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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 11:56


Prévisions du 6 au 9 décembre 2009

 

Nous entrons dans une période de transition assez agréable avant une nouvelle offensive de l’hiver qui pourrait se produire en fin de semaine prochaine.

Pendant quelques jours, les perturbations du front polaire auront plus de difficulté à atteindre nos départements avec un retour timide des anticyclones.

D’une façon générale, la douceur se réinstalle avec un peu plus de soleil et des flux de sud dominants

 Les pluies resteront limitées aux montagnes en particulier celles qui reçoivent les influences océaniques, reliefs volcaniques auvergnats, axe du haut Forez à la Madeleine, monts du Beaujolais

La position d’abri des dépressions internes qui longent la Loire et l’Allier devrait leur occasionner un temps assez agréable, plus de soleil, peu ou pas de précipitations.

 

Le temps de samedi est plus doux qu’annoncé dans la précédente prévision.

 

Dimanche :

Le coup de vent qui affecte les côtes de la Manche se contente d’effleurer la bordure nord de notre région

Le flux de sud provoque des températures douces sans gelées matinales

Les pluies n’atteignent dans la journée que les reliefs exposés aux influences océaniques énoncées ci-dessus, mais continuent leur traversée de la région dans la nuit qui suit.

Temps assez agréable dans les dépressions qui longent le fleuve Loire et l’Allier

 

Lundi :

La nouvelle perturbation provoque les mêmes effets. Seules variantes, le vent du sud forcit avant son arrivée et balaie les plateaux et les dépressions méridiennes de la Loire et de l’Allier, les pluies qui suivent affectent les mêmes régions que celles de la veille mais sont plus généralisées

Les températures restent douces sans gelées

 

Mardi :

Après le départ des dernières gouttes et nuages accrochées sur les versants nord des hauteurs de l’est du Massif central, les éclaircies reviennent, mais aussi un vent du nord sur les plateaux, accompagné du mistral en vallée du Rhône

Les températures accusent une baisse très sensible

 

Mercredi :

La nouvelle perturbation effleure à peine la bordure nord des Combrailles au Roannais.

Le matin, les gelées reviennent sur les plateaux et leurs cuvettes de moyenne altitude, des brouillards dans les dépressions sont possibles

Un ensoleillement plus important dans la journée provoque la douceur des températures maximales

Le vent du nord faiblit ainsi que le mistral en vallée du Rhône

 

Ensuite la transition agréable serait finie et l’hiver reviendrait par le nord-est : à confirmer dans la prévision de mercredi 9 décembre.

 

Gérard Staron

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 08:45

Le bilan de l’eau

Situation fin octobre 2009

Gérard Staron


 A paraitre dans le prochain bulletin Météo-fil de l'association


Pendant le début de l’automne, la situation du bilan de l’eau s’inverse logiquement. L’excédent pluviométrique qui se dégage permet de reconstituer la réserve en eau du sol mise à mal en saison chaude par la ponction des végétaux, puis, cette dernière remplie, le surplus s’écoule vers les rivières et alimente les nappes. Pour faciliter les comparaisons avec des calculs anciens et entre les différentes stations, nous avons choisi uniformément une réserve du sol de 100 mm quand elle est totalement remplie, ce qui est très souvent retenu dans une étude du bilan de l’eau. Les données actuelles sur les postes ne permettent pas d’affiner en fonction de leurs conditions pédologiques et géologiques.

Cette année, ce processus est plus lent que d’habitude. Le déficit pluviométrique a continué en septembre et même en octobre pour 3 postes situés sur le flanc oriental des monts du Forez soit : Saint-Just-en-Bas (-12,9 mm), Bard (- 14 mm), et Leigneux  (-16,8 mm)

Curieux sort pour le secteur affecté par le gros orage de Chalmazel du 24 août qui avait interrompu localement la sécheresse estivale !

Les autres postes ont tous commencé à reconstituer la réserve du sol. Ce tableau présente la situation au plus bas fin septembre et celle en voie d’amélioration fin octobre ou l’aggrava tion pour les 3 postes cités ci-dessus.

 

Etat de la réserve en eau du sol en pourcentage

Reconstitution  (oct)

fin septembre

fin octobre

Tarentaise

12%

94%

Montregard (43)

11%

78%

Corbas

2,50%

70%

Bron

3%

58%

Pierre Bénite

1%

56%

Ecully

3%

56%

Saint Etienne

9%

42%

Anse

5%

31%

Violay

11%

19%

Villefranche

6%

29%

Noirétable

13%

22%

Montchal

10%

19%

Montmelas

8%

13%

Ponction (oct)

 

 

St Just en Bas

52%

46%

Leigneux

12%

11%

Bard

11%

10%

       

 

Vous constaterez d’abord que la reconstitution de la réserve du sol n’est terminée nulle part à la fin octobre. Ceci traduit un retard très sensible du processus, en particulier dans les régions d’altitude où le sol est habituellement saturé à la fin du mois. Tarentaise est seulement proche d’atteindre ce stade.

Ensuite,  l’amélioration de la ressource en eau  a commencé par les reliefs du sud, le Pilat, les monts du Vivarais (Montregard). Ceux du nord, Monts du Forez, du Lyonnais et de Tarare, conservent une indigence flagrante.

Enfin, l’agglomération lyonnaise, marquée par une sécheresse aussi longue que sévère jusqu’à fin septembre, reconstitue plus fortement sa réserve du sol.

Ce mois d’octobre est à tous égards celui des inversions de tendance !

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 23:02

Observations de Saint Etienne Le Soleil, le Marais (500 mètres)

A paraîtlogo.jpgre sur le prochain bulletin de l'association  " Météo-Fil"

Températures minimales et maximales quotidiennes (hobo pro fournissant  1 mesure toutes les deux minutes

Précipitations (mm) prises avec un pluviomètre SPIE

 

 

date

min

max

P

1-nov-09

8,4

18,3

7,2

2-nov-09

6,6

11,8

8,5

3-nov-09

4,4

13,1

1,9

4-nov-09

7,5

11,1

1,6

5-nov-09

4,4

10,3

2,6

6-nov-09

4,8

8,8

0,2

7-nov-09

1,2

11,6

 

8-nov-09

-0,4

8,6

3

9-nov-09

3,0

4,4

1,4

10-nov-09

2,9

5,9

 

11-nov-09

1,9

7,8

 

12-nov-09

1,0

12,5

 

13-nov-09

5,8

17,9

2,2

14-nov-09

11,5

16,5

 

15-nov-09

7,3

16,1

 

16-nov-09

11,9

21,0

 

17-nov-09

7,0

22,1

0,5

18-nov-09

8,3

13,6

 

19-nov-09

3,6

16,4

 

20-nov-09

9,4

20,1

 

21-nov-09

6,9

18,8

1

22-nov-09

10,4

14,6

 

23-nov-09

9,4

13,4

 

24-nov-09

9,3

14,7

 

25-nov-09

1,1

17,3

 

26-nov-09

8,1

11,9

 

27-nov-09

4,5

11,5

 

28-nov-09

2,7

11,9

 

29-nov-09

7,1

12,0

7,4

30-nov-09

2,3

7,4

4,3

moyenne

5,7

13,4

41,8

 

Le mois de Novembre présente la moyenne la plus élevée depuis le début des observations (9,6°) devant celui de 2006 (9,3°). Ceci s’explique par le nombre très importants de jours avec flux de sud et la position d’abri par rapport aux perturbations qui ont balayé tout le mois la France du Nord. L’air en descendant du Pilat se réchauffe, le ciel se dégage et l’ensoleillement est important

Jusqu’à la fin octobre la moyenne provisoire de 2009 était équivalente à celle de 2008, Novembre permet à 2009 de passer pour la première fois au dessus de 2008, année très moyenne au niveau thermique.

L’automne 2009 n’est pas le plus chaud depuis le début des observations. Avec 12,4°, la moyenne de septembre à novembre  est nettement devancée par celle de 2006 soit 14,1°.

Les précipitations abondantes au début du mois sont restées faibles. Saint Etienne est en grande partie à l’abri des pluies océaniques d’ouest.

Gérard Staron

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 15:08

La neige a encore progressé avec le premier jour de décembre......


L'altitude de base du manteau neigeux est descendue vers 850 mètres .... environ 150 m plus bas qu'hier...
L'occasion de remercier Marcel, excellent photographe  qui m'a communiqué cette vue des hauteurs de Salvaris sur le versant nord du PIlat.
En bas, il continue de pleuvoir
4,3 mm ce matin après les 7,4 d'hier à Saint Etienne
Gérard Staron

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:19

Prévisions du 2 au 5 décembre 2009

 

Les perturbations du front polaire guidées par la dépression très creusée entre L’Irlande et L’Islande ont fait sauter le verrou des anticyclones méditerranéen.

Il en résulte l’arrivée d’un hiver plus nuageux et humide que froid avec de la neige en montagne

Les étapes classiques des passages perturbés s’accompagnent chez nous

1)      de vent de sud avec une relative douceur avant l’arrivée des fronts pluvieux

2)      Les précipitations commencent par de la pluie et se terminent par de la neige en montagne surtout en fin de nuit. Les montagnes sont les plus concernées en particulier les reliefs volcaniques auvergnats, l’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine, et les monts du Pilat aux monts du beaujolais.

3)      Les nuages s’attardent sur les versants septentrionaux des montagnes, le vent du nord s’installe avec le froid, le mistral en vallée du Rhône. Les gelées affectent surtout la partie centrale auvergnate du Massif central, les plateaux qui ceinturent les Limagnes et le fond de ces dernières.

 

Mercredi :

Après des gelées matinales sur les plateaux, le vent du sud s’installe avant l’arrivée de la nouvelle perturbation. Il forcit dans la nuit suivante.

Quelques pluies affectent les montagnes les plus exposées déjà citées. L’intérieur du Massif central en particulier les dépressions qui longent la Loire et l’Allier semblent peu concernées avec un ciel moins chargé de nuages.

Les températures maximales restent assez douces.

 

Jeudi :

La perturbation traverse nos départements et dépose des totaux substantiels sur les montagnes en particulier celles exposées au influences océaniques déjà citées. Les précipitations sont surtout pluvieuses, le passage à la neige en montagne attend la nuit qui suit.

Les gelées sont en net recul par rapport à la veille, et les maximales changent peu sous un ciel très nuageux.

 

Vendredi :

Sur la fin de la perturbation, les précipitations se terminent progressivement sous forme de neige à des altitudes de plus en plus basses. Les nuages s’attardent sur les versants nord de nos montagnes surtout sur l’axe du Mézenc aux monts du Beaujolais.

Avec le vent du nord, la burle en montagne, le mistral s’installe en vallée du Rhône sous un ciel plus clair. Les gelées matinales reviennent et affectent surtout la partie auvergnate du Massif central autour des Limagnes. Les températures maximales sont proches de zéro, parfois négatives sur les plateaux.

 

Samedi :

Les températures restent très basses avec des gelées sévères sur les plateaux du cœur du Massif central, et des maximales proches de zéro.

Dans la journée, un léger flux de sud s’installe avant l’arrivée de la nouvelle perturbation qui commence par de la pluie, puis continue par le passage à la neige en montagne dans la nuit de samedi à dimanche.

 

Ce temps devrait continuer ensuite ! A confirmer avec la prévision de samedi 5 décembre.

 

Gérard Staron
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 18:29
La neige est bien arrivée sur le Pilat dans la nuit de Dimanche à lundi


Dès que la couverture nuageuse s'est dissipée contre le versant nord du Pilat, une couche blanche au sol est visible au dessus de Salvaris, un peu au-dessus de 1000 mètres comme l'atteste cette photo. Depuis la couche a plutôt tendance à regresser.

La perturbation de la nuit a déposé 7,4 mm à Saint Etienne...
L'hiver est de retour

Gérard Staron
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 18:20

Cette image du samedi 28 novembre transmise par Claude que nous remercions, illustre deux aspects du temps de ces derniers jours.


La position d’abri des dépressions qui longent le fleuve Loire mais aussi  de la Limagne de Brioude. Alors que les nuages couvrent les hauteurs du Pilat d’un Côté et du Forez de l’autre, on distingue le sillon des Bassins qui s’étirent du Puy à la région de Roanne  avec un ciel totalement dégagé. En cas de pluies océaniques ces zones sont souvent indemnes de pluies comme indiqué dans les prévisions.

Les trajectoires des perturbations qui viennent déposer leur eau sur les collines du Boulonnais. La première  déjà passée continue sur le Benelux. Ses pluies ont provoqué une montée de l’Hem à 2 m

La suivante qui arrive dans les heures qui suivent provoquera une nouvelle montée de la rivière à 2,07 m

Décidément le Nord n’en a pas encore fini avec les crues

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:39

Le vent et les inondations dans le Nord !


        Nos concitoyens du haut bassin de la Loire, jouissent d’un temps presque idyllique, quand la France du nord subit tempêtes quotidiennes et en Boulonnais de petites inondations. Il en est ainsi depuis le début du mois de novembre et ceci risque de continuer jusqu’à ce que les anticyclones qui bloquent l’avancée de l’air polaire perturbé aient enfin cédé, ce qui ne devrait ne plus trop tarder.

Cette chronique n’est que la suite de celle de la semaine dernière qui vous présentait la répétition des petites tempêtes successives en Manche depuis le début du mois .

La semaine dernière je vous annonçais que 6 jours le vent avait dépassé 100 km/h à Ouessant, , le jeudi 26, il s’agit de 9. Plus de 11 jours, il avait dépassé 90 km/h, c’est monté à 18 jours et pour ceux à plus de 80 km/h, il s’agit de 22 jours. Ces nombres sont provisoires car au moment où j’écris ces lignes d’autres coups de vents approchent !

Par rapport à mes explications de la semaine dernière, les conditions ont peu changé.

Les tempêtes se succèdent à un rythme quotidien, le vent  a dépassé 100 km/h tous les jours au moins sur un point du littoral de la Manche. Les pointes se dégagent mal dans une période continue de vent fort qui donne plutôt l’impression d’un rouleau compresseur que de coups de boutoirs. Les rafales supérieures à 100 km/h se sont étalées en Manche en deux épisodes séparés seulement de quelques heures. Le 1er dure 48 heures à partir du 21 à 23 heures. Le second commence en fin de journée du 24. Cette persistance du vent violent, qui n’est d’ailleurs pas terminée, montre que la pression de la dépression polaire s’accroît de jours en jours, mais ne fait pas encore céder les anticyclones du sud. 

 Les vitesses maximales des tempêtes sont importantes, gênantes, mais incapables de provoquer de gros dégâts. Les rafales maximales se situent régulièrement entre 115 et 120 km/h, 119 km/h au cap Gris Nez le 22 à 18 heures, 115 km/h pendant de nombreuses heures à Ouessant comme à la Pointe du Raz.

Les tempêtes sont restées globalement confinées aux littoraux de la Manche de la pointe de la Bretagne au Pas de Calais. Comme depuis le début du mois, elles ont peu pénétré à l’intérieur du pays.Toutefois elles ont tenté à deux reprises de la faire :

La première a eu lieu à la mi-journée du dimanche 22. Les rafales les plus importantes se sont étendues au littoral atlantique jusqu’au cap Ferret à l’entrée du bassin d’Arcachon. La tempête a même tenté une pénétration au niveau du seuil du Poitou, selon un axe Niort, Poitiers. La tentative a duré deux heures mais n’est pas allé plus loin que la capitale régionale poitevine.

La seconde a concerné le Boulonnais qui a subi les rafales les plus violentes entre les après-midi du 22 et du 23. Ces dernières ont perdu rapidement de leur virulence en pénétrant à l’intérieur des terres et Lille n’a jamais atteint les 100 km/h.

Le Boulonnais  a aussi subi le second aspect de cette situation météorologique agitée, avec des inondations importantes. Elles n’ont pas atteint le caractère exceptionnel de celles qui ont affecté le nord-ouest de l’Angleterre. Les rivières descendant du district des lacs, en particulier la Cocker, ont répandu la désolation à Cockermouth et Workington en emportant tous les ponts. Ces deux régions, Boulonnais comme le nord de l’Angleterre, ont connu la même situation face à l’arrivée des masses pluvieuses. Dans les deux cas elles présentent un littoral d’orientation méridienne qui reçoit de plein fouet les pluies déversées par les perturbations en provenance de l’ouest.

Immédiatement en arrière de la côte, des reliefs accentuent les précipitations de façon orographique. Il s’agit en France des collines du Boulonnais qui culminent à 211 mètres et dans le district des lacs, des monts du Cumberland qui atteignent 979 m au Scafell Pike. Les abats pluvieux des collines du Boulonnais, environ 60 mm en 48 heures, sont théoriquement loin des 314mm annoncés en 24 heures à Cockermouth. Cela fait beaucoup pour la région, ne s’agirait il pas plutôt du cumul obtenu sur plusieurs jours ?

 Cette orientation de la côte perpendiculaire  à l’arrivée des masses pluvieuses, la persistance de la même situation atmosphérique sur une longue période, provoquent des pluies tous les jours depuis le début du mois qui s’accumulent les unes aux autres. Par exemple Au Touquet, il a plu presque tous les jours depuis la Toussaint. Il est d’abord tombé 84 mm du  1er au 8 Novembre. Après deux jours de répit, il s’ajoute 36,6 mm du 11 au 18. Après 48 nouvelles heures d’accalmie, il arrive encore 60,6 mm du 21 au 26 dont un maximum de 20,2 mm le fameux jour de la crue. En dernière minute il tombe 23,8 mm jeudi. Le total se monte à 205,8 mm depuis le début du mois sur le flanc occidental des collines du Boulonnais. Les premières pluies saturent le sol et provoquent peu de réaction des rivières, mais progressivement ces dernières enflent de plus en plus pour des totaux parfois inférieurs aux précédents. Ainsi 21 mm le 1er novembre, ont moins d’impact que 20 mm le 23 et autant le 26, mais entre temps plus de 150 mm sont tombés.

Descendant des hauteurs, des rivières, la Liane ou la Hem dans le Boulonnais, et la Cocker river au nord ouest du Royaume Uni, drainent l’ensemble de ces secteurs et sont particulièrement sensibles à cette accumulation de précipitations sur le versant exposé à ces pluies.

L’analyse de la crue des rivières du Boulonnais du 23 novembre est très intéressante. La Liane qui descend sur le versant occidental bien exposé aux pluies est montée de plus de 3 mètres à Virvignes avec un niveau qui dépasse celui des dernières crues. La Hem située un peu en arrière sur le versant nord n’a gonflé que d’un mètre environ, pour une cote qui n’atteint pas la hauteur des crues des années précédentes. L’Aa, est monté dans des conditions comparables sur le versant interne des collines du Boulonnais. La crue assez forte sur le cours amont, avec une cote de 2,20 m à Lumbres situé au cœur des collines, perd vite de l’importance en direction de l’aval. Enfin la Lys, au bassin interne qui draine les eaux en direction de la Flandre intérieure, et de la Belgique a connu une crue faible et une montée très lente.

Les nouvelles pluies du jeudi 26, ont provoqué une nouvelle crue plus importante que la précédente dans la nuit de jeudi à vendredi. Avec un total de précipitations de même nature, 41 mm à Gravelines, 23 mm au Touquet, les rivières sont montés encore plus haut. La Liane avec une cote de 3,89 m jeudi à 23h 30 a dépassé de 20 cm le niveau maximum de la crue précédente. L’Hem a surpassé sa cote du 23 novembre de plus de 50 cm et sa crue se poursuit encore en aval vendredi matin. Les pluies ayant peu pénétré à l’intérieur de la Flandre, l’Aa a moins réagi (30 cm en moins), la Lys n’est pas montée.

Ce n’est peut être pas fini en pays Chti, entre Bergues et Berck plage. La persistance de la même situation atmosphérique, fait encore revenir des perturbations et des pluies d’ouest contre cette côte méridienne. Plus ces dernières se succèdent, plus les rivières réagissent et montent haut. Tant que la situation atmosphérique restera agitée entre l’air polaire perturbé qui pousse des coups de boutoirs à partir du nord et les anticyclones méditerranéens qui résistent bec et ongle au sud, tempêtes et crues océaniques continueront.

Décidément en pays « Chti » , tout se joue entre le sud et ce « ch ».nord. « Bon vent » aux services de la DREAL et du Shapi chargés de ces cours d’eaux évocateurs : La Liane, L’Hem, la Lys, l’Aa ! Une phonétique particulière ! 

Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain sur les ondes  ou le site de Radio espérance 13 h 15, mais aujourd’hui et demain vous pouvez me rencontrer avec Jean Paul Bourgier à la fête du livre de Lorette


Bonne semaine à tous

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 13:53

Prévision du 28 novembre au 1er décembre 2009

 

    Les calamités, tempêtes et précipitations qui affectent les côtes de la Manche depuis le début du mois, vont progressivement pénétrer à l’intérieur du pays et nous concerner. Les perturbations et dépressions qui descendent des hautes latitudes vont enfin faire sauter le verrou des anticyclones méditerranéens, après un dernier baroud d’honneur.

Le temps se dégrade brutalement. L’hiver arrive.

Le vent violent des côtes de la Manche qui nous épargnait, nous concernera avec les déviations classiques sur le Massif central, sud puis nord.

Les précipitations qui ignoraient les secteurs de nos départements à l’abri, déposent des totaux substantiels avec passage à la neige en montagne, puis à des altitudes de plus en plus basses

Les températures chutent avec le retour de gelées matinales sous abri et même de jours sans dégel sur les plateaux du Massif central

Cette évolution couvre toute la période.

 

Samedi :

La nouvelle tempête sur la France du nord pénètre à l’intérieur du pays. Son souffle atténué atteint d’abord la bordure nord de nos départements des Combrailles au Roannais, puis un vent de sud dévié par les reliefs balaie les plateaux.

La nouvelle perturbation apporte ses nuages à partir du nord ouest, mais ses pluies freinées par les anticyclones n’atteignent pas nos départements avant la nuit

Les températures encore douces le matin baissent et deviennent de saison. Les dépressions qui longent la Loire et l’Allier bénéficient pour la dernière journée de leur relative position d’abri.

 

Dimanche :

Dans la nuit le vent de sud forcit. Quelques rafales pourraient être dangereuses sur les plateaux.

Les pluies suivent et traversent notre région en commençant par les montagnes volcaniques auvergnates, l’axe du haut Forez aux Monts de la Madeleine et les monts du Beaujolais . Elles s’accentuent dans la nuit suivante sur l’ensemble de nos départements avec un passage à la neige sur les montagnes.

Les températures changent peu, tendance à la baisse toutefois

 

Lundi

Les nuages et les précipitations s’attardent sur les reliefs en particulier ceux de l’est du Massif central, du Mézenc au Pilat. Le passage à la neige s’effectue à des altitudes de plus en plus basses, peut être dès 500 à 600 mètres.

Le gel sous abri fait son retour dès le matin sur les plateaux. Les températures continuent de baisser dans la journée, proches de zéro partout, les plateaux peuvent connaitre un jour sans dégel.

Le vent du nord s’installe et forcit dans la journée sur les plateaux, la burle souffle. Il provoque un mistral virulent en vallée du Rhône.

 

Mardi :

Les nuages et les précipitations continuent à descendre du nord avec passage à la neige à des altitudes de plus en plus basses.

Les gelées se généralisent le matin. Le thermomètre remonte peu dans la journée et pourrait rester négatif sur les plateaux enneigés.

Le vent du nord faiblit mais le mistral continue en vallée du Rhône.

 

Ce n’est que le début de l’hiver ! L’atmosphère restera agitée, à confirmer par les prévisions le 1er décembre

 

Gérard Staron

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:37

« L’océan »

Paroles  de T. Botrel et musique de  E.. Feautrier

 

 

Cette chanson du XIXème siècle que j’interprète semble une illustration surprenante des rapports pours le moins complexes que la Bretagne entretient avec les tempêtes qui viennent de l’Océan.

Les paroles sont fortes, l’ouragan  fait perdre au vieil homme sa maison, son bateau, ses enfants et pourtant il n’arrive pas à haïr l’Océan…

Ce dernier  fournit les activités nécessaires à la vie avec la pêche, la Marine nationale, la collecte des algues quand elles ne sont pas vertes, le Goémon, pour l’agriculture, la douceur des températures hivernales qui permettent des cultures légumières, les plages et les paysages de la côte  pour le tourisme.

Beaucoup d’activités bretonnes sont liées à la mer, pourtant  à l’époque napoléonienne, le blocus continental a partiellement détourné cette région du large avec le déclin des grands ports pour provoquer l’essor de l’élevage

Du large arrivent aussi de violentes tempêtes dont les rafales peuvent dépasser 180 Km/h  comme en décembre 1999 ou même plus de 200 Km/h comme le 16 octobre 1987

Depuis le début du mois, le vent atteint ou dépasse presque chaque jour les 100 km/h sur les côtes de la Manche . Hier encore  ce seuil a été dépassé à la pointe du Raz et à l’Ile d’Ouessant. Une telle ténacité est rare même si le vent actuel ne parait pas avoir une violence suffisante pour provoquer toutes les calamités de la chanson. Dans le passé des tempêtes à répétition ont aussi soufflé en janvier et février 1990 avec des vitesses qui dépassaient régulièrement 150 km/h, seuils qui heureusement n’ont pas été atteint pendant ce mois de novembre

Le Breton doit vivre avec le vent violent, ce qui explique peut être cette chanson aux paroles surprenantes,  paroles qui peuvent rendre mal à l’aise.

Un exemple d’adaptation aux conditions climatiques, même si le vent actuel n’atteint pas une violence suffisante pour provoquer de tels dégâts.

 

Gérard Staron

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Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

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