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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 19:07
« Air de l’Inspecteur d’Académie »

Extrait de l’opérette Mamzelle Nitouche (1885)

Musique de Hervé

Interprête : G. Staron

 

La direction d’un établissement de jeunes filles a trouvé un stratagème pour faire connaitre à un jeune officier  sa future fiancée, pensionnaire dans ce couvent !

Il prend le titre d’un inspecteur d’académie qui effectue sa tournée d’inspection et veut rencontrer la « meilleure » élève de l’établissement. Dans l’air il se présente.

Quelques années après les lois scolaires de Jules Ferry qui ont placé sous contrôle l’enseignement religieux, ridiculiser un inspecteur d’académie peut plaire.

D’ailleurs l’opérette est visionnaire du fonctionnement d’un établissement scolaire d’aujourd’hui  et du pouvoir qu’y ont pris les meneurs et perturbateurs au travail absent,   parmi les élèves à qui ils imposent leurs lois, mais aussi vis-à-vis des chefs d’établissements.

L’inspecteur ne se renseigne pas auprès de la direction (Madame la supérieure,) du professeur (Monsieur l’organiste) mais auprès d’une élève qui a multiplié  les excentricités (vol de partition du professeur, chantage etc).et ne correspond pas au tableau touchant que l’inspecteur fait d’elle.

Combien de fois ais-je entendu dans des conseils de classe, des présentations édifiantes par l’administration, d’élèves au bilan et au comportement désastreux pour tous les professeurs.

En 1885, il faut admirer le respect et la langue française de l'opérette et le contraste avec la situation actuelle !

Bonnes vacances aux collègues

 

Gérard Staron

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 16:26

Une nouvelle échelle des crues du Rhône transmise par Claude  à comparer avec celle de sablons (voir article  ancien)

La photo a été prise à Peyraud  petite commune à Côté de Serrières  dans l'Ardèche à une distance assez  faible de l'autre citée déjà présentée

Rhone Peyraud 07

L'échelle des crues ne contient pas les hauteurs des inondations antérieures à mai-juin 1856.

 

Il manque en effet parmi les cotes les plus élevées des événements de 1711, de novembre 1840.. Ne figurent pas non plus celles de décembre 1918, de novembre 1882 et janvier 1910 pour des raisons qui intérrogent : étalement de l'onde, arrêt des observations,  oubli ?

Par contre on retrouve en tête mai-juin 1856 ce qui atteste de l'importance des inondations de fin du printemps

On retrouve aussi les crues de février 1928, novembre 1896 et novembre 1944

Il s'ajoute des crues d'hiver plus récentes

janvier 1955 qui a affecté le bassin de la Seine

février 1957

janvier 1936

L'influence océanique semble prépondérante en  liaison avec la Saône et les pluies d'hiver sous ce climat.

 

Gérard Staron 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 09:23

Prévisions du 22 au 25 juin 2010

 

Quelques jours de répit dans le mauvais temps correspondent à la poussée timide de l’anticyclone des Açores dans notre direction à partir de l’Atlantique.

Un répit dans les précipitations stoppera la montée des totaux colossaux de juin (mon record provisoire de Saint Etienne risque de rester quelques jours à 175,6 mm, niveau actuel),

Il faut évacuer une humidité et une nébulosité progressivement avec des résistances sur le versant nord du Pilat et des reliefs proches. Le retour du soleil est lent et affecte en priorité les bassins internes du Massif central : Le Puy ou les Limagnes du sud

Le vent de nord subsiste en s’affaiblissant progressivement avec son compère le mistral en vallée du Rhône.

La remontée des températures concerne surtout les maximales de l’après-midi et les dépressions. Les minimales du matin restent très fraîches surtout sur les plateaux.

 

Mardi

L’esquisse de l’amélioration est marquée par un retour de l’ensoleillement après des nébulosités matinales difficiles à dissiper surtout sur les versants nord des reliefs de l’est du Massif central autour du Pilat.

Le thermomètre bas le matin remonte  dans l’après-midi  surtout dans les dépressions qui se réchauffent plus vite

Le vent du nord et le mistral en vallée du Rhône persistent

S’il n’y a pas d’opposition majeure aux soirées en plein air, ne pas oublier une très grosse laine !

 

Mercredi :

Le retour du beau temps se précise  avec plus de soleil et moins de nébulosités, des températures maximales en hausse, après des minimales encore très fraîches sur les plateaux.

Le vent du nord et le mistral faiblissent

Pas de précipitations.

Si rien ne s’oppose aux repas en plein air en soirée , ne pas oublier une grosse laine

 

Jeudi :

Beau temps, probablement la meilleure journée de la semaine.

Pas de précipitations, des températures maximales enfin de saison, du soleil

La dernière journée de vent de nord et de mistral très affaiblis

 

Vendredi :

Les températures restent au niveau de saison atteint péniblement la veille, mais après une matinée ensoleillée, une dégradation  se développe au fil des heures avec le bourgeonnement des cumulus. L’évolution sera-t-elle suffisante pour atteindre les orages ?

Localement seulement, avec une probabilité plus forte sur la Haute Loire.  Les nuages orageux remontent du sud-ouest , regarder dans cette direction pour savoir si des menaces existent !

 

La période orageuse pourrait continuer ensuite, à vérifier vendredi (25 juin) par la nouvelle prévision !

 

Gérard Staron.

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 19:57

 

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres

Mois de juin 2010 (1-20)

 

Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Minimum et maximum quotidien et leurs heures

Moyenne approchée  (min+max/2)

Moyenne vraie (toutes mesures)

 

 

date

min

heure

max

heure

moyenne

moy. vraie

1-juin-10

6,0

7:32

15,0

17:26

10,5

9,7

2-juin-10

8,6

1:20

14,9

17:16

11,7

10,3

3-juin-10

7,7

6:52

17,2

14:20

12,4

11,6

4-juin-10

8,0

6:20

21,7

16:56

14,9

14,3

5-juin-10

11,0

5:04

25,2

16:08

18,1

18,0

6-juin-10

13,8

15:04

23,1

12:16

18,4

17,0

7-juin-10

10,9

6:40

20,9

17:24

15,9

14,2

8-juin-10

12,5

12:28

18,0

17:18

15,2

14,4

9-juin-10

13,0

6:38

17,5

16:00

15,2

15,1

10-juin-10

12,8

17:50

18,9

12:24

15,8

15,7

11-juin-10

11,0

19:26

16,6

11:44

13,8

12,9

12-juin-10

7,3

6:40

19,3

13:54

13,3

13,7

13-juin-10

11,3

7:26

19,9

14:26

15,6

13,9

14-juin-10

9,4

2:00

14,4

10:56

11,9

11,4

15-juin-10

8,1

3:04

14,9

15:56

11,5

10,8

16-juin-10

11,1

9:08

17,2

17:00

14,1

12,8

17-juin-10

6,8

4:32

16,4

14:22

11,6

10,8

18-juin-10

8,1

3:32

15,9

13:48

12,0

11,3

19-juin-10

7,0

19:56

11,5

10:56

9,2

9,1

20-juin-10

3,4

10:56

7,1

17:24

5,2

4,5

  

La moyenne provisoire approchée des deux premières décades de juin 2010 : 13,3°

Juin 2010 est encore en bonne voie d’être le plus frais depuis le début des observations même si l’écart plus faible qu’en mai ne laisse qu’une très petite incertitude :

En 2009 : 14,9°

En 2008 : 14,5°

En 2007 : 14,9°

En 2006 : 16,6°

 

Face aux annonces du début de 2010 (janvier à mai), supposé le plus chaud depuis 1880 sur la planète, l’est du Massif central recèle le dernier village gaulois qui résiste avec le même succès que celui d’Astérix aux idéologies en cours !

Il pleut moins à Montregard qu’à Saint Etienne avec 102,8 mm pour la même période !

 

Gérard Staron

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 19:23

Chronique N°782: Inondations du Var, de Givors et de Cahors

Similitudes et différences

  IL est difficile de sortir du problème des inondations. Après l’avertissement de Saint-Etienne, l’orage du 9 juin sur l’entrée de la ville de Cahors a pris le relais. Dimanche 13 juin, il s’ajoute celui du centre de Givors et à une autre échelle de gravité bien plus dramatique autant pour les pertes en vie humaine (25 morts) que pour les dégâts, les inondations du Var.

Il y a pourtant des points communs entre tous ces événements.

Ils affectent d’abord de petits ruisseaux, inconnus le plus souvent, parfois anonymes alors que les grandes rivières et surtout les fleuves sont restés en retrait.

C’était déjà le cas de Saint Etienne. Cette particularité se trouve à Cahors avec le Bartasec qui est un sous affluent du Lot puisqu’il se jette dans le ruisseau de Lacoste et ce dernier dans le Lot. Alors que le petit ruisseau apportait la désolation sur le centre commercial, le Lot montait à peine de 50 cm en aval à Cahors comme à Bouzies. Cet aspect se retrouve à Givors où l’inondation ne provient ni du Gier, ni du Garon et encore moins du Rhône, principales rivières ou fleuves de la commune mais d’un petit ruisseau sans nom sur la carte au 25000ème qui se nommerait aux dernière nouvelle le Merdary. Son cours très bref descend des plateaux qui ceinturent au nord le Pilat. Dans le Var, les principaux dégâts ont aussi été causés par de petits cours d’eaux. Celui qui traverse Draguignan avant de rejoindre le Nartuby est aussi anonyme sur les cartes IGN, Le Réal est à peine plus important aux Arcs. Le fleuve côtier, l’Argens, n’a été affecté qu’ensuite en recevant les flots cumulés de ces petits ruisseaux habituellement à sec dès le mois de Juin.

Comme les PPRNPI, plans de protection des risques naturels ou les PAPI ont été fait le plus souvent pour protéger des débordements des rivières principales selon le mécanisme traditionnel de montée des eaux, ce déchaînement imprévu de petits ruisseaux a provoqué certainement beaucoup d’inondés non classés en zones inondables. Je l’ai déjà présenté pour Saint Etienne, c’est aussi le cas pour Givors, Cahors, le cas des villes du Var est plus complexe.

Deuxième point commun, ces inondations affectent presque toutes des zones urbanisées, parfois même des centres villes, des zones où ces petits ruisseaux circulent en souterrain sous les chaussées au pied de reliefs d’où descendent des ruissellements importants. Les mécanismes de l’inondation sont  très simples.  Les rues se transforment en rivières sous l’effet de plusieurs mécanismes.

--- Soit le calibre des canalisations souterraines est insuffisant pour absorber le flux descendant des reliefs environnants à l’entrée dans la couverture. Les eaux passent par-dessus et continuent leur cheminement dans la ville en suivant la pente des rues.

--- Soit les ruissellements urbains se concentrent dans les points bas de la ville, ils ne peuvent alors rejoindre les canalisations souterraines parce que les  bouches d’égouts sont insuffisantes ou obturées par les boues ou obstacles divers.

--- Soit l’eau sous pressions de ces cours d’eaux recouverts ressort comme des geysers en soulevant les fontes pourtant lourdes des bouches d’égouts. On a vu la couverture du Réal aux Arcs complètement explosée par la pression des eaux.

Dans tous les cas, les voieries sont inondées en priorité, ce qui explique ces amoncellements de véhicules entraînés par les eaux et les chaussées ravinées. Les conditions de l’urbanisme  qui n’ont pas toujours prévu ces cheminements erratiques des eaux ou qui ont modifié la topographie des lieux en décalant les niveaux ou en mettant en place des plates-formes, aggravent parfois ces inondations. Les zones commerciales, industrielles, les lotissements apprécient beaucoup les espaces plats préparés pour les installer en comblant parfois des vallons. Les parkings ou les campings sont souvent des proies faciles pour l’eau. Naturellement dès que les flots dépassent plusieurs dizaines de centimètres, les habitats, les entreprises et les commerces sont affectés à leur tour.

Troisième point commun, des précipitations d’une intensité exceptionnelle sur un laps de temps très court, inférieur à l’heure, de l’ordre de 20 minutes dans le cas de Givors, ont provoqué des flots d’une montée quasiment instantanée par rapport à la pluviométrie. Dans les cas de Givors, Cahors ou Saint Etienne, 30 à 35 mm peuvent suffire à provoquer une inondation alors que le même total tombé sur une durée plus longue sera écoulé de façon normale.  

C’est à ce niveau qu’apparaissent les principales différences entre l’ampleur des inondations du Var et celles des autres secteurs localisés cités.

 Le problème est de nature géographique. Les orages de Cahors , Givors, comme Saint Etienne sont ponctuels et limités à une superficie très réduite. Certains affectent un espace si limité qu’il n’y a pas à l’intérieur de points de mesure de la pluviométrie. Dans ce cas la seule information utilisable pour connaître la quantité réellement tombée est celle fournie par les radars météorologiques. La société stéphanoise RHEA a d’ailleurs mis au point un logiciel « calamar » qui permet de retrouver à partir des images radar, les cumuls des lames d’eaux tombées sur ces petits bassins versants et de connaître le paroxysme de la précipitation orageuse.

Au contraire, l’espace géographique des inondations du Var est d’une superficie bien plus vaste. Les masses pluvieuses remontant de Méditerranée ont déposé leur eau, en première ligne sur le littoral du Var avec la région de Toulon, en seconde ligne au pied des reliefs de Préalpes qui correspond au secteur des Arcs ou de Draguignan, mais les précipitations ont remonté transversalement aux reliefs jusqu’au Pilat où le versant stéphanois a reçu encore un cumul de plus de 50 mm, heureusement en plus de 12 heures.

Ce qui est original, c’est cette langue étroite de pluviométrie presque rectiligne que l’on pouvait observer  du littoral varois au Pilat. Elle s’est mise en place dans la journée de mardi et elle est restée sur place sans changement jusqu’à la matinée de mercredi avant de s’incurver en direction du Limousin puis de l’Aquitaine et du Pays basque.

Cette géographie des masses pluvieuse est très originale. Elle ne correspond pas vraiment à celle des averses Cévenoles, ni à celle des pluies qui affectent la Côte d’Azur et la Ligurie. Elle traverse en diagonale les axes du relief. Sa faible largeur ainsi que sa stabilité géographique interpellent. L’image de satellite placée sur mon blog comme les échos radars illustrent ces particularités.

Cet épisode varois semble avoir cumulé les aspects catastrophiques d’une grosse pluie méditerranéenne hors de saison puisqu’elles se déroulent habituellement de septembre à décembre, mais aussi ceux des orages violents de saison puisqu’ils se déroulent en été mais qui affectent très peu en année normale les régions méditerranéennes protégées par leurs anticyclones.

Les quantités très importantes de précipitations, plus de 300 mm par endroits, comme la plus grande extension géographique des pluies, sont de nature méditerranéenne en raison de la recharge en humidité de l’air froid qui a atteint la Grande bleue et de son blocage par un anticyclone au-delà des Alpes qui les a maintenu sur cet axe. En été, l’air froid n’atteint pas habituellement la Méditerranée. Comme cette fois, il a réussi à descendre très bas en latitude jusqu’au Maghreb, il a pu au maximum se gonfler en humidité et l’anticyclone qui bloque  est d’autant plus solide qu’il est surtout visible en altitude au niveau de la surface des 500 hpa. Tous ces aspects dopent les précipitations et se retrouvent dans les épisodes d’automne qui déposent parfois jusqu’à 600 mm en 24 heures.

L’extrême intensité des précipitations qui affecte surtout des petits ruisseaux, l’étroitesse de la langue pluvieuse du Var au Pilat qui ne tient pas compte des reliefs, sont plutôt des caractéristiques orageuses qui ont encore aggravé les effets de cet épisode.

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de radio Espérance, le texte étant repris sur mon blog : gesta.over-blog.com et bonne semaine à tous

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 08:17

Nouveau record de pluviométrie mensuelle à Saint Etienne (500 m)

Les dernières précipitations relevées :

le 17 :20.9 mm

le 18 :3.4 mm

le 19 : 1.6 mm

ont porté le cumul provisoire du mois de juin 2010 à 169,8 mm

Ceci représente le total mensuel le plus élevé  depuis le début des observations régulières (2005)

Le précédent record de 166,8 mm enregistré en mai 2010 n'aura pas tenu longtemps.

Juin 2010 a encore une dizaine de jours pour porter le total à des niveaux jamais atteints et battre d'autres records :

Sur des périodes plus anciennes, on peut comparer avec les observations de Saint Etienne Bouthéon :

les totaux les plus élevés enregistrés pour un mois de juin  encore à battre sont :

1957 : 187,6 mm

1969 : 186,7 mm

1992 : 173,1 mm

le total maximal tous mois confondus :

mai 1983 : 230 mm

Faites vos jeux !

Rien ne va plus !

Gérard Staron

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 13:12

Inondation de Draguignan (15/06/2010) : les documents de Gérard

 

Gérard n’est pas celui que vous pensez, mais un ami qui réside dans le mitage, nom donné par les géographes aux propriétés dispersées  dans le milieu naturel méditerranéen, ici au dessus de Draguignan, un secteur particulièrement affecté par les pluies torrentielles du 15 juin.

Parmi les nombreux documents qu’il m’a adressés, ceux-ci permettent de comprendre le mécanisme de l’inondation avec un écoulement qui a transformé les routes en rivières en grossissant au fil de la pente en direction de la ville.

le 15.06.2010 007

Sur le haut, on observe le flot qui sort des terrains situés à droite sur le haut de la photo. Il est dévie par le portail et le mur de cloture situé en face. L’ensemble a tenu,   ce qui a protégé la propriété situé derrière en contrebas. A ce moment la crue n’est pas au maximum , ce dernier a eu lieu de nuit ce qui ne facilite pas les photos. Sur d’autres documents, on constate que le flot, même en grande partie retenu, a atteint le sommet du muret selon certaines laisses visibles sur le portail..  A partir de ce moment la route qui descend vers la ville est devenue une rivière. Son revêtement est défoncé dans les secteurs où le flot est le plus puissant, soit au premier plan

 

 

DRAGUIGNAN le.15.06.2010 062

A mi pente dans la descente vers la ville , le document pris après le retrait des eaux  montre que le flot a été très puissant sur la route.

La chaussée est totalement  défoncée à l’endroit où un flux complémentaire  en provenance  de la droite a renforcé celui qui descendait de l’amont.

La crue a été suffisante pour déplacer les véhicules , les projeter sur les trottoirs  ou les choquer contre les obstacles mais elle est encore insuffisante pour les emporter. La route a été encore plus une rivière entre les clôtures qui canalisent l’écoulement  des flots.

 

 

DRAGUIGNAN le.15.06.2010 036 

 Dans la ville au bas de la pente, la concentration des flots sur les chaussées a donné tellement de force que les véhicules ont été emportés, broyés, accumulés contre les obstacles avec une puissance énorme.

Naturellement les magasins, les locaux industriels ou d’habitation au rez de chaussée ont été envahis quelques soient les obstables placés à l’entrée des eaux.

 

Ce n’est qu’ensuite que les flots ont grossi les rivières , la Nartuby pour Draguignan et enfin le fleuve côtier de l’Argens en direction  de Fréjus jusqu’à la mer.

 

Gérard S. remercie Gérard A. pour ces témoignages.

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 10:08

Prévisions du 18 au 21 juin 2010

 

Les descentes arctiques ont chassé les anticyclones méditerranéens et elles exploitent leur succès dans les prochains jours avec de nouvelles arrivées en provenance des hautes latitudes.

Désolé, le mauvais temps pour la saison ajoute une couche, mais l’est du pays est plus touché que nous. Les Limagnes et la région ponote auront des conditions moins médiocres que le Forez, le Roannais très exposés

Le temps reste pluvio-orageux. Les perturbations de nord  se régénèrent  dans l’après-midi et en soirée en raison de l’efficacité des radiations solaires de cette saison (même relatives cette année) . l’axe du Pilat au Beaujolais reste très arrosé.

Une forte nébulosité persiste sur les nombreux versants nord de nos montagnes le matin à cause de l’humidité de la veille et le soir en raison de l’arrivée de nouveaux nuages instables !

Les températures sont très fraîches pour la saison surtout sur les plateaux du cœur du Massif central. Elles continuent leur baisse

Le vent du nord et son compère le mistral en vallée du Rhône se réinstallent et forcissent. Seul avantage il contribue à assécher sous un ciel lumineux les zones inondées de Méditerranée.

 

Jeudi : prévision ancienne maintenue avec risque pluvio orageux dans l’après-midi et en soirée  surtout du Pilat au Roannais

 

Vendredi :

Après une accalmie dans les précipitations, elles reprennent en soirée sur les régions proches de l’axe du Pilat au Beaujolais

Les températures sont médiocres pour la saison surtout les maximales de l’après-midi

Le vent du nord et le mistral s’installent

 

Samedi :

La nouvelle descente de nord perturbée apporte de la nébulosité et des précipitations généralisées  qui se régénèrent au cours de la journée jusqu’en soirée

Les températures maximales continuent à baisser, elles sont très basses sur les plateaux. Le bassin du Puy et les Limagnes du sud pourraient voir le soleil un peu plus que les autres avec quelques degrés en plus

Vent du nord et mistral forcissent

 

Dimanche :

La région est en bordure des nouvelles pluies de nord qui se régénère en fin de journée. L’ensemble Pilat,  Forez et Roannais est le plus exposé.

Les températures connaissent un point bas indigne de juin surtout sur les plateaux du Massif central. Les mêmes zones que la veille bassin du Puy et Limagnes du sud pourraient être moins affectées

Vent du nord sur les plateaux et mistral en vallée du Rhône virulents

 

Lundi :

Légère amélioration, moins de pluies, hausse timide des températures, atténuation du mistral et du vent du nord, mais il reste beaucoup de nébulosités avec quelques gouttes possibles sur la zone Pilat et Yssingelais et une fraîcheur hors de saison.

 

 En espérant de meilleures nouvelles pour la prévision de lundi !

 

Gérard Staron

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:50

Précipitations en cours (16/06/2010)

 

Evaluation des risques pour les prochaines heures sur la Loire, la Haute Loire et le Puy de Dôme

Record de précipitations de mai et de juin à Saint Etienne

 

Les masses pluvieuses qui ont provoqué les très fortes pluies de la côte d’Azur  remontent vers le nord  et elles prennent en écharpe nos départements du Limousin à la vallée du Rhône.

Elles vont durer encore quelques heures mais elles ont perdu une grande partie de leur intensité.

De ce fait, le temps va rester très mauvais une grande partie de la journée mais les pluies ne sont plus capables de provoquer des inondations importantes.

Les fleuves Loire et Rhône ne réagissent pas actuellement, sauf précipitations imprévues ils devraient rester ainsi.

Les principaux affluents connaissent des hausses mesurées qui ne présentent pour l’instant aucun danger

Un seul connait une crue significative : La Durance qui est montée de 3 mètres sur son cours moyen.

Les seules rivières régionales à avoir réagi de façon significative sont :

Le Furan (pointe à 1,52 m à 1h 30 à Andrézieux) en raison de son bassin urabin stéphanois. Ce niveau est sans danger

Le Lignon du Forez (pointe de 1,53 m à Boen sur Lignon )

Le Lignon du Velay, la Dunières, la Borne dans le bassin du Puy connaissent de petites intumescences sans risque pour l’instant

Les rivières cévenoles réagissent peu.

Le bassin de ‘Allier est calme sauf légère montée de la Sioule…

 

Les pluies sont pourtant très importantes

A Saint Etienne

Relevé du 16 au matin : 33 mm

Compléments

total de la matinée du 16 : 14,5 mm

Total provisoire de juin 2010 : 158,3 mm 

juin 2010 est déjà le 2ème cumul mensuel le plus important depuis le début des observations après mai 2010

Total provisoire mai et juin 2010 : 325,1 mm

Ces deux mois constituent le maximum pluviométrique dans la région mais ce bimestre confirme déjà un record depuis la fin de la seconde guerre mondiale alors que nous sommes à peine à la moitié du mois de juin.

 A Bouthéon les totaux de mai  et juin les plus élevés sont ceux de

1951 :  304,5 mm

1948 : 302,5 mm

 

Dans la prochaine chronique il faudra expliquer pourquoi 30 mm dans un cas provoquent une inondation et dans un autre rien !(1)

 

(1) Gérard Staron "Le ciel tomberait-il sur nos têtes " 2003 Editions ALEAS 15 quai Lassagne 69001 Lyon ( disponible auprès de l'auteur et de l'éditeur)

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 18:37

Une pluie méditerranéenne en juin !

 

L’air froid l’a emporté et a atteint la « Grande Bleue »

06150937n17nb2

L’image transmise par Claude que nous remercions encore  montre que l’air froid est descendu par la Mer du Nord, le proche Atlantique,  le Portugal jusqu’au Maroc . Il a balayé les anticyclones méditerranéens qui d’habitude occupent la place en été . Ces derniers ont été remplacés par une dépression centrée de la Provence à la Sardaigne

L’air s’est rechargé en humidité sur la mer tiède avec les énormes masses nuageuses en blanc sur l’image.

Ces dernières remontent sur la France selon une trajectoire assez originale  qui s’étire du Var jusqu’aux  Pilat et selon une diagonale qui recoupe les axes du relief , les préalpes du sud,  la vallée du Rhône..

C’est un axe intermédiaire entre les pluies Cévenoles qui viennent buter directement  sur l’est du Massif central de l’Aigoual au Pilat  et celles plus lombardes qui affectent la Côte d’Azur , la Ligurie et les Alpes piémontaises

Cette situation météorologique est relativement hors saison.

Les descentes froides qui progressent si bas vers le sud sont très rares pendant la saison chaude, et sont bien plus courantes en hiver.

Les anticyclones subtropicaux qui occupent d’habitude la Méditerranée en été  ont été enfoncé.

Cette situation ajoute des pluies supplémentaires importantes et les totaux les plus dangereux affectent le Var qui reçoit de plein fouet les masses pluvieuses. La Méditerranée n’est probablement pas encore assez chaude pour provoquer les abats énormes que l’on trouve en automne mais ils sont suffisants pour provoquer des inondations localisées.

Un printemps particulièrement pluvieux qui risque de battre des records : à confirmer !

 

Gérard Staron

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Presentation

  • : Le blog de Gérard Staron Président de l'AMRL
  • : Le journal du climat et de la géographie libres. Actualité climatique Climat et société, impact du climat sur les activités humaines . Prévisions sur 4 jours
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    Des crues des rivières océaniques forment actuellement un puzzle aux 4 coins de notre pays Dans les hauts de France deux zones sont à surveiller : 1) les rivières descendant des collines de l'Artois semblent avoir connu leur maximums La Lys a atteint...
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    Les particularités de l’élection de 2020 aux Etats Unis ! Un documentaire télévisé titrait « Donald trump est-il capable du pire ? » En réalité il a toujours « joué avec le pire » cela lui a permis de gagner dans beaucoup de circonstances comme homme...
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Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195