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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 18:07

 

       L’Europe n’a-t-elle pas eu « peur de son ombre » dans l’affaire des cendres du volcan islandais et du trafic aérien.

Comment est-on arrivé à la fermeture de l’ensemble des aéroports européens ?

Les images transmises par Claude m’ont été très utiles pour comprendre le mécanisme qui a abouti à cette énorme pagaille sur un aussi grand espace en liaison avec des exemples anciens d’avaries d’avions traversant des nuages de particules volcaniques.

Les images des satellites météorologiques ont vite permis de constater que ces nuages de cendres étaient peu repérables, sauf par des traînées sombres près du lieu de l’émission. Seuls des satellites spécialisés comme MGS Terramodis et Aquamodis publiés par les Allemands ont permis de les suivre de façon nette au début, plus confuse ensuite en raison de leur dilution.

On peut observer l’évolution en fonction des mouvements de l’atmosphère en comparant 4 types de documents : images de satellites météorologiques ou spécialisés, la situation météorologique au sol et celle en altitude au niveau de la surface des 500 hpa.

 La prédominance de temps de nord sur l’Atlantique a conduit ces particules jusqu’à l’Europe occidentale avec deux moments majeurs d’émissions du volcan dans notre direction :

Le premier à la fin de la semaine dernière, les cendres contournent l’anticyclone centré sur le Royaume Uni. Le violent courant d’altitude 70 nœuds ou au sol 30 nœuds les envoie vers le sud de la Scandinavie par un violent flux d’ouest nord-ouest. Jeudi, les cendres forment une traînée étroite du volcan islandais jusqu’aux côtes norvégiennes au niveau de Bergen Au niveau de la Mer du Nord, le flux prend une direction de nord-est qui rabat l’air en direction de l’Allemagne et de la France. La dépression du golfe de Gènes avec des vitesses bien plus faibles 30 à 35 nœuds en altitude et 5 à 15 au sol attire l’ensemble.

Ce mouvement très net vendredi s’atténue samedi et dimanche avec un vent bien plus faible et surtout plus divers en direction. C’est ainsi que les particules se dispersent progressivement. Les satellites spécialisés identifient nettement leur emplacement vendredi matin où elles atteignent un axe du Pays bas à la Tchéquie en traversant l’Allemagne au niveau de Francfort. Samedi matin, une tâche diffuse pénètre sur la France. Elle suit la Frontière depuis le Pas de Calais et continue jusqu’en Bavière. Dimanche matin, la tâche se dilue encore en progressant vers le sud sur la France. Lundi, on devine à peine une masse éparse qui a reculé sur le nord-est de la France et peu visible sur la plaine d’Allemagne du nord.

La seconde pulsion de particules en provenance du volcan islandais s’effectue lundi et mardi. Une dépression se crée sur l’Islande et descend selon une trajectoire de nord-ouest en direction du Royaume Uni, mardi, avec des vents de 40 à 60 nœuds en altitude et de 10 à 20 nœuds au sol. Le front qui l’accompagne traverse la Manche, déborde un peu sur la France du nord-ouest de la Normandie aux Ardennes.

La plus grande partie de la France n’est pas affectée par cette seconde vague. Une perturbation pluvio-orageuse en provenance d’Espagne traverse les Pyrénées dès le dimanche. Elle remonte avec un flux léger de sud-ouest sur une grande partie du pays et termine sa course mardi du Jura à l’Alsace. Elle apporte un air nouveau et des orages qui nettoient le ciel du pays et expliquent qu’à partir du sud-ouest, puis avec Nantes lundi matin, Lyon lundi soir et enfin  Paris mardi, les aéroports de notre pays sont remis en service car ils n’étaient plus dans la zone susceptible de recevoir les concentrations de cendres.

Voici l’étude météorologique théorique qui a conduit à l’arrêt du trafic aérien à partir des modèles atmosphériques. Elle s’est trouvée totalement en porte à faux quand on a fait décoller quelques avions tests qui ont découvert que les dites cendres ne provoquaient aucun dégât sur les moteurs. Si un avion passe sur un volcan en éruption, des avaries sont logiques, mais la dilution rapide du nuage a surpris et des concentrations affaiblies le rendent inoffensif car des particules dans l’atmosphère ne sont pas seulement émises par le volcan islandais mais par toutes les activités humaines ! Le couvercle d’aérosol  de Cardington au Royaume uni  montre, la faible concentration en altitude par rapport au sol, la très rapide dilution des particules le vendredi, très denses entre 7 heures et 10 heures, puis de longues périodes indemnes !

La réaction de Giovanni Bisignani responsable de l’association internationale du transport aérien montre bien le problème « Les européens utilisent encore un système fondé  sur un modèle théorique  au lieu de prendre une décision fondée sur des faits et une étude du risque ». On retombe dans le problème que je vous posais dans une de mes dernières chronique (N°732), ou la conclusion de mon livre de 2003 « Le ciel tomberait-il sur nos têtes ? ». La théorie doit elle primer sur l’observation. Une fois de plus, la déconnexion est flagrante entre les deux. Quand on a fait des mesures avec des avions, la théorie s’est effondrée.

Il s’ajoute un autre aspect. Les tenants de ces théories sont souvent très dépendants d’idéologies qui critiquent le transport aérien, pour sa dépense d’énergie, ses rejets de carbone, sa pollution. Certains ont eu une certaine jouissance à prolonger l’arrêt des avions qui représentent cette économie mondialisée très décriée ! Si les documents de vendredi matin montrent des concentrations importantes voir alarmantes sur un axe en travers de l’Europe, ensuite le constat de leur dilution aurait dû rapidement inciter à des vérifications et à revoir les mesures prises. La prolongation de l’arrêt du trafic pendant le week-end est très curieuse.

Il est intéressant de comparer les différentes attitudes des européens face à ce problème.

 La France a été touchée de façon marginale par le premier nuage, ensuite la petite perturbation pluvio-orageuse a nettoyé le ciel. Le pays par excellence du principe de précaution a appliqué la théorie jusqu’au bout et n’a libéré ses aéroports, que quand les modèles ne pouvaient plus prétendre voir des particules !

 Allemands et surtout anglais, ont été touchés par des concentrations plus fortes, plus tôt que nous, et par les deux vagues. Ils ont les premiers lancé des observations par avions pour vérifier l’absence de danger, ils ont repris leurs vols, en même temps que nous, alors que la situation météorologique montre que leur ciel est encore encombré de cendres ! C’est d’ailleurs du pays le plus proche du volcan, le plus affecté par l’arrivée des cendres mais aussi le plus pragmatique de l’Europe, le Royaume Uni que sont venus les critiques les plus fortes contre ces mesures «L’analyse que nous avons faite jusqu’à présent, tout comme celles d’autres vols d’essais réalisés par d’autres compagnies, fournit de nouvelles preuves que les restrictions globales actuelles imposées à l’espace aérien sont inutiles » selon Willie Walsh directeur général de « British Airways »

La théorie a réussi à imposer une pagaille énorme, avec des mesures peut être prudentes au début mais ensuite déconnectées des réalités. Notre pays est toujours en première ligne dans ce cas, pourtant son ciel a été moins affecté et nettoyé avant les autres. Comment ne pas s’étonner qu’avec de telles pratiques, notre continent européen n’ait pas la croissance économique la plus faible, aggravée par ces 5 jours de délire ? Les américains et les asiatiques ont dû rire de nos élucubrations, tout en maugréant pour les conséquences induites.

A quand la prochaine catastrophe liée aux modèles et aux théories mathématiques après la catastrophe financière, les simulations de températures pour le siècle à venir, les dérives  des modèles pluies débits dans la mise en place des zones inondables, le thème de mon prochain livre et maintenant l’arrêt exagéré du trafic aérien ?

Les modèles sont des moyens mis à la disposition des hommes, mais quand leur place  dépasse ce simple rôle, ils sont à l’origine de la dérive des sociétés humaines.

L’Europe a eu effectivement « peur de son ombre » comme les bébés quand ils la découvrent ! Pourtant l’ombre des aérosols volcaniques sur l’Europe s’était très vite diluée !

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de radio espérance, le texte étant repris sur gesta.over-blog .com. Bonne semaine à tous….

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 20:53

Prévision spéciale pour « la Doyenne » dimanche 25 avril 2010

 

   La doyenne des classiques cyclistes « Liège Bastogne Liège  se déroule dimanche dans les Ardennes belges.

Les conditions climatiques ont toutes les chances d’être favorables à la pratique du sport cycliste avec un envers : la météorologie ne contribuera pas la sélection dans le peloton.

Les températures seront agréables avec un maximum approchant 20° environ

Les hautes pressions rendent improbables la pluie sur la course. Une perturbation arrive bien de l’ouest mais il semble que ses pluies se déclencheront après l’arrivée

Un léger flux de sud modéré sévit pendant la course :

Il est globalement défavorable pendant  la première partie de la course en direction de Bastogne

Après le virage de Bastogne, le vent devient globalement favorable dans la seconde partie qui revient vers Liège. Toutefois le parcours est accidenté de multiples changements de directions pour relier les différentes côtes, difficultés qui jalonnent la fin de la Classique.

La vitesse des rafales du vent n’est pas suffisante pour imposer sa marque sur l’épreuve.

 

Enfin une course, cette année, où le rôle de la météorologie risque d’être faible.

 

Gérard Staron

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 09:03

Prévisions du 24 au 27 avril 2010

 

Notre région passe sous l’influence de hautes pressions qui prennent l’Europe en écharpe des Açores à la Russie.

Les instabilités orageuses en provenance de Méditerranée qui se développent en soirée s’essouffleront de jours en jours. Elles déposeront des précipitations sur les reliefs en particulier ceux du Mézenc au Pilat, mais les dépressions internes le long de la Loire et de l’Allier resteront bien sèches et verront seulement les nuages

Les températures évolueront peu. Les minimales poursuivent leur lente remontée, fini les gelées. Les maximales sont agréables mais sans excès avec un écart sensible entre les plateaux et les dépressions

Les vents seront modérés

Un temps qui ressemble à une situation orageuse d’été qui n’arrive pas à son terme autant pour les températures que les orages, soleil le matin puis développement nuageux et seulement quelques averses.

 

Samedi :

L’épisode pluvio-orageux de vendredi se termine, sa reprise en soirée est plus modérée que la veille avec quelques averses sur les reliefs en particulier du Mézenc au Pilat

Températures assez  agréables

Ciel couvert surtout autour du Pilat

 

Dimanche

Après une journée assez agréable, pour ses températures et son ensoleillement, une instabilité pluvio-orageuse se développe dans l’après-midi et en soirée. Elle n’est capable d’apporter des averses que sur les reliefs en particulier ceux du Mézenc au Pilat

Températures en hausse, douces le matin et assez chaudes l’après-midi

 

Lundi :

Les températures varient peu, assez agréables, douces le matin et assez chaudes dans l’après-midi

L’instabilité de fin de journée  est encore plus faible que les jours précédents. Elle se limite à des nuages et parait peu capable d’apporter des averses sauf sur quelques reliefs

Le mistral nait en vallée du Rhône sous l’influence de la dépression en Méditerranée

 

Mardi :

Journée assez ensoleillée

Peu de changements, températures agréables sans excès

L’instabilité de fin de journée est très limitée : des nuages surtout autour du Pilat

Le mistral continue en vallée du Rhône pour les mêmes raisons

 

 Un temps de mi-saison : après la disparition des dernières caractéristiques hivernales, les aspects estivaux tardent à s’établir. De quel côté  la situation météorologique va-t-elle basculer ? à suivre avec la prévision de mardi

 

Suit une prévision pour la Doyenne des classiques Liège Bastogne Liège de Dimanche

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 15:50

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres


Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Mois d’avril 2010 (11 au 22)

Minimum et maximum quotidien et leurs heures

Moyenne approchée  (min+max/2)

Moyenne vraie (toutes mesures)

 

 

date

min

heure

max

heure

moyenne

moy. vraie

11-avr-10

1,4

8:32

10,4

15:04

5,9

4,6

12-avr-10

-1,3

8:28

5,0

16:44

1,9

0,4

13-avr-10

-1,5

22:56

7,6

18:28

3,1

1,9

14-avr-10

-2,4

4:32

11,3

15:56

4,4

3,8

15-avr-10

-1,6

3:20

10,2

13:52

4,3

4,0

16-avr-10

1,7

7:18

12,2

16:50

7,0

5,4

17-avr-10

-1,0

7:08

15,8

16:16

7,4

6,9

18-avr-10

3,1

6:12

16,8

14:42

10,0

9,2

19-avr-10

3,8

5:44

17,7

16:10

10,8

10,6

20-avr-10

4,0

1:06

16,5

16:06

10,2

10,3

21-avr-10

4,2

6:34

18,6

14:16

11,4

11,4

22-avr-10

5,2

5:08

18,6

15:26

11,9

11,5

 

La fin de la seconde décade et de début de la troisième ont permis de relever la moyenne provisoire à 6,5°. Elle reste cependant inférieure de 1,8° (8,3°) à celle de l’an dernier même si elle n’est plus la plus froide depuis le début des observations (6,4° en 2008). Avril 2010 a toutes les chances d’être le 4ème mois consécutif de baisse des températures par rapport à 2009 !

Il faut ajouter 5 nouveaux jours de gel ce qui porte le total provisoire de la saison froide à 107.

 

Gérard Staron

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 16:48

Quelques éléments de phénologie de Saint Etienne (500 mètres)

 

Premières fleurs :                                                 

 

du prunier (Reine Claude)  7 avril

du Cerisier (Hedelfingen) 8 avril

du bigarreau ( Napoléon) 9 avril

du Mirabellier de Nancy  11 avril

 IMG00048

 

 

 

 

 

 

 

bigarreau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

du griottier 18 avril

du poirier ( arbre ancien) 18 avril

du pommier (reinette) 20 avril pommier

 

 

  Le pommier ( petite pommes golden acide ) et le cognassier n'ont pas encore fleuri

   

Signaler la stagnation de la croissance des végétaux dans la période fraîche entre les quelques jours de chaleur ( mardi 7 avril) et le retour de températures clémentes depuis le dernier week-end......

 

 

Gérard Staron

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 15:02

nuage is19-4

 

 

   Les images des satellites américains du 19 et du 20 transmises par Claude, à qui rien n'échappe dans le ciel, semblent montrer que le ciel français a été en grande partie nettoyé des particules du volcan islandais, même si elles sont invisibles directement .

 

Sur l'image du 19 à la mi-journée , à côté, deux informations intéressent:

 

---Le Volcan émet toujours des cendres ( trainées grises) que l'on distingue avec les panaches qui partent  de L'Islande et sont entrainés en direction de l'Ecosse par la perturbation située entre les deux.

 

---En France, une ligne d'orage en provenance du sud-ouest s'étire  des Alpes mancelles au Sud-ouest toulousain . Elle apporte un air atlantique différent qui nettoie progressivement le ciel des particules qui étaient arrivées antérieurement. En progressant sur le pays,  l'air nouveau chasse le précédent supposé infecté par les cendres volcaniques avec l'aide des orages . C'est pour cette raison que l'aéroport de Nantes  a pu être rouvert  avec ceux du sud !.

C'est bien la première fois que le transport aérien a pu aimer les orages et détester le beau temps anticyclonique .

 

Sur cette seconde image du 20 avril à la mi journée, toujours transmise par Claude, on peut mesurer l'évolution de la situation par rapport à la veille :

 

--- Le volcan Islandais n'émet plus ses cendres dans la même direction, elles partent vers le nord. D'autres régions vont recevoir  ses émissions et  l'Europe ne pourra être affectée par ces nouvelles particules qu'après un long parcours et une grande dispersion.

 

--- Les cendres émises la veille  sont descendues en même temps que la perturbation sur le Royaume Uni en particulier l'Ecosse et l'est de l'Angleterre stoppant à nouveau le trafic aérien sur ces régions. L'expansion maximale de cet air qui descend du nord se situe au niveau de deux arcs de nuages.:

celui de l'irlande à la mer du Nord

celui  de la Normandie au Danemark plus au sud

 

---Les orages de la veille ont traversé  la France d'ouest en est . les derniers nuages s'étirent du Lyonnais à l'Alsace. Jusqu'à proximité de la région parisienne, la plus grande partie du ciel  été nettoyée par l'air qui remonte du sud-ouest ce qui explique la reprise du trafic de nos aéroports en commençant par Lyon la veille au soir !

 

Gérard Staron

 

Naturellement  ce problème et ses enseignements seront le sujet de la prochaine chronique

 

04201202n19hvct

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 10:10

 

 

       

Prévisions du 20 au 23 avril 2010

 

    Le ciel hésite encore entre l’influence des flux de nord  qui descendent de moins en moins vers le sud et celle de l’air orageux qui remonte d’Espagne  pour nettoyer le ciel.

 

On devrait continuer à parler des cendres du volcan Islandais en Europe  mais la zone affectée devrait se décaler vers Le Royaume Uni, l’Allemagne et au-delà vers le nord-est  et  une large moitié sud–ouest jusqu’à une ligne  de la Manche aux Alpes devrait très vite ne plus être concernée

La situation est incertaine pour les températures, les gelées sur les plateaux se feront rares,  les maximales varieront beaucoup selon la place du soleil et de la couverture nuageuse mais un seuil de douceur  printanière est maintenant assuré !

La sécheresse continuera-t-elle ?  le Forez et le Velay seront les secteurs les plus sensibles aux remontées pluvio-orageuses de fin de journée

D’une façon générale  le temps hésite encore , et la prévision est plus difficile et des surprises ne sont pas impossibles  comme lors des derniers jours

 

Mardi :

Les cellules orageuses arrivées sur la région avec deux jours de retard lundi en soirée entrent en contact avec la perturbation de nord. Il en résulte des précipitations qui affectent surtout le Velay et le Forez

Températures fraiches de printemps, pas de gelées sur les plateaux, maximales en baisse sous les nuages

Le vent de nord et un mistral modéré en vallée du Rhône s’installent

 

Mercredi :

Un intermède de beau temps anticyclonique.

Sous le ciel dégagé quelques gelées matinales dans les cuvettes de moyenne altitudes très exposées du cœur du Massif central (les TAF trous à froid), mais dans la journée le soleil permet de remonter le thermomètre à des niveaux agréables

Vent de nord et mistral modérés

Risque pluvio-orageux faible

 

Jeudi :

La remontée de la situation orageuse espagnole apporte un temps lourd après des températures minimales basses  accompagnées de petites gelées sur les plateaux du cœur du Massif central.

Les nuages arrivent mais les précipitations attendent la nuit

Fin du mistral dans la journée

 

Vendredi :

La remontée orageuse de sud-ouest stagne  sur la région car elle entre en conflit avec de l’air en provenance du nord-est .

La journée est pluvio-orageuse sur l’ensemble de nos départements surtout sur le Forez en particulier autour du Pilat

Les températures minimales sont douces et les maximales en baisse sous les nuages

 

Pour le week-end, le ciel devrait enfin choisir son camp … vers l’été ? à confirmer le vendredi 23 avril

 

Gérard Staron

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 19:13

04181300n18hvctVoici la dernière image transmise par Claude ce dimanche vers 13 heures......

On voit l'Islande à lextrême nord avec le panache de cendres, blanc sâle, qui part vers le sud.

Plus au sud, le nuage est invisible, toutefois on peut établir son extension en liaison avec la limite méridionale du flux de nord qui descend vers l'Europe où il est repoussé par les masses instables qui remontent du sud

Le fameux nuage invisible est limité par les nuages que l'on distingue

---sur l'Atlantique

---sur les montagnes Pyrénéo Cantabriques

---sur les Alpes 

Il semble que cette image correspond au moment où les poussières en provenance de l'Islande connaissent le maximum de leur extension

Les nuages espagnols  continueront demain leur marche  vers le nord en franchissant les Pyrénées donc progressivement les particules en provenance de l'Islande seront repoussées vers le nord

Ceci devrait libérer peu à peu les aéroports européens sauf si l'union européenne se sert de ce nuage pour imposer des conditions idéologiques  aux  transports aériens très mal vus  par les temps qui courrent dans le cadre des théories en cours !

à suivre

Gérard Staron

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 13:43

 

     IL est difficile de ne pas évoquer les conséquences de la tempête Xinthia, la une de la semaine.

C’est un excellent exemple de la perversité des rapports entre la climatologie lors des catastrophes naturelles, l’administration des services de l’état chargés de leur gestion et de la protection des populations et le monde politique qui très souvent ne comprend rien aux problèmes techniques mais se doit de beaucoup parler, affirmer ou dénoncer, et  évolue au gré du vent.

Au lendemain de la catastrophe, on entendait une belle unanimité pour dénoncer l’habitat dangereux dans les zones de polders de la côte atlantique et un chœur politique  à l’unisson demander des mesures drastiques. Quelques semaines après, les conclusions sont présentées et provoquent toujours une très belle unanimité contres elles des habitants menacés mais aussi des politiques. Pauvre état, il était accusé de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour éviter la catastrophe, maintenant il constate un nouveau concert d’opposition contre ses décisions !  En matière de retournement de veste, toujours du bon côté, voilà un bel exemple.

Même si je n’ai parcouru ce secteur que deux fois, le géographe connaît assez bien cette région et l’étude des cartes des zones de marais et de polders surtout dans cette portion de la côte atlantique est un passage obligé pour qui a préparé aux concours nationaux des écoles d’ingénieurs agronomes. Ne comptez pas sur moi pour justifier le détail de chaque zone que je ne connais pas, ceci n’exclut pas quelques remarques de bon sens établies à partir de la connaissance du milieu géographique !

Outre le nombre important de maisons vouées à la démolition, 1500, je m’étonne qu’un diagnostic si rapide et définitif ait pu être émis si peu de temps après la catastrophe ! Ceci veut-il dire qu’il existait déjà dans les cartons des cartes ? Etaient-elles établies en fonction d’autres préoccupations de l’Etat, par exemple l’application de la Loi Littorale ?

Si une étude nouvelle a été menée à la suite de la dernière catastrophe, je souhaite en effet bien du plaisir à ceux qui ont dû établir des cartes des zones noires, rouges ou jaunes en raison de la perplexité du sujet !

Les zones de polders présentent en effet une dualité géographique qui n’est pas sans compliquer le problème. Ce sont des régions très attractives pour les activités humaines liées à la mer mais aussi très vulnérables.

 Les alluvions marines laissent des sols très fertiles, le bri, qui permettent une agriculture intensive dans le marais desséché. Les exploitations sont souvent été restructurées avec la création de très vastes parcelles mécanisées. Depuis la mise en valeur de ces zones à partir du XVIIème siècle, les bâtiments agricoles ont préféré s’installer sur les terres ce qui est à l’origine d’un habitat dispersé dans les zones basses proches du niveau de la mer. Plus on a conquis de nouveaux terrains sur l’océan au fil des siècles, plus cet habitat s’est développé sur des parcelles de plus en plus exposées aux tempêtes. C’est très net dans l’Anse de l’Aiguillon.

Ces côtes de l’atlantique concentrent une grande partie de l’ostréiculture  et de la mytiliculture française. Ces activités associent des parcs en mer et un habitat dispersé sur la côte avec des installations légères pour l’exploitation. Les maisons autrefois dans les anciens villages avec leurs ports se sont souvent dispersées en fonction du développement des activités

L’essor récent du tourisme a généré la construction de maisons en arrière du front de côte que ce soit des résidences principales ou secondaires. C’est un troisième type d’habitat dispersé qui s’étire le long de la côte ou un peu en arrière..

Dans mon analyse antérieure sur Xinthia, vous avez pu constater qu’entre la surcote, les grandes marées, la houle liée à la tempête, il fallait se trouver à une altitude d’au moins 7 mètres pour prétendre être à l’abri. Selon les cotes mentionnées sur les cartes au 1/25000 ème, la hauteur des digues dépasse très rarement 4 mètres quand elle ne se limite pas à deux mètres. Les secteurs les plus à l’abri sont ceux situés derrière le cordon littoral dunaire souvent fixé par des forêts de pin maritime au sud en Charente maritime ou de feuillus en Vendée, mais ces dunes rétrécissent en largeur et baissent en altitude au sud de la Tranche sur mer et le point culminant de ce cordon sur la Faute sur mer atteint 9 mètres.

Le nombre d’habitations susceptibles d’être inondées par une tempête généralisée en concordance avec une grande marée est très supérieur aux 15000 destructions annoncées dans cette région. Si l’on veut s’en tenir au principe de précaution à la française, ce sont des communes entières qu’il faut raser ! C’est la totalité de la vie économique et sociale des marais qui est menacé.

Les services de l’état ont tenté de séparer le risque mortel de celui qui peut paraître acceptable et cette distinction est très délicate :

D’abord les maisons très basses des marais, souvent à un seul niveau, présentent un type d’habitat susceptible d’aggraver les risques en cas d’inondation puisqu’il n’est pas possible de s’abriter à l’étage.

Ensuite les constructions ont modifié la topographie des lieux, certains ont surélevé leur maison dans les zones les plus exposées alors que d’autres les ont surbaissées dans des secteurs moins risqués ce qui explique des incompréhensions.

Enfin les variations d’altitudes sont infimes dans ces marais, les aspects topographiques qui peuvent conduire les flux destructeurs vers tel ou tel lieux sont difficiles à appréhender. Quels repères de hauteurs faut-il retenir quand l’ensemble est quasiment au même niveau ?

 Distinguer des zones noires, rouges jaunes ressemble étrangement aux méthodes utilisées pour établir les zones inondables le long des cours d’eaux, or les mécanismes hydrologiques sont très différents. Il n’est déjà pas si facile d’établir différents niveaux de danger le long d’une rivière surtout en milieu urbain, essayer de distinguer des différences sur des zones homogènes par l’altitude est une gageure.  Une telle méthode ne peut que provoquer des réactions et des incompréhensions vis-à-vis de ce zonage. Le nombre important d’habitations supposées à détruire indique les difficultés rencontrées pour différencier des secteurs homogènes. La question se pose en des termes différents, tel ou tel polder ou marais doit –il être abandonné en totalité ou non par les hommes ?

Ces polders ont été conquis au fil des siècles. Dans le marais poitevin du 12ème au XVIIème siècle les gains sur l’océan ont été de 10 ha par an en moyenne, jusqu’au XIXème siècle ils ont été portés à 25 ha par an, jusqu’à ces dernières années on a colonisé en moyenne plus de 30 ha nouveau par an. Faut-il à cause d’une tempête renoncer à la mise en valeur de zones entières ou prendre les mesures de protection par des aménagements hydrauliques adaptés ?

Qu’est-ce qui risque de coûter le plus cher à la société, la destruction  d’habitations ou la construction de moyens adaptés à leur protection ?

Lors de la tempête de février 1953 en Zélande, les néerlandais ont été confrontés à ce problème. Les dégâts humains et matériels étaient infiniment plus graves que ceux de Xinthia.  Ils n’ont pas abandonné la Zélande, ils ont choisi les investissements colossaux du plan Delta ? ils n’avaient pas le choix en raison du manque d’espace dans leur pays et d’une densité de population très forte.                            
 Contrairement aux Pays bas, les polders représentent chez nous un espace marginal du pays, souvent ancien et mal entretenu, la France peut-elle se permettre le luxe d’abandonner des zones entières que leurs habitants  ont mis si longtemps à aménager, mais dont Xynthia a montré le caractère obsolète de la protection ?

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de radio espérance, texte repris sur gesta.over-blog.com. Bonne semaine.

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 19:52

nuage islandais

Le nuage du volcan islandais

 

  Claude à qui rien n’échappe dans le ciel, m’a envoyé  cette image  qui permet de comprendre  comment le nuage de particules du volcan Islandais nous est parvenu

Le nuage lui-même est très difficile à repérer sur l’image.

Sur l’Islande au nord, on distingue une zone très noire oblongue dans l’est de l’île qui correspond très probablement au volcan. Les zones chaudes apparaissent toujours en noir sur les images de satellite.

Le panache qui s’échappe semble très faible au moment de l’image mais dans le prolongement vers l’est, on distingue un gros panache  qui pourrait bien correspondre aux particules émises dans les heures précédentes mélangées à des nuages plus classiques.

Depuis plusieurs jours, un anticyclone est centré sur le Royaume Uni, les particules contournent par l’est cette masse où le ciel est particulièrement clair

--- A partir de l’Islande, tout part vers l’est en direction de la Scandinavie

--- Ensuite  l’air descend vers le sud et arrive sur la France par le nord

On distingue  deux arcs nuageux qui descendent vers le sud :

---Le premier s’étire du nord de la France à la Pologne

---Le second du plateau de Langres à la Bavière

Il est difficile de repérer le nuage de particules dans ces ensembles ; Est ces petits points blancs que l’on distingue  sur le Benelux et l’Allemagne du nord ?

Gérard Staron

 

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