Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 18:06

Quand un ballon du Lycée Lalande de Bourg en Bresse  vient se perdre en Haute Loire entre Dunières et Montregard après avoir fait un petit tour au dessus de Saint Etienne, le vendredi 21 mai  en début d’après-midi !

En plus il a été récupéré par Claude et son équipe de chasseurs de ballons à qui rien n’échappe de ce qui se passe dans le ciel et qui m’a envoyé ce document avec des photos de l’engin au moment de sa réception !

Ceux qui connaissent mes amitiés de plus de 30 ans risquent de bien s’amuser de ces hasards !

 BALLON BOURG COUPE

Ce document est aussi très intéressant par la trajectoire du ballon à proximité du Pilat en comparant avec la situation  météorologique au sol, et celle en altitude au niveau de la surface des 500 hpa  ou au moyen du radio sondage de Payerne !

Au départ, le ballon est entrainé par le vent de nord-est  dans les basses couches de l’atmosphère entre l’anticyclone centré sur la Grande Bretagne et la dépression située sur le sud de la botte  italienne

Très vite il prend une direction de plein nord canalisée par le sillon rhodanien, mais aussi en liaison avec le flux de même direction visible dans la partie supérieure de la troposphère. Les vitesses de nord atteignent 30 nœuds à Marseille comme à Genève au niveau de la surface des 500 hpa vers 5760 mètres ce jour là sur la région.

Arrivant au dessus du défilé de Vienne, se produit la surprise de la trajectoire. En atteignant des altitudes supérieures à celle de la tropopause  qui se situe vendredi vers 11 kilomètres d’altitude, le ballon prend une trajectoire de plein est  pour passer au dessus du Collet de Doizieux et rejoindre l’agglomération stéphanoise  où il éclate entre Saint Chamond et le nord de la préfecture de La Loire à une altitude de l’ordre de 30 kilomètres. Un flux d’est dans la stratosphère !

Dans sa descente, il prend à nouveau une trajectoire de nord plus conforme avec les courants météorologiques des basses couches de l’atmosphère de ce vendredi. Il termine sa course un peu au dessus de la cité de Dunières.

Une visite très surprenante!

Félicitations aux collègues de Lalande !

Gérard Staron

Partager cet article
Repost0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 11:57

Prévision du 25 au 28 mai 2010

 

L’anticyclone s’est retiré.

Il laisse la place au sud-ouest à des remontées orageuses en provenance de la Péninsule Ibérique et au nord à une nouvelle descente arctique.

Le ciel s’anime à nouveau sur notre pays avec des conséquences retardées sur nos départements.

Les orages laissent terminer tranquillement le week-end de Pentecôte, ils arrivent en force en France à partir de mardi, mais seront surtout sensibles chez nous à partir de mercredi. Après des matinées ensoleillées, le ciel se couvre à partir du sud-ouest jusqu’au déclenchement de la pluie.

Les températures  attendent pour baisser le déclenchement des précipitations. Les minimales restent basses sur les plateaux du cœur du Massif central. Les maximales attendent un peu pour s’effondrer.

Pour le vent, signaler un flux de sud avant l’arrivée des pluies et des rafales tourbillonnantes parfois violentes sous les orages.

 

Lundi de Pentecôte : le ciel accorde un répit avant la dégradation, belle journée. Les cumulus qui se développent après la mi-journée semblent peu dangereux sauf averse sur les reliefs comme dimanche.

 

Mardi :

L’axe orageux principal passe au nord de notre région. En avant-garde,  des cellules isolées se développent en soirée  sur les reliefs.

Les températures restent élevées, en particulier un flux de sud avant les orages provoque une bouffée de chaleur dans les dépressions de la Loire et de l’Allier.

 

Mercredi

La trajectoire pluvio-orageuse traverse de plein fouet nos départements et dépose des précipitations substantielles. En soirée elles sont très fortes du Mézenc au Pilat.

Si les températures minimales restent douces avec un vent de sud, le matin, les températures maximales commencent une forte baisse sous un ciel très couvert dans la journée

 

Jeudi :

Les nouvelles précipitations sont plus faibles, plus fraîches et moins orageuses, sous un ciel très couvert.

Les températures approchent le zéro le matin sur les plateaux du cœur du Massif central, et ne montent pas dans la journée pour des niveaux très frais pour la saison.

Vent faible sauf sous les précipitations pluvio-orageuses.

 

Vendredi :

De nouvelles cellules pluvio-orageuses  sont susceptibles d’affecter les montagnes en soirée. Le risque est faible dans les dépressions.

Les températures sont contrastées, très faibles le matin avec un petit risque de gelées dans les cuvettes de moyenne altitude du cœur du Massif central, elles remontent sensiblement dans la journée

Vent faible

 

Le prochain week-end risque d’être médiocre, une nouvelle descente d’origine arctique nous atteindrait ! (À confirmer par la prévision de vendredi)   Gérard Staron

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 20:53

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres


Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Mois de mai 2010 (10 au 23)

Minimum et maximum quotidien et leurs heures

Moyenne approchée  (min+max/2)

Moyenne vraie (toutes mesures)

 

date

min

heure

max

heure

moyenne

moy. vraie

10-mai-10

5,9

6:14

14,9

12:38

10,4

9,8

11-mai-10

6,4

7:42

14,6

16:50

10,5

9,0

12-mai-10

4,3

6:48

12,1

11:58

8,2

6,6

13-mai-10

3,0

7:34

4,8

11:28

3,9

3,9

14-mai-10

1,6

11:22

4,5

17:58

3,1

3,0

15-mai-10

1,8

6:56

5,3

15:04

3,6

2,8

16-mai-10

1,6

6:32

11,0

14:58

6,3

5,6

17-mai-10

1,5

6:28

11,5

14:52

6,5

6,3

18-mai-10

3,1

3:24

13,9

15:38

8,5

7,7

19-mai-10

2,4

6:30

11,7

14:26

7,1

6,8

20-mai-10

2,9

4:26

13,3

17:06

8,1

8,2

21-mai-10

6,5

4:36

17,1

17:12

11,8

11,2

22-mai-10

6,3

3:52

19,0

17:18

12,7

12,2

23-mai-10

6,6

5:46

21,8

14:40

14,2

13,7

 

La remontée des températures depuis le week-end calamiteux de l’ascension est très lente, ce n’est que le 21 que les températures sont enfin devenues digne de la saison. Les maximales ont réagi mais les minimales restent fraîches.

La moyenne provisoire sur 23 jours arrive péniblement à 7,1° et ce mois est déjà assuré d’être mai le plus froid depuis l’enregistrement des températures sur le site et le 5ème consécutif de baisse par rapport à l’an dernier  !

Il faudrait des moyennes de 24° et 31,5° sur les derniers jours pour rattraper le retard sur le plus froid (11,5°)  et sur 2009 (13,4°) !

 

Gérard Staron

 

Partager cet article
Repost0
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 19:21

 

          Le mauvais temps tenace s’est déplacé chez les autres. Chez nous il s’est contenté de pourrir le seul pont de mai pour l’Ascension, ailleurs les conséquences sont parfois plus graves, mais elles ont été occultés par les médias français.

          Dans le domaine sportif, la pluie diluvienne a profondément affecté le Tour d’Italie dans la partie centrale du pays. Après avoir connu un temps venteux et des bordures aux Pays bas, le Giro est noyé sous la pluie après avoir rejoint le sol national. Quatre étapes ont été copieusement arrosées sous des températures sans rapport avec le climat Toscan ou Romain de mai.

           Pendant, l’étape de Toscane arrivant à Montalcino, le 15 mai, la pluie a augmenté son impact   sur la course en l’association à un parcours présentant des chemins en terre. Tous les observateurs ont signalé une étape dantesque.

Le lendemain, 16 mai, le premier rendez-vous en montagne est escamoté sous un ciel flamand associant brouillard et pluie.

           Le 17 mai, entre Latium et Campanie, de nouvelles pluies diluviennes cassent le peloton en de multiples groupes

           Enfin le 19 mai en direction de l’Aquila, la pluie et le froid provoquent un tremblement de terre sur le classement général après le véritable dévastateur de l’an dernier.

          La pluie sur le Tour d’Italie est habituelle. Nous avions signalé moult sprints arrosés dans « Conditions climatiques et compétitions cyclistes », notre ouvrage de 2007 avec Jean-Paul Bourgier. Le Giro avait été copieusement rincé en 2008, illustré d’un article dans la revue « Coups de pédales ». Je signalais dans la précédente chronique que certaines régions du littoral méditerranéen de la botte connaissent leur maximum pluviométrique en mai. Cette année on est passé à un déluge. Les ennuis climatiques ne sont peut-être pas terminés car il reste beaucoup d’occasions de pluies et la neige des Alpes, un obstacle habituel pour la dernière semaine de l’épreuve cycliste italienne !

Au même moment, dans le sud de la Pologne, les débordements de la Vistule provoquent 6 morts ( 9 en dernière minute) et des dégâts importants dans les régions de Silésie, Basses Carpathes, Opole , Ste Croix et Cracovie.

         La Capitale du sud de la Pologne est particulièrement affectée, mais aussi les petites villes de Sandomiez, Bielsko-Biala, et même l’ancien camp de concentration d’Auchwitz. On ne compte pas les digues qui ont cédé et les évacuations corrélatives des populations. L’événement semble d’importance, même si les médias français n’en ont soufflé mot. Mardi soir, à Cracovie, le niveau de la Vistule était monté de plus de 8 mètres, plus de 80 cm au dessus de la dernière grande crue de 1997, qui avait beaucoup plus touché le fleuve voisin l’Oder. Le débit maximum atteint 6000 m3s (voir article sur le blog).

 

Pourquoi votre climatologue a-t-il relié deux événements si différents, par leur nature, mais aussi par leur éloignement géographique ?

 

          La situation atmosphérique assure le lien entre les deux avec une répétition décalée vers l’est des intempéries qui nous ont concerné depuis le début du mois de mai.

        Je vous expliquais les dernières semaines que des descentes arctiques sur le proche atlantique arrivaient au niveau de l’Espagne avec les cendres volcaniques islandaises. Cet air froid provoquait une réaction de la Méditerranée, il se chargeait en humidité, remontait ensuite vers le nord pour atteindre la France. Rentrant à nouveau en contact avec le froid en atteignant l’est du Massif central et les Pyrénées, ceci a provoqué pluie, neige en altitude, ciel couvert et températures très basses. Ceux qui ont subi le week-end de l’Ascension, surtout en Haute Loire ont pu apprécier ce temps pourri.

Ital pol déluge2

Depuis vendredi 14 mai, ce mécanisme a été décalé vers l’est. La nouvelle descente froide s’est effectuée selon une trajectoire du Groenland  au golfe de Gènes en traversant la France. Arrivant sur la mer Tyrrhénienne le samedi, elle se charge en humidité et dépose un premier paquet sur l’Italie centrale entre la Toscane et le latium. Sur les crêtes de l’Apennin les précipitations dépassent 100 mm. Ce jour là, le Giro a reçu la chute lorsqu’il roulait sur des chemins en terre gorgés d’eau pour une première étape dantesque.

Tant que l’air froid arrive sur le golfe de Gènes, il se recharge en humidité qui se dépose ensuite sur les mêmes régions. La persistance de la situation atmosphérique provoque le prolongement des pluies jusqu’au comblement de la dépression. C’est ainsi que les pluies se poursuivent sur la Course avec leur lot de chute et de rebondissement, le lendemain vers le Terminillo, le surlendemain vers Cava de Tirreni et enfin mercredi 19 vers l’Aquila. La course n’a connu qu’un seul répit lorsqu’elle est sortie de la zone de la perturbation vers le sud, sur le versant Adriatique en direction de Bitonto dans les Pouilles.

 

Comment les masses pluvieuses ont-elles atteint le sud de la Pologne ?

 

      Comme depuis le début du mois pour notre pays, les masses pluvieuses remontent selon une trajectoire de sud-ouest.. A partir de l’Italie, les pluies ont suivi une même trajectoire de sud-ouest décalée d’un millier de kilomètres vers l’est.

        Les masses pluvieuses se rechargent à nouveau en humidité sur le nord de la mer Adriatique. Jusqu’au 16 mai, elles abordent ensuite les côtes de la Croatie et progressent dans l’ouest de la plaine Hongroise et atteignent ensuite le versant méridional des Carpates  slovaques. Des pluies s’égarent d’un côté sur le Pinde et de l’autre avec de la neige sur les Alpes où l’enneigement atteint un second maximum à la mi mai avec 3,11 m à Santis.

A partir du 18, les fortes pluies suivent toujours le même axe de pénétration. Elles atteignent, les chaînes des Tatras et des Beskides et y déposent des quantités supérieures à 100 mm, jusqu’à 300 mm en 4 jours sur les sommets avec 50 cm de neige fraîche.  Les précipitations sont alors réactivées à ce niveau car elles rencontrent à nouveau l’air très froid qui descend  des régions arctiques. Elles n’iront pas plus loin vers le nord, les totaux s’effondrent en direction de la Plaine d’Allemagne du nord en raison de ce blocage mais aussi dans la descente des massifs montagneux du sud du Pays. Varsovie est peu arrosé.

         A partir du 19, les pluies sont déviées en direction de l’Allemagne selon un axe qui s’étire de la plaine du Rhin à la région de Berlin.

       Ce mauvais temps dans l’Europe centrale de L’Italie à la Pologne est la répétition décalée vers l’est de celui que nous avons connu du début du mois au week-end de l’Ascension. On retrouve le même mécanisme, la descente froide en provenance des régions arctiques qui atteint une mer chaude la Méditerranée. La réaction de cette dernière s’effectue par une très forte recharge en humidité qui se déverse en remontant vers le nord, une première fois sur le littoral le plus près, cette fois l’Italie centrale, et une deuxième fois quand sa progression est bloquée par l’air froid que la pluie rencontre à nouveau en remontant, ici sur les montagnes du sud de la Pologne.

         L’anticyclone des Açores qui a poussé dans notre direction à la fin du pont de l’Ascension a tout décalé vers l’est et a renvoyé vers les voisins les calamités climatiques que le ciel nous réservait depuis le début du mois !

Les pluies de Pologne semblent de même importance quantitative que celles qui ont précédé chez nous, 140 mm à Cracovie. Deux différences expliquent qu’elles aient provoqué des inondations en Pologne et rien en France. Elles sont tombées en 96 heures alors qu’elles se sont étalées sur 15 jours chez nous. L’humidité du sol était différente, elles surviennent en France après un hiver et surtout un mois d’avril très sec ce qui a provoqué un arrosage salutaire pour les cultures et la ressource en eau alors qu’en Pologne elles arrivent à la fin du dégel de l’hiver en pays continental, sur un sol saturé.

 

Gérard Staron vous donne rendez vous la semaine prochaine sur les ondes de radio espérance, le texte étant repris sur mon blog: gesta.over-blog .com

 

Bonne semaine

Partager cet article
Repost0
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 13:48

Inondations importantes en Pologne

 

            Voici quelques documents concernant un événement qui a été totalement oublié par les médias français en dépit de dégâts importants et de 6 morts !

             Les pluies remontant du sud-ouest ont buté sur les Carpathes qui ont reçu les totaux de précipitations les plus importants aux confins de la Tchéquie , de la Slovaquie et de la Pologne du sud.

 

                                                                                                                                                                                                                                     

inondations pologne

La vistule est le fleuve le plus affecté en raison de son cours amont parallèle aux montagnes qui ont reçu les pluies les plus importantes avec

un débit maximum de 6000 m3S pour une hauteur de 8,40 m environ à Sandomierz   ( voir graphique ci dessous) et de 2300 m3s à Krakow-Bielany en amont pour une hauteur semblable.

 

 

 

 

 

Les régions voisines de Tchéquie à Bohumin et de Slovaquie à Trébisov ont été moins affectées ainsi que le cours de l'Oder qui part des mêmes régions en direction du nord-ouest..

 

 

 

Une étude plus complète de la situation météorologique qui a affecté aussi l'italie centrale parait demain sur ce blog avec la chronique N°788 de Radio Espérance

Partager cet article
Repost0
20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:40

Prévisions pour le week-end de Pentecôte :

 

         L’anticyclone centré sur la mer du nord  commence son retrait progressif en direction de l’Atlantique.

Ce week-end n’a pas de peine à être plus beau que le précédent

La protection des hautes pressions rend le risque de précipitations inexistant jusqu’au moment où commencent à se développer des cellules pluvio-orageuses de sud –ouest en fin de journée . Limitées à quelques averses  au sud de la Haute Loire au début, elles prennent de l’importance et s’étendent au fil des jours surtout sur le Velay et le Forez

Les effets de l’ensoleillement continuent à remonter les températures  mais le mécanisme est plus lent chez nous qu’ailleurs en France et surtout un très gros écart continue entre des plateaux encore très frais et des dépressions qui se réchauffent plus vite.

Le vent de nord se termine progressivement, il maintient des nuages sur les versants nord et  le mistral en vallée du Rhône

 

Vendredi :

Temps assez agréable

L’influence de l’anticyclone  est dominante avec un temps ensoleillé sauf des nuages du Pilat au Beaujolais avec la marge de la perturbation d’Europe centrale

Les températures continuent une lente hausse car le vent du nord maintient  une relative fraîcheur surtout sur les plateaux.

 

Samedi :

Le temps anticyclonique ensoleillé prédomine encore

Les températures agréables continuent leur hausse surtout dans les dépressions qui se réchauffent plus vite.

Vent du nord et mistral en vallée du Rhône finissant

En fin de journée les premières cellules orageuses remontent du sud ouest à partir des Cévennes et sont susceptibles de déborder  sur le sud de la Haute Loire

 

Dimanche

Une nouvelle journée agréable assez ensoleillée et chaude

Les températures varient peu par rapport à la veille

Toutefois les petites cellules orageuses qui remontent du sud-ouest  s’étendent un peu plus que la veille sur la Haute Loire  en fin de journée et elles peuvent atteindre le Pilat en soirée.

 

Lundi :

La journée semble commencer de façon assez agréable mais en fin de journée la situation orageuse prend une importance plus grande que les jours précédents. L’ensemble de nos départements, surtout le Velay et le Forez  peuvent être affectés par des précipitations et phénomènes électriques dont l’extension est très inégale.

Les températures augmentent encore un peu et deviennent lourdes.

Vents tourbillonnants sous les orages .

 

Une nouvelle descente de nord apportant un peu de piment, le temps de la semaine prochaine sera moins agréable : à confirmer par la nouvelle prévision de Lundi

 

Gérard Staron

Partager cet article
Repost0
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 17:19

Après le reportage sur l’eau potable sur FR3 !

 

     Il est facile de s’en prendre  à quelques maires ruraux, à quelques représentants des services de l’Etat ou à quelques trusts de la distribution d’eau qui se sont défendus de façon très maladroite quand leur eau dépasse les seuils de potabilité, souvent européens, dans certaines zones. !

    On a assisté à une belle exhibition de démagogie et un beau mélange peu scientifique sur les problèmes de la qualité de  l’eau potable

 

     Il faut distinguer :

-Les pollutions de la ressource naturelles avec les problèmes des nitrates et de pesticides qui affectent les nappes phréatiques dans les régions de grande agriculture.

Pour cette pollution, seul le cas des plateaux céréaliers du Bassin Parisien  a été évoqué. Les engrais azotés et les pesticides se sont infiltrés jusqu’aux nappes phréatiques profondes en particulier celle de Beauce dont la teneur en nitrates flirte avec les 50 mg par litres.

 

-Le cas des nitrates provoqués par les lisiers des élevages intensifs de la Bretagne sur les rivières et des nappes plus superficielles en terrain granitique n’a pas été évoqué. C’est pourtant là que la première ville a été condamnée pour sa trop grande teneur en nitrates : Guingamp. Ce fait, comme les teneurs en nitrates bien plus fortes de la  Bretagne en raison de ses nappes peu profondes donc plus facilement atteintes, a été totalement occulté

Pour les nitrates il y a deux seuils de potabilité :

Moins de 50 mg par litre pour les femmes enceintes et les nourrissons

100 mg par litres pour l’ensemble de la population !

Dans ce cas  la seule ressource de ces communes correspond à une eau qui dépasse le plus bas des seuils et la difficulté est très grande pour régler le problème.

 

-Par ailleurs, les eaux en provenance de sources et  de surface.

 Les ruisseaux et rivières présentent des risques plus grands pour rendre l’eau potable  surtout en cas de crues où  l’eau se charge de particules en suspension qui gênent son aspect et sa couleur.

 

Il est nécessaire de protéger en amont les captages par des espaces naturels souvent forestiers.

Dans ce dernier cas, les communes des régions cristallines ajoutent un traitement à l’aluminium. La pollution ne provient pas de la ressource mais des traitements effectués pour modifier l’aspect de l’eau. Un comble !

Le radon est un gaz radioactif que l’on trouve naturellement dans les régions cristallines.  L’émission a entretenu à souhait la confusion entre radioactivité naturelle du radon et celle bien plus artificielle du nucléaire.

De très nombreux aspects  n’ont pas été évoqués, par exemple le problème du calcaire, ou de façon bizarre. L’éloge des eaux de Paris m’a paru très surrévalué quand on sait d’où  notre capitale tire son eau.

Une émission qui ne facilitera probablement pas la limpidité  du problème de la qualité de l’eau, très réel dans certaines régions du pays

 

Gérard Staron

Partager cet article
Repost0
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 11:10

Ascension 10

 

Il n'a pas seulement plu pendant le pont de l'Ascension en Haute Loire..

Les Saints de Glace ont joué les prolongations !

Voici les températures extraites de mon hobo de Montregard (43)

Le minimum de la journée baisse de façon constante pendant toute la semaine. A partir du jeudi de l'Ascension, il s'approche de zéro pour y rester jusqu'au dimanche.... Au début on se trouve dans de l'air arctique à l'origine qui a été radouci ensuite par la Méditerranée puis à partir de vendredi, on se trouve dans l'air froid qui descend directement des hautes latitude.

La permanence des précipitations et d'une très forte humidité avec un couvercle nuageux et un brouillard tenace toute la journée empêchent toute remontée dirune des températures en l'absence du soleil!

C'était pourtant cette année le seul pont du mois de mai ! un ciel "atouristique"

La température moyenne provisoire du mois à la mi-mai reste encore à 5,9° avec un retard de 6 à 8° impossible à rattraper par rapport à une température normale. Mai sera le 5 ème mois consécutif de baisse des températures par rapport à l'an dernier.

 

Gérard Staron

 

Partager cet article
Repost0
16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 13:18

Prévisions du 17 au 20 mai 2010

 

    Le retour de l’anticyclone s’effectue progressivement à partir de lundi Il s’installe sur la Bretagne et cette position permet le maintien de flux de nord ou nord-est attiré par la dépression du golfe de Gènes.

Les précipitations disparaissent peu à peu, mais le retour du soleil est freiné par l’humidité ambiante et le maintien  de nébulosité sur les versants septentrionaux du Massif central.

La remontée des températures est aussi ralentie. De petites gelées surtout blanches sont encore possibles dans les cuvettes d’altitude moyenne de la partie auvergnate. Les maximales ne retrouvent que très progressivement le niveau de la saison.

Le vent du nord provoque le mistral dans la vallée du Rhône. Sa vitesse assez forte dans l’après-midi baisse pendant la nuit et la matinée.

 

Lundi :

Dernier jour où le risque de précipitations faibles est encore significatif aux extrémités de la région : montagnes volcaniques auvergnates, et axe du haut Beaujolais au Pilat.

Les températures sont très fraîches, sans risque important de gelées et un gros écart dans la journée entre les plateaux et montagnes ennuagés et les dépressions plus ensoleillées

Mistral assez fort dans l’après-midi

 

Mardi :

Le risque de précipitations est très faible.

Les températures sont contrastées entre de petites gelées possibles le matin sur les plateaux du cœur du Massif central, surtout dans la partie auvergnate, et une légère hausse des maximales avec un gros écart selon l’altitude.

Toujours du mistral assez fort dans l’après-midi.

 

Mercredi :

Peu de changement par rapport à la veille :

Pas de précipitation.

Mistral assez fort dans l’après-midi

Légère hausse des températures avec un écart très important entre le matin, petites gelées possibles dans les cuvettes de moyenne altitude du cœur du Massif central, et l’après-midi avec un peu plus de soleil surtout dans les dépressions.

 

Jeudi :

Une tendance identique se poursuit :

Pas de précipitations sauf un risque en fin de journée en provenance du nord-est.

Légère hausse des températures, fin des gelées et maximales enfin proches du niveau de saison

Toujours du mistral mais plus modéré.

 

Nous sortons peu à peu du mauvais temps de la première moitié du mois.

Probablement définitivement pour les températures ! (à confirmer par la prévision de jeudi)

 

Gérard Staron

 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 16:16

 

     Après un mois d’avril particulièrement sec, dans la région Centre-est avec une période consécutive de 22 jours sans précipitation, Mai inverse la tendance et déverse une masse pluvieuse qui sera salutaire pour reconstituer la ressource en eau tant qu’elle n’atteindra pas des excès possibles en cette saison. Les inondations de printemps ayant laissé des souvenirs désagréables en 1983, 1986 et 1977.

    La situation de cette année montre que la reconstitution de la ressource en eau pendant la saison froide a été nettement inférieure à celle d’une année moyenne. Le Forez en particulier la Plaine et la retombée méridionale des monts ont été très concernés. La reconstitution de la réserve du sol qui était terminée presque partout à la fin de novembre 2009, n’a été complète qu’en janvier et même février dans la partie la plus à l’abri de l’ouest de la Plaine du Forez. Les régions de montagne ont connu un surplus hydrologique globalement inférieur d’une centaine de millimètres à celle d’une année normale. Le mois d’avril a apporté le point d’orgue de cette évolution sèche.

    Depuis le 1er mai pour le calendrier civil ou le 30 avril pour les mesures météorologiques, des vagues pluvieuses ont déferlé sur les mêmes régions. J’ai relevé une centaine de millimètres à Saint Etienne pour la première décade. Les régions les plus arrosées en France correspondent au Bassin Aquitain avec 87 mm à Toulouse et 88 mm à Auch, aux dépressions de l’est du Massif central.  Les Limagnes ont reçu 80 mm à Clermont, le bassin du Puy 92 mm. Dans une moindre mesure les couloirs du Rhône et de la Saône ont été très arrosés. Cet arrosage continue encore !

    Cette répartition géographique n’a rien d’extraordinaire en France puisqu’il s’agit des régions qui présentent un maximum pluviométrique en mai. Elles correspondent à l’ensemble des dépressions et bassins situés entre les Montagnes qui s’étirent du Bassin Aquitain, aux plaines de l’Europe centrale, au point que certains avaient dans le passé qualifié ce climat de « danubien ». Ces régions encastrées entre les montagnes et les zones de climat océanique au nord et Méditerranéen au sud comprennent, outre le bassin Aquitain, les dépressions de la Loire et de l’Allier dans le nord est du Massif central, un partie du couloir séquano-rhodanien de la Bourgogne au défilé de Vienne, la plaine du Pô entre les Alpes et l’Apennin et enfin les plaines danubiennes dans leurs composantes hongroises ou roumaines. Ce maximum pluviométrique est d’une énorme variabilité. Par exemple à Saint Etienne Bouthéon, les précipitations s’étalent de 17 mm en 1996 à 230 mm en 1983, record mensuel depuis la seconde guerre mondiale,  avec un rapport de 1 à 14 entre les années extrêmes. Ce contraste énorme doit être relié à la caractéristique de ces précipitations. En 2010, Mai a déjà, en grande partie, justifié son rôle de maximum  pluviométrique.

    Les types de temps qui correspondent sont hybrides. Il s’agit de perturbations de sud-ouest, ni franchement méditerranéennes comme les pluies cévenoles d’automne, ni nettement océaniques, ni vraiment des orages continentaux d’été, pourtant c’est un peu de tout cela.

    Ces pluies de mai proviennent du sud-ouest, à l’origine ce sont souvent des perturbations océaniques qui descendent à une latitude très basse et qui progressent depuis l’Espagne ou le golfe de Gascogne. Vous en avez une illustration récente avec la descente de l’air arctique grossie des fameuses cendres du volcan islandais jusqu’en Espagne et même jusqu’au Maroc.  Les perturbations arrivent ensuite vers nous. Ces précipitations ont l’allure de pluies océaniques mais il ne s’agit pas de véritables perturbations de sud-ouest comme elles pullulent pendant toute la saison hivernale sur les appendices de l’Europe de l’ouest

    L’influence méditerranéenne est aussi très présente dans ces précipitations. Une grande partie des régions littorales du Levant espagnol à l’Italie connaît aussi une pluviométrie très importante en mai, parfois même ce mois dispute le maximum pluviométrique à ceux de l’automne. Quand l’air froid atteint la Grande Bleue, une dépression s’installe sur la mer tiède, les masses nuageuses et pluvieuses se forment et remontent ensuite en direction de notre pays. Ceci correspond en grande partie aux pluies qui se sont succédées du 1er au 6 mai 2010 et dont j’ai décrit la situation dans la précédente chronique. Toutefois en cette saison, la Méditerranée n’est pas assez réchauffée pour que ce phénomène prenne l’importance de l’automne où les eaux marines sont très chaudes après l’été. Surtout les pluies présentent une intensité bien plus faible.

    Ces précipitations s’accompagnent parfois de phénomènes électriques dans une ambiance humide et moite qui augmente en cours de journée jusqu’au déclenchement de l’averse dans l’après-midi ou en soirée. La chaleur du soleil qui s’accumule au sol lors d’un mois qui présente parfois des caractéristiques estivales, la présence de gouttes froides en altitude comme cette année contribuent à exacerber l’instabilité de l’atmosphère, pendant mai, il est rare que ce phénomène de convection à l’origine des orages prédomine, comme on le constate en juillet ou en août. Dans les pluies depuis le début du mois, il y a eu ici ou là quelques coup de tonnerre mais ce n’est pas l’élément dominant.

    Par contre les pluies de printemps sont souvent répétitives, c’est d’ailleurs la condition pour qu’elles provoquent des crues de rivières. Cette année les abats de la première vague du 1er au 6 mai n’ont pas fait bouger les rivières car l’eau a servi a humecter le sol, à reconstituer les réserves de toutes sortes, barrages comme nappes phréatiques, bien faibles auparavant. Plus les pluies quotidiennes continuent, plus la part du ruissellement vers les rivières prend de l’importance dans l’écoulement. La seconde vague de pluies du 10 et du 11 a d’ailleurs commencé à faire monter quelques cours d’eau. L’Ardèche a atteint près de 4 m à Vallon Pont d’Arc. L’Eyrieux, le Doux, la Cance ont connu une intumescence. La réaction de la Loire est encore négligeable. C’est pour cette raison que j’ai déjà mis discrètement dans mes prévisions une mention concernant l’esquisse d’un début de risque d’inondation dans le cas où ces pluies pourraient être localement très fortes. Tant que les totaux déposés régulièrement resteront modérés, ces quantités d’eau auront l’effet bénéfique de provoquer une ressource bienvenue avant les déficits de la saison estivale. Mai est le dernier mois où la pluviométrie est encore susceptible de dépasser quantitativement l’évaporation, après, c’est fini, sauf cas exceptionnel.

     Les années où le mois de mai s’est distingué par des débordements de rivière, le phénomène s’est toujours produit dans un ensemble de pluies répétitives qui provoquent des ondes successives. Si je prends l’exemple des crues de la région stéphanoise du printemps 1983, les rivières commencent par une première inondation dans les derniers jours d’avril, les ondes se succèdent ensuite pendant la totalité de mai, le 1er mai, puis le 15 mai et enfin le 25 mai. On retrouve la même succession de pulsations brutales lors des événements de 1986 ou de 1977.

    Le cas historiquement le plus célèbre est celui des orages de fin mai et du début juin 1856, où la multiplication de précipitations orageuses débouche sur une très grande crue affectant les rivières françaises en particulier le Rhône et la Loire où elles conservent souvent le niveau le plus élevé.

    C’est cette répétition de pluies quotidiennes qui provoque le maximum  pluviométrique du mois de mai.  Elle est due à la persistance de la même situation atmosphérique sur les mêmes régions avec la descente arctique sur le proche Atlantique et la remontée en sens inverse depuis l’Espagne ou la Méditerranée. Tant qu’un changement majeur de la circulation atmosphérique n’interviendra pas, les arrosages quotidiens continueront avec quelques nuances selon les trajectoires des perturbations

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance, le texte étant repris sur mon blog : gesta.over-blog.com.  

Partager cet article
Repost0

Presentation

  • : Le blog de Gérard Staron Président de l'AMRL
  • : Le journal du climat et de la géographie libres. Actualité climatique Climat et société, impact du climat sur les activités humaines . Prévisions sur 4 jours
  • Contact

Rechercher

Articles Récents

  • Record de froid ou fraicheur (au choix) en avril sur la région Stéphanoise
    Depuis 2006, soit 16 ans , jamais un mois d'avril n'avait connu des températures aussi basses autant à Saint Etienne (alt 500m ) qu'à Montregard (alt 990 m) en Haute Loire aux confins des monts du Vivarais et du plateau de Montfaucon . Voici le bilan...
  • Covid : divorce entre discours et statistiques !
    Covid 19 : divorce entre discours et statistiques ! Que n’entend-t-on pas sur la façon dont la France a géré la crise du Coronavirus, on est en retard sur tout, le scandale est partout, on est mauvais sur tout, je vous fais grâce de tous les discours...
  • crues océaniques en cours ( situation 1/02/2021 et évolution probable )
    Des crues des rivières océaniques forment actuellement un puzzle aux 4 coins de notre pays Dans les hauts de France deux zones sont à surveiller : 1) les rivières descendant des collines de l'Artois semblent avoir connu leur maximums La Lys a atteint...
  • les particularités de l'élection américaines de 2020!
    Les particularités de l’élection de 2020 aux Etats Unis ! Un documentaire télévisé titrait « Donald trump est-il capable du pire ? » En réalité il a toujours « joué avec le pire » cela lui a permis de gagner dans beaucoup de circonstances comme homme...
  • L'opérette .... une idée d'étrennes
    Le livre "L'opérette parfum de l'histoire" présenté sur la revue Opéra Magazine ......
  • Prévision du 2 au 5 décembre 2020 : hivernal
    Prévision de Gérard Staron du 2 au 5 décembre 2020 (42, 43, 63, 69) Avec une descente froide en provenance des régions arctiques sur le proche Atlantique, l’hiver est arrivé avec le mois de décembre, son début officiel pour la Météorologie C’est le retour...
  • Cultes, covid et confinement: analyse historique !
    Cultes, covid, et confinement : analyse historique L’année 2020 aura vu à deux reprises l’interdiction des cérémonies religieuses et plusieurs dimanches, des croyants en prière devant leurs églises ! Jusqu’à quand faut-il remonter pour trouver pareil...
  • Prévision du 24 au 28 novembre 2020: les hautes pressions résistent
    Prévision de Gérard Staron du 25 au 28 novembre 2020 ( 42, 43, 63, 69) L’anticyclone se retire derrière les Alpes pour repousser les assauts des précipitations qui remontent du Levant Espagnol qui au maximum atteindront le Mézenc et des perturbations...
  • prévision du 15 au 18 novembre 2020 : Yoyo des tempéartures et du vent
    Prévision de Gérard Staron du 15 au 18 novembre 2020 (42, 43, 63, 69) Les anticyclones méditerranéens tiennent encore bon quelques jours et ils évitent à nos départements de connaitre les excès subis par les côtes de La Manche. Temps restera globalement...

Mes ouvrages

                                                                noel boules noel boules 4 gif                                                              noel boules noel boules 4 gif                                                                                                                                                                                                    noel boules noel boules 4 gif

Mon Site

                                                                                                                        Site

Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195