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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 21:59

Nébulosités, le 25 juillet 2010 !

 

    La nouvelle image, aujourd’hui, dans l’après-midi, transmise par Claude permet de voir les perturbations froides successives qui abordent l’Europe avec leurs masses blanches :

Celle qui a arrosé l’Europe centrale au loin vers l’est des Carpates à la Baltique 

Celles qui arrivent sur l’Atlantique

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Entre les deux la petite ligne visible sur la mer du Nord se poursuit sur le continent par une large zone de nuages sur les Ardennes, le Massif schisteux rhénan, les reliefs de l’est du Bassin parisien , le Massif central et les Pyrénées. L’altitude contribue à une ascendance de l’air et des températures remontent très vite dès le moindre rayon de soleil dans la journée. Cet ensemble contribue à une instabilité de l’air capable de développer des nuages dans l’après-midi. Le rafraichissement antérieur a limité la possibilité de passer des nuages à la pluie.

En France la limite entre la zone ennuagée et celle au ciel dégagé correspond à la limite du domaine Méditerranéen avec la crête des Pyrénées et les hauteurs de l’est du Massif central, du côté nord l’air s’éleve au contact des reliefs alors qu’il redescend du côté méditerranéen, le ciel devient lumineux, l’air se réchauffe très vite, mais le vent s’accélère.

L’incendie des Bouches du Rhône que l’on ne voit pas sur l’image, déjà circonscrit selon les informations se situe dans l’axe de la vallée du Rhône où souffle un mistral virulent.

 

L’état du ciel sur les surfaces marines est aussi intéressant

La Mer du nord et une partie de la Manche paraissent dégagées et claires alors qu’à l’ouest du Cotentin et dans le golfe de Gascogne on distingue un couleur grise signalant des brumes et nuages bas qui recouvrent l’ensemble de la surface marine.

En Méditerranée, il en est de même entre la partie occidentale nébuleuse à l’ouest des Baléares et le reste de la Grande Bleue à la couleur azur.

Cette situation est liée à la différence thermique entre l’air qui arrive et l’eau .

Quand l’air froid surmonte une surface maritime plus chaude, l’humidité de cette dernière se transmet à l’air froid au dessus et le rend instable ce qui provoque ces nébulosités, brumes brouillards et stratus .

Quand l’air est plus chaud que les eaux, il est au contraire bien plus stable et les formations brumeuses ne se forment pas

L’air froid arrive à peu près à la même température mais la température de surface des eaux du Golfe de Gascogne et de l’ouest de la Manche est plus élevée que celle de la Mer du Nord et de la Manche du Cotentin au Pas de Calais, ce qui explique la différence entre les deux

En Méditerranée, avec des températures bien plus élevées,  le même phénomène se produit entre la partie occidentale qui reçoit de l’air atlantique  et l’est du bassin.

 

Gérard Staron

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 22:22

Chronique N°787 «  Perseverare diabolicum » (bis)

 

   La situation météorologique n’a guère changé en France, toujours cet affrontement persistant entre les perturbations qui descendent des hautes latitudes et les anticyclones méditerranéens qui tentent de s’opposer à leur progression et leur empêche de franchir le dernier rempart des reliefs avant l’accès à la Grande Bleue.

Il est cependant des signes qui ne trompent pas. Les descentes froides des hautes latitudes sont en train de rompre la résistance des anticyclones méditerranéens et de progresser irrémédiablement.

Les orages sont revenus plus tôt que prévu le 16 et le 17 sur la bordure nord de Massif central en déposant plus de 21 mm à Montregard et ils sont surtout suivis par une première chute spectaculaire  du thermomètre de près de 10° en 20 minutes.

La nouvelle bouffée chaude que l’on observe régulièrement dans les heures qui précèdent l’arrivée de chacune de ces perturbations qui descendent du nord a été plus faible et moins longue que les précédentes cette semaine. Mardi le thermomètre a à peine dépassé les 30° contre les 35° pour celle d’avant le 14 juillet. Le phénomène a duré seulement un jour. C’était déjà un signe de la moindre résistance des anticyclones méditerranéens.

La nouvelle perturbation pluvio-orageuse de mercredi soir a progressé plus vite sur la France qui les précédentes. Elle a déposé ses pluies du Piémont Pyrénéen, 40 mm à Tarbes, au bassin Aquitain 31 mm à Auch. Le maximum s’est produit de l’Auvergne, 58 mm à Clermont Ferrand à la Bourgogne, 32 mm à Dijon, en passant par Vichy 39 mm et St Yan, Paray le Monial 52 mm. Les pulsions orageuses précédentes étaient stoppées une première fois du Poitou à la région parisienne et au nord. Elles n’atteignaient pas le Bassin Aquitain. Cette fois elles sont allées d’entrée des Pyrénées à L’Auvergne. Les pluies qui ont continué à avancer jeudi étaient moins orageuses, car la baisse du thermomètre a limité l’instabilité de l’atmosphère.

Tout laisse penser que cette descente froide atteindra la Méditerranée, avec un mistral virulent en vallée du Rhône.

La même évolution est aussi visible en Allemagne et en Europe centrale. Dans les situations précédentes de la première moitié de juillet, notre voisin germanique était très concerné par des bouffées de chaleur importantes jusqu’au 14 juillet (38,8° à Bendorf) en raison de sa position plus orientale sous la protection des anticyclones et des flux de sud associés. La région de Berlin a subi des températures particulièrement caniculaires 38° le 10, 38,2° le 11 37,7° le 12. A Karlsruhe, les températures maximales se sont échelonnées de 31,5° à 38,4° du 9 au 14 juillet. Une grande partie de l’Allemagne a connu une grosse vague de chaleur

A ce moment là, les orages qui touchaient la France en particulier la région parisienne n’ont quasiment pas pénétré chez notre voisin allemand sous la forme pluvieuse. La partie occidentale dans l’alignement de la région parisienne a seulement subi une forme tempétueuse avec des vents violents 122 km/h à Heligoland  le 12, 137 Km/h dans les hautes Fagnes belges et 120 km/h en Rhénanie Westphanie le 14. Les quelques orages localisés ont déposé peu de pluie  69 mm en forêt de Thuringe le 12 et 24 mm dans le Jura souabe le 14.

Ceci montre que jusqu’à la fête nationale française, les orages n’ont quasiment pas franchi la frontière orientale et que les formes tempétueuses liées à l’instabilité de l’atmosphère ont été les seules manifestations dans la partie Rhénane de l’Allemagne.

Le pays va connaître la même évolution que la France dans la progression des orages. Alors que ceux du 12 au 14 débordaient très peu sur l’Allemagne, ceux du 17 et du 18 vont pénétrer bien plus loin vers le sud en affectant le sud de la Bavière. Ils atteignent des intensités énormes avec 81 mm en 1 heure à Furstenzell sur un total de 101 mm. Le principal foyer orageux naît vers Oberbayern dans le sud de la Bavière et selon la classique trajectoire de sud ouest, il s’est dirigé en direction de Munich où il atteint son paroxysme un peu à l’ouest de la cité avec un total de 103 mm à Halblech.

Les forts orages se sont étendus au-delà de la Bavière. Ils ont débordé sur l’Autriche avec 79 mm à Linz, des inondations localisées à Salzbourg et aussi sur la Tchéquie avec 83 mm.

A propos de l’épisode orageux  en cours, les allemands ont émis une alerte météorologique pour de très forts orages à partir du 23 juillet sur une nouvelle diagonale de sud-ouest qui s’étire de la partie orientale de la Suisse à la frontière entre l’Allemagne et la Pologne dans la plaine d’Europe du nord, soit encore au delà.

Comme en France on constate que les descentes froides progressent, épisode après épisode, et poussent leur avantage de plus en plus loin vers le sud-est. Jusqu’au 14 juillet elles débordaient à peine sur notre voisin allemand, lors des 17 et 18 elles ont atteint la Bavière et les régions proches de l’Autriche et de la Tchéquie et actuellement elles poussent encore leur avantage au-delà .

Les circonstances veulent qu’au même moment à l’autre bout de la planète, une vague de froid  affecte le sud de l’Amérique latine et plus particulièrement  l’Argentine. Les palmiers de Mendoza sont recouverts par la neige, le thermomètre est descendu à -5° à Buenos Aires. Le Chili sur l’autre versant des Andes est concerné moins vigoureusement. Là encore il s’agit d’une arrivée froide en sens inverse, puisqu’il s’agit plus d’une remontée en provenance des régions de l’Antarctique.

Ne me faites pas dire qu’il y a un lien entre les deux événements, mais il est assez amusant qu’au même moment l’été donne des signes de fatigue chez nous et l’hiver soit porté à son paroxysme à l’autre extrémité de la planète.

Revenons en Europe, ces coups de massue sur l’été se produisent le plus souvent après le 10 août ! Combien d’années a-t-on pu observer que les premiers orages à provoquer une baisse sensible des températures se produisent autour de la fête de l’Assomption. Ce fut par exemple le cas pour ceux qui ont mis fin à la canicule de 2003.  Ceux qui se répètent depuis le 14 juillet provoquent-ils une baisse durable du thermomètre et la fin des chaleurs de 2010 est-elle au programme ?

Il est certainement trop tôt pour répondre à cette question, et beaucoup de très belles journées seront certainement au programme dans les semaines à venir.

La baisse est très sensible mais les maximales restent de l’ordre de 18 à 20° et les minimales ne sont pas encore descendus très bas, autant d’éléments qui permettent de penser qu’il existe de bonnes potentialités de reprise des températures. Quand les orages et les pluies cassent  l’été en août, il arrive au thermomètre de descendre bien plus bas autant au niveau des maximales que des minimales avec un écart plus net avec les jours précédents.

Au contraire deux facteurs plaident dans le sens de la fin des grandes chaleurs caniculaires.

D’abord dans des flux de nord pendant quelques jours, l’atmosphère sera bien plus stable. La remontée des températures sera bien plus lente et les bouffées de chaleurs en provenance du sud qui ont remonté jusque dans le nord de l’Allemagne auront moins de probabilité de se produire. Le retour de nouvelles descentes froides en provenance des hautes latitudes dans les prochains jours et leur progression jusqu’à des latitudes assez basses est un facteur potentiel décisif à vérifier

Ensuite les conditions thermiques cosmiques commencent à changer au niveau de la durée des jours et des nuits et de l’angle d’arrivée des rayons du soleil. L’air chaud aura moins de temps pour s’accumuler dans la journée, moins de puissance pour monter rapidement les températures. Le rayonnement nocturne va devenir plus efficace et contribuer à baisser le thermomètre plus durablement la nuit.

Une chose est certaine, le mois de juillet que nous connaissons est probablement l’un des plus orageux et l’un des plus contrasté au niveau thermique.

Gérard Staron vous donne rendez vous la semaine prochaine sur les ondes de Radio Espérance et son blog : gesta.over-blog .com.  Bonne semaine à tous.

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 21:37

Des giboulées de mars en juillet ?

 

C'est le temps que nous avons eu en France ce 23 juillet en arrière de la perturbation orageuse qui s'étire de la Suisse à l'Allemagne et qui avait provoqué une alerte des services météorologiques Allemands pour des fortes précipitations.

 

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Sur cette image transmise par Claude, on remarque derrière toute une série de petites boules blanches de nuages d'instabilité que l'on trouve sur la France dans le flux de nord qui descend de plein nord et arrive jusqu'aux Pyrénées et aux hauteurs de l'est du Massif central. Sur ces derniers reliefs ces petites boules blanches viennent s'accumuler, sur les versants nord des monts du Forez, du Pilat, des Monts du Lyonnais à ceux du beaujolais, sur le Morvan et le plateau de Langres avec quelques averses qui ont déposé de l'ordre de 3 mm autant à Saint Etienne qu'à Montregard.

En arrière ces boules de nuages blancs forment des courbes qui accompagnent la descentes de l'air en provenance du nord par la mer du même nom :

  • --- du Pays de Galles au sud de l'Angleterre et de la mer du Nord

  • --- de la Normandie à la région parisienne

  • --- de l'embouchure de la Loire aux côtes de l'est du Bassin parisien

  • --- du golfe de Gascogne au bassin Aquitain

  • on distingue même un petit tourbillon d'instabilité vers le département de l'Yonne

Quand l'air froid des temps de nord arrive sur un continent, il devient instable et forme ces petites boules d'averses qui sont plus courantes en mars-avril qu'en juillet. Il est vrai que les températuires du jours étaient presque en harmonie !

Le ciel est totalement dégagé quand l'air descend vers les régions méditerranéenne dès les crêtes du Massif central avec une langue légèrement décallée qui remonte la vallée du Rhône et au délà le val de Saône jusqu'en Bourgogne.

 

Gérard Staron

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 09:36

 

Prévisions du 23 au 26 juillet 2010

 

L'été subit une nouvelle attaque avec une descente froide en provenance des hautes latitudes qui s'insinue sur le flanc de l'anticyclone des Açores centré sur l'Atlantique.

D'ouest en est du pays et même au délà en Suisse et Allemagne ses effets sont croissants, donc nos départements sont plus concernés que les régions atlantiques et moins que le nord-est de la France.

Ce temps, plus courant en hiver qu'en été, présente 3 aspects: des pluies orageuses de sud-ouest, des températures basses et un vent du nord.

La forme « grave » est en cours, Clermont ferrand a reçu 58 mm de précipitations hier, nous passerons peu à peu à une forme plus atténuée , sans pluie, mais qui garde peu de soleil, des températures basses et surtout un vent du nord persistant avec mistral fort en vallée du Rhône.

 

Jeudi :

Confirmation de la forme grave très pluvieuse avec un mauvais temps toute la journée. Les précipitations vont se déplacer d'un axe centré sur l'Auvergne à celui du Velay au Forez avec une maximum en fin de journée. Attention à leurs effets même si la baisse préalable des Températures limite l'intensité des phénomènes .

 

Vendredi:

La reprise orageuse de fin de journée longe le nord de la région selon un axe du Sancy au Roannais et Beaujolais.

Le vent du nord accumule les nébulosités sur les versants nord du Massif central et installe un mistral de plus en plus fort en vallée du Rhône sous un ciel plus lumineux. Les reliefs des Cévennes au Pilat constituent une véritable barrière météorologique.

Les températures maximales remontent peu , à peine de saison dans les dépressions, très fraîches sur les plateaux

 

Samedi :

Le temps évolue peu, pas de pluies, moins de nébulosités , mais toujours des températures fraîches en très légère hausse , et une persistance du vent du nord et surtout d'un mistral virulent en vallée du Rhône

 

Dimanche:

 L'amélioration très lente se poursuit: pas de pluies, moins de nébulosités , plus de soleil.

Les températures de la journée évoluent peu mais une grande fraîcheur matinale revient sur les plateaux . Le vent du nord et le mistral poursuivent

 

Lundi:

Seul changement : les températures maximales remontent un peu avec un peu plus de soleil.

L'été a reçu prématurement un nouveau coup qui se produit habituellement après le 10 août ! S'en remettra-t-il ? La chaleur est-elle terminée ! ( prochaine prévision lundi 26 juillet)

 

Gérard Staron

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 10:41

Prévision spéciale Tour de France (fin Pau Paris)

 

L’épisode pluvio-orageux qui arrive sur la France pendant la journée de repos change totalement les conditions météorologiques.

La forte chaleur est terminée, températures de saison sans plus.

L’épreuve peut être touchée par les conséquences des fortes précipitations qui affectent le pays, mais les régions traversées par cette fin de Tour de France sont relativement à l’écart des phénomènes météorologiques les plus violents. Seule la dernière étape pyrénéenne peut être touchée par des conditions difficiles.

Le vent de face aura un rôle dans l’étape contre la montre de samedi.

 

Jeudi :

Etape Pau Col du Tourmalet

La course s’effectue sur l’arrière des principales pluies orageuses qui auront affecté les Pyrénées la veille et la nuit précédente.

Il subsiste 4 risques pour l’épreuve :

La fin des précipitations sous la forme de pluie fraîche

Une très forte nébulosité avec du brouillard épais sur les cols

Le ruissellement sur la route des précipitations antérieures, eau et alluvions

Des températures fraîches dans les vallées devenant froides sur les sommets des cols

Le vent  faible n’imposera pas de contraintes majeures

 

Vendredi :

Etape : Salis-de-Béarn-Bordeaux

Bonnes conditions générales de températures de saison, mais assez fraîches pour la région ;

Risque de précipitations très faibles.

Le vent d’ouest est de côté par rapport à l’itinéraire de la course qui file vers le nord mais le risque de bordures est faible car

Sa vitesse est modérée, elle augmente cependant à proximité de l’arrivée à Bordeaux

Le trajet à l’intérieur des terres et la forêt des Landes assurent une protection

 

Samedi :

Etape contre la montre : Bordeaux Pauillac

Le risque de précipitations est très faible

Les températures augmentent à nouveau mais sans chaleur excessive

Le vent en provenance du nord est de face par rapport au parcours qui longe la Garonne et la Gironde. Il forcit du début à la fin de l’épreuve et durcit les conditions de course pour les derniers concurrents, les meilleurs du classement général, à s’élancer. Des conséquences sur les résultats ne sont pas à exclure.

 

Dimanche :

Etape finale Longjumeau-Paris

Le risque de précipitations est très faible

Températures de saison sans plus

Le vent du nord modéré sévit encore. Il est de face dans de nombreux secteurs :

Dans la traversée des Yvelines d’Antony à Meudon

Le long de la Seine

Et surtout dans la remontée des Champs Elysées

Bonne fin de Tour à Tous !

 

Gérard Staron

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 19:21

 

Une nouvelle descente froide perturbée en provenance des hautes latitudes s’annonce dans les prochains jours sur la France en liaison avec l’installation d’une dépression au large de la Cornouaille anglaise

Il reste quelques jours de beau temps avant son arrivée, car les anticyclones méditerranéens résistent et  sa venue est toujours précédée d’un flux de sud  qui remonte les températures jusqu’au coup de chaleur

Si les modèles confirment leur prévisions, la fin de la semaine pourrait être très agitée météorologiquement.

 

Lundi :

Confirmation du beau temps ensoleillé

Les températures maximales confirment leur remontée

Le mistral se termine en vallée du Rhône

 

Mardi :

Le beau temps continue de plus en plus chaud en raison de l’installation d’un flux de sud  qui forcit progressivement dans la journée.

Les dépressions de la Loire et de l’Allier sont particulièrement concernées par le coup de chaleur avec une grande différence de températures avec les plateaux balayés par le vent

Les nuages de la perturbations commencent à arriver par l’Auvergne mais les pluies sont encore loin.

 

Mercredi

Le vent de sud forcit, les températures maximales sont encore chaudes dans les dépressions qui longent la Loire  mais elles n’augmentent plus en raison de la progression des nuages.

Les précipitations orageuses affectent d’abord la partie auvergnate puis s’étendent à partir de la soirée au Velay et au Forez.

 

Jeudi :

Journée orageuse, les précipitations touchent l’ensemble de la région pendant la journée. Elles pourraient même être très intenses sur la partie auvergnate en soirée et pendant la nuit de jeudi et vendredi.

Attention aux trainées de grêle, aux inondations localisées, aux rafales de vents ! Cet épisode pluvio-orageux  doit être surveillé avec la plus grande attention de L’Auvergne aux Ardennes.

Le vent de sud se poursuit jusqu’aux pluies.

 Les températures maximales commencent une très forte baisse

 

Ce jeudi pourrait être le début d’un nouvel arrêt de l’été ! à confirmer la prévision de jeudi.

 

Gérard Staron

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 20:43

Chronique N°786 : « Perseverare diabolicum »


Un gros épisode orageux pour le 14 juillet est très commun en France. Chaque année cette chronique s’est fait l’écho de ces calamités et je peux rappeler quelques éléments : une grosse précipitation sur Saint Etienne en 2006, un orage dévastateur sur les landes en 2004, le défilé du 14 juillet de Paris sur les Champs Elysées annulé en 2001, une catastrophe à Strasbourg avec un arbre tombant sur une foule en concert, etc. En 2010, le ciel a seulement persévéré en ajoutant une fête nationale arrosée dès le défilé du matin à Paris avec inondations localisées ensuite dans le RER et un commissariat et ailleurs en France en particulier dans les Ardennes.

Depuis le début de ce mois de juillet 2010, il n’y a quasiment pas de jours où la France n’a pas connu de précipitations pluvio-orageuses importantes, et seconde persistance notoire, la plus grande partie de ces épisodes on affecté de façon prioritaire un axe qui démarre du Poitou au Limousin, traverse le Bassin Parisien en arrosant la capitale ou le Val de la Loire moyenne et continue sa course en direction de la Picardie, la Flandre, et le Benelux

Nous avons décrit la semaine dernière celui du 3 et 4 juillet qui traverse le Limousin, puis le Bassin Parisien, et dépose entre 15 et 20 mm sur l’agglomération parisienne avec les incidents liés à la foudre sur les liaisons ferroviaires de la gare d’Austerlitz.

Sur une trajectoire proche, les orages du 9 et du 10 déposent surtout leur eau sur les régions de la Loire moyenne, Blois, Bourges et vont ensuite mourir sur la région Parisienne ou les Ardennes.

L’épisode du 11 et du 12 part des régions proches du seuil du Poitou  et les quantités déposées croissent jusqu’au centre du bassin de Paris. On passe de 10 mm à Poitiers, à 21,8 mm à Orléans et enfin à 29,8 mm à Paris.

Celui du 13 juillet suit la même route avec une prépondérance des zones au Nord le 13 puisque Lille est la ville la plus arrosée avec 24,8 mm.

Celui du 14 juillet commence aussi dans le Poitou avec 20 mm à Poitiers puis à Tours, les précipitations se déclenchent pendant le défilé à Paris et déposent 43 mm à la station de Monsouris puis elles continuent en direction de la Picardie, 22 mm à St Quentin puis de la Belgique avec 26 à 27 mm.

Cette persévérance sur une même route toujours orientée sud-ouest nord-est des épisodes orageux provoque des totaux qui approchent déjà des records pour juillet à Paris alors que nous ne sommes qu’à la moitié du mois.

Le total provisoire de Paris Monsouris atteint déjà 92,4 mm le 14. Depuis 1800, seuls 20 mois de juillet sur 210 ont dépassé une pluviométrie de 100 mm pour un mois de juillet entier avec 169 mm en 1801, 160 mm en 1936, 137 mm en 1829, 119 mm en 1920. La pluviométrie de Juillet 2010 réussira-t-elle à s’infiltrer dans les 3 ou 4 plus gros cumuls de précipitations de juillet sur la capitale ? Il y a encore plus de 2 semaines pour le savoir.

Chaque année, les orages d’été semblent choisir une route préférentielle où ils se reproduisent régulièrement. L’année dernière, elle longeait la bordure nord du Massif central et les plateaux de la Haute Loire et du Forez un peu plus au sud, étaient au sec. D’autres années, les orages suivent la bordure orientale du Massif central comme en 1963. La trajectoire privilégiée de 2010 qui remonte du Poitou en direction de Paris n’est pas la plus courante,  mais elle a sévi à plusieurs reprises dans le passé en particulier un orage célèbre à la fin du XIX, vers 1888 ( date à vérifier).

Plus régulièrement les trajectoires qui longent les côtes de la Manche ou celles qui traversent le Massif central depuis le sud-ouest sont les plus courantes comme nous l’avons si souvent écrit.

Ceci nous amène à signaler une nouvelle persévérance des orages de cet été. Ces derniers après avoir arrosé cette première ligne qui traverse le bassin parisien, connaissent une recrudescence sur une seconde du Massif central au nord-est du Pays.

Lors de l’épisode du début du mois, après l’arrosage du Limousin à Paris, ia reprise  se fait en soirée du Velay au pied du Jura  en passant par Saint Etienne.

Lors de celui du 10 et du 11, les reprises en soirée des pluies orageuses s’effectuent selon un axe de l’Auvergne à l’Alsace, en passant par la Bourgogne. Clermont Ferrand, Vichy avec 27 mm, St Yan et Macon et ensuite Bâle et Strasbourg sont les villes les plus arrosées.

Lors de l’orage du 12, les pluies naissent sur le Velay, 22 mm à Montregard, et continuent par la région stéphanoise, 27 mm à Saint Etienne, la Bourgogne et les plaines de la Saône, et  terminent dans le sud de l’Alsace avec 38 mm à Bâle.

La reprise du 14 juillet  se situe un peu plus au nord en longeant la face nord du Massif central avec 19,4 mm à St Yan, le Plateau de Langres avec 17 mm puis en Lorraine.

Il y a aussi en dernière minute ceux du 16 au soir sur le velay (21 mm à Montregard)

Ces recrudescences présentent 3 caractéristiques importantes :

D’abord elles naissent sur le Massif central, très souvent sur le Velay, pour continuer ensuite leur route vers le nord-est. Habituellement, Les orages remontent d’Espagne, traversent le bassin Aquitain et arrivent sur le Massif central, ce n’est pas le cas cette année.

Ensuite, les orages ne débordent pas sur les régions méditerranéennes, la limite de ce domaine qui longe les reliefs de la bordure orientale du Massif central puis la limite entre les Alpes du sud et du nord n’a jamais été franchie. En Italie seule la partie piémontaise de la plaine du Pô et le versant alpin ont connu des pluies importantes.

Enfin, les pluies orageuses du bassin Parisien se sont souvent produites dès le matin, soit qu’elles se terminent ou se développement à ce moment de la journée. Au contraire toutes celles du Massif central à l’est de la France arrivent exclusivement en soirée !

Cette persévérance des orages est liée à l’affrontement entre les anticyclones méditerranéens qui résistent au sud et les perturbations froides qui descendent des hautes latitudes et viennent s’empaler dans l’air chaud qui s’accumule sur notre pays.

Le premier affrontement s’effectue quand l’air froid entre en contact avec l’air surchauffé du continent. Cette fois, c'est

le premier épisode de la bataille  du Poitou au centre du bassin de Paris. La perturbation froide est dynamique pour atteindre cet ensellement majeur de la France qui accumule beaucoup de chaleur par sa position géographique. L’aspect perturbation frontale l’emporte,  l’orage a lieu à tout   moment de la journée avec des masses nuageuses qui remontent du sud-ouest sur la ligne d’affrontement entre les deux masses d’air.

Pendant ce temps là, l’est de la France se trouve encore dans les anticyclones, Ces derniers résistent et ceci se manifeste par un flux de sud qui fait monter le thermomètre et explique quelques alertes canicules un peu rapides sur le Lyonnais et l’Alsace.

Dans la soirée qui suit, les orages reprennent sur un axe du Massif central au nord-est. Les anticyclones méditerranéens ont en grande partie affaibli les perturbations qui descendent des hautes latitudes, mais la convection propulse l’air chaud en altitude pendant la journée, les effets liés au reliefs s’ajoute, et le tout provoque une recrudescence qui ne peut que se produire en soirée car l’instabilité de l’air chaud prend le pas sur l’affrontement des masses d’air.

Les descentes froides qui arrivent des hautes latitudes sont stoppées en deux fois, une première par la bataille frontale des masses d’air du Bassin Parisien et la seconde lors de la reprise convective du Massif central à l’est du pays. Elles n’atteignent pas la Méditerranée, c’est normal en cette saison, avec la sécheresse si favorable au tourisme. Heureusement car ceci activerait les précipitations comme celles qui ont affecté le Var et la région de Draguignan, il y a à peine un mois !

 

Gérard Staron vous donne rendez vous la semaine prochaine sur les ondes de radio espérance, le texte étant repris sur mon blog : gesta .over-blog.com. A la semaine prochaine.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 11:22

Orage et chute du thermomètre en soirée, vendredi 16 juillet 2010 à Montregard (43)

 

Vous distinguez sur le graphique extrait de mon hobo l'évolution des températures du vendredi  et du samedi

L'arrivée d'une nouvelle masse d'air avait déjà provoqué la baisse du minimum du vendredi matin mais l'ensoleillement de la journée permet le retour à la chaleur estivale avec un maximum de 28,6° à 14 heures 56.

Les orages qui précèdent la nouvelle perturbation se déclenchent en soirée comme annoncé.

Ils déposent 21 mm de précipitations

Surtout en 20 minutes le thermomètre chute de près de 10° avec le passage dans l'air froid qui suit:

20h 40 : 22,4°

21h04 : 13°

Depuis il ne s'en est pas remis  et la nébulosité de ce samedi fait durer les basses températures!

La chaleur de l'été vient de recevoir un nouveau coup d'arrêt !

tempé Mont juil10

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 08:43

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres

Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Mois de juillet 2010 (1ère quinzaine)

Minimum et maximum quotidien et leurs heures

Moyenne approchée  (min+max/2)

Moyenne vraie (toutes mesures)

 

 

date

min

heure

max

heure

moyenne

moy. vraie

1-juil-10

12,7

4:58

25,3

17:06

19,0

18,9

2-juil-10

15,4

6:40

27,1

15:22

21,3

21,6

3-juil-10

16,4

7:26

27,8

15:24

22,1

20,9

4-juil-10

12,4

6:04

25,0

16:52

18,7

17,6

5-juil-10

13,0

6:06

23,9

17:26

18,5

18,2

6-juil-10

12,3

5:26

21,5

15:44

16,9

16,3

7-juil-10

8,2

6:52

25,8

16:24

17,0

17,0

8-juil-10

12,8

4:20

30,7

17:02

21,7

22,0

9-juil-10

17,6

5:00

29,4

15:18

23,5

23,3

10-juil-10

15,9

6:14

27,2

16:36

21,6

20,9

11-juil-10

15,8

6:08

29,0

16:58

22,4

22,2

12-juil-10

17,5

18:50

28,5

13:28

23,0

21,9

13-juil-10

14,8

2:26

26,3

17:00

20,5

20,2

14-juil-10

16,9

5:06

25,7

16:26

21,3

20,7

15-juil-10

14,7

7:02

26,6

17:50

20,7

19,1

 

La moyenne provisoire de la première moitié de juillet 2010 ( 20,5°) se situe entre les excès de 2006 ( 21,1°) et les faiblesses de 2007  (16,1°), 2008 (16,4°) et 2009 ( 17,6°).

Juillet pourrait être le premier mois de 2010 à ne pas avoir des températures plus basses que celles de 2009 ! Il faut bien que la descente du thermomètre s’arrête un jour !

Le rafraîchissement survenu après ces relevés sera-t-il durable ?

Une seule température supérieure à 30°  a été enregistrée le 8 juillet

 

Gérard Staron

 

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 21:48

Prévision spéciale Tour de France (Suite)

Etapes de Rodez à Pau

 

L’épreuve rallie le Bassin Aquitain et les Pyrénées, secteur sous l’influence de l’anticyclone des Açores.

Il s’agit d’une région qui est globalement à l’écart des phénomènes orageux cette année, ceci se confirmera encore dans les prochains jours et à l’exception de samedi ; le risque de précipitations sur l’épreuve est très faible

Il s’agit aussi d’une région très chaude. Après le rafraichissement du week-end, cette région maintiendra ses performances thermiques. Les fortes températures, plus de 30° sous abri et bien plus sur la route, deviendront à nouveau d’actualité

Le vent sera globalement de nord, mais dans les régions de montagne en été, surtout par temps chaud, les brises de vallées ont une importance très fortes dans les descentes de cols où elles gênent la progression des concurrents surtout des échappés.

 

Samedi :

Etape Rodez- Revel

Une perturbation traverse la France, elle peut apporter des pluies orageuses mais le risque est faible sur l’épreuve qui se situe en bordure de son influence et surtout il diminue quand la course rentre dans le bassin Aquitain.

La chaleur est modérée

Le vent de nord est globalement favorable  sauf dans le secteur situé après le virage de Puylaurens en direction du bassin Aquitain. Il devient à nouveau de ¾ arrière dans le tronçon  avant la côte de Saint Ferréol

 

Dimanche :

Etape Revel  Ax Trois Domaines

Le risque de précipitation est quasiment nul sur la course, la chaleur revient

Le vent de nord est globalement favorable pendant l’étape sauf dans la partie terminale des cols de Pailheres et de la montée finale

 

Lundi :

Etape Pamiers Luchon

Grosse chaleur sur le Tour, plus de 30° sous abri et bien plus sur la route, mais pas de pluie orageuse

Vent modéré, attention aux brises de vallées défavorables dans les descentes de cols

 

Mardi :

Etape des 4 grands cols Pyrénéens Luchon-Pau

Très forte chaleur en particulier dans les tronçons des vallées

Possibilité de quelques foyers orageux épars sur les montagnes, mais avec un risque faible

Attention aux brises de vallées, défavorable pour ceux qui descendent les cols, en particulier au bas de la descente du Tourmalet après Luz Saint Sauveur. Elle a fait perdre de nombreux échappés qui l’ont mésestimé !

 

Gérard Staron
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Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

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Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195