Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 14:39


Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres


Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

11 au 25  mai 2008 ( voir article précédent pour début du mois)

 

date                min                   max                  moyenne

11-mai-08       5,9                   18,5                 12,2

12-mai-08       5,5                   16,7                 11,1

13-mai-08       5,6                   17,5                 11,5

14-mai-08       7,5                   18,3                 12,9

15-mai-08       8,7                   13,8                 11,2

16-mai-08       8,1                   15,7                 11,9

17-mai-08       7,6                   14,3                 10,9

18-mai-08       7,9                   15,3                 11,6

19-mai-08       5,0                   14,6                 9,8

20-mai-08       5,7                   13,4                 9,5

21-mai-08       4,8                   12,3                 8,6

22-mai-08       2,8                   17,8                 10,3

23-mai-08       5,1                   18,7                 11,9

24-mai-08       10,2                 14,5                 12,4

25-mai-08       10,8                 12,4                 11,6

 

 

Min : température minimale

Max : température maximale

Moyenne : moyenne approchée (minimum plus maximum divisé par 2)

 

La température moyenne de la seconde décade (11 au 20 mai) ressort à 11,2° en nette baisse par rapport à celle de la 1ere décade (12,9°)

La moyenne provisoire de mai (1 au 25 ) : 11,9°

Rappel de la moyenne des mois de mai précédents :

-         2006 : 11,5°

-         2007 : 11,9°

Très chaud au début, mai 2008 termine  moyen…

Comme l’an dernier, les Saints de glace (11 au 13 mai) n’ont pas provoqué de gelées mais correspondent à une nette baisse des températures…..

Gérard Staron  http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron 

Partager cet article
Repost0
24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 19:13

 

Le trajet que j’ai effectué de la côte d’Azur à Saint Etienne ce dernier mercredi, permet d’analyser le rôle de la fameuse dépression du golfe de Gènes. Les déplacements familiaux sont aussi un moyen d’effectuer de la climatologie.

Depuis Villeneuve-Loubet, on pouvait observer, les jours précédents, un ciel extrêmement noir et chargé en direction de l’est sur la Riviera au delà de Nice, vers l’Italie.

 Les précipitations étaient pourtant épisodiques et faibles sur la partie de la côte d’Azur où je me trouvais entre Nice et Antibes. Le ciel était cependant couvert avec des températures assez fraîches qui dépassaient à peine 20° au maximum de la journée.

 Au début de mon trajet de retour, mercredi, je rencontre ces conditions nuageuses fraîches avec quelques gouttes jusqu’au franchissement du massif de l’Estérel au-delà de Cannes.

Ensuite, dans la traversée de la Provence intérieure en direction d’Aix en Provence,  le ciel se dégage des nuages noirs. Il conserve seulement des cumulus de plus en plus petits, blancs et inoffensifs. La luminosité devient l’aspect dominant de l’atmosphère. Le vent se lève progressivement, ses rafales les plus violentes provoquent de petits déplacements latéraux des véhicules. La radio des autoroutes met en garde contre ses effets en Camargue et au sud d’Avignon. Enfin la température révélée par la sonde de mon véhicule augmente dans ce début d’après midi : 21° après Cannes, 23° vers Fréjus, 24° dans la Provence intérieure, 25° au niveau d’Aix en Provence, et un maximum de 26° au niveau d’Avignon.

Alors, mon trajet change de direction avec la remontée de la vallée du Rhône. Mon déplacement s’effectue face au vent du nord qui commence à baisser de violence. En ces temps de carburant cher, j’ai pu constater l’impact du vent sur la consommation d’essence. Dans des conditions de circulation, de conduite et de vitesse semblables, il m’a fallu au retour ¼ de carburant en plus par rapport à l’aller qui s’était déroulé dans avec un vent faible et plutôt favorable.

En remontant le sillon  Rhodanien, j’ai pu observer une barrière de nuages noirs transversale par rapport à mon trajet. Je n’ai pas tardé à constater que la limite de cette couverture nuageuse suivait le rebord oriental du Massif central des Cévennes au Mézenc et au Pilat. L’avant-garde de cette couverture nuageuse s’avance par-dessus le massif et commence à masquer partiellement le soleil à partir de Valence puis totalement au niveau de Vienne et encore plus au-delà de Givors en remontant la vallée du Gier. La température donnée par ma sonde reste longtemps à 24° puis 23°.  Puis à partir de Valence c’est la chute avec 16° à Saint Etienne.

Le responsable de ces changements de temps avec les limites géographiques rencontrées est la dépression du golfe de Gènes qui s’est installée depuis le week-end et dont c’est le dernier jour de présence mercredi.

Chaque fois qu’une descente d’air froid atteint la Méditerranée, elle provoque la création d’une dépression sur la Grande Bleue. La tiédeur et l’humidité de la mer sont aspirées par la froidure qui s’installe au dessus, ce qui détermine les basses pressions sur la mer. Pourquoi cette dépression vient –elle toujours se localiser sur le golfe de Gènes et y reste souvent ?

Dans ce cas, on ne peut invoquer l’arrivée de l’air froid directement sur le golfe par-dessus les Alpes ou la France ce qui se produit souvent, en effet il a progressé à partir de l’Espagne. Il semble que la situation géographique qui dégage un espace maritime aux eaux tièdes ceinturé d’une côte circulaire surmontée de reliefs élevés qui plongent directement dans la me, soit un élément important de la localisation de cette dépression.

 La mise en place de ce centre d’action atmosphérique (la dépression) permet la création d’un immense tourbillon dont j’ai connu dans mon déplacement de mercredi une grande partie des facettes en sens inverse.

A l’est du centre de la dépression, les côtes reçoivent le flux de sud qui s’est humidifié sur la Grande bleue. Il dépose ses précipitations sur les côtes de la Rivièra française et italienne à partir de Nice, jusqu’à la Toscane. Le Tour d’Italie qui mercredi faisait étape sur l’Apennin du nord a été perturbé par la pluie avec de très nombreuses chutes dans le peloton comme presque chaque année[1]. Les pluies continuent leur déplacement dans la plaine du Pô ainsi que sur les Alpes du Nord. Mardi et mercredi, il a neigé sur les Alpes Suisses et Italiennes au dessus de 2500 mètres. A de telles altitudes, on se trouve dans l’air froid.  Enfin l’air humide refroidi termine son tourbillon sur la France. Ses derniers nuages, peu capables de provoquer des pluies en fin de course, finissent par obscurcir le ciel sur les crêtes de l’est du Massif central, en particulier du Mézenc au Pilat. Les températures sont basses avec le 16° de Saint Etienne.

Ce tourbillon humide et pluvieux commence le plus souvent à Nice et continue vers l’est en direction de l’Italie. La partie de la côte d’Azur située un peu à l’ouest entre Nice et Cannes jusqu’au Massif de l’Estérel, est en bordure du phénomène dans l’exemple de cette semaine. Elle connaît les précipitations de façon atténuée.

Ce tourbillon autour de la dépression du golfe de Gènes connaît aussi une branche descendante en direction de la Méditerranée. Quand l’air froid a franchi les sommets du Massif central et des Alpes, il prend un chemin nord sud par la vallée du Rhône et la Provence. En descendant des reliefs, l’air se réchauffe et s’assèche. Ceci explique les très fortes températures au niveau d’Avignon et d’Aix en Provence, mais aussi la grande luminosité de l’air sans aucun nuage car tout air qui se réchauffe s’éloigne de son point de condensation. L’air s’accélère en descendant, attiré par la dépression, le vent prend de la vitesse, canalisé par le sillon rhodanien.

En allant de la côte d’Azur à Saint Etienne, j’ai effectué une partie du tourbillon provoqué par la dépression du golfe de Gènes à contre sens et j’ai subi successivement ses deux branches :

- celle humide au départ vers Nice et en bout de course sur le Massif central

- celle sèche et descendante sur la Provence et la vallée du Rhône

 Cette semaine j’ai observé une forme atténuée de ses effets, car très creusée en automne et en hiver, elle accompagne une grande partie des calamités de la région :

-         les vents peuvent être autrement plus violents que mercredi : le mistral de nord en vallée du Rhône, mais aussi de très fortes tempêtes d’ouest sur les côtes à partir du Var.

-         Les précipitations intenses aussi de la Provence à la Toscane susceptibles de déclencher de fortes inondations.

Cette dépression se met en place chaque fois que de l’air froid arrive sur la Méditerranée dont les eaux profondes ont la particularité de rester tièdes vers 13°. Plus le contraste thermique entre les deux est fort, plus le temps est calamiteux :

-         En hiver, l’air qui arrive est très froid.

-          En automne la Méditerranée reste très chaude.

Ce sont les deux périodes de l’année où la dépression du golfe de Gènes est la plus active. Dans la saison actuelle, « la Grande Bleue » n’est pas encore très réchauffée et l’air qui arrive n’est plus aussi froid qu’en plein hiver, pour provoquer des effets extrêmes. C’est cependant suffisant pour définir des climats régionaux ainsi que les limites de relief sur lesquelles se moule l’action de cette dépression.

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de radio Espérance, le texte étant repris sur le portail Internet zoom42.fr et sur ce blog



[1] Jean-Paul Bourgier et Gérard Staron

« Conditions climatiques et compétitions cyclistes – Atmosphères de courses »

Editions de L’Harmattan collection Espaces et temps du sport, 315 pages, 2007

« Ces pages, je les ai dévorées parce qu’elles on le charme de l’inédit et que leur contenu est passionnant » Jean-Marie Leblanc

« Ce livre très original rassemble de très nombreuses analyses de courses cyclistes professionnelles pendant lesquelles les conditions météorologiques ont facilité des performances exceptionnelles, gêné la course, voir  provoqué de graves accidents » « Vient de paraître »La Météorologie 8ème série N°59 novembre 2007 Revue de la société météorologique de France   

 http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

Partager cet article
Repost0
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 20:44

Texte d’origine

 

   En liaison avec le thème du jour (sur Radio Espérance), nous allons vous entretenir des modifications que la montagne impose au climat. Vous  savez tous que les températures baissent avec l’altitude. Si vous montez en altitude, vous perdez environ 0,6° par 100 mètres en moyenne, un peu plus en été 0,8° qu’en hiver 0,4°. C’est une vérité générale qui souffre toutefois quelques modifications en raison de ce que l’on appelle les inversions de températures. Par un air très calme, l’air froid plus dense se tapit dans le fond des vallées et bassins, alors que l’air plus chaud reste en altitude. Vous avez tous constaté, lors de ces situations, des vallées embrumées pleines de brouillards dans une mer de stratus, avec au-dessus, des sommets se détachant sur un ciel clair avec un ensoleillement tenace. Ces situations sont assez rares en été, plus courantes en saison froide.

   Les températures dans nos montagnes sont aussi très touchées par des phénomènes d’opposition de versants. On nomme adret, le plus ensoleillé, et ubac, le plus à l’ombre. La chaleur solaire dépend de l’angle d’arrivée des rayons du soleil. Dans un cas la pente s’ajoute à cet angle d’arrivée des rayons du soleil et il fait plus chaud. Dans l’autre, elle se retranche et il fait plus frais. Là encore ce sont pendant les saisons de faible ensoleillement que le phénomène est le plus sensible.

   En Montagne les précipitations sont aussi plus abondantes car leur présence oblige l’air humide à s’élever ce qui augmente d’autant le total pluviométrique, mais là encore rien d’égal. On va distinguer le versant au vent qui reçoit ces masses pluvieuses de plein fouet et se trouve très arrosé comme par exemple les Préalpes du nord, et les versants sous le vent à l’abri avec un souffle souvent desséchant, le Foehn. C’est ainsi qu’à côté de secteurs très arrosés, les vallées intérieures sont, comme le Grésivaudan ou le Valais Suisse, extrêmement sèches. Des vignobles sont les révélateurs de ces milieux secs et ensoleillés comme les vins de Savoie, l’Apremont, le Crépy ou les vins suisses,  le Fendant.

   Quand le massif montagneux est suffisamment important, il faut distinguer souvent, au niveau climatique, les massifs extérieurs qui suivent l’ambiance des régions avoisinantes pour le régime des précipitations, et l’intérieur qui accumule le froid et présente une nuance plus sèche.

C’est ainsi que l’on distingue les Pyrénées Atlantiques sous l’influence de l’humidité océanique, les Pyrénées orientales une montagne de climat méditerranéen et au centre un massif plus élevé qui accumule le froid et accentue l’empreinte montagnarde.

Sur le Massif Central les choses sont aussi nettes. Entre la retombée Limousine et à l’ouest des chaînes volcaniques qui correspondent à une montagne océanique, entre les Cévennes qui correspondent à la partie où l’influence méditerranéenne l’emporte, il y a un axe central de hauteurs autour des Limagnes qui présentent un nombre de jours de gel plus important, des températures minimales très basses en hiver, mais peuvent être aussi très chaudes et orageuses en été.

Sur les Alpes on distingue habituellement les Alpes du nord plus humides de celles du sud plus chaudes et ensoleillées d’ambiance méditerranéenne.  A l’intérieur des Alpes du nord, il convient de distinguer les très arrosées Préalpes, des zones plus sèches et froides de l’intérieur.

La caractéristique principale du milieu montagnard est toutefois l’étagement qui imprime sa marque au climat, mais aussi au paysage et à la vie des hommes.

 Cet étagement se retrouve au niveau hydrologique en liaison avec la rétention et la fusion de la neige.

-         A très haute altitude les précipitations sont solides pendant la plus grande partie de l’année et la fonte de la neige et des glaces ne s’effectue que pendant l’été, les rivières ont un régime glaciaire avec étiage d’hiver et hautes eaux d’été surtout en juillet.

-          Un peu plus bas, la neige ne tient que pendant le semestre froid de novembre à avril et la fusion va alimenter les rivières à la fin du printemps avec un régime nival des cours d’eau, au maximum en mai ou juin et un étiage d’hiver.

-          Enfin à moyenne altitude, la neige ne sera pas la seule à alimenter les cours d’eau par fusion. Le manteau blanc ne s’accumulera que de décembre à février pour fondre en mars ou avril, avec une très grande irrégularité selon les années. Les rivières auront un régime pluvio-nival ou nivo-pluvial avec, selon les cas, un maximum d’eau en mars ou avril.

L’étagement concerne le paysage :

-         Les villages avec les prés de fauche ou les champs occupent le fond des vallées.

-          La bande forestière d’abord de feuillus, puis de résineux avec au sommet les plus résistants dont le mélèze constituent le deuxième étage

-          Au-dessus se trouvent les prairies d’altitude recouvertes de neige en hiver et où percent les fleurs dès le printemps.

-          Enfin vient le domaine des rochers et des névés et glaciers.

  Cet étagement a rythmé autrefois la vie agricole des hommes avec la transhumance des troupeaux, que l’on montait sur les alpages au printemps pour les redescendre à l’automne, et avec le partage de l’habitat entre le village et les chalets d’altitude des alpages, dont l’utilisation est  collective  par villages ou individuelle.

  Aujourd’hui, cet étagement se retrouve dans les activités actuelles avec les industries nées de l’hydroélectricité dans les vallées et les stations de sports d’hiver souvent situées sur les anciens alpages.

La montagne a aussi ses risques climatiques, avalanches en hiver ou orages violents avec coulées de boues en été. Je vous ai déjà entretenu de l’un et de l’autre, mais ne ternissons pas ces paysages qui peuvent nous apporter tant de plaisir et de méditation par leurs variétés et leurs hardiesses.

Au plaisir de vous retrouver, vendredi prochain pour ces chroniques de climatologie, spécial été, intégrées dans un bain de musique.

 

Commentaire :

La montagne est une source d’étude sans fin  en raison de la variété  de ses climats et des modifications quelle impose à la circulation générale de l’atmosphère lors de son franchissement par les anticyclones et les perturbations.

C’est la première des chroniques que j’ai consacrée à la montagne, un début qui n’a pas encore de fin.


Gérard Staron   http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

Partager cet article
Repost0
17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 20:06

 

   Rien ne va plus, canicule au nord, pluie et fraîcheur  au sud, déluge en Catalogne, violents orages des villes aux extrémités du pays, le tout pendant les Saints de Glace!

 

    Cette semaine notre pays était sans dessus dessous.

La moitié nord de la France a connu un temps de rêve avec des températures exceptionnelles. Lundi le maximum a atteint 25,6° à Lille, de quoi rendre un « chti, beloute », 25,3° à Charleville-Mézières pour chauffer le sanglier des Ardennes et 25,7° à Strasbourg pour pédaler dans la choucroute en reprenant le slogan profond d’une affiche qui fleurissait sur les murs de l’université de Saint-Etienne il y a tout juste 40 ans.

    Pendant ce temps là, le thermomètre n’atteignait pas 20° sur les côtes varoises. Pire il descendait à 15,3° sur la côte orientale de la Corse. Il pleuvait, un véritable déluge avec 107,4 mm au même endroit de l’Ile de Beauté, concernée en totalité. Il a fallu ajouter le lendemain une rallonge de 30 à 40 mm dans les mêmes régions. Des orages isolés se déclenchaient depuis plusieurs jours du sud-ouest au Jura avec des paroxysmes locaux sur le Massif central.

     Autre concours de circonstances truculent, alors que des navires remplis d’eau potable s’apprêtaient à ravitailler Barcelone, la capitale catalane venait de connaître le paroxysme d’un épisode pluviométrique qui a déposé 107 mm le samedi 9 mai. L’épisode pluvieux a même concerné tout le nord-est de l’Espagne avec environ 30 mm sur l’ensemble du bassin de l’Ebre, même dans le désert des Monegros, ce qui ne s’était pas produit depuis longtemps. La pluie s’est poursuivie en s’atténuant depuis lundi. Il a fallu ajouter 8 mm environ mercredi et une quinzaine jeudi. Avec toutes ces précipitations, les médias télévisés ont du vraiment faire des prouesses pour illustrer leur reportage d’un barrage vide sous un beau soleil !

    L’explication de cette météorologie sans dessus dessous est à relier à une torsion originale des centres d’actions atmosphériques.

Un anticyclone centré en altitude sur la mer du Nord provoque un ciel dégagé avec un ensoleillement maximal sur la moitié nord du pays. Ce beau temps permet déjà une belle accumulation de chaleur .Il s’y ajoute un flux de sud-est qui remonte sur le flanc de cette anticyclone et amène un air chaud en provenance de régions continentales déjà surchauffées. Voilà qui était susceptible de provoquer un beau temps inhabituel sur le nord de la France.

    A l’opposé l’air froid perturbé descend jusqu’à la Méditerranée selon une trajectoire  originale. La dépression qui l’accompagne traverse l’Atlantique en diagonale du sud du Groenland à la Péninsule Ibérique. L’air frais aborde ensuite le golfe du Lion où il tourbillonne en se rechargeant en humidité sur une surface marine déjà tiède. Il peut ensuite décharger son eau sur tous les versants orientaux qui se présentent à lui, en continuant sa route le long des rivages de la grande Bleue,  dans un premier temps la Catalogne et le bassin de l’Ebre, dans un second la Corse. Les pluies ont même atteint la Sicile où l’étape du Tour d’Italie arrivant à Milazzo a été perturbée par de nombreuses chutes sur sol mouillé, sur l’île habituellement la plus sèche de l’Italie en temps ordinaire. Plusieurs concurrents dont Bradley Mac Gee ont été contraints à l’abandon en raison  de fractures de la clavicule.

    Dans la zone de pressions incertaines entre l’anticyclone au nord et la zone perturbée méditerranéenne, des cellules orageuses ponctuelles ont remonté selon une trajectoire du bassin Aquitain, en direction du Massif central et en bout de course du Jura et des Alpes.

    Dans la région stéphanoise, on a souvent observé deux diagonales de part et d’autres de la ville, en particulier Dimanche. Il y a eu celle qui suivait les crêtes de l’est du Massif central du Mézenc au Pilat surtout sur le versant ardéchois et celle qui naissait sur le plateau de la Chaise-Dieu pour traverser ensuite le sud des monts puis de la Plaine du Forez avant de continuer sur les monts du Lyonnais.

Peu à peu ces orages  qui n’ont concerné pendant le week-end de Pentecôte que les régions proches du sud de la France, ont remonté sur le pays. Dès le lundi, leur avant-garde arrive sur le Poitou et le Limousin. Le mardi, ils apparaissent sur les collines normandes. Enfin le jeudi 15 mai, ils  provoquent l’inondation du périphérique de Lille en fin d’après midi et presque en soirée la grêle sur Toulouse à l’autre extrémité du pays. Les totaux pluviométriques ne sont pourtant pas très élevés à Lille avec 20,2 mm comme à Toulouse avec 29 mm. Ce ne sont même pas les maximums du jour en France, plus de 32 mm dans l’Allier ce qui montre l’impact aggravé d’une précipitation intense en milieu urbain.

    Les cas d’un orage de grêle et d’une inondation urbaine sont très différents. C’est au moins la troisième fois que des orages calamiteux affectent la capitale « chti » . Dans mon ouvrage « Le ciel tomberait-il sur nos têtes » de 2003, je signale un événement similaire en août 1998, un autre s’est produit pendant le mois de juillet 2006. Le métro automatique, le Val a eu souvent à subir ses paroxysmes pluvieux, et cette fois à Toulouse puisque ce moyen de transport est commun aux deux agglomérations.

    Les voies de communications urbaines enterrées qui présentent des points bas avec des pentes qui convergent de toutes les directions sont des points particulièrement sensibles lors des pluies localisées intenses. La concentration rapide des eaux sur un sol imperméabilisé ne permet pas l’évacuation rapide par les bouches d’égouts vite saturées ou même qui refoulent sur les chaussées. De ce fait l’eau monte très vite en stoppant toute circulation et en recouvrant les véhicules.

    Qu’est-ce qui explique qu’à 48 heures d’intervalle la capitale du nord a fait l’actualité pour son beau temps inhabituel, puis ses inondations urbaines ?

Le nord a fait l’objet d’une rencontre météorologique originale. L’anticyclone qui apportait le beau temps depuis de nombreuses journées s’est retiré en direction de l’Atlantique nord. Il a donc laissé le passage à deux courants contradictoires :

-          Le premier correspond à nos orages qui remontent progressivement du sud-ouest et de l’Espagne. Ils affectent des régions de plus en plus septentrionales chaque jour. Toulouse  se situe dans leur zone géographique d’origine.

-          Le second descend des hautes latitudes en lien avec une dépression sur la Suède, mercredi, sur le flanc de l’anticyclone qui s’est retiré .

    Le choc entre un flux d’air chaud instable remontant du sud avec des températures de l’ordre de 25° et un courant froid descendant du nord avec moins de 15° ne pouvait que donner lieu à des phénomènes explosifs en météorologie. La rencontre s’est produit dans l’après midi de jeudi le long d’une ligne qui s’étire du nord de la France à la Ruhr  en traversant la Belgique. Elle est matérialisée par une ligne de fortes précipitations avec un paroxysme de plus de 30 mm en Belgique.

    Voilà une semaine qui avait de quoi faire perdre son latin à un climatologue :

-          Comme hors d’œuvre : beau temps chaud et sec dans le nord, pluie et fraîcheur le long de la Méditerranée

-          Une catalogne fortement arrosée au moment où des navires amènent de l’eau potable pour faire face à la sécheresse.

-          Un Tour d’Italie arrosé en Sicile

-          Enfin un nord qui retrouve 48 heures après, des orages violents en même temps que l’autre extrémité du pays.

     Alors vous choisirez : le temps avait perdu le nord ou était sans dessus dessous !


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain pour une nouvelle chronique de climatologie. Vous pouvez trouvez aussi ce texte sur le portail internet zoom 42 .fr

   http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron 

Partager cet article
Repost0
13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 22:40

 Texte d’origine du 7/07/95

 

   La fin de la semaine dernière a vu le retour des orages. A l’heure de ma chronique du vendredi 30 juin, des auditeurs signalaient que des émetteurs, en particulier celui d’Annonay, avaient été touchés par des orages et ça et là des médias ont signalé des orages qui vendredi, samedi ou dimanche ont balayé le pays d’ouest en est.

   Le terme orage est tout à fait équivoque météorologiquement. Il signifie simplement que le tonnerre où l’éclair ont été entendus ou vus. Les phénomènes électriques peuvent accompagner de nombreux types de temps et de précipitations, parfois même des chutes de neige, pas seulement ceux que l’on nomme les orages d’été.

    Ces derniers correspondent à ce que l’on appelle des pluies de convection. Avec l’extrême chaleur qui régnait à la fin de la semaine dernière et des températures qui ont dépassé 30°, l’air chaud s’accumule au sol au fur et à mesure du développement de la journée. Cet air chaud est par nature peu dense et instable. Il  ne demande qu’à s’élever. Si les conditions météorologiques permettent de poursuivre le courant ascendant, le point de condensation est atteint. A ce  moment, des nuages apparaissent. Leur forme est bourgeonnante, ce sont des cumulus qui, en grossissant, de blanc deviennent gris. Quand le développement de l’air chaud ascendant est suffisant, l’orage peut alors se déclencher sous les cumulonimbus. C’est pour cette raison que très souvent le matin on a un temps ensoleillé. Peu à peu, à partir de la mi-journée, le ciel se couvre. Dans l’après-midi ou en soirée, se trouvent les heures les plus favorables aux orages violents. Quand la nuit arrive la masse orageuse n’est plus alimentée en air chaud et progressivement elle perd de son importance et meurt. Comme le phénomène se déplace, il existe des régions où naissent les orages dans l’après-midi, et d’autres qui reçoivent dans la nuit ceux qui sont nés ailleurs.

   Nous sommes à des latitudes où l’échauffement est rarement suffisant pour provoquer à lui seul des orages. Contrairement aux régions tropicales, il faut donc un petit coup de pouce des conditions atmosphériques pour qu’ils se déclenchent.

   C’est ce qui s’est produit le week-end dernier lorsque l’anticyclone qui nous protégeait s’est retiré sur les Açores. Il a laissé jeudi et vendredi ce que l’on appelle un temps de marais barométrique avec des pressions très proches de la moyenne de 1015 hpa. Ces conditions permettent à la fois le ciel dégagé du matin favorable à l’ensoleillement et ne s’opposent au développement orageux. Cette situation, les 29 et 30 juin, a provoqué des orages isolés. Le samedi et le dimanche, 1er et 2 juillet, les orages se sont généralisés en raison de l’arrivée d’une perturbation de nord qui descendait de la Scandinavie et qui se trouvait vendredi de la mer du Nord à la Baltique. Cet air froid arrivant sur une surface surchauffée a accentué la convection,  et ensuite a provoqué la chute brutale de la température que vous avez constatée lundi avec les averses froides. On a eu jeudi et vendredi des orages locaux par temps de marais barométrique, suivis samedi et dimanche du passage d’un front pluvio-orageux. Ces orages se déplacent toujours selon des trajectoires de sud-ouest en suivant un itinéraire. Ils abordent la France des Pyrénées au Bassin Aquitain, remontent ensuite sur le Massif Central  et enfin continuent sur les Alpes du nord où le nord est du pays. C’est très net sur les images de satellite du 29 juin. Vers 14 heures on observe une masse nuageuse qui recouvre le sud du Massif Central de l’Aubrac jusqu’au Mézenc. Vers 22 h 30, cette masse se retrouve sur les Alpes du nord. A une échelle plus grande, ces trajectoires de sud-ouest touchent plus particulièrement certains secteurs. J'ai observé  plusieurs lignes parallèles : celle qui suit la bordure nord-ouest du Limousin, celle qui remonte les Limagnes au centre du Massif Central. Plus à l’est, vers la région stéphanoise, une de ces glissières part des monts du Velay, suit le plateau de Craponne et se retrouve dans la plaine du Forez et les monts du Lyonnais. Une autre à partir de l’Yssingelais longe le versant nord des monts du Pilat et enfin affecte Lyon. Enfin plus au sud à partir du Mézenc une autre ligne d’orage concerne l’Ardèche du nord puis longe ensuite le rebord des Alpes du nord. Toutefois un orage, avec la foudre ou la grêle qui l' accompagne, est un phénomène trompeur qui peut frapper là où on l' attend le moins. Les précipitations peuvent être très variables sur quelques kilomètres (plus de 100 mm en juillet 1987 à Yssingeaux, contre seulement 9 mm un peu plus loin à Tence, Monistrol ou  Tiranges). Quand le ciel s’assombrit en été, regardez en direction du sud-ouest, si la masse nuageuse grondante est de ce côté-là, vous n’échapperez probablement pas à l’orage et à son cortège de pluies ou de grêle, d’éclairs et de tonnerres.

 

   Je vous retrouverai avec plaisir vendredi prochain pour notre fête nationale en espérant que les seuls tonnerres seront ceux des feux d’artifices.

 

Commentaires actuels :

   Depuis le dimanche de Pentecôte, nous connaissons un temps semblable avec des orages quotidiens qui se répartissent au long des trajectoires répétitives décrites ci-dessus. 

   Jusqu’à mardi, ils sont localisés et peu intenses car la convection n’a pas reçu le renfort d’une perturbation organisée, ce qui pourrait évoluer rapidement.

Rien n’a vraiment changé depuis l’été 1995….

 

  Gérard Staron    http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 09:19

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres
exposition : versant sud-ouest

Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

1ère décade de mai 2008 (1er au 10 mai)

 

date                min    heure    max      heure    moyenne

1-mai-08         0,9       7:08     14,1     16:34   7,5

2-mai-08         4,5       6:46     19,0     15:04   11,7

3-mai-08         6,3       7:00     21,9     15:48   14,1

4-mai-08         8,6       4:54     23,1     13:32   15,8

5-mai-08         7,7       6:26     20,6     15:36   14,1

6-mai-08         9,6       3:44     16,6     18:08   13,1

7-mai-08         6,3       1:24     18,8     13:54   12,6

8-mai-08         8,9       4:02     18,7     15:48   13,8

9-mai-08         8,9       4:50     16,4     13:48   12,6

10-mai-08       8,4       6:38     20,5     17:26   14,4

 

Min : température minimale suivie de l’heure

Max : température maximale suivie de l’heure

Moyenne : moyenne approchée minimum plus maximum divisé par 2

Moy vraie : moyenne de toutes les mesures (toutes les 2 minutes)

 

 

Cette première décade de mai 2008 a été particulièrement chaude avec une moyenne de 12,9°.

En comparaison la température de la même décade s’est élevée :

-         à 11,7° en 2006

-         à 10° en 2007

Gérard Staron  http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

Partager cet article
Repost0
10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 20:22

 

    Les accidents liés à la neige se sont multipliés ces derniers jours. On peut signaler celui, particulièrement meurtrier, du massif du Grand Paradis. Ce fait, un peu tardif dans la saison, accompagne souvent les périodes au manteau blanc très épais,  or cet hiver passe pour avoir été relativement peu enneigé…

    En réalité, il existe un énorme contraste entre la moyenne et la haute montagne. S’il est vrai qu’en dessous de 1500 mètres, le manteau a été déficient autant en durée qu’en épaisseur, il n’en est rien au dessus.

Quelques exemples :

Sur le Massif du Pilat, la faiblesse nivale de 2007-2008 diminue au fur et à mesure de la montée vers les sommets. Dans la ville de Saint-Etienne, avec 23 jours de chutes, on est proche de la moyenne. Avec 13 jours tenant au sol, on se situe à la moitié d’un hiver moyen.  Avec une épaisseur maximale de 5 cm, on approche du ridicule. Plus on monte sur le versant nord du massif, plus la durée et les épaisseurs s’approchent d’une année normale et à 1000 mètre d’altitude avec 69 jours, ce dernier hiver présente un écart de moins de 10 jours avec la moyenne 2004-2008.

Si on élargit aux reliefs de l’est du Massif Central, Le 3 mai, on distinguait nettement la couche blanche sur les sommets de l’Alambre et du Mézenc soit au dessus de 1500 mètres, le 4 elle résistait encore sur le second à plus de 1600 mètres. Pierre sur Haute semblait aussi garder une légère calotte blanche. Il semble qu’il n’y ait pas eu d’interruption notoire entre les premières chutes de la mi-novembre et celles de la fin de la saison, sur le massif du Mézenc, par contre cette remarque ne semble pas concerner le haut Forez. Ces dernières observations doivent cependant être vérifiées.

    Si on passe à la haute montagne alpine, l’hiver 2007-2008 présente un record d’enneigement tardif. Les images de satellite montrent encore un massif bien blanc. Plus quantitativement, dans les Préalpes de Santis en Suisse, l’épaisseur de neige atteignait 4 mètres le premier avril ce qui représentait le 9ème rang des hivers classés depuis 1987. Le dernier jour, l’épaisseur était monté à 6,60 mètres soit un classement à la seconde place après les 7,55 mètres de 1999. Entre temps le manteau était passé par un maximum de 6,84 mètres le 23 avril. Pour d’autres station d’altitude comme Arosa ou le Weissfluchjoch, l’épaisseur correspondait entre le 7ème et le 11 rang au début du mois, et au 3ème à la fin d’avril derrière les années 1999 et 1992 au Weissfluchjoch et 1995 et 1992  à Arosa.

    On peut donc constater qu’un enneigement exceptionnel s’est mis en place pendant ce dernier mois d’avril à haute altitude sur le massif alpin. Ceci n’a pas concerné des reliefs moins élevés où au cours de ce dernier mois le manteau blanc n’a effectué que des apparitions fugaces suivies d’un disparition rapide en particulier  le 7 avril à partir de 500 mètres et le 11 avril au dessus de 850 mètres. Le Jura et les Vosges  ont d’ailleurs été placés à la même enseigne que le Massif central.

   Cette caractéristique nivale fait ressembler un peu plus l’hiver 2007-2008 à celui de 1974-1975.

Les deux ont connu un très faible enneigement à basse altitude et un très confortable à plus de 1500 mètres. Sur le Massif central, de nombreuses basses bordures n’avaient pas vu la neige. Au dessus on passait de 6 jours à Clermont Ferrand ou Saint Etienne, à plus de 130 jours au sommet du Puy de Dôme. Par contre les épaisseurs de 1974-75 sont loin d’égaler celles de cette année et atteignaient à peine la moyenne à la station du mont Thabor dans les Alpes centrales.

Le déroulement des deux saisons hivernales est aussi semblable :

-         D’abord pour la précocité du déclenchement. 1974-75 l’emporte puisque tous les principaux massifs français ont reçu une couche blanche entre la fin septembre et la fin octobre à plus de 500 mètres. Si en 2007-2008, il y a une première alerte à 1200 mètres fin septembre sur le Pilat, il faut attendre les grosses chutes de la mi-novembre pour le développement d’un manteau substantiel sur les Alpes au dessus de 2000 mètres. Il s’agit d’un premier record, puisque dans une chronique antérieure, je signalais qu’à Santis l’épaisseur mesurée au début décembre 2007 n’avait jamais aussi haute avant la fin de l’année civile depuis 1987.

-         Ensuite un hiver particulièrement doux fait disparaître tout enneigement à basse et moyenne altitude pendant les mois de janvier et février. C’est particulièrement net en 2007-2008. Le Massif central, les Vosges, le Jura, et même en partie les Pyrénées se dénudent alors de leur manteau blanc. Toujours dans les Préalpes de Santis, l’épaisseur  est stable avec de l’ordre de 3,30 mètre de la mi-décembre au début du mois de mars. L’altitude joue son rôle avec un froid suffisant pour permettre le maintien du manteau antérieur. Le très grand nombre des jours anticyclonique ne permet pas le dépôt de nouvelles couches substantielles au sol.

-         Enfin en mars et avril, la multiplication des temps perturbés qui viennent buter sur les Alpes, les températures plus fraîches, alimentent à nouveau les zones d’altitudes en épaisseurs blanches. Plus bas la neige revient de façon ponctuelle lors des descentes d’air froid perturbées comme celle du lundi de Pâques ou du 7 avril.

Ce déroulement de l’hiver explique le grand contraste de l’enneigement selon l’altitude.

 En début, comme en fin de saison, seuls les temps perturbés d’origine septentrionale ont une capacité suffisante d’apporter de la neige à basse altitude. Les autres situations atmosphériques ne sont pas assez froides pour apporter de nouvelles couches blanches et surtout permettre leur maintien au sol. En plaine ou montagnette, la neige ne peut être qu’un événement provisoire en dehors des 3 mois de l’hiver administratif (décembre, janvier février).

Au contraire à plus de 2000 mètres, il n’en est pas de même. Tous les temps perturbés océaniques d’ouest, nord-ouest, sud-ouest ou même méditerranéens, qui fournissent de la pluie en dessous, peuvent passer sous forme solide à ce niveau avant novembre et au-delà d’avril, alors que plus bas, tel n’est pas le cas. Les Alpes ont pu emmagasiné un maximum de couche blanche lors des périodes arrosées de mars et avril pour atteindre la très forte couche actuelle.

    Une période douce et anticyclonique  au cœur de la saison est de nature à faire disparaître le manteau nival jusqu’à des niveaux de moyenne montagne. Les températures maximales positives des deux mois de janvier et février 2008 ont été incompatibles avec la neige.

     Au dessus, la présence du sol enneigé antérieur, ainsi que l’altitude permettent le maintien de conditions thermiques suffisantes pour maintenir le manteau nival, à plus de 2000 mètres, même en cas de redoux. Ce dernier peut résister même s’il ne reçoit aucun apport nouveau en raison de la présence d’anticyclones qui empêchent les précipitations.

    L’épaisseur record de la montagne alpine fin avril ne s’explique que par le cumul des couches record de novembre et décembre avec celles de mars et surtout avril. Cumul impossible en dessous.

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain pour une nouvelle chronique de climatologie.

http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

Partager cet article
Repost0
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 11:34

Chronique Climatologique N° 81 : Le 17 mai 1996 « Les Saints de Glace » texte d’origine

 

Vous avez entendu abondamment parler de cette période froide de la fin de la semaine dernière et du début de celle-ci (en 1996) qui en partie correspond à ce que certains appellent « les Saints de Glace », St Mamer, St Pancrace et St Servais » que l’on trouve habituellement les 11, 12 et 13 mai.

 Dès le 9 mai, les cartes météorologiques montrent que sur le flanc est de l’anticyclone des Açores, remonté sur l’Atlantique et les Iles Britanniques,  il y a une descente d’air froid dépressionnaire en provenance de la Scandinavie. Un flux de Nord-est, que l’on distingue sur les cartes météorologiques autant au sol qu’en altitude pour la surface des 500 hpa, accompagne nettement une langue glaciale qui descend de la Scandinavie jusqu’aux confins du Golfe de Gênes en Méditerranée. Comme l’a abondamment annoncé Météo France, les températures ont été très basses dans la moitié nord de la France.

Pour la région couverte par Radio Espérance, les températures médiocres n’ont pas été le fait le plus significatif. On ne signale des températures minimales inférieures à 5° que pour Autun le 10 et le 11, que pour Limoges le 12 et Embrun le 13 et le 14. Sur l’ensemble du Centre-Est, elles ont été de l’ordre de 6 à 8°. Chambéry n’est par contre presque jamais descendu en dessous de 10° sauf le 9 et le 11 avec 9,7 et 9,9. C’est certes très frais pour cette période de l’année mais n’a rien d’exceptionnel à un moment où des gelées sont encore possibles. La déficience du thermomètre a par contre été nettement plus flagrante pour les températures maximales qui n’ont pas atteint très souvent le seuil de 10° avec 8,9° le 10 à Saint-Etienne, 9,2° à Autun le 13, 9,5° à Clermont Ferrand le 9 et même à deux occasions le 9 et le 13 : 9,9° à Limoges. Seules les Alpes ont gardé à cette occasion un thermomètre plus clément puisque les maximales observées ne sont pas descendues en dessous de 12,4° à Chambéry et de 14,5° à Embrun.

 Ce facteur thermique semble dans la région avoir été secondaire par rapport à l’absence quasi-totale d’ensoleillement. A un moment  de l’année où les jours sont longs, l’insolation a été nulle 6 jours consécutifs à Clermont Ferrand soit du 9 au 14 mai. Il en est presque de même à Saint-Etienne puisque pour l’ensemble de cette période il n’y a eu que 0,6 heures d’insolation et 5 jours d’ensoleillement nul. La zone, privée de soleil pendant quasiment 5 jours, comprend un secteur qui va de Guéret à l’ouest (Limoges n’a pas eu de jours d’insolation nulle) à Chambéry à l’est qui n’a eu qu’une heure de soleil du 9 au 14.  Au nord la Saône et Loire est touchée avec Saint Yan mais le phénomène a surtout affecté les dépressions de la Loire et de l’Allier à l’est du Massif Central.

Les cartes météorologiques montrent que la descente d’air froid anticyclonique d’origine scandinave a été stoppée dans la région. Sur la carte du 9, on distingue nettement un front froid plus ou moins stationnaire qui s’étire grossièrement de Bordeaux à Genève et qui marque la limite entre l’air froid et l’air plus doux lié à la Méditerranée. Cette limite correspond à une zone de nuages plus ou moins accompagnée de petites pluies. Cette situation a perduré jusqu’au 13 mai, le front ondulant sur la région en se déplaçant vers l’est. Dans ces cas là, comme d’habitude, les nuages restent accrochés sur une diagonale de l’est du Massif Central  aux Alpes du nord, alors qu’au-delà de la ligne de crête le ciel est totalement dégagé vers le sud comme le montre l’image de satellite du 13 mai vers 13 heures. On distingue nettement la limite de la zone encapuchonnée qui des Cévennes se prolonge jusqu’au Pilat et se retrouve entre le Vercors et le Diois en dégageant tout le bassin de la Durance. Ceci explique qu’Embrun, dans les Alpes du Sud, mais aussi la Vallée du Rhône aient échappé à cette grisaille persistante. Avec l’ensoleillement les températures y ont été plus fortes. Par contre, la conséquence engendrée donne un Mistral typique qui a soufflé à au moins 30 nœuds à Marseille le 13.

Cette situation où une descente d’air froid s’arrête du Massif Central aux Alpes du nord est courante. Dans ces cas, les dépressions de la Loire et de l’Allier servent de pièges pour les nuages septentrionaux qui viennent s’agglutiner sur les versants face au nord. La redescente de l’air sur le versant méditerranéen provoque le dégagement du ciel, la hausse du thermomètre mais aussi l’accélération du vent. Ce qui a donné un peu de relief à l’évènement, (en 1996) c’est à la fois sa persistance dans le temps et la période de l’année où il s’est produit. Les hasards du Calendrier ont associé cette année cette descente d’air froid aux Saints de Glace. Il convient d’être prudent avant d’en déduire une généralisation hâtive. D’ailleurs, cette période a provoqué sur la France trois temps différents. Dans le nord de la France, un temps froid et dégagé avec des températures minimales très basses qui correspond bien au temps de gelées que l’on décrit pour les Saints de Glace. Chez nous ces températures fraiches  associées à un ciel couvert et pluvieux sont de tout autre nature. Le midi a subi encore une autre variante. Les météorologistes officiels sont toujours très circonspects avec les problèmes de dictons et de calendriers. La vérification dans les faits est aléatoire même s’il serait intéressant d’analyser plus scientifiquement la fréquence des températures ou des descentes d’air froid au moment des Saints de Glace. Je vous retrouverais vendredi prochain pour une nouvelle chronique de climatologie.

 

Commentaire actuel :

Les Saints de Glace ont frappé en 1996, vont-ils récidiver en 2008 ?

Sous quelles formes ? L’exemple de 1996 montre qu’ils peuvent sévir autrement que par des gelées matinales redoutées des jardiniers.

En 2007, le passage de la grande douceur du début de l’année à la fraicheur qui a suivi  pendant le reste de l’année s’est produit à cette occasion.

En 2008, les modèles mathématiques laissent supposer qu’il y aura une baisse des températures avec des précipitations orageuses, après les jours de beau temps  qui ont accompagné le début de mai et permis l’éclosion de cet iris bicolore particulier dans mon jardin…

A confirmer et surtout à analyser…..


Gérard Staron     http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 17:31

 

Quel contraste entre avril 2007 et avril 2008 !

L’analyse de mes seuls postes suffit à le mettre en évidence….

-         Pour les précipitations, avec plus de 90 mm avril 2008 triple largement les 28,7 mm de 2007 à Saint-Etienne

-         Pour les températures, la chute est sévère :

-         A Saint-Etienne la moyenne tombe de 14,5° en 2007 à 9,9° soit 4,6° de chute

-         A Montregard (Haute Loire) elle dégringole de 11,7° à 6,4° soit 5,3° de chute

Ces deux mois d’avril ne sont pas isolés, ils sont inscrits dans de longues périodes  de tendance semblables.

Avril 2007, le plus chaud depuis 1950 selon Météo France, clôture une année d’anomalies thermiques très positives. Souvenez vous. En Juin et juillet 2006 une canicule se place dans certaines régions en seconde position après celle de 2003. Après l’intermède frais d’Août, il faut remonter à 1949 pour trouver un automne qui rivalise en douceur avec 2006. L’hiver 2006-2007 est particulièrement doux. Après mars 2007 quelconque, Avril 2007 termine la tendance avec 4,3° au dessus de la normale en France, la 4ème anomalie thermique connue depuis 1950, tous mois confondus.

Depuis les Saints de glace de la mi-mai 2007, la tendance a totalement changé jusqu’à aujourd’hui. Après un mois de juin quelconque, Certaines stations connaissent 6 mois consécutifs de températures en dessous des normales ce qui ne s’était pas vu depuis 1978 à Lyon Bron. Le début de 2008, dont on a vanté la douceur, possède un bilan thermique en retrait par rapport à 2007, surtout février en raison de températures minimales plus basses. L’hiver 2007-2008 ne se place d’ailleurs qu’au 10ème rang en France pour ses températures.  Mars et maintenant avril reprennent la fraîcheur.

Combien de temps va se poursuivre encore ce rafraîchissement, tout en sachant que comme toujours en climatologie, la variabilité est telle qu’il n’y a rien d’homogène et qu’il y a toujours des mois chauds pendant les périodes froides et inversement.

Nul ne connaît naturellement la réponse, mais l’analyse des températures depuis le début du XX ème siècle permet d’émettre une hypothèse.

Si le réchauffement général global du siècle est indéniable, celui-ci a été haché de 3 périodes d’environ 25 à 30 ans :

-         de 1920 à 1950 environ une première période de réchauffement

-         de 1950 à 1975 un léger refroidissement

-         et enfin depuis 1975 le fort réchauffement dont tout le monde parle.

Cette dernière période est arrivé largement au bout de ses 30 ans, elle a même fait des prolongations. On peut donc se poser la question : n’est-on pas entré dans une nouvelle période trentenaire dont il conviendrait de savoir, si elle se confirme, s’il s’agit d’un ralentissement ou d’une pause dans le réchauffement, d’un rafraîchissement, ou d’un refroidissement ?

Cette hypothèse est parfois confirmée par des documents quasi officiels ou des graphiques d’évolution divers. Par exemple, le nouveau magazine Météo publie sous le titre « Simulation et réalité » une prévision de Météo France des températures de l’été pendant le XXI ème siècle sur les bases du modèle A2 du GIEC parmi les plus défavorables. Si le texte annonce selon le discours convenu « À la fin XXIème siècle à Paris, la canicule de 2003 sera devenue un événement normal », l’analyse du graphique situé en dessous montre que jusqu’en 2040 aucun été n’est censé avoir une température égale ou supérieure à 2003. Bizarre, ceci semble prendre en compte à partir de maintenant une période de 25 à 30 ans pendant laquelle le réchauffement ne serait plus évident.

Deux explications principales se partagent l’analyse de l’évolution des températures.

Vous connaissez celle de la « pensée unique » du GIEC : les activités  humaines dégagent des gaz à effet de serre comme le CO2, ou le méthane, qui augmentent les températures et expliquent le réchauffement depuis les débuts de la révolution industrielle. Cette démonstration s’adapte difficilement aux périodes trentenaires.

 En effet :

 - jusqu’en 1950, le premier réchauffement correspond à la crise de 29 et à la guerre mondiale, peu de consommation d’énergie donc de rejets de gaz à effet de serre

- de 1950 à 1975 le refroidissement accompagne les « 30 Glorieuses » où le développement économique exceptionnel provoque un doublement des besoins en énergie en particulier électrique tous les 10 ans avec forte hausse des rejets de gaz à effet de serre

- Après 1975, et ses chocs pétroliers, la consommation d’énergie mondiale a d’abord stagné avant de reprendre une hausse beaucoup plus modérée.

L’autre explication corrèle les évolutions de températures aux cycles solaires à deux échelles, 11 à 12 ans environ et 70 à 90 ans. Selon cette thèse émise par des danois Llomborg, Larssen Christensen ou des américains D’Aléo, plus les cycles solaires sont courts, plus ils sont violents et apportent de l’énergie et inversement en liaison avec les tâches solaires.

Ces cycles correspondent assez bien aux périodes trentenaires constatées. Ils ont été longs dans les années 1950/60 qui se refroidissaient. Ils sont devenus de plus en plus courts à la fin du XXème siècle très réchauffé. Ils devraient s’allonger à nouveau, les tâches solaires se développer dans les années à venir vers 2020 environ. Si l’on croit les tenants des ces dernières théories, ceci induit un refroidissement

Si on prend en compte ces deux explications, ceci voudrait signifier que la forte période de réchauffement depuis 1975 a cumulé les deux causes, alors que dans les vingt ou trente années à venir elles devraient s’opposer. L’augmentation des gaz à effet de serres continuant le réchauffement et les cycles solaires poussant au refroidissement.

Il est certainement plus facile de connaître l’influence relative de deux facteurs quand ils se contredisent que quand ils s’ajoutent. En effet on peut apprécier plus nettement le bilan négatif ou positif.

On ne devrait donc pas tarder à savoir qui des tenants de la pensée unique qui centrent tout autour des rejets de gaz à effet se serre par l’homme ou des sceptiques qui mettent en cause souvent les cycles solaires, apportent l’explication la plus proche de la réalité :

-         Soit le rafraîchissement, constatée des Saints de Glace 2007 à ce dernier mois d’avril 2008 se poursuit peu ou prou  dans les mois ou années à venir, Alors il pourrait bien durer 30 ans avec comme toujours beaucoup de variabilité.

-         Soit la marche vers le réchauffement reprend et les prévisions pessimistes des modèles mathématiques pour le 21 ème siècle seraient confirmées

Alors, un peu de patience, le Ciel, le véritable, l’insondable, ne devrait pas tarder à donner des signes d’arbitrages  et inciter l’homme à plus d’humilité face au climat !


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance, texte repris sur zoom42.fr et son blog  avec la reprise de chroniques anciennes ainsi que leur récapitulatif effectué à ce jour jusqu’au numéro 100.
http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

Partager cet article
Repost0
1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 20:46


Températures de Saint-Etienne (altitude 500 mètres)

 

Matériel : sonde, dans un abri à coupelles, reliée à un hobo-pro fournissant une mesure de températures toutes les 2 minutes

 

date               min       max     moy     moy. vraie

 1-avr-08         3,4       13,6     8,5       8,0

 2-avr-08         6,3       14,0     10,2     10,0

 3-avr-08         7,0       12,4     9,7       8,6

 4-avr-08         2,1       12,4     7,3       6,7

 5-avr-08         0,6       15,0     7,8       7,6

 6-avr-08         4,6       10,9     7,7       7,5

 7-avr-08       -2,3        7,9       2,8       2,5

 8-avr-08         1,7       10,6     6,1       4,5

 9-avr-08         7,4       19,9     13,6     12,4

10-avr-08        10,6     20,2     15,4     13,5

11-avr-08        3,6       9,2       6,4       6,4

12-avr-08        1,6       13,1     7,3       6,6

13-avr-08        3,1       17,0     10,0     10,4

14-avr-08        4,8       11,3     8,0       7,0

15-avr-08        2,3       10,4     6,4       5,8

16-avr-08       -0,1       11,7     5,8       5,6

17-avr-08        2,7       12,5     7,6       6,8

18-avr-08        3,9       13,2     8,5       8,3

19-avr-08        6,4       16,8     11,6     11,5

20-avr-08        9,9       16,6     13,3     12,2

21-avr-08        7,2       14,4     10,8     10,5

22-avr-08        8,3       13,5     10,9     10,3

23-avr-08        9,4       17,3     13,3     11,9

24-avr-08        9,9       17,2     13,6     12,8

25-avr-08        8,2       18,4     13,3     12,5

26-avr-08        5,3       22,0     13,6     13,3

27-avr-08        7,3       25,1     16,2     16,0

28-avr-08        7,4       13,5     10,4     11,3

29-avr-08        5,0       17,1     11,0     10,9

30-avr-08        5,9       14,4     10,1     9,9

Moyenne         5,1       14,7     9,9       9,4

(Mois entier)

min : température minimale quotidienne

max : température maximale quotidienne     

moy : moyenne approchée demi somme des mini et maxi quotidiens

moy vraie :moyenne de toutes les mesures toutes les 2 minutes

 

Le mois d’avril 2008 est le plus froid de puis le début des mesures

 Voici les températures des mois d’avrils précédents :

Avril 2006     min :5.2  max : 15.5   moy : 10.3

Avril 2007            8.6            20.4            14.5

 

La moyenne approchée provisoire des 4 premiers mois de 2008 s’établit à 6.9° soit -1,6° par rapport à 2007 (8.5°)


http://pagesperso-orange.fr/climatologie.staron

Partager cet article
Repost0

Presentation

  • : Le blog de Gérard Staron Président de l'AMRL
  • : Le journal du climat et de la géographie libres. Actualité climatique Climat et société, impact du climat sur les activités humaines . Prévisions sur 4 jours
  • Contact

Rechercher

Articles Récents

  • Record de froid ou fraicheur (au choix) en avril sur la région Stéphanoise
    Depuis 2006, soit 16 ans , jamais un mois d'avril n'avait connu des températures aussi basses autant à Saint Etienne (alt 500m ) qu'à Montregard (alt 990 m) en Haute Loire aux confins des monts du Vivarais et du plateau de Montfaucon . Voici le bilan...
  • Covid : divorce entre discours et statistiques !
    Covid 19 : divorce entre discours et statistiques ! Que n’entend-t-on pas sur la façon dont la France a géré la crise du Coronavirus, on est en retard sur tout, le scandale est partout, on est mauvais sur tout, je vous fais grâce de tous les discours...
  • crues océaniques en cours ( situation 1/02/2021 et évolution probable )
    Des crues des rivières océaniques forment actuellement un puzzle aux 4 coins de notre pays Dans les hauts de France deux zones sont à surveiller : 1) les rivières descendant des collines de l'Artois semblent avoir connu leur maximums La Lys a atteint...
  • les particularités de l'élection américaines de 2020!
    Les particularités de l’élection de 2020 aux Etats Unis ! Un documentaire télévisé titrait « Donald trump est-il capable du pire ? » En réalité il a toujours « joué avec le pire » cela lui a permis de gagner dans beaucoup de circonstances comme homme...
  • L'opérette .... une idée d'étrennes
    Le livre "L'opérette parfum de l'histoire" présenté sur la revue Opéra Magazine ......
  • Prévision du 2 au 5 décembre 2020 : hivernal
    Prévision de Gérard Staron du 2 au 5 décembre 2020 (42, 43, 63, 69) Avec une descente froide en provenance des régions arctiques sur le proche Atlantique, l’hiver est arrivé avec le mois de décembre, son début officiel pour la Météorologie C’est le retour...
  • Cultes, covid et confinement: analyse historique !
    Cultes, covid, et confinement : analyse historique L’année 2020 aura vu à deux reprises l’interdiction des cérémonies religieuses et plusieurs dimanches, des croyants en prière devant leurs églises ! Jusqu’à quand faut-il remonter pour trouver pareil...
  • Prévision du 24 au 28 novembre 2020: les hautes pressions résistent
    Prévision de Gérard Staron du 25 au 28 novembre 2020 ( 42, 43, 63, 69) L’anticyclone se retire derrière les Alpes pour repousser les assauts des précipitations qui remontent du Levant Espagnol qui au maximum atteindront le Mézenc et des perturbations...
  • prévision du 15 au 18 novembre 2020 : Yoyo des tempéartures et du vent
    Prévision de Gérard Staron du 15 au 18 novembre 2020 (42, 43, 63, 69) Les anticyclones méditerranéens tiennent encore bon quelques jours et ils évitent à nos départements de connaitre les excès subis par les côtes de La Manche. Temps restera globalement...

Mes ouvrages

                                                                noel boules noel boules 4 gif                                                              noel boules noel boules 4 gif                                                                                                                                                                                                    noel boules noel boules 4 gif

Mon Site

                                                                                                                        Site

Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195