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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:59

 

A la fin du premier semestre 2010, il est temps de reprendre l’analyse de l’évolution des températures que nous avions évoquée pour la dernière fois avec la situation de la fin décembre 2009.

Il s’agit de prendre en compte les moyennes coulissantes sur 12 mois, qui ont l’avantage de faire disparaître les différences saisonnières puisqu’un représentant de chacun des mois de l’année est compris. Depuis notre précédente évocation (chronique N°766), nous avons continué d’observer les mêmes stations françaises, allemandes et espagnoles. Chacune a connu un maximum de température au début du printemps 2007, pour les séries mai 2006-avril 2007 ou juin 2006- mai 2007. Toutes montrent une chute des températures comprise entre 2° et 3° avec un point bas en février 2009 après l’hiver rigoureux 2008-2009. Dans la suite de 2009, une remontée très limitée de ces moyennes coulissantes laissait en décembre 2009, les températures inférieures de l’ordre de 1,5° à 2° selon les stations par rapport au maximum d’avril-mai 2007.

Pendant le premier semestre 2010, la baisse des températures a repris, comprise entre 0,3° et 0,7° selon les stations. D’une façon générale, la plus grande partie de la hausse constatée l’an dernier de mars à la fin de l’année a été annihilée, et à quelques dixièmes près les températures sont redescendues à proximité du niveau très bas de février 2009, sans jamais l’atteindre, mais en l’approchant souvent de 1 dixième.

Il y a cependant une exception la station de Santander dans le nord-ouest de l’Espagne qui présente en juin 2010 une moyenne coulissante quasiment équivalente à celle de décembre 2009 (15,2° contre 15,1°), et qui conserve son écart de 1,4° en dessous de celle de mai 2007 (16,6°).

En décembre 2009, Nice se singularisait par rapport aux autres villes par une baisse très faible des températures depuis le printemps 2007 seulement (-0,9°). Pendant le premier semestre 2010, la cité de la côte d’Azur a perdu une grande partie de son originalité en baissant sa moyenne coulissante de 0,5°, soit-1,4° en dessous de celle du printemps 2007.

Tous les autres postes qui nous servent de référence présentent à nouveau des températures moyennes coulissantes inférieures de 2° ou plus par rapport à celles du printemps 2007.

Les stations allemandes Aix la Chapelle et Francfort qui étaient les seules à avoir baissé de plus de 2° en décembre 2009, ont continué cette particularité en atteignant des minimums inférieurs de -2,9° et -2,6° en mai 2010. Par contre le repli de ces moyennes n’a pas continué en juin 2010 qui a été un peu plus chaud que son homologue de 2009.

Cette reprise légère des températures en juin 2010, après un point bas en mai, se retrouve aux autres stations de la moitié nord de la France, Lille et Laval avec une moyenne inférieure de 2,3° et 2° par rapport au printemps 2007 et de -0,5° et -0,3° par rapport à la fin de 2009.

Les postes du Massif central, Saint-Etienne-ville et Andrézieux, le Mont Aigoual dans les Cévennes ont connu les baisses les plus fortes, supérieures à - 0,5° pendant ce premier semestre 2010, mais ceci ne correspond qu’à - 2° à - 2,2° par rapport au printemps 2007.

Une première conclusion s’impose. Depuis la moyenne coulissante mai 2006- avril 2007 ou juin 2006- mai 2007, le réchauffement connaît une pause très marquée dans les stations de l’Europe de l’ouest, il s’agit même d’un léger refroidissement qui place les températures au niveau où elles étaient vers les années 1996-1997. C’est toute la partie terminale des dix dernières années du réchauffement qui est passée à la trappe en 3 ans.

La tentative de reprise de la hausse des températures de la deuxième partie de l’année 2009 a été totalement annihilée par la baisse du premier semestre 2010. Il faut prendre en compte que cette dernière baisse s’effectue par rapport à des températures correspondantes de 2009 très basses après l’hiver 2008-2009 déjà enneigé et froid. Celui de 2009-2010 a provoqué des températures encore plus basses que son prédécesseur et surtout il a continué par un printemps frais ce que n’avait pas fait le précédent.

Il n’existe pas de signe évident d’une reprise de la hausse des températures pendant la seconde moitié de 2010, car la seconde partie de 2009 avait été la plus chaude de l’année et elle avait remonté les températures.

Les cycles constatés antérieurement dans l’évolution des températures que ce soit ceux de 20 à 30 ans visibles pendant le XXème siècle, ou ceux de 3 ans observés pendant ces 20 dernières années ne plaident pas non plus pour une reprise du réchauffement.

Des années 1950 à 1975, les températures avaient plutôt baissé avant de connaître la très forte hausse jusqu’aux premières années du 21ème siècle, la suite logique devrait apporter une pause de 20 à 30 ans à venir.

Depuis 1995, on constate souvent un pic des températures tous les 3 ans environ. On le retrouve en février 1995, en janvier 98, en mars 2001, à la fin de 2003 et au début de 2004 et enfin en avril-mai 2007. De plus les niveaux atteints sont croissants de l’un à l’autre. Jean Louis Grieineisen l’a constaté pour Lyon Bron et moi-même pour Saint Etienne Bouthéon et Laval. Ce printemps 2010 aurait dû présenter un nouveau maximum thermique. Il n’existe pas aux mois prévus en raison de la reprise de la baisse à partir de janvier 2010. La période de hausse de 2009 s’arrête en décembre et ne dure que 8 mois. Le niveau atteint se situe nettement en dessous de celui des derniers pics de début 2001, fin 2003 et avril-mai 2007 de l’ordre de 1,5° en dessous.

Les annonces intempestives des mois de mars, avril et mai les plus chauds que la planète aurait connu depuis 1880 contrastent. Selon certaines publications, il en serait de même des 5 mois janvier-mai 2010 qui seraient les plus chaud connus depuis 1880 sur l’ensemble de la planète.

Si j’avais envie de plaisanter, je serais tenter d’ajouter qu’il s’agit de l’application à la climatologie du syndrome du village gaulois d’Astérix. On pourrait ajouter quand on connaît le sort que ses habitants faisaient subir aux légions romaines, l’avenir peu enviable de mes collègues réchauffés!

Au-delà de l’humour, ceci pose le problème de l’observation en météorologie. Quand on analyse les données d’un poste thermométrique déterminé, on peut établir de façon sure une évolution, même si certains puristes peuvent faire valoir l’influence d’un déplacement ou d’un changement de peinture de l’abri ou autre petit problème. Naturellement ce type d’argument permet de se faire affubler de demeuré qui ne sort pas de son trou, ou que l’on ne saurait pas se limiter à la France ou à l’Europe quand le monde vous tend les bras, mais l’on peut aussi s’interroger sur les modèles mathématiques et la nature des calculs de péréquation qui permettent d’établir de telles informations sur l’ensemble de la planète. Par ailleurs après de tels calculs, les différences se limitent très souvent à quelques dixièmes, qu’il faut mettre en relation avec l’immensité des valeurs traitées et les différences des espaces que le moindre changement de coefficient peut troubler. Il convient d’ajouter quand on prend en compte les années depuis 1880 qu’il n’existait que peu de stations à cette époque, que la plupart de ces dernières étaient situées sur le vieux continent, car la météorologie n’a pénétré le reste du monde qu’après la colonisation. Toutes ces stations étaient situées alors en pleine campagne et elles ont été intégrées ensuite aux îlots de chaleur urbains, une hausse des températures qui n’a rien de planétaire.

On ne peut être qu’éminemment perplexe face au gouffre qui existe entre les annonces péremptoires des organismes internationaux pour l’ensemble de la planète et le ressenti des températures de ces dernières années attesté par les mesures des stations locales.

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance, ce texte étant repris sur mon blog : gesta.over-blog.com. Bonne semaine

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 09:33

 

 

Nos départements se situent dans la zone de transition entre l'anticyclone des Açores, centré sur l'Atlantique qui s'étend jusqu'à nous en altitude et les perturbations qui descendent des hautes latitudes et viennent s'empaler sur les hautes pressions.

Le soleil du matin, laisse la place aux cumulus de plus en plus épais et enfin selon le rapport de force des deux centres d'action déjà cités dans la journée, l'orage se déclenche ou non, localisé ou généralisé, violent ou non.

Les températures restent estivales mais dépendant des flux atmosphériques qui accompagnent les orages, baisse sensible après leur passage avec un vent de nord, coup de chaleur dans les heures qui précèdent leur arrivée surtout dans les dépressions de la Loire et de l'Allier avec un flux de sud.

 

Samedi :

La prévision précédente est confirmée avec un coup de chaleur dans les dépressions de la loire et l'Allier suivi d'orages virulents à partir de l'après-midi, d'abord sur la partie auvergnate puis en soirée et dans la nuit sur le Velay et le Forez. Attention à la grêle et aux inondations localisées surtout sur la zone Livradois-Forez

 

Dimanche:

Nette baisse des températures maximales qui restent estivales sans plus.

Le vent du nord s'installe accompagné d'un mistral assez virulent dans la vallée du Rhône

Le matin, les dernières pluies orageuses s'avacuent par les monts du Lyonnais et du Beaujolais.

Le soir leur recrudescence est très limitée et localisée sur les reliefs de l'est du Massif central, Mézenc au Pilat,

 

Lundi :

Le temps se rétablit progressivement avec un flux de nord qui chasse les nébulosités et qui s'accompagne d'un mistral virulent en vallée du Rhône

Les températures sont estivales sans excès.

Le risque de pluies orageuses est très faible même sur les reliefs

 

Mardi :

Beau temps d'été

Le flux de nord et le mistral en vallée du Rhône s'atténuent progressivement.

Les températyures maximales commencent une hausse sensible

le risque de pluies orageuses est très faible même sur les reliefs

 

Mercredi:

Le flux de sud s'installe avant l'arrivée de la nouvelle perturbation orageuse

Il en résulte un coup de chaleur lourde très marqué dans les sillons de la Loire et de l'Allier

Les premiers orages arrivent tardivement, en soirée et dans la nuit qui suit, avec une trajectoire prépondérante au coeur du Massif central des monts du Velay à ceux du Livradois et du Forez

 

la situation orageuse pourrait continuer ensuite : à vérifier dans la prochaine prévision mercredi 7 juillet

 

Gérard Staron

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 18:21

Prévision spéciale Tour de France

Premières étapes du BENELUX

 

 Nous reprenons nos prévisions des conditions climatiques  pour la plus grande épreuve cycliste du calendrier par tranches de 3 ou 4 jours en commençant par la partie du parcours dans le BENELUX

 

Le temps ne devrait pas être trop flamand. Les perturbations qui arrivent par la mer du Nord  devraient peu perturber la course. Le vent violent ne devrait pas trop pénétrer à l’intérieur des terres. Il ne risque d’influencer l’épreuve que lorsqu’elle longera la mer du Nord en Zélande. Les températures seront assez chaudes  vers 25°.

Seul risque, des précipitations risquent d’affecter la course au début du prologue  et à la fin de l’étape vers SPA

 

Samedi :

Prologue à Rotterdam.

Un risque de précipitations risque de concerner l’épreuve dès les premiers coureurs, elles peuvent s’arrêter avant le départ des derniers

Les températures sont correctes vers 20°

Le vent de nord-ouest puis nord est défavorable au début jusqu’à la traversée du Nieuwe Maas et favorable à la fin

 

Dimanche

Etape Rotterdam-Bruxelles

Dans la première partie, la course suit les côtes de la Zélande et s’approche des forts vents de la mer du Nord. C’est le seul endroit où Eole risque d’influencer la course par des bordures surtout lors de la traversée des ouvrages du plan Delta. Sa direction d’ouest est alors de côté.

Ensuite il faiblit dans les terres

Le risque de précipitations est très faible sur la course

Chaleur modérée

 

Lundi

Etape  Bruxelles –Spa

Le risque de précipitations pluvio-orageuse reprend dans la fin de l’étape sur les Ardennes belges

Le vent d’ouest assez faible est plutôt favorable , et toujours une chaleur modérée

 

Mardi

Etape Wanze-Arenberg

La pluie ne devrait pas gêner la course. Sur les secteurs pavés la poussière remplacera la boue de la Classique de printemps

Le vent faible  ne devrait pas influencer la course

Températures chaudes sans excès.

 

Les secteurs où la course est susceptible d’être influencée par les conditions climatiques sont ciblés avec un risque assez limité.

 

Bonne grande Boucle

 

Gérard Staron

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 16:30

 

Températures minimales et maximales quotidiennes : mesures avec un Hobo pro et sonde dans un abri à coupelles

Précipitations en millimètres  avec pluviomètre SPIE

 

date

min

max

P

1-juin-10

8,9

18,3

0,6

2-juin-10

11,9

19,5

3,5

3-juin-10

9,6

22,0

 

4-juin-10

11,0

23,9

 

5-juin-10

13,9

28,8

 

6-juin-10

16,7

27,9

60,7

7-juin-10

13,2

22,3

 

8-juin-10

13,8

22,8

4,5

9-juin-10

17,4

23,5

0,1

10-juin-10

16,9

25,4

4

11-juin-10

14,2

23,1

4,4

12-juin-10

10,5

22,6

21,7

13-juin-10

13,5

22,0

0,7

14-juin-10

13,8

19,4

10,6

15-juin-10

11,3

16,8

33

16-juin-10

13,5

17,4

20,9

17-juin-10

12,0

19,1

3,4

18-juin-10

12,3

18,0

1,6

19-juin-10

9,7

14,4

5,6

20-juin-10

7,0

14,2

0,2

21-juin-10

7,6

16,0

 

22-juin-10

7,5

19,5

 

23-juin-10

9,0

23,1

 

24-juin-10

10,7

25,0

 

25-juin-10

12,8

26,3

 

26-juin-10

14,3

28,3

 

27-juin-10

15,3

29,6

 

28-juin-10

17,0

29,3

 

29-juin-10

17,9

26,7

 

30-juin-10

17,7

27,8

 

moyenne

12,7

22,4

175,5

 

Comme à Montregard, le mois de juin 2010 est le plus froid depuis le début des observations avec une moyenne de 17.6°

 

Voici les températures des années précédentes

2006 : 20.1°

2007 : 18°

2008 : 18°

2009 : 18.7°

 

Nous avons aussi connu le 6ème mois consécutif de baisse par rapport aux températures de 2009 !

Le total des précipitations n’a pas augmenté dans la dernière décade, les orages sont passés à côté. Avec 175.5 mm juin 2010 est le record mensuel de précipitation de ma station. Il remplace celui de mai 2010 : 166,8 mm

 

La comparaison avec les stations à plus longue durée d’observation montre que le bimestre mai et juin 2010 semble le plus arrosé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Par contre il est possible de trouver en 1957 et 1969, des totaux plus élevés en juin.

 

Gérard Staron

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 09:20

Gérard m’a adressé de Draguignan de nouveaux documents saisissants  sur les inondations du Var  parmi lesquels j’ai sélectionné  ces derniers concernant la montée de la  Nartuby.

La rivière commence à regagner son lit le lendemain de la catastrophe, ses débits sont encore très importants, mais les eaux ont laissé suffisamment de laisses de crue pour que l’on puisse prendre conscience du niveau maximal de la montée des eaux. 

 P1010551

En amont , la rivière a occupé la totalité de son lit majeur, soit  l’intégralité du fond de vallée, relativement plat compris entre les deux versants  des reliefs.

En milieu méditerranéen, les rivières présentent un lit mineur occupé quotidiennement  très étroit. Il est bordé d’une zone plane parfois très large qui correspond au remblaiement par les alluvions quaternaires avant les deux versants. C’est cet espace que la Nartuby a occupé complètement  comme le font les rivières méditerranéennes lors des grands épisodes pluvieux que connaissent ces régions

 

 

P1010540Dans l’espace  urbain,  les traces laissées par le niveau maximum des eaux montre l’importance de la crue que ce soit :

-le parapet de la terrasse emporté au premier plan à droite

-le mur effondré sur l’autre rive à gauche

-les traces laissées sur les maisons dans le fond de la photographie

Le rétrécissement du lit en milieu urbain a permis cette hauteur exceptionnelle, ceci ressemble étrangement à la monté de l’Ouvèze à Vaison la Romaine , le 22 septembre 1992 au niveau du pont Romain.

La Nartuby n’a pas encore complètement regagné son lit au moment de la photographie

 P1010549

Enfin en aval à Trans en Provence, la rivière est passée largement par-dessus les ponts sur la route nationale et s’étend sur les zones commerciales, industrielles agricoles  environnantes. On distingue la laisse de crue laissée par la rivière au fond  du hangar et la trace de la zone boueuse sur la route.

 

C’est ainsi que plus loin vers l’aval l’ensemble de la basse plaine de l’Argens a été recouverte jusqu’à la mer

 

Les hommes sont souvent tentés sur la côte d’Azur d’occuper les espaces plats le long des rivières. Les activités  agricoles intensives, industrielles, commerciales, d’habitats collectifs en ont besoin pour se développer. La région en manque cruellement en raison de la retombée brutale des reliefs alpins sur les zones côtières. Il existe une forte pression pour occuper ces zones et permettre le développement économique d’un pays étranglé par le manque d’espaces utilisables, mais en milieu méditerranéen c’est aussi le lit majeur des rivières lors des inondations et ces dernières le rappellent lors d’événements comme celui que vient de vivre le bassin de l ’Argens.

 

Gérard S. remercie Gérard A.

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 21:15

 

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres

 

Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Mois de juin 2010 (3ème décade et bilan)

Minimum et maximum quotidien et leurs heures

Moyenne approchée  (min+max/2)

Moyenne vraie (toutes mesures)

 

date

min

heure

max

heure

moyenne

moy. vraie

21-juin-10

4,2

7:18

10,4

16:28

7,3

6,3

22-juin-10

4,9

7:34

15,4

16:04

10,1

9,2

23-juin-10

3,7

6:06

18,7

17:22

11,2

11,3

24-juin-10

6,1

6:04

21,8

17:10

13,9

14,1

25-juin-10

8,8

5:42

23,8

16:32

16,3

16,1

26-juin-10

10,1

5:24

25,2

17:50

17,6

17,9

27-juin-10

11,2

5:56

26,5

16:50

18,9

19,1

28-juin-10

12,4

6:06

26,1

16:12

19,2

19,0

29-juin-10

13,3

4:36

23,7

14:50

18,5

17,9

30-juin-10

12,8

5:26

24,7

16:00

18,8

18,2

moyenne

9,2

 

18,8

 

14,0

13,4

 

Ce mois de juin est effectivement le plus froid depuis le début des observations.

Il en est de même pour la température moyenne du premier semestre : 

                                       

              Moyenne de juin    Moyenne 1er semestre

 

En 2010 : 14°                                4,9°

En 2009 : 14,9°                             6,4°

En 2008 : 14,5°                             7,1°

En 2007 : 14,9°                             8,2°

En 2006 : 16,6°                        incomplet

 

Ce sont toujours les vieux villages gaulois qui font de la résistance !

 

Le total des précipitations : 102,8 mm

 

A près de 1000 mètres d’altitude sur les monts du Vivarais, il a moins plu qu’à Saint Etienne dans le fond de son bassin !

 

 

Gérard Staron

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 08:42

Prévision du 30 juin au 3 juillet 2010

 

L’évolution du temps de chaque jour se résume dans une lutte verticale dans l’atmosphère entre l’air chaud qui s’accumule au sol sous l’effet de l’ensoleillement et devient instable en s’élevant en altitude, ce qui provoque nuages et enfin orages, et les hautes pressions d’altitude qui tentent de maintenir un couvercle pour s’opposer à ce mécanisme.

Les grands centres d’action, anticyclone des Açores sur l’Atlantique ou descentes polaires sont trop loin pour avoir une influence prépondérante .

Le résultat donne une journée d’été classique du Massif central, soleil le matin, développement des cumulus de plus en plus menaçants à partir de la mi–journée  et enfin déclenchement d’orages avec les plus virulents en début de soirée.

Leur importance et leur localisation est la variable quotidienne. Regarder toujours en direction du sud-ouest leur provenance habituelle.. Globalement le risque, maximal mardi diminue puis reprend pour le week-end, les reliefs du Velay sont les plus concernés

Les températures restent chaudes sans connaitre les excès d’autres régions françaises en raison des couvertures nuageuses et orages de l’après-midi et d’un petit vent de nord au début. Globalement la tendance est plutôt à la hausse avec des gros écarts entre les plateaux et les dépressions réchauffées.

 

Mardi :

Confirmation de la prévision précédente avec un risque d’orages généralisés et forts à partir de l’après-midi. Attention à leur virulence

 

Mercredi :

Le risque d’orages est un peu plus faible que la veille, plus localisés ils affectent surtout la bordure orientale du Massif central du Velay au Forez .

Températures chaudes avec des maximales en légère hausse

 

Jeudi :

Le risque d’orages est encore plus faible, il subsiste sur les plateaux de la Haute Loire

Températures chaudes en très légère hausse

 

Vendredi :

La journée où le risque d’orages est le plus faible et limité aux reliefs surtout en Haute Loire

Températures chaudes

 

Samedi :

Recrudescence orageuse à partir de la mi-journée en liaison avec l’arrivée d’une perturbation affaiblie.  Le risque est surtout important du Velay au Forez en soirée, mais tout le monde peut être affecté auparavant

Journée la plus chaude, même lourde avec un petit flux de sud dans les dépressions de la Loire et de l’Allier avant les orages.

 

Nous sommes partis vers la routine de l’été alternant chaleur et orages sachant que ces derniers se déclenchent tous les jours à des lieux variables souvent de superficie réduite, ce qui peut donner des impressions différentes  à quelques kilomètres de distance et ne facilite pas la prévision ( le 3 juillet pour la prochaine) !

 

Gérard Staron

 

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 16:14

06280933nb17nb

L'affaiblissement de l'anticyclone qui se réfugie sur l'Atlantique au large de l'Espagne permet le retour des orages.

 

A l'heure de l'image ils ne se sont pas encore développés et l'on distingue seulement les nuages des deux perturbations successives qui arrivent:

 

--la première de la Normandie à l'Aquitaine. Elle a atteint la Méditerranée du Levant espagnol à La Tunisie

--La seconde sur L'Irlande.

 

Le blanc des nuages est parfois  trompeur !

Les nuages les plus dangereux pour la création d'orages sont encore discrets, il s'agit de ceux de couleur grise  qui recouvrent toutes les crêtes des reliefs du Massif central et surtout de la bande grise du limousin à l'Aveyron.

 

Amusant comme on reconnait les reliefs de la Margeride  du Velay, du Mézenc au Pilat , des monts du Forez.

 

L'image date de la matinée à un moment où le processus orageux commence à peine.

 

Avec le développement de la chaleur pendant la journée, l'air chaud a cumulifié et ces nuages discrets le matin sont ceux qui fournissent la bande d'orages virulents qui remontent selon une trajectoire de sud-ouest.

En début d'après-midi on les trouve sur les Monts du Forez et des monts volcaniques auvergnats au sud des Cévennes.

 

Gérard Staron

 

Merci à Claude pour l'image!

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 21:51

Inondations de juin (Var et ailleurs)

 

Le mois de juin 2010 risque de rester dans les mémoires comme le grand mois des inondations, celles que vous connaissez et celles qui ont été occultées par les médias. Outre les notres en particulier celles du Var dont je vous ai entretenu la semaine dernière, il convient d’ajouter :

En Europe centrale, après la première vague du mois de mai déjà décrite, une seconde a  affectée le bassin amont de la Vistule dans le sud de la Pologne, mais surtout elle a touché la Slovaquie, qui selon certaines informations connaîtrait les pires inondations depuis un siècle et le nord-est de la Hongrie avec les rivières Hernad, Sajo et Bodva.

Le Danube a atteint le 4 juin une cote supérieure à 9 m à Passau, et le lundi 7 juin le maximum est arrivé à  8,20 m à Budapest.

Les  précipitations ont concerné une bande qui a longé le versant nord des Alpes bavaroises et autrichiennes pour continuer jusqu’aux Carpates, par la Slovaquie, le sud de la Pologne et le nord-est de la Hongrie. Les totaux ont atteint  de 225 mm à Aschau-Stein  à 300 mm à Marktschellenberg dans les premiers jours de juin. Dans le nord-est de la Hongrie, le maximum a atteint 273 mm pour une valeur moyenne de 210 à 220 mm pour l’ensemble du pays.

Depuis la mi-juin, une pluviométrie très forte a atteint la crête montagneuse du sud de la Chine dans les régions du Kiang-si et du Tché Kiang.  Les totaux ont pu atteindre plus de 400 mm du 15 au 22 juin avec des paroxysmes en 24 heures dépassant 200 mm. A Wuyschan il est tombé 242 mm le 20 sur un total de 440 mm sur l’ensemble de la période et à Nancheng , 230 mm le même jour sur un total de 371 mm.

Depuis quelques jours les médias ont été plus prolixes sur les inondations de l’extrème nord-est du Brésil sur les états d’Alagoas et de Pernanbouc en liaison avec les fleuves côtiers Mundau et Paraiba.

Une forte fréquence d’inondations pendant le mois de juin peut surprendre pourtant il existe des précédents importants pour plusieurs des régions concernées.

Le bassin du Danube a été affecté par une crue record en juin 1965. Elle avait atteint 7,31 m et 7400 m3s à Vienne et avait continué de croître vers l’aval . Elle avait légèrement dépassé le niveau de celle de cette année à Budapest et les quais de la ville qui dépassent la côte 6 mètres avaient été submergés plus de 55 jours. Seule différence, celle de 2010 affecte surtout l’amont du bassin du Danube alors que celle de 1965, modérée en amont, avait cru en aval.

Au début de juin 1856, une énorme crue avait concerné les grands fleuves français et détient des niveaux records encore aujourd’hui sur de nombreux secteurs en particulier la loire moyenne en Touraine et Anjou mais aussi le Rhône, voir les échelles photographiées sur le blog, dans son sillon moyen de Lyon à Avignon.  Parmi d’autres années où le mois de juin avait aussi causé des débordements, il faut citer 1951.

Toutes ces inondations semblent avoir un point commun avec celles du Var en France, Vous avez pu constater dans tous les cas des totaux de l’ordre de 300 à 400 mm avec des pointes quotidiennes de l’ordre de 200 à 250 mm en 24 heures, or ces cumuls importants peuvent paraître limités dans le cadre des événements exceptionnels des différents pays.

Par exemple, les régions méditerranéennes de la France ont connu souvent des abats supérieurs à 600 mm en 24 heures lors de la crue du 21 septembre 1980 sur le haut bassin de la Loire, ou le 8 septembre 2002 sur celui des Gardons et bien d’autres. Ne parlons pas des 850 mm à La Llau d’octobre 1940 pour la célèbre crue du Tech. Les 400 mm des Arcs, le maximum reçu les 15 et 16 juin 2010 dans le Var  paraissent modérés en comparaison. Le second cumul en importance atteint à peine 307 mm à Comps sur Artuby. Pourtant ces totaux ont provoqués une inondation majeure.

Pourquoi  cette opposition entre un total très important mais non exceptionnel en milieu méditerranéen et les impacts démesurés de l’événement ?

Trois facteurs géographiques, présentés dans mon livre de 2003 « Le ciel tomberait-il sur nos têtes » comptent en matière d’inondation.

D’abord l’habitude qu’une région a de recevoir des totaux importants. On constate que le Var est souvent une zone de moindres abats méditerranéens que les régions situées de part et d’autres. A l’ouest les Cévennes sont les plus concernées. Elles sont les récipiendaires des totaux de plus de 600 mm en 24 heures et ceux tombés les 15 et 16 juin 2010 dans le Var les affectent au moins une fois tous les 10 ans. A l’est, la côte d’Azur, la Ligurie Italienne, sont aussi coutumiers de gros abats méditerranéens. Le Var se situe dans un secteur de moindre occurrence des abats pluvieux exceptionnels. Un autre facteur aggravant peut être constaté. Les fortes précipitations, comme celles qui ont affectés à plusieurs reprise Saint Raphaël ou Sainte Maxime ces dernières années  concernent le Littoral, or cette fois le paroxysme de l’orage a concerné un second rideau à l’intérieur avec la dépression qui ceinture les Maures et les premières pentes des Préalpes.

Ensuite la géographie des précipitations a concentré les eaux sur le bassin de l’Argens et de son affluent la Nartuby qui rassemblent la quasi-totalité des postes qui ont reçu plus de 200 mm. Cette correspondance entre le paroxysme des précipitations et la superficie complète d’un bassin versant a accumulé les eaux vers ce cours d’eau et a décuplé les effets de l’inondation. Cet aspect de concentration des flots sur un bassin versant est primordial. En sens inverse, je peux vous citer de très grosses précipitations (295 mm en 24 h à Chateauneuf du Pape en mai 1995) qui n’ont provoqué aucun événement dramatique car les eaux se sont séparées sur plusieurs bassins divergents.

Le dernier aspect concerne la relation durée et intensité de la pluie. L’extrême intensité  des précipitations, des paroxysmes orageux, a pour conséquence de déplacer l’inondation des rivières traditionnelles vers des cours d’eaux improvisés qui sont souvent les chemins, les routes, les rues. Les documents que Gérard m’a transmis de Draguignan montrent que les flots ont été transmis au cours d’eau par des voieries transformées en rivières improvisées. Le phénomène a été accentué par l’urbanisation, ou le mitage, transformation du paysage naturel en un lotissement aux maisons éparpillées dans la forêt, associées à leurs routes, ce qui n’a pu que contribuer à accentuer ce rôle.

En fonction des informations que j’ai pu trouver, les autres inondations déjà citées présentent certaines de ces particularités géographiques.

Plusieurs se situent dans des zones qui n’ont pas l’habitude de recevoir de tels abats.

Les inondations brésiliennes du Nordeste affectent une région assez sèche à l’aval du bassin du Sao Francisco. Le climat semi-aride accompagné de la catinga, cette brousse épineuse occupe la plus grande partie de l’état de Pernambouco.

Les régions du haut bassin du Danube qui s’étirent de l’Allemagne du sud, bade Wurtemberg et Bavière, à l’est de la Hongrie en passant par la Slovaquie, correspondent à des secteurs indigents au niveau de la pluviométrie dans les plaines et bassins. Dans ces régions, c’est surtout les reliefs et la fonte des neiges de printemps qui apportent les débits de la saison. Cette fois les plaines ont reçu leur lot de forte pluie.

En chine les inondations et les pluies ont surtout affecté le versant nord de l’axe montagneux qui traverse la moitié méridionale du pays, d’ouest en est, c’est celui qui est le moins arrosé par la mousson en temps ordinaire, contrairement à l’autre au dessus de Canton.

Avec des totaux très importants mais peu exceptionnels on peut donc provoquer de grandes inondations à condition que la géographie s’y prête ! La précipitation globale, trop souvent utilisée sans précaution, n’est qu’un indicateur, parfois trompeur !

Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain pour une nouvelle chronique, le texte étant repris sur mon blog : gesta.over-blog.com.  Bonne semaine !

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 08:53

Prévision du 26 au 29 juin 2010

 

La protection anticyclonique  s’affaiblit progressivement  et le temps des prochains jours dépend d’un affrontement vertical dans l’atmosphère, entre le couvercle de hautes pressions et  l’air chaud, qui s’accumule au sol au cours de la journée, et souhaite s’élever pour développer les cumulus, et à la fin de l’évolution, permettre le déclenchement des orages.

Au fil de la journée le soleil matinal laisse la place à des nuages de plus en plus épais. Le risque de pluies orageuses en fin de journée , très faible vendredi, s’accroit au fil des jours. Comme ces précipitations proviennent du sud-ouest , regarder dans cette direction, l’état du ciel pour savoir si vous êtes concernés !

Leur localisation est toujours difficile à préciser, mais l’évolution de ce risque est le principal facteur de différenciation du temps des différentes journées

Par ailleurs les températures restent estivales sans excès de chaleur. Les matins évacuent les derniers restes de fraicheurs hérités de la période antérieure

Les vents sont faibles mais la provenance du nord continue ce qui provoque un mistral modéré et intermittent en vallée du Rhône

 

Samedi :

Beau temps, températures estivales avec quelques restes de fraîcheur matinale

Le risque orageux de fin de journée est faible et localisé. La principale région concerné serait l’axe des monts du Lyonnais au Beaujolais

 

Dimanche

Beau temps, températures estivales sans grands changements avec une légère hausse, surtout des minimales

Le risque de pluies orageuses de fin de journée grandit. Il remonte du sud-ouest et concerne surtout les montagnes et plateaux de la Haute Loire, mais reste localisé

 

Lundi :

 Avec des températures qui restent chaudes, le risque orageux de fin de journée devient important et généralisé sur l’ensemble des départements

L’intensité des pluies augmente ainsi que le risque de grêle. Il s’agit de trainées localisées qui affectent souvent des secteurs des plateaux du Velay et du Forez

Mistral modéré en vallée du Rhône

 

Mardi :

Les températures évoluent peu , sauf la légère hauses des minimales

Le risque orageux généralisé reprend dès la mi journée et concerne surtout l’axe du Velay au Forez et leurs reliefs. La partie auvergnate semble moins susceptible de les recevoir

Mistral modéré et intermittent en vallée du Rhône.

 

Enfin en été, Le développement des orages pourrait continuer les jours suivants ( à confirmer par la prévision de mardi 29 juin

 

Gérard Staron

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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195