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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 16:14

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L'affaiblissement de l'anticyclone qui se réfugie sur l'Atlantique au large de l'Espagne permet le retour des orages.

 

A l'heure de l'image ils ne se sont pas encore développés et l'on distingue seulement les nuages des deux perturbations successives qui arrivent:

 

--la première de la Normandie à l'Aquitaine. Elle a atteint la Méditerranée du Levant espagnol à La Tunisie

--La seconde sur L'Irlande.

 

Le blanc des nuages est parfois  trompeur !

Les nuages les plus dangereux pour la création d'orages sont encore discrets, il s'agit de ceux de couleur grise  qui recouvrent toutes les crêtes des reliefs du Massif central et surtout de la bande grise du limousin à l'Aveyron.

 

Amusant comme on reconnait les reliefs de la Margeride  du Velay, du Mézenc au Pilat , des monts du Forez.

 

L'image date de la matinée à un moment où le processus orageux commence à peine.

 

Avec le développement de la chaleur pendant la journée, l'air chaud a cumulifié et ces nuages discrets le matin sont ceux qui fournissent la bande d'orages virulents qui remontent selon une trajectoire de sud-ouest.

En début d'après-midi on les trouve sur les Monts du Forez et des monts volcaniques auvergnats au sud des Cévennes.

 

Gérard Staron

 

Merci à Claude pour l'image!

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 21:51

Inondations de juin (Var et ailleurs)

 

Le mois de juin 2010 risque de rester dans les mémoires comme le grand mois des inondations, celles que vous connaissez et celles qui ont été occultées par les médias. Outre les notres en particulier celles du Var dont je vous ai entretenu la semaine dernière, il convient d’ajouter :

En Europe centrale, après la première vague du mois de mai déjà décrite, une seconde a  affectée le bassin amont de la Vistule dans le sud de la Pologne, mais surtout elle a touché la Slovaquie, qui selon certaines informations connaîtrait les pires inondations depuis un siècle et le nord-est de la Hongrie avec les rivières Hernad, Sajo et Bodva.

Le Danube a atteint le 4 juin une cote supérieure à 9 m à Passau, et le lundi 7 juin le maximum est arrivé à  8,20 m à Budapest.

Les  précipitations ont concerné une bande qui a longé le versant nord des Alpes bavaroises et autrichiennes pour continuer jusqu’aux Carpates, par la Slovaquie, le sud de la Pologne et le nord-est de la Hongrie. Les totaux ont atteint  de 225 mm à Aschau-Stein  à 300 mm à Marktschellenberg dans les premiers jours de juin. Dans le nord-est de la Hongrie, le maximum a atteint 273 mm pour une valeur moyenne de 210 à 220 mm pour l’ensemble du pays.

Depuis la mi-juin, une pluviométrie très forte a atteint la crête montagneuse du sud de la Chine dans les régions du Kiang-si et du Tché Kiang.  Les totaux ont pu atteindre plus de 400 mm du 15 au 22 juin avec des paroxysmes en 24 heures dépassant 200 mm. A Wuyschan il est tombé 242 mm le 20 sur un total de 440 mm sur l’ensemble de la période et à Nancheng , 230 mm le même jour sur un total de 371 mm.

Depuis quelques jours les médias ont été plus prolixes sur les inondations de l’extrème nord-est du Brésil sur les états d’Alagoas et de Pernanbouc en liaison avec les fleuves côtiers Mundau et Paraiba.

Une forte fréquence d’inondations pendant le mois de juin peut surprendre pourtant il existe des précédents importants pour plusieurs des régions concernées.

Le bassin du Danube a été affecté par une crue record en juin 1965. Elle avait atteint 7,31 m et 7400 m3s à Vienne et avait continué de croître vers l’aval . Elle avait légèrement dépassé le niveau de celle de cette année à Budapest et les quais de la ville qui dépassent la côte 6 mètres avaient été submergés plus de 55 jours. Seule différence, celle de 2010 affecte surtout l’amont du bassin du Danube alors que celle de 1965, modérée en amont, avait cru en aval.

Au début de juin 1856, une énorme crue avait concerné les grands fleuves français et détient des niveaux records encore aujourd’hui sur de nombreux secteurs en particulier la loire moyenne en Touraine et Anjou mais aussi le Rhône, voir les échelles photographiées sur le blog, dans son sillon moyen de Lyon à Avignon.  Parmi d’autres années où le mois de juin avait aussi causé des débordements, il faut citer 1951.

Toutes ces inondations semblent avoir un point commun avec celles du Var en France, Vous avez pu constater dans tous les cas des totaux de l’ordre de 300 à 400 mm avec des pointes quotidiennes de l’ordre de 200 à 250 mm en 24 heures, or ces cumuls importants peuvent paraître limités dans le cadre des événements exceptionnels des différents pays.

Par exemple, les régions méditerranéennes de la France ont connu souvent des abats supérieurs à 600 mm en 24 heures lors de la crue du 21 septembre 1980 sur le haut bassin de la Loire, ou le 8 septembre 2002 sur celui des Gardons et bien d’autres. Ne parlons pas des 850 mm à La Llau d’octobre 1940 pour la célèbre crue du Tech. Les 400 mm des Arcs, le maximum reçu les 15 et 16 juin 2010 dans le Var  paraissent modérés en comparaison. Le second cumul en importance atteint à peine 307 mm à Comps sur Artuby. Pourtant ces totaux ont provoqués une inondation majeure.

Pourquoi  cette opposition entre un total très important mais non exceptionnel en milieu méditerranéen et les impacts démesurés de l’événement ?

Trois facteurs géographiques, présentés dans mon livre de 2003 « Le ciel tomberait-il sur nos têtes » comptent en matière d’inondation.

D’abord l’habitude qu’une région a de recevoir des totaux importants. On constate que le Var est souvent une zone de moindres abats méditerranéens que les régions situées de part et d’autres. A l’ouest les Cévennes sont les plus concernées. Elles sont les récipiendaires des totaux de plus de 600 mm en 24 heures et ceux tombés les 15 et 16 juin 2010 dans le Var les affectent au moins une fois tous les 10 ans. A l’est, la côte d’Azur, la Ligurie Italienne, sont aussi coutumiers de gros abats méditerranéens. Le Var se situe dans un secteur de moindre occurrence des abats pluvieux exceptionnels. Un autre facteur aggravant peut être constaté. Les fortes précipitations, comme celles qui ont affectés à plusieurs reprise Saint Raphaël ou Sainte Maxime ces dernières années  concernent le Littoral, or cette fois le paroxysme de l’orage a concerné un second rideau à l’intérieur avec la dépression qui ceinture les Maures et les premières pentes des Préalpes.

Ensuite la géographie des précipitations a concentré les eaux sur le bassin de l’Argens et de son affluent la Nartuby qui rassemblent la quasi-totalité des postes qui ont reçu plus de 200 mm. Cette correspondance entre le paroxysme des précipitations et la superficie complète d’un bassin versant a accumulé les eaux vers ce cours d’eau et a décuplé les effets de l’inondation. Cet aspect de concentration des flots sur un bassin versant est primordial. En sens inverse, je peux vous citer de très grosses précipitations (295 mm en 24 h à Chateauneuf du Pape en mai 1995) qui n’ont provoqué aucun événement dramatique car les eaux se sont séparées sur plusieurs bassins divergents.

Le dernier aspect concerne la relation durée et intensité de la pluie. L’extrême intensité  des précipitations, des paroxysmes orageux, a pour conséquence de déplacer l’inondation des rivières traditionnelles vers des cours d’eaux improvisés qui sont souvent les chemins, les routes, les rues. Les documents que Gérard m’a transmis de Draguignan montrent que les flots ont été transmis au cours d’eau par des voieries transformées en rivières improvisées. Le phénomène a été accentué par l’urbanisation, ou le mitage, transformation du paysage naturel en un lotissement aux maisons éparpillées dans la forêt, associées à leurs routes, ce qui n’a pu que contribuer à accentuer ce rôle.

En fonction des informations que j’ai pu trouver, les autres inondations déjà citées présentent certaines de ces particularités géographiques.

Plusieurs se situent dans des zones qui n’ont pas l’habitude de recevoir de tels abats.

Les inondations brésiliennes du Nordeste affectent une région assez sèche à l’aval du bassin du Sao Francisco. Le climat semi-aride accompagné de la catinga, cette brousse épineuse occupe la plus grande partie de l’état de Pernambouco.

Les régions du haut bassin du Danube qui s’étirent de l’Allemagne du sud, bade Wurtemberg et Bavière, à l’est de la Hongrie en passant par la Slovaquie, correspondent à des secteurs indigents au niveau de la pluviométrie dans les plaines et bassins. Dans ces régions, c’est surtout les reliefs et la fonte des neiges de printemps qui apportent les débits de la saison. Cette fois les plaines ont reçu leur lot de forte pluie.

En chine les inondations et les pluies ont surtout affecté le versant nord de l’axe montagneux qui traverse la moitié méridionale du pays, d’ouest en est, c’est celui qui est le moins arrosé par la mousson en temps ordinaire, contrairement à l’autre au dessus de Canton.

Avec des totaux très importants mais peu exceptionnels on peut donc provoquer de grandes inondations à condition que la géographie s’y prête ! La précipitation globale, trop souvent utilisée sans précaution, n’est qu’un indicateur, parfois trompeur !

Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain pour une nouvelle chronique, le texte étant repris sur mon blog : gesta.over-blog.com.  Bonne semaine !

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 08:53

Prévision du 26 au 29 juin 2010

 

La protection anticyclonique  s’affaiblit progressivement  et le temps des prochains jours dépend d’un affrontement vertical dans l’atmosphère, entre le couvercle de hautes pressions et  l’air chaud, qui s’accumule au sol au cours de la journée, et souhaite s’élever pour développer les cumulus, et à la fin de l’évolution, permettre le déclenchement des orages.

Au fil de la journée le soleil matinal laisse la place à des nuages de plus en plus épais. Le risque de pluies orageuses en fin de journée , très faible vendredi, s’accroit au fil des jours. Comme ces précipitations proviennent du sud-ouest , regarder dans cette direction, l’état du ciel pour savoir si vous êtes concernés !

Leur localisation est toujours difficile à préciser, mais l’évolution de ce risque est le principal facteur de différenciation du temps des différentes journées

Par ailleurs les températures restent estivales sans excès de chaleur. Les matins évacuent les derniers restes de fraicheurs hérités de la période antérieure

Les vents sont faibles mais la provenance du nord continue ce qui provoque un mistral modéré et intermittent en vallée du Rhône

 

Samedi :

Beau temps, températures estivales avec quelques restes de fraîcheur matinale

Le risque orageux de fin de journée est faible et localisé. La principale région concerné serait l’axe des monts du Lyonnais au Beaujolais

 

Dimanche

Beau temps, températures estivales sans grands changements avec une légère hausse, surtout des minimales

Le risque de pluies orageuses de fin de journée grandit. Il remonte du sud-ouest et concerne surtout les montagnes et plateaux de la Haute Loire, mais reste localisé

 

Lundi :

 Avec des températures qui restent chaudes, le risque orageux de fin de journée devient important et généralisé sur l’ensemble des départements

L’intensité des pluies augmente ainsi que le risque de grêle. Il s’agit de trainées localisées qui affectent souvent des secteurs des plateaux du Velay et du Forez

Mistral modéré en vallée du Rhône

 

Mardi :

Les températures évoluent peu , sauf la légère hauses des minimales

Le risque orageux généralisé reprend dès la mi journée et concerne surtout l’axe du Velay au Forez et leurs reliefs. La partie auvergnate semble moins susceptible de les recevoir

Mistral modéré et intermittent en vallée du Rhône.

 

Enfin en été, Le développement des orages pourrait continuer les jours suivants ( à confirmer par la prévision de mardi 29 juin

 

Gérard Staron

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 19:07
« Air de l’Inspecteur d’Académie »

Extrait de l’opérette Mamzelle Nitouche (1885)

Musique de Hervé

Interprête : G. Staron

 

La direction d’un établissement de jeunes filles a trouvé un stratagème pour faire connaitre à un jeune officier  sa future fiancée, pensionnaire dans ce couvent !

Il prend le titre d’un inspecteur d’académie qui effectue sa tournée d’inspection et veut rencontrer la « meilleure » élève de l’établissement. Dans l’air il se présente.

Quelques années après les lois scolaires de Jules Ferry qui ont placé sous contrôle l’enseignement religieux, ridiculiser un inspecteur d’académie peut plaire.

D’ailleurs l’opérette est visionnaire du fonctionnement d’un établissement scolaire d’aujourd’hui  et du pouvoir qu’y ont pris les meneurs et perturbateurs au travail absent,   parmi les élèves à qui ils imposent leurs lois, mais aussi vis-à-vis des chefs d’établissements.

L’inspecteur ne se renseigne pas auprès de la direction (Madame la supérieure,) du professeur (Monsieur l’organiste) mais auprès d’une élève qui a multiplié  les excentricités (vol de partition du professeur, chantage etc).et ne correspond pas au tableau touchant que l’inspecteur fait d’elle.

Combien de fois ais-je entendu dans des conseils de classe, des présentations édifiantes par l’administration, d’élèves au bilan et au comportement désastreux pour tous les professeurs.

En 1885, il faut admirer le respect et la langue française de l'opérette et le contraste avec la situation actuelle !

Bonnes vacances aux collègues

 

Gérard Staron

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 16:26

Une nouvelle échelle des crues du Rhône transmise par Claude  à comparer avec celle de sablons (voir article  ancien)

La photo a été prise à Peyraud  petite commune à Côté de Serrières  dans l'Ardèche à une distance assez  faible de l'autre citée déjà présentée

Rhone Peyraud 07

L'échelle des crues ne contient pas les hauteurs des inondations antérieures à mai-juin 1856.

 

Il manque en effet parmi les cotes les plus élevées des événements de 1711, de novembre 1840.. Ne figurent pas non plus celles de décembre 1918, de novembre 1882 et janvier 1910 pour des raisons qui intérrogent : étalement de l'onde, arrêt des observations,  oubli ?

Par contre on retrouve en tête mai-juin 1856 ce qui atteste de l'importance des inondations de fin du printemps

On retrouve aussi les crues de février 1928, novembre 1896 et novembre 1944

Il s'ajoute des crues d'hiver plus récentes

janvier 1955 qui a affecté le bassin de la Seine

février 1957

janvier 1936

L'influence océanique semble prépondérante en  liaison avec la Saône et les pluies d'hiver sous ce climat.

 

Gérard Staron 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 09:23

Prévisions du 22 au 25 juin 2010

 

Quelques jours de répit dans le mauvais temps correspondent à la poussée timide de l’anticyclone des Açores dans notre direction à partir de l’Atlantique.

Un répit dans les précipitations stoppera la montée des totaux colossaux de juin (mon record provisoire de Saint Etienne risque de rester quelques jours à 175,6 mm, niveau actuel),

Il faut évacuer une humidité et une nébulosité progressivement avec des résistances sur le versant nord du Pilat et des reliefs proches. Le retour du soleil est lent et affecte en priorité les bassins internes du Massif central : Le Puy ou les Limagnes du sud

Le vent de nord subsiste en s’affaiblissant progressivement avec son compère le mistral en vallée du Rhône.

La remontée des températures concerne surtout les maximales de l’après-midi et les dépressions. Les minimales du matin restent très fraîches surtout sur les plateaux.

 

Mardi

L’esquisse de l’amélioration est marquée par un retour de l’ensoleillement après des nébulosités matinales difficiles à dissiper surtout sur les versants nord des reliefs de l’est du Massif central autour du Pilat.

Le thermomètre bas le matin remonte  dans l’après-midi  surtout dans les dépressions qui se réchauffent plus vite

Le vent du nord et le mistral en vallée du Rhône persistent

S’il n’y a pas d’opposition majeure aux soirées en plein air, ne pas oublier une très grosse laine !

 

Mercredi :

Le retour du beau temps se précise  avec plus de soleil et moins de nébulosités, des températures maximales en hausse, après des minimales encore très fraîches sur les plateaux.

Le vent du nord et le mistral faiblissent

Pas de précipitations.

Si rien ne s’oppose aux repas en plein air en soirée , ne pas oublier une grosse laine

 

Jeudi :

Beau temps, probablement la meilleure journée de la semaine.

Pas de précipitations, des températures maximales enfin de saison, du soleil

La dernière journée de vent de nord et de mistral très affaiblis

 

Vendredi :

Les températures restent au niveau de saison atteint péniblement la veille, mais après une matinée ensoleillée, une dégradation  se développe au fil des heures avec le bourgeonnement des cumulus. L’évolution sera-t-elle suffisante pour atteindre les orages ?

Localement seulement, avec une probabilité plus forte sur la Haute Loire.  Les nuages orageux remontent du sud-ouest , regarder dans cette direction pour savoir si des menaces existent !

 

La période orageuse pourrait continuer ensuite, à vérifier vendredi (25 juin) par la nouvelle prévision !

 

Gérard Staron.

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 19:57

 

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres

Mois de juin 2010 (1-20)

 

Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Minimum et maximum quotidien et leurs heures

Moyenne approchée  (min+max/2)

Moyenne vraie (toutes mesures)

 

 

date

min

heure

max

heure

moyenne

moy. vraie

1-juin-10

6,0

7:32

15,0

17:26

10,5

9,7

2-juin-10

8,6

1:20

14,9

17:16

11,7

10,3

3-juin-10

7,7

6:52

17,2

14:20

12,4

11,6

4-juin-10

8,0

6:20

21,7

16:56

14,9

14,3

5-juin-10

11,0

5:04

25,2

16:08

18,1

18,0

6-juin-10

13,8

15:04

23,1

12:16

18,4

17,0

7-juin-10

10,9

6:40

20,9

17:24

15,9

14,2

8-juin-10

12,5

12:28

18,0

17:18

15,2

14,4

9-juin-10

13,0

6:38

17,5

16:00

15,2

15,1

10-juin-10

12,8

17:50

18,9

12:24

15,8

15,7

11-juin-10

11,0

19:26

16,6

11:44

13,8

12,9

12-juin-10

7,3

6:40

19,3

13:54

13,3

13,7

13-juin-10

11,3

7:26

19,9

14:26

15,6

13,9

14-juin-10

9,4

2:00

14,4

10:56

11,9

11,4

15-juin-10

8,1

3:04

14,9

15:56

11,5

10,8

16-juin-10

11,1

9:08

17,2

17:00

14,1

12,8

17-juin-10

6,8

4:32

16,4

14:22

11,6

10,8

18-juin-10

8,1

3:32

15,9

13:48

12,0

11,3

19-juin-10

7,0

19:56

11,5

10:56

9,2

9,1

20-juin-10

3,4

10:56

7,1

17:24

5,2

4,5

  

La moyenne provisoire approchée des deux premières décades de juin 2010 : 13,3°

Juin 2010 est encore en bonne voie d’être le plus frais depuis le début des observations même si l’écart plus faible qu’en mai ne laisse qu’une très petite incertitude :

En 2009 : 14,9°

En 2008 : 14,5°

En 2007 : 14,9°

En 2006 : 16,6°

 

Face aux annonces du début de 2010 (janvier à mai), supposé le plus chaud depuis 1880 sur la planète, l’est du Massif central recèle le dernier village gaulois qui résiste avec le même succès que celui d’Astérix aux idéologies en cours !

Il pleut moins à Montregard qu’à Saint Etienne avec 102,8 mm pour la même période !

 

Gérard Staron

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 19:23

Chronique N°782: Inondations du Var, de Givors et de Cahors

Similitudes et différences

  IL est difficile de sortir du problème des inondations. Après l’avertissement de Saint-Etienne, l’orage du 9 juin sur l’entrée de la ville de Cahors a pris le relais. Dimanche 13 juin, il s’ajoute celui du centre de Givors et à une autre échelle de gravité bien plus dramatique autant pour les pertes en vie humaine (25 morts) que pour les dégâts, les inondations du Var.

Il y a pourtant des points communs entre tous ces événements.

Ils affectent d’abord de petits ruisseaux, inconnus le plus souvent, parfois anonymes alors que les grandes rivières et surtout les fleuves sont restés en retrait.

C’était déjà le cas de Saint Etienne. Cette particularité se trouve à Cahors avec le Bartasec qui est un sous affluent du Lot puisqu’il se jette dans le ruisseau de Lacoste et ce dernier dans le Lot. Alors que le petit ruisseau apportait la désolation sur le centre commercial, le Lot montait à peine de 50 cm en aval à Cahors comme à Bouzies. Cet aspect se retrouve à Givors où l’inondation ne provient ni du Gier, ni du Garon et encore moins du Rhône, principales rivières ou fleuves de la commune mais d’un petit ruisseau sans nom sur la carte au 25000ème qui se nommerait aux dernière nouvelle le Merdary. Son cours très bref descend des plateaux qui ceinturent au nord le Pilat. Dans le Var, les principaux dégâts ont aussi été causés par de petits cours d’eaux. Celui qui traverse Draguignan avant de rejoindre le Nartuby est aussi anonyme sur les cartes IGN, Le Réal est à peine plus important aux Arcs. Le fleuve côtier, l’Argens, n’a été affecté qu’ensuite en recevant les flots cumulés de ces petits ruisseaux habituellement à sec dès le mois de Juin.

Comme les PPRNPI, plans de protection des risques naturels ou les PAPI ont été fait le plus souvent pour protéger des débordements des rivières principales selon le mécanisme traditionnel de montée des eaux, ce déchaînement imprévu de petits ruisseaux a provoqué certainement beaucoup d’inondés non classés en zones inondables. Je l’ai déjà présenté pour Saint Etienne, c’est aussi le cas pour Givors, Cahors, le cas des villes du Var est plus complexe.

Deuxième point commun, ces inondations affectent presque toutes des zones urbanisées, parfois même des centres villes, des zones où ces petits ruisseaux circulent en souterrain sous les chaussées au pied de reliefs d’où descendent des ruissellements importants. Les mécanismes de l’inondation sont  très simples.  Les rues se transforment en rivières sous l’effet de plusieurs mécanismes.

--- Soit le calibre des canalisations souterraines est insuffisant pour absorber le flux descendant des reliefs environnants à l’entrée dans la couverture. Les eaux passent par-dessus et continuent leur cheminement dans la ville en suivant la pente des rues.

--- Soit les ruissellements urbains se concentrent dans les points bas de la ville, ils ne peuvent alors rejoindre les canalisations souterraines parce que les  bouches d’égouts sont insuffisantes ou obturées par les boues ou obstacles divers.

--- Soit l’eau sous pressions de ces cours d’eaux recouverts ressort comme des geysers en soulevant les fontes pourtant lourdes des bouches d’égouts. On a vu la couverture du Réal aux Arcs complètement explosée par la pression des eaux.

Dans tous les cas, les voieries sont inondées en priorité, ce qui explique ces amoncellements de véhicules entraînés par les eaux et les chaussées ravinées. Les conditions de l’urbanisme  qui n’ont pas toujours prévu ces cheminements erratiques des eaux ou qui ont modifié la topographie des lieux en décalant les niveaux ou en mettant en place des plates-formes, aggravent parfois ces inondations. Les zones commerciales, industrielles, les lotissements apprécient beaucoup les espaces plats préparés pour les installer en comblant parfois des vallons. Les parkings ou les campings sont souvent des proies faciles pour l’eau. Naturellement dès que les flots dépassent plusieurs dizaines de centimètres, les habitats, les entreprises et les commerces sont affectés à leur tour.

Troisième point commun, des précipitations d’une intensité exceptionnelle sur un laps de temps très court, inférieur à l’heure, de l’ordre de 20 minutes dans le cas de Givors, ont provoqué des flots d’une montée quasiment instantanée par rapport à la pluviométrie. Dans les cas de Givors, Cahors ou Saint Etienne, 30 à 35 mm peuvent suffire à provoquer une inondation alors que le même total tombé sur une durée plus longue sera écoulé de façon normale.  

C’est à ce niveau qu’apparaissent les principales différences entre l’ampleur des inondations du Var et celles des autres secteurs localisés cités.

 Le problème est de nature géographique. Les orages de Cahors , Givors, comme Saint Etienne sont ponctuels et limités à une superficie très réduite. Certains affectent un espace si limité qu’il n’y a pas à l’intérieur de points de mesure de la pluviométrie. Dans ce cas la seule information utilisable pour connaître la quantité réellement tombée est celle fournie par les radars météorologiques. La société stéphanoise RHEA a d’ailleurs mis au point un logiciel « calamar » qui permet de retrouver à partir des images radar, les cumuls des lames d’eaux tombées sur ces petits bassins versants et de connaître le paroxysme de la précipitation orageuse.

Au contraire, l’espace géographique des inondations du Var est d’une superficie bien plus vaste. Les masses pluvieuses remontant de Méditerranée ont déposé leur eau, en première ligne sur le littoral du Var avec la région de Toulon, en seconde ligne au pied des reliefs de Préalpes qui correspond au secteur des Arcs ou de Draguignan, mais les précipitations ont remonté transversalement aux reliefs jusqu’au Pilat où le versant stéphanois a reçu encore un cumul de plus de 50 mm, heureusement en plus de 12 heures.

Ce qui est original, c’est cette langue étroite de pluviométrie presque rectiligne que l’on pouvait observer  du littoral varois au Pilat. Elle s’est mise en place dans la journée de mardi et elle est restée sur place sans changement jusqu’à la matinée de mercredi avant de s’incurver en direction du Limousin puis de l’Aquitaine et du Pays basque.

Cette géographie des masses pluvieuse est très originale. Elle ne correspond pas vraiment à celle des averses Cévenoles, ni à celle des pluies qui affectent la Côte d’Azur et la Ligurie. Elle traverse en diagonale les axes du relief. Sa faible largeur ainsi que sa stabilité géographique interpellent. L’image de satellite placée sur mon blog comme les échos radars illustrent ces particularités.

Cet épisode varois semble avoir cumulé les aspects catastrophiques d’une grosse pluie méditerranéenne hors de saison puisqu’elles se déroulent habituellement de septembre à décembre, mais aussi ceux des orages violents de saison puisqu’ils se déroulent en été mais qui affectent très peu en année normale les régions méditerranéennes protégées par leurs anticyclones.

Les quantités très importantes de précipitations, plus de 300 mm par endroits, comme la plus grande extension géographique des pluies, sont de nature méditerranéenne en raison de la recharge en humidité de l’air froid qui a atteint la Grande bleue et de son blocage par un anticyclone au-delà des Alpes qui les a maintenu sur cet axe. En été, l’air froid n’atteint pas habituellement la Méditerranée. Comme cette fois, il a réussi à descendre très bas en latitude jusqu’au Maghreb, il a pu au maximum se gonfler en humidité et l’anticyclone qui bloque  est d’autant plus solide qu’il est surtout visible en altitude au niveau de la surface des 500 hpa. Tous ces aspects dopent les précipitations et se retrouvent dans les épisodes d’automne qui déposent parfois jusqu’à 600 mm en 24 heures.

L’extrême intensité des précipitations qui affecte surtout des petits ruisseaux, l’étroitesse de la langue pluvieuse du Var au Pilat qui ne tient pas compte des reliefs, sont plutôt des caractéristiques orageuses qui ont encore aggravé les effets de cet épisode.

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de radio Espérance, le texte étant repris sur mon blog : gesta.over-blog.com et bonne semaine à tous

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 08:17

Nouveau record de pluviométrie mensuelle à Saint Etienne (500 m)

Les dernières précipitations relevées :

le 17 :20.9 mm

le 18 :3.4 mm

le 19 : 1.6 mm

ont porté le cumul provisoire du mois de juin 2010 à 169,8 mm

Ceci représente le total mensuel le plus élevé  depuis le début des observations régulières (2005)

Le précédent record de 166,8 mm enregistré en mai 2010 n'aura pas tenu longtemps.

Juin 2010 a encore une dizaine de jours pour porter le total à des niveaux jamais atteints et battre d'autres records :

Sur des périodes plus anciennes, on peut comparer avec les observations de Saint Etienne Bouthéon :

les totaux les plus élevés enregistrés pour un mois de juin  encore à battre sont :

1957 : 187,6 mm

1969 : 186,7 mm

1992 : 173,1 mm

le total maximal tous mois confondus :

mai 1983 : 230 mm

Faites vos jeux !

Rien ne va plus !

Gérard Staron

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 13:12

Inondation de Draguignan (15/06/2010) : les documents de Gérard

 

Gérard n’est pas celui que vous pensez, mais un ami qui réside dans le mitage, nom donné par les géographes aux propriétés dispersées  dans le milieu naturel méditerranéen, ici au dessus de Draguignan, un secteur particulièrement affecté par les pluies torrentielles du 15 juin.

Parmi les nombreux documents qu’il m’a adressés, ceux-ci permettent de comprendre le mécanisme de l’inondation avec un écoulement qui a transformé les routes en rivières en grossissant au fil de la pente en direction de la ville.

le 15.06.2010 007

Sur le haut, on observe le flot qui sort des terrains situés à droite sur le haut de la photo. Il est dévie par le portail et le mur de cloture situé en face. L’ensemble a tenu,   ce qui a protégé la propriété situé derrière en contrebas. A ce moment la crue n’est pas au maximum , ce dernier a eu lieu de nuit ce qui ne facilite pas les photos. Sur d’autres documents, on constate que le flot, même en grande partie retenu, a atteint le sommet du muret selon certaines laisses visibles sur le portail..  A partir de ce moment la route qui descend vers la ville est devenue une rivière. Son revêtement est défoncé dans les secteurs où le flot est le plus puissant, soit au premier plan

 

 

DRAGUIGNAN le.15.06.2010 062

A mi pente dans la descente vers la ville , le document pris après le retrait des eaux  montre que le flot a été très puissant sur la route.

La chaussée est totalement  défoncée à l’endroit où un flux complémentaire  en provenance  de la droite a renforcé celui qui descendait de l’amont.

La crue a été suffisante pour déplacer les véhicules , les projeter sur les trottoirs  ou les choquer contre les obstacles mais elle est encore insuffisante pour les emporter. La route a été encore plus une rivière entre les clôtures qui canalisent l’écoulement  des flots.

 

 

DRAGUIGNAN le.15.06.2010 036 

 Dans la ville au bas de la pente, la concentration des flots sur les chaussées a donné tellement de force que les véhicules ont été emportés, broyés, accumulés contre les obstacles avec une puissance énorme.

Naturellement les magasins, les locaux industriels ou d’habitation au rez de chaussée ont été envahis quelques soient les obstables placés à l’entrée des eaux.

 

Ce n’est qu’ensuite que les flots ont grossi les rivières , la Nartuby pour Draguignan et enfin le fleuve côtier de l’Argens en direction  de Fréjus jusqu’à la mer.

 

Gérard S. remercie Gérard A. pour ces témoignages.

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