-08          -6,7                 5,9                   -0,4     -0,5

8-avr-08          -1,4                 10,1                 4,3       3,3

9-avr-08          4,5                   13,5                 9,0       8,1

10-avr-08        7,5                   13,8                 10,7     9,2

11-avr-08        0,3                   8,7                   4,5       4,2

12-avr-08        -0,6                 9,2                   4,3       3,0

13-avr-08        0,0                   12,6                 6,3       5,5

 

Récapitulatif de l’année 2008

moyennes mensuelles :

 

                      Min                   max               moyenne   moy vraie    mini absolu 

Janvier           -0,3                   6,9                   3,3              2,8                -7,3          

Février           -0,3                   9,1                   4,4              3,5                -7,6           

Mars              -1,3                   6,2                   2,4              1,9                -10     

 

Min : température minimale

Max : température maximale

Moyenne : moyenne approchée minimum plus maximum divisé par 2

Moy vraie : moyenne de toutes les mesures ( toutes les 2 minutes)
mini absolu : température la plus basse du mois


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