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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 10:19

                 Mai fait toujours ce qui lui plait avec un grand art du contre-pied !


Il a réservé sa fraîcheur et sa forte pluviométrie à la région Centre-est de la France et en particulier à la face nord du  Massif central !

Ceux qui ont lu mon blog savent que mes postes de Saint Etienne et Montregard (43) ont connu les températures les plus faibles depuis le début des observations pour un mois de mai et le 5ème mois consécutif de baisse par rapport à l’an dernier.

Sur des durées plus longues, les températures moyennes de Saint Etienne Bouthéon comme de Lyon Bron n’ont pas connu d’égal aussi bas depuis 20 ans soit 1991 avec des écarts de 4 à 5° par rapport à l’an passé et des moyennes inférieures aux normales.

Les températures moyennes de mai 2010 des principales villes du Centre-est de la France sont inférieures aux normales de 1951-80 une période reconnue comme assez fraîche. Les écarts les plus importants concernent Clermont Ferrand 12,3° contre 13,4°, Vichy 12,4° contre 13°, Grenoble Saint Geoirs 12,4° contre 12,9°,  Besançon 12,6° contre 13,4° . Toutes les faces septentrionales des massifs montagneux de la France ont connu un mois de mai particulièrement frais avec des moyennes qui s’étalent de 9,4° au Puy en Velay à 14,5° à Lyon.

Sur ces mêmes régions, la pluviométrie a été particulièrement importante. Mon poste de Saint Etienne a battu son record de pluviométrie mensuelle avec 166,8 mm depuis 2005. Au dessus sur la face nord du Pilat, Tarentaise a reçu 188 mm. Sur ces mêmes faces septentrionales des massifs montagneux, les cumuls sont aussi spectaculaires : 152 mm à Guéret sur le flanc nord du plateau de Millevaches, 116 mm à Vichy sur le versant septentrional des monts de la Madeleine. Au pied des Alpes du nord, Grenoble Saint Geoirs reçoit 154 mm et à l’intérieur du massif Bourg Saint Maurice 177 mm. Ces déluges correspondent parfois à des records comme à Bourg Saint Maurice. L’ensemble des régions comprises du Limousin aux Alpes du nord  et au Jura a reçu plus de 100 mm pendant ce mois. Les dépressions de la Loire, de l’Allier, de la Saône présentent un maximum pluviométrique de mai, cette année,  renforcé de façon significative.

Même en mai la neige est réapparue à des altitudes moyennes. Une première fois au début du mois avec le nouveau record de la chute la plus tardive de Saint Etienne le 6 mai. Il faut remonter au 3 mai 1979 pour avoir trace de neige en mai sur la capitale forézienne. Une seconde fois, sur le massif du Mézenc à la fin du week-end de l’ascension le 16 mai une couche blanche est revenue au dessus de 1400 mètres.  Dans les Alpes suisses, les flocons sont même encore tombés le 31 mai avec 9 cm à Santis à 2500 m d’altitude et 2 cm à Arosa à 1800 m. A Santis, on peut comptabiliser plus de 16 jours de chutes de neige et le manteau a perdu moins de 50 cm entre le début et la fin du mois. L’épaisseur à 2,95 m le 1er mai est remontée à 3,13 m les 20 et 21 mai pour retomber à 250 m à la fin du mois. Sur le Mézenc et surtout les Alpes, des chutes de neiges après la mi-mai ont des équivalents dans le passé jusqu’en juillet, mais rarement avec une telle ténacité.

En dépit de son mauvais temps récurrent, mai 2010 n’a pas laissé de catastrophes climatiques en France, il faut regarder vers l’est de l’Europe pour les trouver et très souvent les médias n’en ont soufflé mot.

Nous avons déjà traité de la première avec les déluges sur les Carpates occidentales en particulier les massifs des Tatra et des Beskides. Pour des raisons d’organisation du réseau hydrographique, la Vistule a été la plus affectée avec des inondations qui ont atteint plus de 8 m et 6000 m3s dans le sud de la Pologne. La région de Cracovie a été la plus affectée, mais l’événement n’a été connu en France que lorsqu’il s’est déplacé en aval en direction de la capitale Varsovie en s’atténuant progressivement. Depuis le 1er juin, les météorologistes Allemands ont émis une nouvelle alerte concernant des précipitations importantes sur les mêmes régions d’Europe centrale pendant les premiers jours de juin. Il n’est donc pas exclu que comme pour la crue de l’Oder de 1997, une seconde onde de crue se développe dans les prochains jours sur les fleuves de ces régions. A confirmer !

L’autre catastrophe d’Europe centrale concerne de très gros orages avec des tornades importantes dans l’est de l’Allemagne selon une trajectoire Nord-ouest sud-est  parallèle à l’Oder à l’est des villes de Leipzig et de Dresde. La plus importante tornade s’est produit le 24 mai entre 13 heures 30 et 16h 30 sur une longueur de 90 à 100 km. Avec des dégats importants en particulier dans la petite cité de Nunchritz. L’Allemagne n’avait pas connu de tornades aussi importantes depuis juin 1996. Les orages ont continué jusqu’au 28 mai sur l’ensemble des régions qui s’étirent du sud de l’Allemagne à la Pologne avec des tornades de moindre importance et des chutes de grêlons de 3 cm de diamètre.

Mai 2010 comme les mois précédents a été marqué par une succession de descentes arctiques. Toutefois l’air froid n’a pas eu toujours la même réception sur l’Europe.

Il est arrivé selon deux trajectoires.

La première occidentale  atteint directement la France en provenance des hautes latitudes à partir des îles britanniques. Elle continue jusqu’en  Méditerranée où elle se recharge en humidité avant de la déposer sur le continent. C’est ce qui se produit jusqu’au week-end de l’Ascension avec des descentes froides qui progressent très bas en latitude jusqu’en Espagne ou au Golfe de Gènes pour ensuite remonter sur la France ou l’Europe centrale. Les précipitations sont importantes susceptibles de provoquer de grosses inondations et des phénomènes orageux secondaires.

 La seconde est décalée vers l’est par la poussée de l’anticyclone des Açores qui occupe la France et l’air froid se déverse sur l’Allemagne en descendant par la Scandinavie. Dans ce cas, elle ne peut plus atteindre la Grande bleue. Elle s’arrête sur les montagnes transversales du continent, du Massif central aux Alpes. Pour produire des précipitations elle doit arriver sur un continent très réchauffé donc ceci ne peut se produire qu’en été. Avant les orages et les tornades Allemandes, ou ceux des jours suivants en France, les températures atteignent 29 à 30 °. La rencontre entre cet air froid qui descend et le continent surchauffé provoque une très forte convection et les orages de la seconde partie du mois. Dans ce cas les précipitations et les inondations sont localisées géographiquement. Les phénomènes orageux intenses avec les chutes de grêles et les tornades l’emportent.

Le passage d’un mécanisme à l’autre montre que l’on est seulement rentré dans la saison chaude après le week-end de l’ascension

 Les anticyclones subtropicaux recouvrent le bassin méditerranéen comme ils le font en principe lors de l’été. Ils provoquent alors la sécheresse méditerranéenne estivale qui attire les touristes le long des plages de la grande bleue. Ces dernières ont reçu leurs dernières grosses pluies pour l’Ascension.

Les descentes froides ne peuvent apporter des précipitations importantes que lorsqu’elles rencontrent un continent ou une mer chaude. Jusqu’en avril, ces temps de nord n’apportaient pas de précipitations quand elles n’arrivaient pas sur la Méditerranée, pour se régénérer en humidité. Maintenant la chaleur du continent est devenue suffisante pour  alimenter un contraste thermique avec l’air froid et une instabilité génératrice d’orages.

Ce mois de mai a accumulé les dernières formes du mauvais temps de saison froide et les premières de celui de l’été. En Europe centrale, ceci s’est transformé en catastrophes  car l’intensité des phénomènes a été accentué par des contrastes thermiques plus fort en raison de la continentalité du climat et d’un passage sans transition des saisons. Avant la mi mai, la sensibilité aux arrivées d’air froid prime, ensuite le réchauffement rapide du continent parait décisif.

Tout un programme.

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance. Le texte de cette chronique étant repris sur ce blog : http:// gesta.over-blog.com.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:58

Prévision du 6 au 9 juin 2010

 

L’anticyclone s’est replié sur l’Atlantique et il laisse la place aux descentes des hautes latitudes. L’arrivée de ces dernières sur un continent réchauffé provoque des réactions orageuses en fin de journée.

Ces dernières seront quotidiennes avec des trajectoires de sud-ouest et une intensité variables

Elles sont précédées de flux de sud parfois virulent et suivies de vent de nord  avec du mistral en vallée du Rhône.

Les températures maximales baissent, globalement acceptables elles deviennent fraîches pendant les pluies orageuses et sur les plateaux.

 

Dimanche :

Le beau temps du matin laisse la place aux nuages accompagnés d’un vent de sud, puis aux orages de la perturbation qui traverse la région du Nord-ouest au sud-est

Toute la région sera concernée mais les précipitations orageuses pourraient être violentes  autour du Pilat en soirée et dans la nuit qui suit. Attention aux inondations localisées

Nette baisse des températures dans l’après-midi après une matinée à la chaleur lourde dans les dépressions de la Loire et de l’Allier

 

Lundi :

Accalmie après l’évacuation dans la matinée  de l’épisode orageux de la veille et avant la reprise  localisée des pluies sur les reliefs en soirée, surtout du Mézenc au Pilat.

Les températures confirment la baisse de la veille, maximales vers 20°

Vent de nord modéré avec mistral en vallée du Rhône sous un ciel lumineux

 

Mardi :

Une nouvelle perturbation orageuse arrive. Elle est précédée d’un vent de sud et apporte des précipitations dans l’après-midi et en soirée. Les quantités déposées sont assez modérées

Légère hausse des températures maximales

 

Mercredi :

La nouvelle glissière orageuse de sud-ouest qui arrive est très virulente.

Elle est précédée d’un flux de sud assez fort  avec une bouffée de chaleur dans les dépressions de la Loire et de l’Allier.

 La trajectoire des orages de fin de journée est assez mal définie sur la région , elle dépend du blocage par l’anticyclone placé au-delà des Alpes dont il est difficile d’évaluer la résistance.

Selon certains modèles, le nord de la région est très affecté, selon d’autres, l’épisode prend la forme d’une grosse pluie cévenole

Légère hausse des températures maximales sauf forte baisse  sous les orages

 

L’atmosphère reste très agitée ensuite, mais tout dépend de la capacité  des descentes d’air froid à atteindre ou non la Méditerranée (à confirmer par la prévision du 9 juin)

 

Gérard Staron

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 15:25

Prévision spéciale « Critérium du Dauphiné Libéré »

1ère partie jusqu’à Sorgues

 

L’épreuve se déroule du 6 au 13 juin et dans sa première partie, elle descend des rives du Léman jusqu’au Vaucluse.

Elle n’ira pas chercher le beau temps en se rapprochant de la Méditerranée, bien au contraire.

Après un Tour d’Italie très arrosé, le critérium pourrait connaitre un temps semblable même si les deux épreuves ne se déroulent plus en même temps comme autrefois !

 

Dimanche : prologue à Evian.

Le beau temps du matin avec températures chaudes est trompeur. Il se dégrade très rapidement  dans l’après-midi avec l’arrivée des orages.

Le parcours des derniers concurrents pourrait être perturbé par les premières pluies orageuses. A quelques heures près, il est difficile de préciser l’importance du risque. La pluie attendra-t-elle l’arrivée du dernier coureur ?

Le vent modéré et influencé par les brises locales au début forcit avant l’arrivée des orages en devenant tourbillonnant

 

Lundi : étape Evian-Saint-Laurent –du-Pont

Dans l’avant pays alpin émaillé de ses chaînons jurassiens, le risque d’averses pluvieuses est surtout important en début d’étape, ensuite le mauvais temps se réfugie sur les Alpes et disparait au fil des kilomètres sur la course

Températures agréables

Le vent de nord est de ¾ arrière ou favorable dans la seconde partie.

 

Mardi : étape Annonay- Bourg-Saint-Andéol

La course longe le sillon Rhôdanien en suivant le Piémont ardéchois. Elle devrait affronter un  vent de sud contraire qui forcit au cours de la journée en particulier entre Viviers et l’arrivée dans la vallée du Rhône.

Risque de pluie sur la course très faible. La nouvelle perturbation ne devrait aborder le secteur qu’en soirée !

 

Mercredi : Etape contre la montre Monteux-Sorgues

Les conditions climatiques devraient être difficiles

Vent de sud-sud-est fort , contraire au début jusqu’au grimpeur, favorable avant l’arrivée

Températures fraîches pour la saison et la région.

Risque éventuel de forte pluie méditerranéenne à préciser. La nouvelle perturbation atteindra-t-elle la Méditerranée ou sera-telle freinée par l'anticyclone au delà des Alpes ? De cette incertitude dépend une étape arrosée ou non.

 

En l’état actuel des informations, il est difficile d’être optimiste pour la seconde partie de l’épreuve dans les Alpes ( à confirmer mardi soir ou mercredi)

 

Rares sont les grandes épreuves du calendrier de cette année à ne pas connaitre d’avaries climatiques !

 

Gérard Staron

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 14:25

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres

Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Mois de mai 2010 (fin et bilan)

Minimum et maximum quotidien et leurs heures

Moyenne approchée  (min+max/2)

Moyenne vraie (toutes mesures)

 

date

min

heure

max

heure

moyenne

moy. vraie

22-mai-10

6,3

3:52

19,0

17:18

12,7

12,2

23-mai-10

6,6

5:46

21,8

14:40

14,2

13,6

24-mai-10

8,6

3:48

24,3

15:58

16,4

16,5

25-mai-10

11,3

5:26

22,4

14:58

16,8

16,6

26-mai-10

9,6

3:52

20,2

14:34

14,9

13,0

27-mai-10

8,7

5:32

17,3

16:06

13,0

11,7

28-mai-10

6,7

3:36

16,3

16:10

11,5

11,3

29-mai-10

7,3

4:34

18,6

17:40

12,9

12,6

30-mai-10

10,2

6:24

18,6

18:26

14,4

13,2

31-mai-10

7,0

11:28

12,9

16:56

10,0

9,7

moyenne

4,7

 

12,8

 

8,8

8,3

 

Confirmation, 2010 a connu mai le plus frais depuis le début des observations et la moyenne la plus basse des 5 premiers mois de l’année :

Année : moyenne de mai  moyenne janvier-mai

2006                11,5°                  incomplet

2007               11,9°                      6,9°

2008               12,2°                      5,7°  (baisse de 1,2°)

2009               13,4°                      4,7°  (baisse de 2,2°)

2010                 8,8°                      3,1°  (baisse de 3,8°)

Une confirmation de la tendance de Saint-Etienne !

 

Pluviométrie de mai : 151 mm

16,8 mm de moins à 1000 m d'altitude près des sommets des monts du Vivarais qu'à 500 mètres à Saint-Etienne, souligne le caractère exceptionnel du total de la préfecture ligérienne !

 

Gérard staron

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:15

 

Données publiées dans le prochain Météo-fil de l'associationlogo.jpg

Températures de Saint Etienne (Le Soleil, Le Marais altitude 500 mètres) :

Mois de mai 2010

Matériel : Hobo pro avec sonde dans abri à coupelles et 1 mesure toutes les deux minutes

Minimum, maximum quotidiens,  Pluviométrie (pluviomètre SPIE)

date

min

max

P

1-mai-10

10,7

14,4

10,6

2-mai-10

9,4

14,0

9,4

3-mai-10

5,4

12,0

15,2

4-mai-10

3,6

7,0

16

5-mai-10

2,5

5,2

12,5

6-mai-10

0,6

6,9

0,7

7-mai-10

3,9

13,9

 

8-mai-10

4,4

16,0

 

9-mai-10

7,8

16,0

5,3

10-mai-10

7,5

20,4

17,7

11-mai-10

9,2

16,6

7,8

12-mai-10

8,1

13,7

9,4

13-mai-10

4,9

7,9

 

14-mai-10

5,6

8,6

14,9

15-mai-10

5,2

8,0

0,3

16-mai-10

5,9

14,0

 

17-mai-10

6,4

14,9

 

18-mai-10

5,0

17,3

 

19-mai-10

6,2

16,3

 

20-mai-10

7,8

16,9

 

21-mai-10

9,3

21,5

 

22-mai-10

9,3

21,9

 

23-mai-10

10,7

24,8

 

24-mai-10

11,0

27,9

 

25-mai-10

12,0

29,5

 

26-mai-10

15,0

25,8

30,2

27-mai-10

12,2

20,0

0,1

28-mai-10

11,0

18,2

 

29-mai-10

9,5

21,5

1,7

30-mai-10

13,4

21,2

11,8

31-mai-10

8,8

16,7

3,2

moyenne

7,8

16,4

166,8

 

Avec une moyenne approchée de 12,1°, mai 2010 est le plus froid depuis l’installation de mon hobo. Sur l’ensemble de l’agglomération stéphanoise, il faut remonter à 1991 pour trouver un mai aussi frais. 2010 tient son 5ème mois consécutif de températures inférieures à 2009

Année        mai        moyenne des 5 premiers mois de l’année :

2006          14,8°           incomplet

2007          15,4°            9,8°

2008          16,1°            9,1° (baisse de 0,7°)

2009          17,2°            8°    (baisse de 1,8°)

2010          12,1°            6,4° (baisse de 3,4°)

Les précipitations sont aussi exceptionnelles avec un total définitif officiel de 166,8 mm, le record depuis mes observations régulières depuis 2005 (voir article précédent du blog). Pourtant les normes des mesures météorologiques ont volé mai des 14 mm de la nuit du 1er mai car le total mesuré le matin est reporté à la veille et attribué à avril !

Gérard Staron

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:52

Prévisions du 2 au 5 juin

 

   La France s’offre un intermède de hautes pressions qui viennent s’installer sur la Grande Bretagne.

Il en résulte un retour progressif du beau temps, avec plus de soleil et une disparition progressive des précipitations sauf  quelques averses d’instabilité sur les reliefs en fin de journée

Le positionnement des hautes pressions maintient  un flux de nord sur nos départements ce qui ralentit la montée des températures, maintient le mistral en vallée du Rhône et les nuages sur les versants nord de nos montagnes

D’une façon générale la partie auvergnate  connait  un beau temps plus précoce et plus net que le Velay et surtout le Forez et le Roannais.

 

Mardi :

 Prévision antérieure confirmée, toutefois le risque pluvieux sur les reliefs est déplacé en fin de journée

 

Mercredi :

Solde du mauvais temps antérieur :

Le ciel est encore bien encombré  avec quelques pluies sur l’axe du Pilat au Beaujolais. Le flux de nord persiste avec le mistral en vallée du Rhône. Les températures maximales restent encore assez fraîches pour la saison.

Le beau temps se rétablit plus vite sur la partie auvergnate

 

Jeudi :

Le beau temps s’affirme mais il reste quand même :

-- Un flux de nord avec mistral en vallée du rhône

-- Des températures moyennes en légère hausse avec un gros écart entre les plateaux frais et les dépressions qui se réchauffent plus vite

-- Un risque faible de pluies convectives en fin de journée sur la Haute Loire.

 

Vendredi :

Le beau temps est confirmé dans l’anticyclone :

Les températures continuent leur hausse et deviennent enfin estivales dans la journée ( petite laine en soirée )

Le risque de précipitations est quasiment nul

Le flux de nord s’atténue

 

Samedi :

1ers signes de dégradation avant le prochain épisode pluvio-orageux.

Un flux de sud s’installe et provoque un coup de chaleur  en particulier dans les dépressions de la Loire et de l’Allier  et le retour en hors d’œuvre de quelques cellules de pluie convective sur les reliefs en fin de journée, surtout autour du Pilat.

 

La véritable dégradation s’effectue les jours suivants (à vérifier dans la prochaine prévision de samedi 5 juin)

 

Gérard Staron

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:29

 

A ma station de Saint Etienne (Le soleil , le Marais) à 500 mètres d'altitude

Avec les dernières précipitations:

1,7 mm mesurés le 30

11,8 mm le 31 au matin

Le total provisoire de la pluviométrie de mai 2010 est porté à 163,6 mm

Il ne prend pas en compte la pluie qui continue ce matin. Selon les normes de la météorologie,  le total du mois deviendra définitif avec la mesure du 1er juin au matin comptant pour le 31.

 

Sans le cumul de cette dernière journée, Le record de pluviométrie depuis le début des mesures régulières de ma station pour un mois est battu

Les 163,6 mm provisoires de 2010 devancent :

Novembre 2008 :158,3 mm

Octobre 2008 : 156,4 mm

Si on compare aux stations qui ont des données plus anciennes depuis 1946 (Saint Etienne Bouthéon):

Mai 2010 est actuellement le 3 ème mois de mai le plus arrosé après 1983  (230 mm) et 1977 (175 mm) .

Tous mois confondus mai 2010 serait le 14ème mois le plus arrosé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mais ce rang est déjà caduque avec les apports. en cours du dernier jour !

 

Gérard Staron

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 19:34

 

La localisation géographique des orages de mardi 25 et mercredi 26 mai est représentative des régions les plus affectées en France avec deux glissières de sud ouest .

Les plus violents de la soirée de mardi à mercredi affectent surtout les côtes de la Manche. Globalement ils suivent le littoral de la Bretagne au Nord-Pas de Calais en perdant de l’intensité. Cette évolution n’est pas sans irrégularité puisque l’on distingue deux secteurs plus affectés correspondant aux traits de côtes globalement orientés sud-ouest nord-est :

--- Celui de l’ancien département des Côtes du nord en Bretagne avec un paroxysme à Dinard qui a reçu 104 mm

--- Celui au nord de l’estuaire de la Seine avec deux zones qui ont connu des inondations localisées : Dieppe avec 56 mm et le Touquet avec 52 mm.

La situation orageuse de développe au fil des heures du sud-ouest au nord-est pendant la nuit de mardi à mercredi en même temps que baisse l’intensité horaire de la pluie. A Dinard le maximum passe à minuit avec 60 mm dans l’heure. A Dieppe on le retrouve à 5 heures avec une intensité horaire de 46 mm. Au Touquet, il se produit une heure plus tard, vers 6 et 7 heures, avec 38 mm pour le total des 2 heures. Enfin Lille, est atteint après 7 heures mercredi matin avec une intensité plus faible.

Cette même soirée une autre glissière orageuse de même direction sud-ouest nord-est, moins intense, s’étire du sud-ouest à la lorraine. Les points les plus arrosés dépassent à peine 20 mm avec une trajectoire qui longe la bordure nord des reliefs de l’est de la France du Massif central aux Vosges sans vraiment pénétrer ces massifs. Dordogne, Limousin, Morvan, Plateau de Langres sont concernés avec 20 mm chacun environ.

Dans la deuxième partie de la journée de mercredi, les orages reprennent en utilisant une trajectoire de même direction. Les côtes de la Manche sont relativement calmes, par contre on retrouve la glissière du Bassin Aquitain au nord-est du Pays avec deux zones particulièrement arrosées, l’est du Massif central du Velay au Lyonnais, les reliefs des Vosges du Jura avec débordement sur les massifs hercyniens de l’Allemagne moyenne et la Suisse. L’intensité des précipitations est plus faible, sauf quand la précipitation se transforme en traînées de grêle comme sur les vignobles de l’Armagnac. Il s’agit surtout de petites cellules orageuses, qui se suivent à partir de la mi-journée, trois par exemple sur Saint Etienne, voir article précédent  sur ce blog.

 Les régions situées entre ces deux glissières, ont connu quelques précipitations de moindre importance. Le tournoi de Roland Garros a été perturbé par la pluie de mercredi dans l’après midi, mais les totaux déposés sur la région parisienne sont médiocres, à peine quelques millimètres et il faut si peu de pluie pour stopper un match de tennis. Globalement entre les deux axes majeurs déjà décrits, on distingue, sauf abat ponctuel, une zone de faible activité orageuse.

Ces deux glissières de sud-ouest, le long des côtes de la Manche, et du bassin Aquitain au nord-est du pays, avec ses deux variantes, celle qui longe la bordure nord des reliefs et celle qui suit l’intérieur, sont affectées de très grosses inondations liées aux orages. La Normandie est coutumière de ces calamités. Cette fois Dieppe a été affectée, dans le passé récent, la ville avait déjà subi le même sort. On peut citer la litanie des petites cités affectées parfois très durement sur la côte où légèrement à l’intérieur : Saint Martin de Boscherville (juin 1997), Barentin (mai 2000), Fécamp (mai 1998), Honfleur (plus récemment), Laval (août 2001), Mayenne (mai 2009), Lille (à 3 reprises et la première fois en août 1998). La liste n’est certainement pas exhaustive des calamités importantes provoquées dans cette diagonale proche de la Manche. Dans ces cités souvent normandes, la situation topographique de ces petites villes dans des vallées au pied de versants assez raides facilite le ruissellement des eaux qui descendent des plateaux et augmente les problèmes d’inondations au bas des pentes.

Une liste encore plus longue peut être dressée du sud-ouest au nord-est en particulier le long du bassin Aquitain au Massif central surtout du Velay au Forez où les axes du relief prennent aussi une orientation sud-ouest nord-est. On peut commencer par la catastrophe de la basse ville d’Auch en juillet 1977 en Gascogne, continuer par les multiples calamités de La région d’Yssingeaux  (concernée deux fois), à la ville de Saint Etienne, si souvent en particulier le 23 août 1994 et le 2 juillet 2009, sans oublier la petite ville du Chambon Feugerolles avec deux grosses inondations du Cotatay dont la dernière en 2007. Je vous renvoie à mes nombreuses publications sur cette région.

Même si la situation orageuse de cette semaine n’a heureusement pas connu les excès de ses devancières, elle est particulièrement représentative de la répartition géographique des risques orageux en France.

Dans mon livre de 2003, « le ciel tomberait-il sur nos têtes ? », j’avais déjà mis en évidence ces deux axes. Dans celui de 2007 avec Jean Paul Bourgier, «  Conditions climatiques et compétitions cyclistes », nous signalons que les difficultés rencontrées pour cause d’orages par le Tour de France dans son histoire, se situent aussi le long de ces deux diagonales du pays.

La convergence de la trajectoire des orages sud-ouest nord-est avec des axes géographiques de même orientation , qu’il s’agisse d’une côte comme le long de la Manche, ou de zones montagneuses de même orientation, contribue  à augmenter la convection, l’instabilité de l’atmosphère qui exacerbe les orages.

Dans le cas des côtes de la Manche, cette semaine, le phénomène est patent. Il y a d’abord la rencontre de deux flux atmosphériques très contrastés avec la remontée de la perturbation de sud-ouest en provenance de la Péninsule ibérique  et de la descente arctique froide qui arrive des hautes latitudes par les mers de Norvège et du Nord. Il s’ajoute le contact le long de la côte entre une surface maritime encore très fraîche en cette saison avec des températures des eaux de surface vers 15° et un continent surchauffé par les quelques jours anticycloniques précédents. Ce mardi, il faisait 29° à Paris. La concordance de ce contraste géographique de même direction que l’affrontement des masses d’air stimule les phénomènes orageux, surtout à la fin du printemps où la différence thermique entre le continent vite réchauffé et l’inertie de la Manche encore fraîche stimule le mécanisme.

On retrouve avec les axes du relief, le même cumul de conditions géographiques et météorologiques de mêmes directions dans les moyennes montagnes de l’est de la France. Le mercredi, l’air froid a repoussé  vers le sud celui en provenance de la Péninsule ibérique.  Cette fois les orages ont été moins intenses le long de cet axe  mercredi que la veille le long de la Manche, car ce contraste s’est atténué progressivement. Il ne reste que 6° d’écart entre Paris et Genève à midi (18 et 24°) alors que la veille il dépassait 14° entre la Manche et le continent (15 à 29°). En été quand de l’autre côté de la crête de l’est du massif central, stagne l’air réchauffé de la Méditerranée, la stimulation des masses orageuses est à son comble dans le Velay et le Forez.

Cette semaine les calamités provoquées par les orages ont été assez modérées, quelques inondations localisées en milieu urbain en particulier à Dieppe, une montée assez modeste du Furan en aval de Saint Etienne. Les précipitations ont été assez importantes pour être remarquées et apporter une ressource en eau salutaire avant l’été, mais assez raisonnables pour limiter leurs impacts. Toutefois cet épisode est particulièrement conforme à la répartition géographique la plus courante des orages en France et des régions qui subissent particulièrement ce risque.

Gérard Staron vous donne rendez vous la semaine prochaine sur les ondes de radio espérance, le texte de cette chronique étant repris sur mon blog gesta.over-blog.com.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 09:30

Prévisions du 29 mai au 1er juin 2010

 

Notre région reste en bordure de flux perturbés d’origine polaire et de l’anticyclone des Açores qui s’est réfugié sur l’Atlantique et déborde sur l’ouest de notre pays.

Le temps reste  médiocre et changeant

Nos départements sont en marge  des flux perturbés qui affectent des secteurs plus au nord ou à l’est  de la France.  La ceinture des reliefs des montagnes volcaniques auvergnates au Pilat  sera arrosée de façon modérée, alors que les dépressions intérieures du Massif central, surtout celles qui longent la Loire seront souvent à l’abri

Les flux de nord qui se renforcent de jour en jour, maintiennent des températures maximales assez médiocres, une nébulosité présente sur les faces septentrionales  de nos montagnes, et un mistral qui se rétablit et forcit au fil des jours en vallée du Rhône  sous un ciel lumineux

 

Vendredi :

Forte nébulosité et faibles précipitations  sur l’axe montagneux du Mézenc au Beaujolais. Températures médiocres

 

Samedi :

Risque de pluie très faible, ces dernières ceinturent la région par l’est et le nord sans vraiment l’atteindre

Après des températures minimales très basses sur les plateaux du cœur du Massif central,  les températures maximales augmentent un peu, agréables sans plus

Le mistral réapparait

 

Dimanche :

La nouvelle perturbation affecte la bordure nord de nos départements, des monts volcaniques auvergnats au Beaujolais en passant par les Combrailles, les Monts du Forez à la Madeleine et le Roannais. Elle pénètre difficilement dans nos dépressions  surtout celles de la Loire qui restent à l’abri

Si les températures minimales sont plus douces, les maximales baissent nettement sur les plateaux, plus faiblement dans les dépressions, en particulier celles de la  Loire  du bassin du Puy à la plaine du Forez  où elles restent acceptables

Toujours mistral modéré en vallée du Rhône

 

Lundi :

Une perturbation de nord traverse  nos départements dans la nuit précédente et la matinée avant une accalmie dans l’après-midi. Les pluies diminuent des Alpes à l’Auvergne. L’axe du Pilat au Beaujolais est le plus concerné.

Si les températures minimales restent douces, le thermomètre ne monte pas dans la journée en raison d’une forte nébulosité sur la face nord de notre région.

Le mistral forcit

 

Mardi :

Le matin nous subissons les derniers effluves pluvieux d’un temps de nord-est sur l’axe du Pilat au Beaujolais, puis l’anticyclone tente un retour timide et le temps se rétablit lentement par une diminution de la nébulosité à partir de l'Auvergne

Les températures restent médiocres

Le mistral forcit encore en vallée du Rhône sous un ciel lumineux.

 

On peut espérer un temps meilleur ensuite (à confirmer mardi 1er juin) 

Gérard Staron

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 08:55

Les orages du mercredi 26 mai à Saint Etienne

 

3 orages successifs se sont déversés à partir de la mi journée

1er  : début après-midi 6.4 mm

2ème : fin après midi : 6.9 mm

3ème : soirée après 20h 30 : 16,9 mm

 cumul de la journée : 30,2 mm

 

Cette journée très arrosée porte le total des précipitations de mai 2010 à 150 mm

Après les arrosages successifs de la première partie du mois, le total n’avait pas évolué depuis le week-end de l’Ascension. Cette nouvelle pluie fait de 2010 le 4ème mois de mai le plus arrosé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, si l’on prend en compte les données de Bouthéon après :

1983 : 230 mm

1977 : 175 mm

1948 : 155,9 mm

Les pluies orageuses des prochains jours placeront probablement 2010 dans les 3 premières places

 

Les deux premiers mois (1983 et 1977) sont connus pour des inondations importantes. Le caractère fractionné des précipitations avec des intensités assez faibles a probablement évité ce problème en 2010 pour le moment.

C’est très net hier pour le Furan à Andrézieux. Il monte habituellement très vite en raison de son bassin urbain avec une forte pente

Le 1er orage ne provoque pas de réaction de la rivière

Le 2ème déclenche une montée négligeable de 25 cm jusqu’à la cote 0,6 m

Le 3ème s’accompagne d’une cote maximale de 1,77 m à 22h30 (hausse de 1,2 m en 2 heures)

Ce dernier niveau correspond toutefois à une crue  faible au-delà de la 40ème place depuis 1968. Je n’ai classé les crues qu'au dessus de 2 mètres.

Le barrage du gouffre d’enfer n’a eu aucun impact : il a simplement stoppé son vidage déjà presque totalement accompli !

 

Pour l’instant, un bel arrosage avant l’été !

Gérard Staron

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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

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Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195