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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 15:57

Givors vient de connaitre une inondation urbaine après Saint Etienne et Cahors

 

 La récipitation est de même importance que celle de la semaine précédente dans la capitale forézienne  avec 35 mm en 20 minutes. Attention 35 cm soit 350 mm et litres par mètre carré en 20 minutes comme certains médias l’ont annoncé est invraisemblable en France, mes amis météorologistes d’entre-Rhône et Loire l’ont déjà signalé ce matin

Ces orages sont souvent très localisés avec une pluviométrie qui baisse très rapidement dès que l’on s’éloigne du centre de la zone affectée. Les mesures traditionnelles de la pluviométrie au sol  sont souvent défaillantes pour apprécier les quantités tombées et le recours aux radars météorologiques, par des procédés tels que CALAMAR de la société RHEA serait très judicieux dans ce cas

Dans les deux villes, les rivières principales, le Furan pour l’une et le Gier ou le Rhône pour l’autre n’y sont pour rien. Le problème provient de petits ruisseaux, celui concerné pour Givors provient des plateaux qui dominent la ville en direction du Pilat, sa longeur se limite à un vallon de 1 km en amont de la ville et la carte au 1/25000ème n’a même pas donné de nom.

Dans les deux cas  les rues se transforment en rivières quand les flots atteignent la ville en descendant des pentes d’autant plus que ces petits ruisseaux sont recouverts dans leurs trajets urbains

Une nouvelle illustration de ma chronique n°781 dans une autre ville quand on analyse les plans de protections des risques d’inondation !

Pour Givors, il existe un plan Rhône et Garon, le secteur en question ne se situe ni en zone rouge ni en zone bleue. La zone de risque le plus faible remonte à peine à la bordure de la zone inondée à partir du fleuve. Dimanche les flots sont partis des pentes en amont de la ville pour descendre dans l’espace urbain et  vers les cours d’eaux soit un cheminement en sens inverse

Un plan Gier est en cours de mise en place.

Une fois de plus les risques liés aux grands fleuves et rivières sont traités mais rarement ceux liés aux orages locaux en zone urbaine. Ces derniers appelés «  ruissellements urbains » posent encore beaucoup de problèmes d’évaluation.

Seule différence  l’orage de la semaine dernière sur Saint Etienne a concerné un espace exclusivement urbain, alors qu’à Givors des eaux dévalant des pentes qui dominent la ville sont entrées dans cette dernière !

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 11:56

Prévisions du 14 au 17 juin 2010

 

L’anticyclone des Açores s’est réfugié sur l’Atlantique et un flux de nord déboule sur son flanc oriental jusqu’à la France et provoque ensuite une réaction de la Méditerranée avec une dépression dans le golfe de Gènes.

La rencontre de cet air froid avec des zones réchauffées par les conditions naturelles du mois de juin  provoque des remontées pluvio-orageuses de sud-ouest quotidiennes qui déposent leur pluie surtout dans l’après-midi et en soirée. Après des matinées ensoleillées, le temps se détériore ensuite. Attention des inondations localisées surtout en milieu urbain sont possibles avec ces orages.

Avec une forte nébulosité, les températures restent médiocres pour la saison, nettement fraîches sur les plateaux. Elles baissent fortement sous les pluies.

Les vents tournoyants peuvent être forts sous les pluies orageuses. Le flux dominant vient du nord

 

Dimanche : les prévisions médiocres sont confirmées. De petites cellules orageuses prennent de l’importance au fil des heures en se rapprochant de nos départements. La partie méridionale, surtout la Haute Loire sera la plus concernée

 

Lundi :

Les pluies orageuses reviennent dans l’après-midi. L’axe du Mézenc au Pilat semble le plus affecté avec les régions proches du Velay et du Forez

Après une douceur du matin, les températures augmentent peu et les maximales restent assez médiocres surtout sur les plateaux.

 

Mardi :

Très peu de changement.

Les pluies de l’après-midi affectent prioritairement les mêmes régions du Velay au Forez

Les températures changent peu, les maximales sont en baisse dans l’après-midi.

Le vent de nord est présent avec le mistral en vallée du Rhône sous un ciel plus lumineux et des températures bien plus hautes

 

Mercredi :

Les précipitations sont encore très présentes la nuit précédente et toute la journée. Elles semblent se déplacer vers le nord avec une trajectoire plus auvergnate et une accalmie sur le Velay et le Forez

Températures encore médiocres en hausse très légère.

 

Jeudi :

Le temps change peu mais :

Un peu plus de soleil avec une hausse très légère des températures

Une accalmie relative des pluies, toutefois le risque n’est pas complètement écarté en particulier sur les montagnes car la France est encore arrosée dans des zones peu éloignées

 

A l’exception de nuances limitées, ce mois de juin  a toutes les chances de continuer dans la fraîcheur et l’humidité. A préciser jeudi 17 juin !

 

Gérard Staron

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 18:37

 

    Les orages virulents depuis dimanche constituent l’actualité de la semaine. Ils montrent que l’air froid qui descend des hautes latitudes n’a pas encore baissé les armes face à la remontée des anticyclones méditerranéens. La bataille se poursuit sur notre sol, dimanche selon une trajectoire de la région stéphanoise au Beaujolais, mercredi selon un axe de l’Auvergne à l’Alsace et continue quotidiennement. Le front, qui prend toujours une orientation sud-ouest nord-est, se déplace chaque jour en fonction des forces en présence, de la poussée de l’air froid venant du nord ou de la résistance des hautes pressions en Méditerranée et au-delà des Alpes. Le vent de sud virulent en avant du front, sur le Velay et le Forez  est le résultat de la résistance des anticyclones jusqu’au moment où l’un des belligérants aura rendu les armes.

Ce genre de situation provoque toujours des impacts importants qui marquent d’autant plus les esprits qu’ils affectent des régions urbaines qu’il s’agisse d’inondations comme dimanche à Saint-Etienne ou jeudi à Cahors ou de grêle comme mercredi à Montbéliard.

La France n’a pas trop à se plaindre car nos amis allemands et de l’Europe centrale ont été beaucoup plus affectés. Les fronts pluvio-orageux se poursuivent sur le flanc nord des Alpes.   Des pluies très importantes sur la Bavière ont déterminé une crue du Danube à Passau qui est monté de plus de 3,5 mètres, comme une plus modeste de L’Inn sur la Suisse et l’Autriche ( montée de 2m) ou du Rhin amont ( plus de 1700 m3s à Rheinfeldein). La météorologie Allemande multiplie les alertes pour orages, ceux de mercredi soir dans l’est de la France ont continué leur route chez nos voisins en gardant leur trajectoire de sud-ouest.

A un niveau plus régional, l’orage de Dimanche sur la région stéphanoise a laissé le plus d’impacts. Après celui du 2 juillet 2009, déclaré catastrophe naturelle en octobre, le ciel n’a pas attendu un an pour se manifester à nouveau avec des impacts bien plus faibles que l’an dernier. La crue du Furan à Andrézieux n’est que la 23ème avec 2,36m contre la 4ème l’an dernier depuis 1968. Les précipitations sur la ville 44 mm pour l’orage, 60 mm pour la journée sont inférieures aux 73 mm de l’année précédente. L’événement de ce dimanche est plus un avertissement avec de petits frais qu’une véritable catastrophe !

Les petites inondations semblent s’être limitées à 4 sites déjà affectés l’an dernier:

le carrefour des Rue Necker et de la Talaudière

La rue Vacher

La rue Bergson surtout entre la cité du design et la rue Barroin

Le bas de Montreynaud, un peu sur l’autoroute, beaucoup en arrière sur la rue Pierre de Coubertin. Je vous renvoie aux descriptions et commentaires de mon blog

Plus de la moitié de ces sites inondés, ne sont pas à l’intérieur des zones inondables définies par le PPRNPI de 2005 le long du Furan. Pour celui qui est placé dans cette zone, la rue Bergson, les laisses de crues, moins de 2 heures après, montraient que le Furan n’y était pour rien

Ces deux adjectifs, inondé et inondable qui ont la même racine et qui devraient être liés, deviennent opposés à Saint Etienne, pourquoi ?

Le PPRNPI a défini la zone inondable de la principale rivière le Furan alors que cette dernière n’a plus envahi la ville depuis le 10 juillet 1849. Les inondations récurrentes se concentrent le long de petits ruisseaux affluents dans des zones urbanisées ou remodelées récemment. J’ai mis l’accent sur ce problème dès ma publication de 1996 sur le Furan rivière naturelle effectuée par le service éducatif des archives départementales de la Loire

Comme tous ces cours d’eaux  sont couverts, le problème n’est pas celui d’une rivière traditionnelle qui monte après les pluies, mais de savoir comment les ruissellements urbains, très intenses sur des sols imperméabilisés vont pouvoir passer de la surface aux canalisations souterraines.

L’erreur a été de s’occuper en priorité de la rivière principale maîtrisée depuis le XIXème siècle quand le danger se situe ailleurs. Pour cette raison, quand on analyse toutes les crues depuis 30 ans, on constate que 3 secteurs inondés sur 4 se situent en dehors des zones inondables définies par le PPRNPI de 2005.

J’ai renouvelé mon analyse lors du rapport collectif sur les problèmes de l’air et de l’eau à Saint Etienne et à Lille sous la direction d’Isabelle Roussel pour le ministère de l’écologie et du développement durable en 2005. Une zone inondable dite hachurée de plus de 300 mètres de large tout au long du Furan, qui n’a pas été inondée partiellement depuis 1849 et  jamais dans sa totalité, surprend. Elle s’étend du pied de la cathédrale à la place de l’Attache aux boeufs, elle suit le viaduc de Carnot sur toute sa longueur ! Les secteurs vraiment inondés sont souvent ailleurs.

Ceci m’incite à vous relater une anecdote qui est arrivée à mes oreilles plusieurs mois après. Lors de la séance du 30 novembre 2009 du conseil municipal de Saint Etienne, mon nom et mes travaux a été abondamment cités concernant l’aménagement de la vallée du Furet. Les propos tenus à mon égard sont plutôt flatteurs et le problème n’est pas là.

Il s’agit de la destruction d’une friche industrielle, une plaie dans le paysage avec les risques afférents à cette situation.

Pourquoi citer l’hydrologue dans ce cas ? Le site est traversé par un petit ruisseau et les inondations servent de prétextes, d’arguments, par les parties (sens juridique du terme) en présence pour approuver ou pour s’opposer. Il est en effet inondable depuis le PPRNPI de 2005, mais il n’a jamais été inondé, ce qui est admis.

Pour trouver un événement dans cette petite vallée, il faut remonter aux inondations de 1837 avec une situation qui ne manque pas de piquant. Un meunier a sa maison détruite le 10 juillet par les eaux de son bief. Il reçoit une aide de la duchesse d’Orléans sœur du Roi Louis Philippe le 24 juillet, émue par sa détresse. L’inondation de la ville n’a lieu que le 14 août 1837 : des indemnisations pour catastrophe naturelle avant l’inondation, un précédent historique !

Tout cela montre que l’on retombe sur notre problème de vocabulaire ! Inondable n’est pas inondé !

Le problème des inondations à Saint Etienne est d’une complexité redoutable si l’on prend seulement en compte les conditions techniques :

Des précipitations très intenses, orages d’été ou pluies méditerranéennes en limite de leurs zones d’extension, constituent le début de la difficulté

Des rivières totalement recouvertes, avec des calibres très divers selon les dates de construction, changent la donne de l’écoulement puisque le problème est de faire passer l’eau de la surface aux canalisations

Des pentes importantes facilitent la concentration des eaux dans des zones basses dans un milieu urbain aux sols imperméables qui réagit très vite aux pluies en facilitant le ruissellement

Des rues qui se transforment en rivière, donnent à l’urbanisme un rôle important dans les inondations. L’exemple de l’orage de dimanche rue Bergson, présenté sur mon blog, est très pédagogique.

Dans une zone où les friches industrielles et la restauration urbaine, ont donné lieu à des remodelages de la topographie, ces derniers ont parfois mis en place des plateformes, des contrepentes ou des différences de niveaux  préjudiciables à l’écoulement des eaux.

Rares sont les villes qui concentrent autant de difficultés ! Alors de grâce que l’on ne complique pas le sujet par des problèmes de vocabulaire, un euphémisme de circonstance bien pratique ! L’hydrologue n’a pas l’intention de sortir des questions scientifiques!

 

Gérard Staron vous donne rendez vous  samedi prochain sur les ondes de Radio espérance, le texte étant repris sur mon blog gesta.over-blog.com. Bonne semaine.

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 20:23

Saint Barnabé n'aura pas coupé le nez de  Saint Médard

 

                  On serait donc parti pour 40 jours de pluie depuis cette semaine

Avec les 4 mm de la précipitation en cours, le total provisoire de juin atteint 77,6 mm à Saint Etienne

Avec les 166,8 mm de mai, les deux mois du maximum pluviométrique de fin de printemps  atteignent déjà 244 mm.

L'image de Claude aujourd'hui à la mi-journée montre qu'il y a encore de la réserve pour tomber.

 

06110931n17hvct

 

On distingue  d'abord la langue qui remonte de Méditerranée et s'étire de l'Oranais, aux cévennes en longeant les côtes de la Catalogne .

 

Chaque jour depuis dimanche des alignements de cette direction remontent sur la France, ils ne suivent pas exactement la même trajectoire mais déversent leur eau sur une grande partie du pays.

 

Sur l'Atlantique descendent  des masses nuageuses multiples jusqu'à la Péninsule Ibérique

Ces dernières tournent autour du tourbillon très bien formé que l'on distingue nettement sur le Golfe de Gascogne avant de remonter dans notre direction

 

Enfin les réserves de la mer du Nord pourraient arriver directement jusqu'à nous.

 

Il semble déjà que notre région n'a pas connu de bimestre mai juin aussi pluvieux depuis 1983 !

 

 L'  insistance pluvieuse a déjà fait oublier que l'on se plaignait de sécheresse jusqu'à la fin avril.

Dans l'attente  des records si le dicton se vérifie.

 

Gérard Staron

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 13:58

Le bilan de l’eau

Printemps 2010

Gérard Staron

 

 

Publié sur le dernier Météo fil de l'association

 

 

 

     Un début de printemps sec après l’hiver, suivi d’une saison des pluies en mai et juin, mois du maximum pluviomlogo.jpgétrique dans les dépressions de l’est du Massif central, est assez classique. Avec un contraste aussi marqué se moulant sur les rythmes mensuels, à l’anomalie près de la mesure pluviométrique du 1er mai, l’événement devient remarquable et exceptionnel sur le versant septentrional du Pilat. Mon poste de Saint Etienne (500 m) a battu son record de pluviométrie mensuel en mai avec 166,8 mm !

Si avril a creusé partout un déficit pluviométrique (ETP ≥ P) substantiel et précoce, les excédents de mai (P ≥ ETP) accentuent les différences régionales. L’état de la réserve du sol fin mai atteste de ces situations contrastées entre la zone stéphanoise qui regorge d’eau et un val de Saône qui reste sec et continue même le déficit à Anse. Les pluies orageuses qui prédominent en mai présentent toujours de grosses différences géographiques. Celle du 26 mai n’a pas échappé à cette particularité.

L’état de la ressource en eau a connu un renversement total de situation en mai. La situation difficile en avril laissait présager des problèmes potentiels pour faire face aux besoins de consommation de la saison chaude. Mai a gommé la plus grande partie de ces craintes, surtout du côté ligérien.

Sur le tableau suivant, avec les excédents ou déficits pluviométriques des deux mois vous trouverez l’état de la réserve en eau du sol à la fin mai, 100% correspondant à la saturation et le surplus pour alimenter les rivières, les nappes, les barrages, etc. Attention, de simples opérations de soustraction (déficit) ou d’addition (excédent) seraient trop simples par rapport à la complexité de la nature ! Vous découvrez aussi deux nouveaux postes Aveize et Saint André la Côte (le bourg 860 m). Merci pour l’envoi des données  de mai.

 

 

déficit (-)  excédent pluviométrique

réserve en eau du sol

surplus

poste

avril (mm)

mai (mm)

% à fin mai

fin mai (mm)

Tarentaise

-12

130,3

100%

121

Noirétable

-0,6

58,8

100%

58

Saint-Etienne

-32,2

94,9

100%

67

Montregard (43)

-12,7

91,1

100%

81

Saint André la Côte

-18,5

86,6

100%

70

Saint Just en bas

-18

50,1

100%

33

Bard

-32,8

47,1

100%

18

Andrézieux

-26

46,7

100%

22

Bron

-40,1

45,6

100%

11

Aveize

-31,1

42,5

100%

15

Montchal

-32,9

41

100%

13

Violay Gabotin

-29,5

32,9

100%

5

Montmelas

-17,6

14,5

98%

 

Leigneux

-22

10,2

90%

 

Ecully

-39,7

17,5

84%

 

Villefranche

-34,7

2,8

74%

 

Anse

-36,9

-4,2

65%

 

Corbas

-46,3

                     48,4

100%

10

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:02

Prévisions du 10 au 13 juin 2010

 

La descente polaire  n’a pas réussi à atteindre complètement la Méditerranée en raison de la résistance des anticyclones  sur la mer et au-delà des Alpes.

Elle a laissé une goutte froide sur la France qui va se combler sur place.Tant que cette opération ne sera pas terminée :

Des pluies orageuses continueront à remonter du sud-ouest . Il a plu pour la saint Médard (4,5 mm à Saint Etienne) on est parti pour la variante «  pluie pendant 40 jours »

Des vents du sud virulents résultent de la résistance des anticyclones

D’une façon générale plus il ya aura de vent, surtout sur le Velay et le Forez, moins il y aura de pluie et inversement , pour l’Auvergne

Les températures restent médiocres pour la saison  avec des contrastes entre les plateaux frais et les dépressions vite réchauffées, et entre les longues périodes de nébulosité et celles courtes de soleil.

 

Mercredi :

Sur le Velay et le Forez, plus de vent violent que de pluies initialement prévues, avec des rafales susceptibles d’être dangereuses sur les plateaux de la Haute Loire

Inversement sur l’Auvergne , avec ses montagnes très arrosées

 

Jeudi :

Le vent du sud virulent se poursuit : attention à quelques rafales dangereuses sur les plateaux

Une cellule  pluvieuse affecte l’ensemble de la région dans l’après-midi et en soirée. Les montagnes sont très arrosées mais  aucun secteur ne semble vraiment à l’abri.

Températures assez médiocres  sans grands changements 

 

Vendredi :

Le vent du sud est encore fort le matin  sur les plateaux du massif central  puis faiblit

Les pluies orageuses qui suivent,  prédominent  surtout sur l’axe du Mézenc  au Pilat. Les Limagnes en particulier celles du sud pourraient être à l’abri

Les températures maximales sont en baisse en particulier dans les zones marquées par les précipitations et la nébulosité

 

Samedi :

Le temps commence à changer.

Le vent  modéré provient plutôt du nord

S’il reste beaucoup de nébulosités et s’il tombe même quelques gouttes sur le Pilat, une accalmie dans les précipitations concerne l’ensemble de la journée, mais elles reprennent en soirée et dans la nuit  sur les montagnes volcaniques auvergnates et la Margeride

Températures toujours médiocres, mais en légère hausse

 

Dimanche

Temps de nord  avec des températures médiocres, avec une relative accalmie dans les précipitations , avec beaucoup de nébulosités résiduelle le matin  sur les versants face au nord de nos montagnes, avec un vent de même direction accompagné d’un mistral  modéré sur la vallée du Rhône. Un espoir de soleil dans l’après midi !

 

Le beau temps, sans pluie semble encore une espérance peu réaliste avant quelques jours (à confirmer par la prévision de dimanche 13 juin)

Gérard Staron

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 22:02

Prévision spéciale " critérium du Dauphiné libéré" (suite)

2ème partie : dans les Alpes

 

    Lors d’une semaine très pluvieuse  sur la France, ce risque est quotidien sur la course  mais peut être moins fort que l’on aurait pu le penser initialement et certains jours l’épreuve pourrait passer au travers des gouttes.

Mais le vent fort pourrait le remplacer

Températures assez fraîches pour la saison

 

Mercredi : étape contre la montre Monteux –Sorgues

Le vent violent (60 à 70 km/h en rafales) provoque le principal impact sur la course. Très défavorable jusqu’au grimpeur, il souffle de l’arrière  à proximité de l’arrivée

Le risque de précipitations est peut être moins important qu’il n’était craint initialement. Il est probable pour les derniers coureurs à partir

 

Jeudi : étape Saint Paul  Trois Châteaux –Risoul

Le vent de sud  reste très fort dans la première partie de l’étape jusqu’au Gapençais avec des vitesses de même nature que la veille

Le risque de précipitations sur la course est faible sauf à proximité de l’arrivée.

 

Vendredi : étape Serre-chevalier – Grenoble par le Lautaret et Chamrousse

 Le risque de précipitations pluvio-orageuses , faible au début augmente plus on se rapproche de l’arrivée en particulier sur  les reliefs de Chamrousse, donc danger dans les descentes

Vent plus faible, tournoyant sous les pluies orageuses

Rafraichissement très net en altitude

 

Samedi : étape Crolles l’Alpe d’huez

Le risque de pluies sur la course, très faible au début dans le sillon Alpin,  augmente en altitude  dans la partie centrale des Alpes  et le haut des cols du Glandon et de la montée vers l’Alpe

Le vent et les températures ne devraient pas être gênantes pour la course, sauf la fraîcheur près des sommets

 

Dimanche

Le risque de précipitations sur la course augmente à proximité de l’arrivée

Vent plutôt défavorable dans le sillon alpin, avec  des vitesses assez faibles.

 

Sans une relative protection par des hautes pressions au délà des Alpes, la situation aurait pu être pire !

 

Gérard Staron

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 21:59

En ville une inondation peut tenir à un détail d’urbanisme !

 

L’exemple de la rue Bergson est patent. La photographie a été prise deux heures environ après l’inondation

 IMG00095

On constate d’abord la concentration des eaux en provenance de 3 directions :

L’amont de la Grand-rue,

La colline de Montaud à droite.

L’ancienne manufacture d’Armes plus haute à gauche, avec un niveau de la couverture du Furan qui est légèrement supérieur à la Grand rue

 

Cette dernière situation a pour conséquence de gêner la confluence entre le ruisseau des villes et des mines couvert et le Furan qui s’effectue dans ce secteur. Les eaux qui ruissellent des 3 directions présentées ci-dessus ont des difficultés à rejoindre les canalisations souterraines, sous pression. Dans ces conditions la rue se transforme en rivière

 

On distingue à droite de la photo le véhicule des pompiers encore en action et le matériel de pompage qu’ils avaient mis en place. Ce n’est pas un hasard si ce côté de la Grand-Rue est inondé, son niveau est légèrement plus bas que  l’autre avec un léger creux par rapport à la voie du tramway. Résultat : les immeubles du côté droit concentrent le flux.

 

Au premier plan on remarque la rupture de pente de la ligne de tramway ,  la trace du flux  qui traverse la rue  avec sa bande de boue. La presse a signalé que le trafic de la ligne de tramway avait été interrompu. Vous avez la trace de l’endroit !

Si le flot a traversé la grand rue a cet endroit, une autre raison est visible sur la photographie.

Sur la chaussée de droite, on distingue un gendarme couché avec un passage piéton. Ce ralentisseur a accumulé l’eau sur cette chaussée jusqu’au moment où le flot est passé sur la ligne de tramway pour rejoindre l’autre côté.

 

Des détails d’urbanisme : une légère différence de niveau sur les chaussées et un ralentisseur ont eu un rôle certain.

Dans une ville, il faut peu de chose pour modifier les écoulements et donc les inondations !

Quand les pentes sont importantes comme à Saint Etienne, ce fait peut prendre de l’importance.

 

Gérard Staron

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 08:42

Gros orage sur Saint Etienne le 6 juin (suite)

 

Les précipitations ont repris dans la nuit du 6 au 7

Total de l’après midi : 44,3 mm

Total de la nuit : 16,4 mm

Total de l’épisode : 60,7 mm

Après le record de pluviométrie de mai : 166,8 mm,  la tendance d’un début de saison chaude très arrosé se poursuit avec 231,6 mm depuis le 1er mai.

 

Les orages du week-end ont provoqué une crue du Furan .

L’analyse du cours d’eau à la station d’Andrézieux, près de la confluence avec la Loire montre la présence de 3 ondes correspondant aux 3  périodes pluvieuses :

--- une pointe à 0,75 m dans la nuit du 5 au 6 correspondant au petit orage annonciateur de la veille

--- une crue à 2,36 m vers 17h 30 , après une montée de près de 2 mètres en 1h 30 pour les orages de l’après-midi.

--- une nouvelle onde à 1,71 m en liaison avec la pluie complémentaire de la nuit

 

Ces montées sont très rapides et séparées de creux très sensibles en raison d’un bassin urbain qui réagit très vite à la moindre précipitation sur un sol imperméabilisé

 

Avec 2,36 m de hauteur, ce qui correspond à un débit approximatif de 70 m3s, le maximum place l’événement de dimanche au  23 ème rang depuis 1968.  A titre de comparaison  le 2 novembre 2008 ( 1er rang) la rivière était montée à 4,05 m et l’orage du 2 juillet  2009 (4ème rang) à 2,97 m.

 

Pour les secteurs inondés dans la ville, outre celui signalé précédemment, présentaient des laisses de crues :

La rue vacher

La rue Bergson ( les pompiers étaient encore en intervention vers 19h30)

 

Analyse plus complète du problème à venir….

 

Gérard Staron

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 17:59

Gros orage sur Saint-Etienne dimanche 6 juin 2010 en début d’après-midi….

 44,3 mm à mon pluviomètre

 

   Cette lame d’eau n’est pas un record puisque le 2 juillet 2009, j’avais relevé  72 mm

L’événement semble s’être produit sur environ 30 minutes mais pour ce pas de temps il ne constitue pas non plus un record puisque le laboratoire municipal avait enregistré 67,2 mm pour la même durée le 23 août 1994.

   Cette précipitation intense a toutefois provoqué quelques inondations dont  il restait quelques traces vers 17h 30 sur le site au carrefour des rues Necker et de la Talaudière.

Ce site est traditionnellement inondé  en raison de sa situation topographique qui permet la concentration des eaux en provenance de 3 directions avec une contrepente vers l’aval, toutefois il ne fait pas partie des zones inondables définies par le PPRNPI du Furan de 2005.

Il a été inondé de façon plus ou moins importante :

---Le 2 juillet 2009

---Les 17 et 23 septembre 2007 avec respectivement 31 et 27 mm à moins de 1 km

---Le 25 octobre 2004

---Le 23 août 2002 dans une moindre mesure que le bas du Cours Fauriel

---Le 23 août 1994 lors de la plus grosse inondation par orage de ces 20 dernières années dans la ville

---Probablement le 5 juillet 1993.

 

   Au moment où j’écris ces lignes j’ignore si  d’autres sites inondés habituellement dans la ville, mais rarement inondables on subi le même sort ! Peut-être rue Vacher, un autre endroit souvent affecté ?

   Si vous en avez connaissance merci de me le faire savoir par un commentaire à cet article !

   J'avais précisé dans ma prévision pour dimanche "attention, risque d'inondation localisé"

sans commentaire!

 

Gérard Staron

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  • Covid : divorce entre discours et statistiques !
    Covid 19 : divorce entre discours et statistiques ! Que n’entend-t-on pas sur la façon dont la France a géré la crise du Coronavirus, on est en retard sur tout, le scandale est partout, on est mauvais sur tout, je vous fais grâce de tous les discours...
  • crues océaniques en cours ( situation 1/02/2021 et évolution probable )
    Des crues des rivières océaniques forment actuellement un puzzle aux 4 coins de notre pays Dans les hauts de France deux zones sont à surveiller : 1) les rivières descendant des collines de l'Artois semblent avoir connu leur maximums La Lys a atteint...
  • les particularités de l'élection américaines de 2020!
    Les particularités de l’élection de 2020 aux Etats Unis ! Un documentaire télévisé titrait « Donald trump est-il capable du pire ? » En réalité il a toujours « joué avec le pire » cela lui a permis de gagner dans beaucoup de circonstances comme homme...
  • L'opérette .... une idée d'étrennes
    Le livre "L'opérette parfum de l'histoire" présenté sur la revue Opéra Magazine ......
  • Prévision du 2 au 5 décembre 2020 : hivernal
    Prévision de Gérard Staron du 2 au 5 décembre 2020 (42, 43, 63, 69) Avec une descente froide en provenance des régions arctiques sur le proche Atlantique, l’hiver est arrivé avec le mois de décembre, son début officiel pour la Météorologie C’est le retour...
  • Cultes, covid et confinement: analyse historique !
    Cultes, covid, et confinement : analyse historique L’année 2020 aura vu à deux reprises l’interdiction des cérémonies religieuses et plusieurs dimanches, des croyants en prière devant leurs églises ! Jusqu’à quand faut-il remonter pour trouver pareil...
  • Prévision du 24 au 28 novembre 2020: les hautes pressions résistent
    Prévision de Gérard Staron du 25 au 28 novembre 2020 ( 42, 43, 63, 69) L’anticyclone se retire derrière les Alpes pour repousser les assauts des précipitations qui remontent du Levant Espagnol qui au maximum atteindront le Mézenc et des perturbations...
  • prévision du 15 au 18 novembre 2020 : Yoyo des tempéartures et du vent
    Prévision de Gérard Staron du 15 au 18 novembre 2020 (42, 43, 63, 69) Les anticyclones méditerranéens tiennent encore bon quelques jours et ils évitent à nos départements de connaitre les excès subis par les côtes de La Manche. Temps restera globalement...

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Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195