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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 11:15

Prévision du 12 au 15 juillet 2010

 

La période de la fête nationale est toujours  très agitée au niveau météorologique. Cette année de faillit pas à la tradition !

Les perturbations des hautes latitudes en liaison avec la dépression d’Irlande, se font plus pressantes sur la France et le bassin Parisien devrait être le plus affecté du Poitou à la Flandre en passant par Paris le 14 juillet.

Les anticyclones méditerranéens reculent mais leur résistance pourrait nous atténuer les effets.

Les orages localisés se développent chaque jour mais nos départements ne connaissent pas les plus violents en raison de notre position de bordure, leur localisation et leur importance sont aléatoires. Regarder vers le sud-ouest l’état du ciel, s’il est très noir, vous serez concerné !

La baisse des températures sera plus tardive et plus faible que dans la moitié nord du Pays, donc nous conservons la chaleur un peu modérée par rapport aux jours précédents (vers 30° dans les dépressions)

Les flux de sud prédominent avec une nébulosité très forte au nord de l’axe montagneux de l’est du Massif central.

 

Dimanche : faible risque orageux, sauf sur la Haute Loire en fin de journée, chaleur

 

Lundi :

La chaleur continue, soleil dès le matin

Les orages localisés concernent surtout la bordure orientale du Massif central et les montagnes du Mézenc au Pilat. Ils se développent en fin de journée, précédés par un vent de sud qui forcit.

 

Mardi :

Même temps que la veille, chaleur, matinée ensoleillée, orages en fin de journée sur les montagnes du Massif central

Ces derniers précédés par le vent du sud, sont plus importants au niveau géographique que ceux de la veille

 

Mercredi :

Notre région pourrait échapper au mauvais temps qui affecte la moitié nord de la France en particulier le Bassin parisien où il pourrait affecter les cérémonies de la fête nationale. La partie auvergnate du massif du Sancy au Bourbonnais est la plus susceptible d’être affectée par leur débordement.

Températures encore chaudes, en légère baisse sous un ciel très nébuleux et le vent du sud

 

Jeudi :

Notre région est atteinte par les séquelles atténuées du mauvais temps de la France du nord de la veille. Ces dernières fournissent plus de nébulosités sur les versants nord de nos montagnes que de pluie

Nette baisse des températures, encore convenables pour la saison.

 

Bonne fête nationale

 

Gérard Staron

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 18:44

 

Les orages du précédent week-end ont présenté un résumé de toutes les interrogations que peuvent apporter ces événements climatiques brutaux.

Nous avons eu un panel de tous les désagréments possibles : inondations localisées dans le sud de la Corrèze et la région stéphanoise, traînée de grêle épaisse sur les plateaux du Velay au dessus du Puy vers l’aéroport de Loudes, coup de foudre dévastateurs en région parisienne sur les caténaires de la SNCF paralysant le trafic à partir de la Gare d’Austerlitz.

Ce dernier événement a eu le plus d’impact sur la vie de nos concitoyens avec la circulation des trains et des RER, pourtant le coup de foudre s’est produit au moment où les orages commencés la veille en soirée, perdaient peu à peu de leur vigueur.

C’est d’abord visible au niveau des précipitations déposées au cours du déplacement des masses orageuses qui remontent, comme d’habitude du sud-ouest, soit dans ce cas du sud du Limousin jusqu’à la région parisienne. Les totaux du vendredi en soirée culminent en déposant 71 mm à Brive-La-Gaillarde dans le sud du département de la Corrèze.  En remontant vers le nord-est, au cours de la nuit, les orages ont déposé de moins en moins de précipitations, on retrouve 48 mm à Guéret, 35 mm à Orléans, 30 mm à Melun, 24,2 mm à Orly et 15 à 20 mm sur Paris. C’est un coup de foudre dans un orage finissant dans la matinée qui suit qui a provoqué les difficultés majeures de la gare de Paris Austerlitz !

Cette évolution est aussi logique en fonction de l’heure. L’orage est maximal en soirée, puis il diminue d’intensité pendant la nuit et enfin termine souvent son existence dans la matinée qui suit. Cette évolution marque déjà une très grande puissance de l’événement car beaucoup d’orages disparaissent bien avant, dans la nuit.

La perturbation qui traverse la France est exacerbée par la convection. L’accumulation de chaleur diurne en raison de l’ensoleillement est maximale en fin de journée, l’instabilité de l’atmosphère qui en résulte déclenche alors les phénomènes orageux qui se développent jusqu’en début de nuit. A partir de ce moment là, l’orage est privé de sa source d’énergie liée à l’accumulation de la chaleur solaire et perd peu à peu de sa puissance. Il met un temps plus ou moins important pour disparaître en même temps qu’il se déplace. Celui qui atteint la région parisienne, samedi matin, a déjà montré beaucoup de résistance. L’arrivée à ce moment d’un coup de foudre dévastateur montre seulement qu’il n’y a pas un rapport entre la puissance des phénomènes électriques et l’importance des précipitations déposées.

Tout observateur peut constater que des éclairs ou tonnerres dévastateurs peuvent s’accompagner de pluies très faibles et inversement !

La reprise orageuse du samedi soir a provoqué la traînée de grêle très épaisse des plateaux du Velay autour de l’aéroport du Puy Loudes. Heureusement qu’il y avait au cœur du phénomène une station météorologique,  il est toujours très difficile de connaître la précipitation qui correspond à de la grêle, car cette dernière a la fâcheuse habitude de boucher les orifices des pluviomètres. Les grêlons ont la particularité de se transformer en une masse de glace qui forme une couche en arrivant au sol. La chute des grêlons est individualisée alors qu’en arrivant au sol ou sur les habitations, ils se transforment en bloc collectif. Cette particularité provoque souvent des problèmes aux toitures planes, celles de l’aéroport par exemple, en raison du poids de la glace accumulée sur ces toitures.

Là encore que signifie la présence de la grêle ? l’instabilité dans les nuages a été telle que les gouttelettes ont été portées à des altitudes où elles ont congelé. Autour du noyau d’origine, d’autres couches de gouttelettes se sont agglutinées à chaque mouvement de va et vient liées à l’instabilité dans le cumulonimbus. Le phénomène s’est poursuivi jusqu’au moment où l’ensemble de grêlons a eu suffisamment de poids pour tomber. Ceci signifie simplement que l’instabilité de l’air a été extrême, l’air chaud de la convection avec les nuages associés a été porté à des niveaux très élevés qui dépassent souvent 10 km d’altitude et la tropopause. Là encore l’importance de la précipitation, 49,7 mm, est loin des records de la station de Loudes et les deux phénomènes sont indépendants sur des espaces géographiques divers puisque ces traînées de grêles concernent rarement des surfaces importantes.

Autre aspect qui ne manque pas d’intérêt, la réaction des rivières aux orages !

Ces derniers provoquent souvent des inondations localisées. Elles ont été signalées dans le sud de la Corrèze, et au nord de l’agglomération stéphanoise. Il s’agit de petites coulées de boue comme celle qui a affecté l’autoroute A72 à La Fouillouse ou de bas fonds où l’eau rentre dans des maisons au Fay à la Talaudière ou dans le sud de la Corrèze.

Les rivières montent–elles?

La Vézère en aval du bassin de Brives présente une montée assez faible qui atteint la cote de 1,45 m  à Larche le 3 juillet à 4 heures. En réalité par rapport au niveau d’origine la hausse de la rivière est de l’ordre du ½ mètre.

En Haute Loire, le lendemain, l’orage de grêle du plateau de Loudes a provoqué une réaction ridicule des rivières du secteur. La Borne à la Rochelambert, comme à Espaly monte de moins de 50 cm. Le Dolaizon est encore moins concernée. La rivière qui a le plus réagi dans la région est l’Ance du Nord qui a atteint la cote 1,14 m le 4 juillet à 2 heures à Sauvessanges. Elle se situe nettement à l’écart du secteur grêlé de Loudes, mais elle montre que l’orage a continué sa route, au loin vers le nord-est, avec des pluies plus importantes.

En réalité, la rivière qui a connu la montée la plus importante lors des orages de la nuit du 3 au 4 juillet est le Furan à Andrézieux à sa confluence avec la Loire. Il atteint la cote de 1,90 m le 4 à 1 heure. La crue n’a rien d’exceptionnel, puisqu’à cette station, une cinquantaine ont dépassé la cote de 2 mètres. La montée des eaux est cependant rapide, un peu plus de 1,50 m en 1 heure 30.

Sur ce bassin, les précipitations n’ont pourtant rien de remarquable, j’ai mesuré un peu plus de 21 mm à mon poste de Saint Etienne. Selon « Météociel » une hauteur de 44 mm serait tombée, mais il ne semble pas que la station d’Andrézieux ait reçu beaucoup d’eau.

On tombe déjà sur un premier problème des précipitations d’orages. Elles sont tellement localisées qu’il n’y a pas toujours de station météorologique, comme celle du Puy Loudes pour se trouver juste dessous le paroxysme d’un orage !

Samedi 4 juillet, le bassin amont n’est pas concerné, l’aval à Andrézieux non plus, c’est une bande intermédiaire au demeurant très étroite de La Fouillouse à la Talaudière qui reçoit la pluie puisque ce secteur concentre les impacts !

Pour connaître la géographie précise des pluies il conviendrait de traiter les images du radar météorologique, ce qu’effectue la société stéphanoise Rhéa avec le logiciel calamar.

Dans ces conditions comment se fait-il qu’une pluie intense certes, mais non exceptionnelle par sa quantité, sur un espace aussi réduit, provoque une montée aussi rapide du Furan ?

Une fois de plus le caractère urbain de la partie du bassin du Furan située dans la dépression stéphanoise joue un rôle prépondérant. L’imperméabilisation d’une grande partie de la surface dans la ville et les communes environnantes, d’une agglomération supérieure à 300000habitants, provoque une hausse rapide de la rivière que l’on ne retrouve pas en milieu rural où l’absorption par le sol liée à la forte évaporation en été joue un rôle prépondérant.

Les morales de cette histoire : un orage faiblissant peut avoir des coups de foudre ravageurs, des trainées de grêles peuvent accidenter leurs trajectoires sur des axes aléatoires avec un risque majeur sur les toitures planes, les rivières réagissent peu aux orages sauf en milieu urbain. La ville n’aime pas l’orage.

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance. Bonne semaine à tous.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 12:35

 

La course aborde les reliefs du Jura samedi et des Alpes haut savoyardes dimanche

Des pressions de marais barométriques , ni vraiment anticycloniques , ni dépressionnaires, permettent le retour d’orages quotidiens sur la France. Ils se développent l’après-midi  et la question est de savoir s’ils sont susceptibles d’affecter la course dans l’heure qui précède son arrivée. Le risque existe mais avec un peu de chance l’épreuve peut y échapper.

Les températures restent chaudes, plus de 30° sous abri et plus encore le long de la route

Le rôle du vent sera faible sur la course à l’exception des brises de vallée en montagne

 

Vendredi : confirmation de la prévision antérieure

 

Samedi :

Etape Tournus-les Rousses

Les températures seront accablantes dans les plaines de la Saône et les premières pentes du Jura

Sur les hauteurs les nuages se développent et sont susceptibles d’apporter quelques averses sur la fin de l’étape

 

Dimanche

Etape les Rousses-Morzine-Avoriaz

L’altitude et l’encadrement montagneux limitent les températures, un peu moins chaudes que la veille

Le risque de pluie orageuse reprend sur la fin de l’étape dans la partie Alpestre et surtout la montée finale sur Avoriaz.

Brise de vallées sur les routes en direction du col de la Ramaz

 

Le risque orageux le plus élevé est réservé à la journée de repos de lundi. Avec beaucoup de chance, le tour de France marqué par les conditions climatiques de la seconde étape pourrait échapper aux orages dans les Alpes ! à confirmer par la prochaine prévision de lundi.

 

Gérard Staron

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 21:45

Orages urbains et inondations à Saint Etienne et Givors

Gérard Staron

 

 logo.jpgPublié dans le dernier Météo fil


Les orages inondant en  juin ont choisi de sévir deux dimanches consécutifs le 6 et le 13 du mois avec des totaux pluviométriques d’une quantité proche sur un pas de temps très réduit en fin d’après-midi :

44,3 mm à Saint Etienne le 6 juin

35 mm ( 35 centimètres seraient invraisemblables) en 20 minutes à Givors le 13 juin.

 

Ces phénomènes urbains transforment les rues en rivières dans des zones qui le plus souvent ne sont pas classées comme inondables.

Vous trouvez ci-dessous un croquis qui mentionne les secteurs inondés et ceux déclarés inondables par les PPRNPI des deux communes pour le Furan à Saint Etienne et le Rhône à Givors. Dans le cas de Saint Etienne, il s’agit d’une zone dite « hachurée » spéciale à la ville, dans celui de Givors, la zone rouge est limitée au-delà du quai du Rhône et ce sont les zones bleues qui sont représentées sur le document.

Les sites affectés le 6 juin à Saint Etienne sont de vieilles connaissances. Tous ont déjà été inondés à plusieurs reprises, la dernière fois le 2 juillet 2009 lors d’un orage bien plus grave, et  sont tous situés à l’intérieur de l’espace urbain où les petits ruisseaux circulent tous dans des canalisations souterraines.

inond 6-06-2010 

 

La rue de la Talaudière, carrefour avec la rue Necker et la rue Vacher correspondent à des bas fonds qui concentrent les eaux en direction d’un point bas avec une contrepente en aval sur des sites remaniés lors du réaménagement des friches industrielles. Depuis le 23 août 1994, on ne compte plus les inondations : octobre 2004, mai et septembre 2007, et la dernière fois le 2 juillet 2009, etc…

L’inondation s’est déplacée au bas de Montreynaud de l’autoroute A72, à la rue Pierre de Coubertin située derrière le mur anti-bruit ! On retrouve une concentration des eaux avec une contrepente en aval.

La rue Bergson est affectée pour la seconde fois après le 2 juillet 2009. Les aspects urbanistiques semblent impliquées (voir http://gesta.over-blog.com).

 

Le cas de Givors est un peu différent. Le Merdary, petit ruisseau qui a un homonyme à Saint Etienne, descend des  plateaux de l’extrême nord du Pilat. A l’arrivée dans la ville, il n’a pu rejoindre son cours souterrain pour des raisons souvent polémiques (insuffisance ou obturation des canalisations) et alors il s’est déversé brutalement dans les rues de la ville transformées en rivières.  Cette inondation est du même type que celle de Nîmes d’octobre 1988.

 

 Givors 2

Le centre ville entre la Mairie et l’église reçoit le flot. L’eau venant de l’amont est alors entrée dans la zone inondable établie en fonction du Rhône, fleuve non concerné par cet événement !

 

Dans les deux cas, il s’agit d’inondations « urbaines » dans des zones où les cours d’eaux sont souterrains. Elles concernent de petits ruisseaux et ignorent les grandes rivières ou fleuves qui ont fait l’objet d’un PPRNPI. C’est pour cette raison qu’inondé n’est pas toujours inondable !

Deux différences :

1) A Saint Etienne, il s’agit de secteurs régulièrement affectés à l’intérieur de l’espace urbain A Givors, des eaux descendant des pentes voisines, n’ont pas trouvé leur cheminement normal à l’entrée dans la ville, par insuffisance du calibre ou obturation des canalisations.

2) L’événement de Givors est d’importance, alors que celui de Saint Etienne n’est qu’une répétition bien terne de celui du 2 juillet 2009,  un avertissement sans grands dégâts.

 

Gérard Staron.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 10:21

   Le nouvel épisode orageux est en retard en raison de la résistance des anticyclones méditerranéens d’altitude, mais les perturbations qui descendent des hautes latitudes n’ont pas renoncé !

Le nouvel épisode orageux sera précédé d’une longue période de flux de sud avec des températures particulièrement chaudes et lourdes surtout dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier.

Le mauvais temps orages en fin de journée et en soirée suivi d’une baisse des températures est repoussé au week-end et au-delà vers la fête Nationale, au temps souvent agité.

 

Mercredi :

 Contrairement à la prévisions antérieure : Pas d’orages et beau temps

 

jeudi :

Le flux de sud s’installe, léger au départ il balaye les plateaux de la Haute Loire et provoque un coup de chaleur dans les dépressions de la Loire et de l’Allier

Températures maximales en hausse, élevées proche de 30°.

 

Vendredi :

Un temps particulièrement lourd précède les premiers orages en soirée

Le vent de sud est fort et desséchant surtout sur le Forez et le Velay

La grosse chaleur lourde, supérieure à 30°, affecte surtout les dépressions de la Loire et de l’Allier

Les premiers orages en soirée sont localisés et concernent les montagnes en particulier l’axe du Puy de Sancy aux monts du Beaujolais avant de continuer dans la nuit

 

Samedi :

Journée agitée avec de nombreux orages. Ces derniers sont susceptibles d’éclater toute la journée de façon éparse sur l’ensemble de la région avec naturellement une prépondérance en soirée. Regarder vers le sud-ouest pour savoir si vous risquez d’être affecté

Vent tourbillonnant sous les orages

Baisse sensible des températures maximales

 

Dimanche :

Après une accalmie pendant la plus grande partie de la journée, les orages reprennent en soirée. Ils paraissent plus virulents que ceux de la vague précédente : attention à la grêle et aux inondations localisées. Ils affectent  d’abord un axe de l’Auvergne au Roannais et se décalent dans la nuit  en direction du Velay et du Forez.

Dans la journée les températures lourdes remontent à des niveaux élevés !

 

Le 14 juillet pourrait connaitre un temps très agité. Cette particularité constatée de très nombreuses années peut se confirmer avec des orages, et le mauvais temps : A confirmer par la prévision du 11 juillet

 

Gérard Staron

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 11:23

Prévision spéciale « Tour de France » (suite)

Etapes du Bassin Parisien (7-9 juillet)

 

Nous avions annoncé de la pluie dans les Ardennes belges avant l’arrivée à Spa  mais la conjonction de conditions climatiques arrosées, de l’état glissant de la chaussée et de l’arrivée du Tour a eu des conséquences démesurées sur des routes pourtant connues des coureurs  dans Liège- Bastogne- Liège.

Pour les étapes qui traversent le Bassin parisien vers le sud, la course devrait connaitre un répit au niveau des conditions climatiques

 La pluie ne semble plus être le risque climatique important, mais attention, il pourrait ensuite en être autrement dans le Jura et les Alpes

Le vent faible  de secteur sud, présente une direction globale de face  par rapport au parcours.

La chaleur s’invite de plus en plus sur la course avec des températures croissantes de jour en jour, qui sont susceptibles de dépasser les 30 degrés sous abri, et beaucoup plus au niveau du ressenti sur la chaussée.

 

Mardi : la prévision précédente est confirmée pour l’étape des pavés. Pour une fois les conditions climatiques seront hors de cause : vent faible, pas de pluie, températures correctes, mais la géographie prend la suite…..

 

Mercredi

Etape Cambrai Reims

La chaleur commence à s’inviter sur la course

Le vent faible de sud  est le plus souvent de ¾ face par rapport au parcours, sauf dans les derniers kilomètres où il vient de côté. Sa vitesse ne parait pas suffisante pour influencer la course en dépit de plateaux céréaliers picards dégagés  qui donnent souvent une bonne prise au vent

Pas de pluie

 

Jeudi :

Etape  Epernay-Montargis

La chaleur devient importante (températures sous abri vers 30°, donc plus élevées sur la route)

Le vent de sud est un peu plus fort et régulier que la veille, sa direction est toujours globalement de ¾ face, mais sa vitesse ne parait pas suffisante pour influencer la course en dépit d’un terrain favorable des plateaux dégagés de la Brie et du Gâtinais

Pas de pluie sur la course

 

Vendredi :

Etape Montargis-Gueugnon

La chaleur lourde continue avec des températures du même ordre que la veille

Le vent de sud forcit encore, de direction toujours défavorable  sauf dans les derniers kilomètres, ce qui pourrait freiner l’allure de la course

Le risque orageux revient sur la France, mais à l’exception de quelques averses au départ de l’étape, le peloton pourrait échapper ensuite à la pluie et aux orages.

 

Dans la traversée du Jura et des Alpes, un risque de précipitations important sur la course pourrait revenir : à préciser dans la prochaine prévision spéciale Tour de France

 

Gérard Staron

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 20:12

Les orages du 2 et 3 juillet 2010

 

Juillet a commencé comme juin par un 1er week-end orageux, pour l’anniversaire d’un autre gros orage le 2 juillet 2009 sur Saint Etienne

orages 2-4 juillet0001

Sur le croquis joint, on peut suivre les deux trajectoires successives :

La principale, à partir  de la soirée du vendredi soir se continue dans la matinée du samedi avec deux moments importants :

1)      les inondations localisées dans le sud de la Corrèze avec les très grosses précipitations intenses

2)      La foudre dans le sud de la région parisienne qui a empêché la circulation des trains à partir de la gare d’Austerlitz. La pluviométrie a déjà baissé par rapport à la soirée de la veille quand elle atteint Paris. Pendant la nuit  l’orage n’est plus alimenté par la chaleur diurne.

La reprise de la soirée de Samedi avec la trainée de grêle sur le plateau de Loudes à proximité du Puy et sur la station météorologique de l’aéroport.   Les orages se déplacent de 19 heures en Haute Loire à 23 dans la région de Besançon. La précédente grosse trainée de grêle en Haute Loire datait du 30 avril 2007 où les véhicules circulaient sur une chaussée recouverte avec seulement la trace des deux roues plusieurs heures après l’événement.

Ces trainées de grêle très localisées sont courantes sur le Massif central mais jamais au même endroit. Elles rendent aussi très difficiles les mesures de pluviométrie car souvent les grelons qui se reconstituent en couches obstruent les orifices des pluviomètres !

07031259n18hvctb

Sur l’image de satellite de Claude transmise à la mi journée de Samedi on distingue les orages de la première trajectoire qui s’évacuent vers le nord de la France en atténuant leurs effets. La seconde trajectoire est en cours de formation avec la boule que l’on distingue entre Velay et monts du Forez

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:59

 

A la fin du premier semestre 2010, il est temps de reprendre l’analyse de l’évolution des températures que nous avions évoquée pour la dernière fois avec la situation de la fin décembre 2009.

Il s’agit de prendre en compte les moyennes coulissantes sur 12 mois, qui ont l’avantage de faire disparaître les différences saisonnières puisqu’un représentant de chacun des mois de l’année est compris. Depuis notre précédente évocation (chronique N°766), nous avons continué d’observer les mêmes stations françaises, allemandes et espagnoles. Chacune a connu un maximum de température au début du printemps 2007, pour les séries mai 2006-avril 2007 ou juin 2006- mai 2007. Toutes montrent une chute des températures comprise entre 2° et 3° avec un point bas en février 2009 après l’hiver rigoureux 2008-2009. Dans la suite de 2009, une remontée très limitée de ces moyennes coulissantes laissait en décembre 2009, les températures inférieures de l’ordre de 1,5° à 2° selon les stations par rapport au maximum d’avril-mai 2007.

Pendant le premier semestre 2010, la baisse des températures a repris, comprise entre 0,3° et 0,7° selon les stations. D’une façon générale, la plus grande partie de la hausse constatée l’an dernier de mars à la fin de l’année a été annihilée, et à quelques dixièmes près les températures sont redescendues à proximité du niveau très bas de février 2009, sans jamais l’atteindre, mais en l’approchant souvent de 1 dixième.

Il y a cependant une exception la station de Santander dans le nord-ouest de l’Espagne qui présente en juin 2010 une moyenne coulissante quasiment équivalente à celle de décembre 2009 (15,2° contre 15,1°), et qui conserve son écart de 1,4° en dessous de celle de mai 2007 (16,6°).

En décembre 2009, Nice se singularisait par rapport aux autres villes par une baisse très faible des températures depuis le printemps 2007 seulement (-0,9°). Pendant le premier semestre 2010, la cité de la côte d’Azur a perdu une grande partie de son originalité en baissant sa moyenne coulissante de 0,5°, soit-1,4° en dessous de celle du printemps 2007.

Tous les autres postes qui nous servent de référence présentent à nouveau des températures moyennes coulissantes inférieures de 2° ou plus par rapport à celles du printemps 2007.

Les stations allemandes Aix la Chapelle et Francfort qui étaient les seules à avoir baissé de plus de 2° en décembre 2009, ont continué cette particularité en atteignant des minimums inférieurs de -2,9° et -2,6° en mai 2010. Par contre le repli de ces moyennes n’a pas continué en juin 2010 qui a été un peu plus chaud que son homologue de 2009.

Cette reprise légère des températures en juin 2010, après un point bas en mai, se retrouve aux autres stations de la moitié nord de la France, Lille et Laval avec une moyenne inférieure de 2,3° et 2° par rapport au printemps 2007 et de -0,5° et -0,3° par rapport à la fin de 2009.

Les postes du Massif central, Saint-Etienne-ville et Andrézieux, le Mont Aigoual dans les Cévennes ont connu les baisses les plus fortes, supérieures à - 0,5° pendant ce premier semestre 2010, mais ceci ne correspond qu’à - 2° à - 2,2° par rapport au printemps 2007.

Une première conclusion s’impose. Depuis la moyenne coulissante mai 2006- avril 2007 ou juin 2006- mai 2007, le réchauffement connaît une pause très marquée dans les stations de l’Europe de l’ouest, il s’agit même d’un léger refroidissement qui place les températures au niveau où elles étaient vers les années 1996-1997. C’est toute la partie terminale des dix dernières années du réchauffement qui est passée à la trappe en 3 ans.

La tentative de reprise de la hausse des températures de la deuxième partie de l’année 2009 a été totalement annihilée par la baisse du premier semestre 2010. Il faut prendre en compte que cette dernière baisse s’effectue par rapport à des températures correspondantes de 2009 très basses après l’hiver 2008-2009 déjà enneigé et froid. Celui de 2009-2010 a provoqué des températures encore plus basses que son prédécesseur et surtout il a continué par un printemps frais ce que n’avait pas fait le précédent.

Il n’existe pas de signe évident d’une reprise de la hausse des températures pendant la seconde moitié de 2010, car la seconde partie de 2009 avait été la plus chaude de l’année et elle avait remonté les températures.

Les cycles constatés antérieurement dans l’évolution des températures que ce soit ceux de 20 à 30 ans visibles pendant le XXème siècle, ou ceux de 3 ans observés pendant ces 20 dernières années ne plaident pas non plus pour une reprise du réchauffement.

Des années 1950 à 1975, les températures avaient plutôt baissé avant de connaître la très forte hausse jusqu’aux premières années du 21ème siècle, la suite logique devrait apporter une pause de 20 à 30 ans à venir.

Depuis 1995, on constate souvent un pic des températures tous les 3 ans environ. On le retrouve en février 1995, en janvier 98, en mars 2001, à la fin de 2003 et au début de 2004 et enfin en avril-mai 2007. De plus les niveaux atteints sont croissants de l’un à l’autre. Jean Louis Grieineisen l’a constaté pour Lyon Bron et moi-même pour Saint Etienne Bouthéon et Laval. Ce printemps 2010 aurait dû présenter un nouveau maximum thermique. Il n’existe pas aux mois prévus en raison de la reprise de la baisse à partir de janvier 2010. La période de hausse de 2009 s’arrête en décembre et ne dure que 8 mois. Le niveau atteint se situe nettement en dessous de celui des derniers pics de début 2001, fin 2003 et avril-mai 2007 de l’ordre de 1,5° en dessous.

Les annonces intempestives des mois de mars, avril et mai les plus chauds que la planète aurait connu depuis 1880 contrastent. Selon certaines publications, il en serait de même des 5 mois janvier-mai 2010 qui seraient les plus chaud connus depuis 1880 sur l’ensemble de la planète.

Si j’avais envie de plaisanter, je serais tenter d’ajouter qu’il s’agit de l’application à la climatologie du syndrome du village gaulois d’Astérix. On pourrait ajouter quand on connaît le sort que ses habitants faisaient subir aux légions romaines, l’avenir peu enviable de mes collègues réchauffés!

Au-delà de l’humour, ceci pose le problème de l’observation en météorologie. Quand on analyse les données d’un poste thermométrique déterminé, on peut établir de façon sure une évolution, même si certains puristes peuvent faire valoir l’influence d’un déplacement ou d’un changement de peinture de l’abri ou autre petit problème. Naturellement ce type d’argument permet de se faire affubler de demeuré qui ne sort pas de son trou, ou que l’on ne saurait pas se limiter à la France ou à l’Europe quand le monde vous tend les bras, mais l’on peut aussi s’interroger sur les modèles mathématiques et la nature des calculs de péréquation qui permettent d’établir de telles informations sur l’ensemble de la planète. Par ailleurs après de tels calculs, les différences se limitent très souvent à quelques dixièmes, qu’il faut mettre en relation avec l’immensité des valeurs traitées et les différences des espaces que le moindre changement de coefficient peut troubler. Il convient d’ajouter quand on prend en compte les années depuis 1880 qu’il n’existait que peu de stations à cette époque, que la plupart de ces dernières étaient situées sur le vieux continent, car la météorologie n’a pénétré le reste du monde qu’après la colonisation. Toutes ces stations étaient situées alors en pleine campagne et elles ont été intégrées ensuite aux îlots de chaleur urbains, une hausse des températures qui n’a rien de planétaire.

On ne peut être qu’éminemment perplexe face au gouffre qui existe entre les annonces péremptoires des organismes internationaux pour l’ensemble de la planète et le ressenti des températures de ces dernières années attesté par les mesures des stations locales.

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance, ce texte étant repris sur mon blog : gesta.over-blog.com. Bonne semaine

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 09:33

 

 

Nos départements se situent dans la zone de transition entre l'anticyclone des Açores, centré sur l'Atlantique qui s'étend jusqu'à nous en altitude et les perturbations qui descendent des hautes latitudes et viennent s'empaler sur les hautes pressions.

Le soleil du matin, laisse la place aux cumulus de plus en plus épais et enfin selon le rapport de force des deux centres d'action déjà cités dans la journée, l'orage se déclenche ou non, localisé ou généralisé, violent ou non.

Les températures restent estivales mais dépendant des flux atmosphériques qui accompagnent les orages, baisse sensible après leur passage avec un vent de nord, coup de chaleur dans les heures qui précèdent leur arrivée surtout dans les dépressions de la Loire et de l'Allier avec un flux de sud.

 

Samedi :

La prévision précédente est confirmée avec un coup de chaleur dans les dépressions de la loire et l'Allier suivi d'orages virulents à partir de l'après-midi, d'abord sur la partie auvergnate puis en soirée et dans la nuit sur le Velay et le Forez. Attention à la grêle et aux inondations localisées surtout sur la zone Livradois-Forez

 

Dimanche:

Nette baisse des températures maximales qui restent estivales sans plus.

Le vent du nord s'installe accompagné d'un mistral assez virulent dans la vallée du Rhône

Le matin, les dernières pluies orageuses s'avacuent par les monts du Lyonnais et du Beaujolais.

Le soir leur recrudescence est très limitée et localisée sur les reliefs de l'est du Massif central, Mézenc au Pilat,

 

Lundi :

Le temps se rétablit progressivement avec un flux de nord qui chasse les nébulosités et qui s'accompagne d'un mistral virulent en vallée du Rhône

Les températures sont estivales sans excès.

Le risque de pluies orageuses est très faible même sur les reliefs

 

Mardi :

Beau temps d'été

Le flux de nord et le mistral en vallée du Rhône s'atténuent progressivement.

Les températyures maximales commencent une hausse sensible

le risque de pluies orageuses est très faible même sur les reliefs

 

Mercredi:

Le flux de sud s'installe avant l'arrivée de la nouvelle perturbation orageuse

Il en résulte un coup de chaleur lourde très marqué dans les sillons de la Loire et de l'Allier

Les premiers orages arrivent tardivement, en soirée et dans la nuit qui suit, avec une trajectoire prépondérante au coeur du Massif central des monts du Velay à ceux du Livradois et du Forez

 

la situation orageuse pourrait continuer ensuite : à vérifier dans la prochaine prévision mercredi 7 juillet

 

Gérard Staron

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 18:21

Prévision spéciale Tour de France

Premières étapes du BENELUX

 

 Nous reprenons nos prévisions des conditions climatiques  pour la plus grande épreuve cycliste du calendrier par tranches de 3 ou 4 jours en commençant par la partie du parcours dans le BENELUX

 

Le temps ne devrait pas être trop flamand. Les perturbations qui arrivent par la mer du Nord  devraient peu perturber la course. Le vent violent ne devrait pas trop pénétrer à l’intérieur des terres. Il ne risque d’influencer l’épreuve que lorsqu’elle longera la mer du Nord en Zélande. Les températures seront assez chaudes  vers 25°.

Seul risque, des précipitations risquent d’affecter la course au début du prologue  et à la fin de l’étape vers SPA

 

Samedi :

Prologue à Rotterdam.

Un risque de précipitations risque de concerner l’épreuve dès les premiers coureurs, elles peuvent s’arrêter avant le départ des derniers

Les températures sont correctes vers 20°

Le vent de nord-ouest puis nord est défavorable au début jusqu’à la traversée du Nieuwe Maas et favorable à la fin

 

Dimanche

Etape Rotterdam-Bruxelles

Dans la première partie, la course suit les côtes de la Zélande et s’approche des forts vents de la mer du Nord. C’est le seul endroit où Eole risque d’influencer la course par des bordures surtout lors de la traversée des ouvrages du plan Delta. Sa direction d’ouest est alors de côté.

Ensuite il faiblit dans les terres

Le risque de précipitations est très faible sur la course

Chaleur modérée

 

Lundi

Etape  Bruxelles –Spa

Le risque de précipitations pluvio-orageuse reprend dans la fin de l’étape sur les Ardennes belges

Le vent d’ouest assez faible est plutôt favorable , et toujours une chaleur modérée

 

Mardi

Etape Wanze-Arenberg

La pluie ne devrait pas gêner la course. Sur les secteurs pavés la poussière remplacera la boue de la Classique de printemps

Le vent faible  ne devrait pas influencer la course

Températures chaudes sans excès.

 

Les secteurs où la course est susceptible d’être influencée par les conditions climatiques sont ciblés avec un risque assez limité.

 

Bonne grande Boucle

 

Gérard Staron

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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

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Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195