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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 20:56

Prévision du 16 au 19 juillet 2010

 

Nous sommes dans une période incertaine où les descentes des hautes latitudes sont moins virulentes mais où les anticyclones méditerranéens ont des difficultés à réoccuper le terrain en dépit d'une progression lente jusqu'au week-end.

Les passages pluvio-orageux semblent moins virulents que ceux des jours précédents, mais certains atteignent encore notre région en particulier dans la nuit de vendredi et samedi

la chaleur est pondérée par des flux de nord qui maintiennent les maximales à des niveaux raisonnable mais provoquent un mistral dans la vallée du Rhône.

La situation est très variable d'un jour à l'autre.

 

Vendredi:

La nouvelle perturbation arrive. Pendant la journée seuls ses nuages sont visibles , et les pluies orageuses assez localisées traversent nos régions en soirée et pendant la nuit qui suit.

Les températures maximales restent assez élevées dans un léger flux de sud qui précède comme toujours l'arrivée de la perturbation.

 

Samedi:

Les précipitations et surtout les nébulosités résiduelles s'attardent sur les montagnes de nos départements surtout le Velay et le Forez avant de s'évacuer en direction de l'est.

Le vent de nord revient , il provoque un mistral qui forcit au fil des heures en vallée du Rhône.

Les températures maximales sont en nette baisse.

 

Dimanche:

Le flux de nord se poursuit mais au fil des heures, le temps se dégage progressivement . Le mistral reste fort en vallée du Rhône

Les températures maximales restent très modérées pour la saison

Risque de précipitations très faible

 

Lundi:

Un nouvelle perturbation annonce sa venue mais n'atteint pas encore la région .

Le risque de précipitations reste très faible

Le vent de nord laisse la place progressivement à un léger flux de sud

Les températures maximales se relèvent et deviennent chaudes dans les dépressions de la Loire et de l'Allier

 

La bataille entre les dépressions des hautes latitudes et les anticyclones chauds méditerranéens n'est pas terminée, l'issue du combat est indécise et déterminera si l'été chaud et sec s'impose ou si l'on rentre prématurément dans la fraîcheur humide !(suite dimanche soir)

 

Gérard Staron

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 08:21

 

Les orages naissent en Haute loire

 

L'image transmise par Claude du début de l'après-midi montre au nord de l'Europe les restes de la précédente vague orageuse qui est remonté du Poitou , à l'agglomération Parisienne, à la Flandre (Lille a reçu plus de 20 mm) et se trouve au nord du Bénélux.

07121250N19HVCT crop

  Une masse nuageuse qui nous intéresse, en forme de triangle, part du haut bassin de la Loire en direction du nord-est du pays au moment du déclenchement des précipitations orageuses qui vont se poursuivre jusqu'en début de nuit en progressant vers l'est.

  A l'avant on distingue, 3 boules orageuses dans le Val de Saône au nord de Lyon et une convection d'avant garde sur les hauteurs du Jura et en Alsace.

  Par la suite les orages vont progresser sur le Velay en direction du sud avec 3 vagues successives:

-la première sur l'image nait sur le plateau de Craponne pour se poursuivre en direction des monts et de la plaine du Forez

-la seconde s'est formé sur le bassin du Lignon vellave et a poursuivi en direction du Pilat

-la troisième apparaît en fin de journée sur le Mézenc et poursuit sa route en longeant la crête des monts du Vivarais.

  L'ensemble a déposé 22 mm à Montregard au contact du Velay et des monts du Vivarais avec

0mm pour la 1ère vague du début d'après-midi, on entendait seulement dans le lointain le bourdonnement des tonnerres et le cielest devenu noir.

  8 mm pour la seconde où la commune se situait en bordure immédiate de l'orage. A quelques kilomètres Dunières ou Montfaucon, Saint Romain Lachalm ont probablement reçu bien plus.

  Le reste pour la troisième qui arrivait de face accompagnée de quelques petits grêlons épars au milieu.

  Ces orages ont suivi des trajectoires que j'ai souvent observé dans le passé, le suivant prenant une route parralèle au précédent un peu plus au sud.

  Ont-ils provoqué des impacts: inondations localisées, ou trainées de grêle dévastatrice ?

Leur intensité ne semblait pas siffisante mais on ne peut exclure un paroxysme local ! Tout témoignage est le bienvenu! (commentaire)

Sans impact, ne serait-ce qu'un arrosage ?

 

Gérard staron

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 15:37

 

Prévision spéciale Tour de France

Etapes de Morzine à Mende

 

Alors que les situations orageuses se multiplient sur la France, la grande épreuve cycliste a toutes les chances d'échapper aux précipitations qui les accompagnent en raison de la partie du pays dans laquelle elle se déroule.

Elle sentira peu le rafraichissement des températures qui affecte aussi une grande partie du pays et la chaleur restera d'actualité.

Le vent restera le plus souvent modéré et aura une influence limitée sur la course en dépit de régions traversées souvent concernées par des flux atmosphériques violents

 

Mardi :

Etape alpestre Morzine- Avoriaz Saint Jean de Maurienne

Les précipitations orageuses se situent sur le versant italien des Alpes et ont peu de chance de déborder sur le côté français où se déroule la course, à l'exception du dernier col situé plus à l'intérieur du massif

Le vent se manifeste surtout par des brises de vallées, défavorable dans le sens de la descente comme pour celle du Doron, favorable quand elles sont remontées comme pour celle de l'Isère après Albertville

Les températures sont très chaudes dans les vallées

 

Mercredi :

Etape Chambery Gap

Le risque de précipitation est nul, par contre dans le sillon alpin qui constitue l'essentiel du parcours , Grésivaudan puis route Napoléon, le vent de sud canalisé par le relief sera très défavorable à la progression des coureurs sous des températures très chaudes.

 

Jeudi :

Etape Sisteron Bourg les Valence

Pas de précipitations sur la course

Le vent sera défavorable dans la seconde partie de l'étape et surtout dans les derniers qui remontent la vallée du Rhône au pied du vercors en raison d'un mistral modéré

a course reste dans la chaleur en raison des régions méridionales traversées quand la France du nord respire

 

Vendredi

Etape Bourg de Péage Mende , montée Laurent Jalabert

La course est encore à l'écart des précipitations qui ne sont pas arrivées sur ce secteur et aussi des vents violents, avec un flux de sud plutôt défavorable sur les plateaux du Massif central.

Les températures restent assez chaudes.

 

A partir du 14 juillet, quand l'épreuve gagne le sud du pays, elle trouve souvent des conditions clémentes.

 

Gérard Staron

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 11:15

Prévision du 12 au 15 juillet 2010

 

La période de la fête nationale est toujours  très agitée au niveau météorologique. Cette année de faillit pas à la tradition !

Les perturbations des hautes latitudes en liaison avec la dépression d’Irlande, se font plus pressantes sur la France et le bassin Parisien devrait être le plus affecté du Poitou à la Flandre en passant par Paris le 14 juillet.

Les anticyclones méditerranéens reculent mais leur résistance pourrait nous atténuer les effets.

Les orages localisés se développent chaque jour mais nos départements ne connaissent pas les plus violents en raison de notre position de bordure, leur localisation et leur importance sont aléatoires. Regarder vers le sud-ouest l’état du ciel, s’il est très noir, vous serez concerné !

La baisse des températures sera plus tardive et plus faible que dans la moitié nord du Pays, donc nous conservons la chaleur un peu modérée par rapport aux jours précédents (vers 30° dans les dépressions)

Les flux de sud prédominent avec une nébulosité très forte au nord de l’axe montagneux de l’est du Massif central.

 

Dimanche : faible risque orageux, sauf sur la Haute Loire en fin de journée, chaleur

 

Lundi :

La chaleur continue, soleil dès le matin

Les orages localisés concernent surtout la bordure orientale du Massif central et les montagnes du Mézenc au Pilat. Ils se développent en fin de journée, précédés par un vent de sud qui forcit.

 

Mardi :

Même temps que la veille, chaleur, matinée ensoleillée, orages en fin de journée sur les montagnes du Massif central

Ces derniers précédés par le vent du sud, sont plus importants au niveau géographique que ceux de la veille

 

Mercredi :

Notre région pourrait échapper au mauvais temps qui affecte la moitié nord de la France en particulier le Bassin parisien où il pourrait affecter les cérémonies de la fête nationale. La partie auvergnate du massif du Sancy au Bourbonnais est la plus susceptible d’être affectée par leur débordement.

Températures encore chaudes, en légère baisse sous un ciel très nébuleux et le vent du sud

 

Jeudi :

Notre région est atteinte par les séquelles atténuées du mauvais temps de la France du nord de la veille. Ces dernières fournissent plus de nébulosités sur les versants nord de nos montagnes que de pluie

Nette baisse des températures, encore convenables pour la saison.

 

Bonne fête nationale

 

Gérard Staron

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 18:44

 

Les orages du précédent week-end ont présenté un résumé de toutes les interrogations que peuvent apporter ces événements climatiques brutaux.

Nous avons eu un panel de tous les désagréments possibles : inondations localisées dans le sud de la Corrèze et la région stéphanoise, traînée de grêle épaisse sur les plateaux du Velay au dessus du Puy vers l’aéroport de Loudes, coup de foudre dévastateurs en région parisienne sur les caténaires de la SNCF paralysant le trafic à partir de la Gare d’Austerlitz.

Ce dernier événement a eu le plus d’impact sur la vie de nos concitoyens avec la circulation des trains et des RER, pourtant le coup de foudre s’est produit au moment où les orages commencés la veille en soirée, perdaient peu à peu de leur vigueur.

C’est d’abord visible au niveau des précipitations déposées au cours du déplacement des masses orageuses qui remontent, comme d’habitude du sud-ouest, soit dans ce cas du sud du Limousin jusqu’à la région parisienne. Les totaux du vendredi en soirée culminent en déposant 71 mm à Brive-La-Gaillarde dans le sud du département de la Corrèze.  En remontant vers le nord-est, au cours de la nuit, les orages ont déposé de moins en moins de précipitations, on retrouve 48 mm à Guéret, 35 mm à Orléans, 30 mm à Melun, 24,2 mm à Orly et 15 à 20 mm sur Paris. C’est un coup de foudre dans un orage finissant dans la matinée qui suit qui a provoqué les difficultés majeures de la gare de Paris Austerlitz !

Cette évolution est aussi logique en fonction de l’heure. L’orage est maximal en soirée, puis il diminue d’intensité pendant la nuit et enfin termine souvent son existence dans la matinée qui suit. Cette évolution marque déjà une très grande puissance de l’événement car beaucoup d’orages disparaissent bien avant, dans la nuit.

La perturbation qui traverse la France est exacerbée par la convection. L’accumulation de chaleur diurne en raison de l’ensoleillement est maximale en fin de journée, l’instabilité de l’atmosphère qui en résulte déclenche alors les phénomènes orageux qui se développent jusqu’en début de nuit. A partir de ce moment là, l’orage est privé de sa source d’énergie liée à l’accumulation de la chaleur solaire et perd peu à peu de sa puissance. Il met un temps plus ou moins important pour disparaître en même temps qu’il se déplace. Celui qui atteint la région parisienne, samedi matin, a déjà montré beaucoup de résistance. L’arrivée à ce moment d’un coup de foudre dévastateur montre seulement qu’il n’y a pas un rapport entre la puissance des phénomènes électriques et l’importance des précipitations déposées.

Tout observateur peut constater que des éclairs ou tonnerres dévastateurs peuvent s’accompagner de pluies très faibles et inversement !

La reprise orageuse du samedi soir a provoqué la traînée de grêle très épaisse des plateaux du Velay autour de l’aéroport du Puy Loudes. Heureusement qu’il y avait au cœur du phénomène une station météorologique,  il est toujours très difficile de connaître la précipitation qui correspond à de la grêle, car cette dernière a la fâcheuse habitude de boucher les orifices des pluviomètres. Les grêlons ont la particularité de se transformer en une masse de glace qui forme une couche en arrivant au sol. La chute des grêlons est individualisée alors qu’en arrivant au sol ou sur les habitations, ils se transforment en bloc collectif. Cette particularité provoque souvent des problèmes aux toitures planes, celles de l’aéroport par exemple, en raison du poids de la glace accumulée sur ces toitures.

Là encore que signifie la présence de la grêle ? l’instabilité dans les nuages a été telle que les gouttelettes ont été portées à des altitudes où elles ont congelé. Autour du noyau d’origine, d’autres couches de gouttelettes se sont agglutinées à chaque mouvement de va et vient liées à l’instabilité dans le cumulonimbus. Le phénomène s’est poursuivi jusqu’au moment où l’ensemble de grêlons a eu suffisamment de poids pour tomber. Ceci signifie simplement que l’instabilité de l’air a été extrême, l’air chaud de la convection avec les nuages associés a été porté à des niveaux très élevés qui dépassent souvent 10 km d’altitude et la tropopause. Là encore l’importance de la précipitation, 49,7 mm, est loin des records de la station de Loudes et les deux phénomènes sont indépendants sur des espaces géographiques divers puisque ces traînées de grêles concernent rarement des surfaces importantes.

Autre aspect qui ne manque pas d’intérêt, la réaction des rivières aux orages !

Ces derniers provoquent souvent des inondations localisées. Elles ont été signalées dans le sud de la Corrèze, et au nord de l’agglomération stéphanoise. Il s’agit de petites coulées de boue comme celle qui a affecté l’autoroute A72 à La Fouillouse ou de bas fonds où l’eau rentre dans des maisons au Fay à la Talaudière ou dans le sud de la Corrèze.

Les rivières montent–elles?

La Vézère en aval du bassin de Brives présente une montée assez faible qui atteint la cote de 1,45 m  à Larche le 3 juillet à 4 heures. En réalité par rapport au niveau d’origine la hausse de la rivière est de l’ordre du ½ mètre.

En Haute Loire, le lendemain, l’orage de grêle du plateau de Loudes a provoqué une réaction ridicule des rivières du secteur. La Borne à la Rochelambert, comme à Espaly monte de moins de 50 cm. Le Dolaizon est encore moins concernée. La rivière qui a le plus réagi dans la région est l’Ance du Nord qui a atteint la cote 1,14 m le 4 juillet à 2 heures à Sauvessanges. Elle se situe nettement à l’écart du secteur grêlé de Loudes, mais elle montre que l’orage a continué sa route, au loin vers le nord-est, avec des pluies plus importantes.

En réalité, la rivière qui a connu la montée la plus importante lors des orages de la nuit du 3 au 4 juillet est le Furan à Andrézieux à sa confluence avec la Loire. Il atteint la cote de 1,90 m le 4 à 1 heure. La crue n’a rien d’exceptionnel, puisqu’à cette station, une cinquantaine ont dépassé la cote de 2 mètres. La montée des eaux est cependant rapide, un peu plus de 1,50 m en 1 heure 30.

Sur ce bassin, les précipitations n’ont pourtant rien de remarquable, j’ai mesuré un peu plus de 21 mm à mon poste de Saint Etienne. Selon « Météociel » une hauteur de 44 mm serait tombée, mais il ne semble pas que la station d’Andrézieux ait reçu beaucoup d’eau.

On tombe déjà sur un premier problème des précipitations d’orages. Elles sont tellement localisées qu’il n’y a pas toujours de station météorologique, comme celle du Puy Loudes pour se trouver juste dessous le paroxysme d’un orage !

Samedi 4 juillet, le bassin amont n’est pas concerné, l’aval à Andrézieux non plus, c’est une bande intermédiaire au demeurant très étroite de La Fouillouse à la Talaudière qui reçoit la pluie puisque ce secteur concentre les impacts !

Pour connaître la géographie précise des pluies il conviendrait de traiter les images du radar météorologique, ce qu’effectue la société stéphanoise Rhéa avec le logiciel calamar.

Dans ces conditions comment se fait-il qu’une pluie intense certes, mais non exceptionnelle par sa quantité, sur un espace aussi réduit, provoque une montée aussi rapide du Furan ?

Une fois de plus le caractère urbain de la partie du bassin du Furan située dans la dépression stéphanoise joue un rôle prépondérant. L’imperméabilisation d’une grande partie de la surface dans la ville et les communes environnantes, d’une agglomération supérieure à 300000habitants, provoque une hausse rapide de la rivière que l’on ne retrouve pas en milieu rural où l’absorption par le sol liée à la forte évaporation en été joue un rôle prépondérant.

Les morales de cette histoire : un orage faiblissant peut avoir des coups de foudre ravageurs, des trainées de grêles peuvent accidenter leurs trajectoires sur des axes aléatoires avec un risque majeur sur les toitures planes, les rivières réagissent peu aux orages sauf en milieu urbain. La ville n’aime pas l’orage.

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance. Bonne semaine à tous.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 12:35

 

La course aborde les reliefs du Jura samedi et des Alpes haut savoyardes dimanche

Des pressions de marais barométriques , ni vraiment anticycloniques , ni dépressionnaires, permettent le retour d’orages quotidiens sur la France. Ils se développent l’après-midi  et la question est de savoir s’ils sont susceptibles d’affecter la course dans l’heure qui précède son arrivée. Le risque existe mais avec un peu de chance l’épreuve peut y échapper.

Les températures restent chaudes, plus de 30° sous abri et plus encore le long de la route

Le rôle du vent sera faible sur la course à l’exception des brises de vallée en montagne

 

Vendredi : confirmation de la prévision antérieure

 

Samedi :

Etape Tournus-les Rousses

Les températures seront accablantes dans les plaines de la Saône et les premières pentes du Jura

Sur les hauteurs les nuages se développent et sont susceptibles d’apporter quelques averses sur la fin de l’étape

 

Dimanche

Etape les Rousses-Morzine-Avoriaz

L’altitude et l’encadrement montagneux limitent les températures, un peu moins chaudes que la veille

Le risque de pluie orageuse reprend sur la fin de l’étape dans la partie Alpestre et surtout la montée finale sur Avoriaz.

Brise de vallées sur les routes en direction du col de la Ramaz

 

Le risque orageux le plus élevé est réservé à la journée de repos de lundi. Avec beaucoup de chance, le tour de France marqué par les conditions climatiques de la seconde étape pourrait échapper aux orages dans les Alpes ! à confirmer par la prochaine prévision de lundi.

 

Gérard Staron

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 21:45

Orages urbains et inondations à Saint Etienne et Givors

Gérard Staron

 

 logo.jpgPublié dans le dernier Météo fil


Les orages inondant en  juin ont choisi de sévir deux dimanches consécutifs le 6 et le 13 du mois avec des totaux pluviométriques d’une quantité proche sur un pas de temps très réduit en fin d’après-midi :

44,3 mm à Saint Etienne le 6 juin

35 mm ( 35 centimètres seraient invraisemblables) en 20 minutes à Givors le 13 juin.

 

Ces phénomènes urbains transforment les rues en rivières dans des zones qui le plus souvent ne sont pas classées comme inondables.

Vous trouvez ci-dessous un croquis qui mentionne les secteurs inondés et ceux déclarés inondables par les PPRNPI des deux communes pour le Furan à Saint Etienne et le Rhône à Givors. Dans le cas de Saint Etienne, il s’agit d’une zone dite « hachurée » spéciale à la ville, dans celui de Givors, la zone rouge est limitée au-delà du quai du Rhône et ce sont les zones bleues qui sont représentées sur le document.

Les sites affectés le 6 juin à Saint Etienne sont de vieilles connaissances. Tous ont déjà été inondés à plusieurs reprises, la dernière fois le 2 juillet 2009 lors d’un orage bien plus grave, et  sont tous situés à l’intérieur de l’espace urbain où les petits ruisseaux circulent tous dans des canalisations souterraines.

inond 6-06-2010 

 

La rue de la Talaudière, carrefour avec la rue Necker et la rue Vacher correspondent à des bas fonds qui concentrent les eaux en direction d’un point bas avec une contrepente en aval sur des sites remaniés lors du réaménagement des friches industrielles. Depuis le 23 août 1994, on ne compte plus les inondations : octobre 2004, mai et septembre 2007, et la dernière fois le 2 juillet 2009, etc…

L’inondation s’est déplacée au bas de Montreynaud de l’autoroute A72, à la rue Pierre de Coubertin située derrière le mur anti-bruit ! On retrouve une concentration des eaux avec une contrepente en aval.

La rue Bergson est affectée pour la seconde fois après le 2 juillet 2009. Les aspects urbanistiques semblent impliquées (voir http://gesta.over-blog.com).

 

Le cas de Givors est un peu différent. Le Merdary, petit ruisseau qui a un homonyme à Saint Etienne, descend des  plateaux de l’extrême nord du Pilat. A l’arrivée dans la ville, il n’a pu rejoindre son cours souterrain pour des raisons souvent polémiques (insuffisance ou obturation des canalisations) et alors il s’est déversé brutalement dans les rues de la ville transformées en rivières.  Cette inondation est du même type que celle de Nîmes d’octobre 1988.

 

 Givors 2

Le centre ville entre la Mairie et l’église reçoit le flot. L’eau venant de l’amont est alors entrée dans la zone inondable établie en fonction du Rhône, fleuve non concerné par cet événement !

 

Dans les deux cas, il s’agit d’inondations « urbaines » dans des zones où les cours d’eaux sont souterrains. Elles concernent de petits ruisseaux et ignorent les grandes rivières ou fleuves qui ont fait l’objet d’un PPRNPI. C’est pour cette raison qu’inondé n’est pas toujours inondable !

Deux différences :

1) A Saint Etienne, il s’agit de secteurs régulièrement affectés à l’intérieur de l’espace urbain A Givors, des eaux descendant des pentes voisines, n’ont pas trouvé leur cheminement normal à l’entrée dans la ville, par insuffisance du calibre ou obturation des canalisations.

2) L’événement de Givors est d’importance, alors que celui de Saint Etienne n’est qu’une répétition bien terne de celui du 2 juillet 2009,  un avertissement sans grands dégâts.

 

Gérard Staron.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 10:21

   Le nouvel épisode orageux est en retard en raison de la résistance des anticyclones méditerranéens d’altitude, mais les perturbations qui descendent des hautes latitudes n’ont pas renoncé !

Le nouvel épisode orageux sera précédé d’une longue période de flux de sud avec des températures particulièrement chaudes et lourdes surtout dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier.

Le mauvais temps orages en fin de journée et en soirée suivi d’une baisse des températures est repoussé au week-end et au-delà vers la fête Nationale, au temps souvent agité.

 

Mercredi :

 Contrairement à la prévisions antérieure : Pas d’orages et beau temps

 

jeudi :

Le flux de sud s’installe, léger au départ il balaye les plateaux de la Haute Loire et provoque un coup de chaleur dans les dépressions de la Loire et de l’Allier

Températures maximales en hausse, élevées proche de 30°.

 

Vendredi :

Un temps particulièrement lourd précède les premiers orages en soirée

Le vent de sud est fort et desséchant surtout sur le Forez et le Velay

La grosse chaleur lourde, supérieure à 30°, affecte surtout les dépressions de la Loire et de l’Allier

Les premiers orages en soirée sont localisés et concernent les montagnes en particulier l’axe du Puy de Sancy aux monts du Beaujolais avant de continuer dans la nuit

 

Samedi :

Journée agitée avec de nombreux orages. Ces derniers sont susceptibles d’éclater toute la journée de façon éparse sur l’ensemble de la région avec naturellement une prépondérance en soirée. Regarder vers le sud-ouest pour savoir si vous risquez d’être affecté

Vent tourbillonnant sous les orages

Baisse sensible des températures maximales

 

Dimanche :

Après une accalmie pendant la plus grande partie de la journée, les orages reprennent en soirée. Ils paraissent plus virulents que ceux de la vague précédente : attention à la grêle et aux inondations localisées. Ils affectent  d’abord un axe de l’Auvergne au Roannais et se décalent dans la nuit  en direction du Velay et du Forez.

Dans la journée les températures lourdes remontent à des niveaux élevés !

 

Le 14 juillet pourrait connaitre un temps très agité. Cette particularité constatée de très nombreuses années peut se confirmer avec des orages, et le mauvais temps : A confirmer par la prévision du 11 juillet

 

Gérard Staron

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 11:23

Prévision spéciale « Tour de France » (suite)

Etapes du Bassin Parisien (7-9 juillet)

 

Nous avions annoncé de la pluie dans les Ardennes belges avant l’arrivée à Spa  mais la conjonction de conditions climatiques arrosées, de l’état glissant de la chaussée et de l’arrivée du Tour a eu des conséquences démesurées sur des routes pourtant connues des coureurs  dans Liège- Bastogne- Liège.

Pour les étapes qui traversent le Bassin parisien vers le sud, la course devrait connaitre un répit au niveau des conditions climatiques

 La pluie ne semble plus être le risque climatique important, mais attention, il pourrait ensuite en être autrement dans le Jura et les Alpes

Le vent faible  de secteur sud, présente une direction globale de face  par rapport au parcours.

La chaleur s’invite de plus en plus sur la course avec des températures croissantes de jour en jour, qui sont susceptibles de dépasser les 30 degrés sous abri, et beaucoup plus au niveau du ressenti sur la chaussée.

 

Mardi : la prévision précédente est confirmée pour l’étape des pavés. Pour une fois les conditions climatiques seront hors de cause : vent faible, pas de pluie, températures correctes, mais la géographie prend la suite…..

 

Mercredi

Etape Cambrai Reims

La chaleur commence à s’inviter sur la course

Le vent faible de sud  est le plus souvent de ¾ face par rapport au parcours, sauf dans les derniers kilomètres où il vient de côté. Sa vitesse ne parait pas suffisante pour influencer la course en dépit de plateaux céréaliers picards dégagés  qui donnent souvent une bonne prise au vent

Pas de pluie

 

Jeudi :

Etape  Epernay-Montargis

La chaleur devient importante (températures sous abri vers 30°, donc plus élevées sur la route)

Le vent de sud est un peu plus fort et régulier que la veille, sa direction est toujours globalement de ¾ face, mais sa vitesse ne parait pas suffisante pour influencer la course en dépit d’un terrain favorable des plateaux dégagés de la Brie et du Gâtinais

Pas de pluie sur la course

 

Vendredi :

Etape Montargis-Gueugnon

La chaleur lourde continue avec des températures du même ordre que la veille

Le vent de sud forcit encore, de direction toujours défavorable  sauf dans les derniers kilomètres, ce qui pourrait freiner l’allure de la course

Le risque orageux revient sur la France, mais à l’exception de quelques averses au départ de l’étape, le peloton pourrait échapper ensuite à la pluie et aux orages.

 

Dans la traversée du Jura et des Alpes, un risque de précipitations important sur la course pourrait revenir : à préciser dans la prochaine prévision spéciale Tour de France

 

Gérard Staron

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 20:12

Les orages du 2 et 3 juillet 2010

 

Juillet a commencé comme juin par un 1er week-end orageux, pour l’anniversaire d’un autre gros orage le 2 juillet 2009 sur Saint Etienne

orages 2-4 juillet0001

Sur le croquis joint, on peut suivre les deux trajectoires successives :

La principale, à partir  de la soirée du vendredi soir se continue dans la matinée du samedi avec deux moments importants :

1)      les inondations localisées dans le sud de la Corrèze avec les très grosses précipitations intenses

2)      La foudre dans le sud de la région parisienne qui a empêché la circulation des trains à partir de la gare d’Austerlitz. La pluviométrie a déjà baissé par rapport à la soirée de la veille quand elle atteint Paris. Pendant la nuit  l’orage n’est plus alimenté par la chaleur diurne.

La reprise de la soirée de Samedi avec la trainée de grêle sur le plateau de Loudes à proximité du Puy et sur la station météorologique de l’aéroport.   Les orages se déplacent de 19 heures en Haute Loire à 23 dans la région de Besançon. La précédente grosse trainée de grêle en Haute Loire datait du 30 avril 2007 où les véhicules circulaient sur une chaussée recouverte avec seulement la trace des deux roues plusieurs heures après l’événement.

Ces trainées de grêle très localisées sont courantes sur le Massif central mais jamais au même endroit. Elles rendent aussi très difficiles les mesures de pluviométrie car souvent les grelons qui se reconstituent en couches obstruent les orifices des pluviomètres !

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Sur l’image de satellite de Claude transmise à la mi journée de Samedi on distingue les orages de la première trajectoire qui s’évacuent vers le nord de la France en atténuant leurs effets. La seconde trajectoire est en cours de formation avec la boule que l’on distingue entre Velay et monts du Forez

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    Les particularités de l’élection de 2020 aux Etats Unis ! Un documentaire télévisé titrait « Donald trump est-il capable du pire ? » En réalité il a toujours « joué avec le pire » cela lui a permis de gagner dans beaucoup de circonstances comme homme...
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    Prévision de Gérard Staron du 25 au 28 novembre 2020 ( 42, 43, 63, 69) L’anticyclone se retire derrière les Alpes pour repousser les assauts des précipitations qui remontent du Levant Espagnol qui au maximum atteindront le Mézenc et des perturbations...
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    Prévision de Gérard Staron du 15 au 18 novembre 2020 (42, 43, 63, 69) Les anticyclones méditerranéens tiennent encore bon quelques jours et ils évitent à nos départements de connaitre les excès subis par les côtes de La Manche. Temps restera globalement...

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Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195