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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:01

l'image du satellite  américain NOAA donne une idée des grosses pluies localisées sur le versant rhodanien des montagnes de l'est du massif central. Elle a été captée par Claude hier en fin de journée (17 heures locales).

A cette heure, les grosses pluies ont avancé vers l'est et franchi le Rhône (matérialisé par la croix) et nous sommes sur la fin de l'épisode.

pluies 23-10-13

On distingue l'enorme flux de sud avec les nuages qui trouvent leur origine en Afrique du nord sur le Sahara , prennent de la consistance sur la Méditerranée et poursuivent leur route jusqu'au nord de l'Europe, en se terminant sur le Danemark .

Il n'a pas été signalé de pluies colorées par les sables du désert pourtant c'est dans ce type de situation qu'on les trouve souvent!

A l'intérieur on distingue deux nature du blanc, celui sâle, légement gris qui correspond à des nuages peu actifs et celui intense qui correspond aux lignes de précipitations intense comme celle qui se situe à l'est du Rhône

Cette même distinction sur le blanc est aussi visible sur les cellules de la traine qui effectue à l'arrière des assemblages sud-ouest nord-est sur la France, mais la forme est différente avec des points de blanc intense pluvieux accompagnés d'un panache gris de nuages moins actifs.

On remarque la nouvelle perturbation qui pointe son nez au large sur l'Atlantique!

Gérard Staron

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 10:00

Prévision du 24 au 27 octobre 2013

 

La situation bascule, les perturbation qui tentent de chasser l’anticyclone réfugié derrière les Alpes n’y arriveront pas et ce dernier avancera en direction du sud .

Le vent du sud  continue de sévir avec un nouvel épisode fort en limite de la tempête jeudi et vendredi, ensuite les vents dangereux se déplaceront  en Manche avec une petite tempête dimanche et lundi

Les températures restent élevées pour la saison avec une douceur matinale particulièrement marquée et des maximums parfois supérieurs à 20°.

Les pluies cévenoles continuent d’abord du Mézenc au Pilat , celles d’origine océanique prendront ensuite le relais à partir du week-end sur la bordure du nord et ses reliefs, mais les unes comme les autres auront des difficultés à pénétrer à l’intérieur des sillons amonts de la Loire et de l’Allier.

 

Mercredi :

Les fortes pluies cévenoles sont bien là mais elles frappent plus à l’est et  resteront circonscrites sur le versant rhodanien des hauteurs du Mézenc au Pilat, seule une portion congrue  arrivera à pénétrer sur les bassins de la Loire et de l’Allier

Le vent de sud est plus calme

Les températures restent élevées avec des maximums supérieurs à 20° dans les dépressions

 

Jeudi :

Le vent du sud reprend de la force, ses rafales sont susceptibles de devenir dangereuses en fin de journée mais le seuil de la tempête ne semble pas devoir être atteint

Les températures restent élevées pour la saison. Si la douceur du matin est plus faible que les jours précédents, le coup de chaleur se réinstalle dans la journée sur les sillons de la Loire et de l’Allier  (maximums supérieurs à 20°)

Pas de précipitations

 

Vendredi :

Toujours le vent du sud fort  avec un maximum de virulence pendant la nuit précédente, rafales susceptibles d’être dangereuses

Toujours des températures élevées, avec une grande douceur matinale (de l’ordre de 15° dans les dépressions)  et des maximums du même ordre de grandeur que la veille

La région est ceinturée par les pluies avec une reprise le long de l’axe des Cévennes au Pilat et en fin de journée l’arrivée d’une perturbation très active par le nord-ouest avec un caractère orageux , mais ces précipitations ne semblent pas susceptibles de pénétrer dans les sillons amont de la Loire et de l’Allier

 

Samedi :

La perturbation très active qui arrivait du nord-ouest traverse la région. le Roannais et ses montagnes bordières semblent la région susceptible de recevoir des fortes pluies, mais la répartition des précipitations risque d’être assez aléatoire sur l’ensemble de la région.

Le vent du sud  faiblit enfin

 Après une grande douceur matinale, les températures maximales semblent amorcer une légère baisse tout en restant de l’ordre de 20° dans les dépressions.

 

Dimanche :

Journée de transition assez agréable

Les dernières pluies devraient s’évacuer vers l’est après avoir arrosé l’axe du Mézenc eu Pilat

Les températures continuent une légère baisse tout en restant très convenables pour la saison

Le vent fort s’est décalé dans la Manche et ne nous concerne plus

 

Indications pour Lundi :

Le nouvel épisode pluvieux qui arrive est d’origine océanique, il arrose de façon substantielle  la bordure nord de la région et les reliefs du Sancy , du haut Forez aux monts de la Madeleine et du Pilat au haut Beaujolais, puis les précipitations traverseront tous nos départements.

Le vent est faible chez nous , ce qui n’est pas le cas en Manche

Les températures, en particulier minimales continuent une lente baisse

 

La situation semble avoir basculé durablement !

Gérard Staron

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 21:35

Chronique N°947

Nous avons connu une première alerte hivernale à la fin de la semaine dernière.

Elle s’est manifestée d’abord par des gelées sous abri. Ces dernières ne concernent le jeudi 10 que la haute montagne alpine et jurassienne au-dessus de 1300 mètres. Le 11 elles s’étendent aux hauteurs du cœur du Massif central en particulier sur la Margeride. Des extensions localisées sont aussi signalées  dans le sud-ouest comme à  Mont de Marsan. Le samedi 12, les températures négatives correspondent à un axe des reliefs des Pyrénées au massif central au jura et aux Alpes avec des extensions sur les terres froides du dauphine et  à Burgos sur les plateaux de la vieille castille espagnole. Enfin le dimanche 13 les gelées matinales se déplacent dans les dépressions du nord du Massif central, les Limagnes et le sillon de la Loire avec une extension vers l’aval selon un axe jusqu’à la Beauce. Des villes comme Châteauroux, Guéret,  Romorantin, Blois connaissent leur première gelée sous abri et même  des secteurs localisés jusqu’en  Vendée. Les journées sans dégel recommencent sur les Alpes au-dessus de 2000 m

La neige a accompagné ce froid. De façon massive sur les Alpes où il s’agit seulement d’un retour. Il tombe de 30 à 50 cm sur les Alpes suisses au-dessus de 1500 mètres avec 47 cm en 24 heures entre jeudi et vendredi matin à Arosa. La neige est descendue de façon  temporaire  à des altitudes plus basses.  Chur à 556 m et  3 cm constitue une descente extrême de la neige mais on peut considérer que l’ensemble du massif à 1000 m a été recouvert.  Sur les autres reliefs, l’apparition a été bien plus provisoire. Sur le Jura le manteau n’est pas descendu au niveau de la Chaux de Fonds vers 1000 m.  Sur le Massif central, une chute a été signalée sur le Pilat Samedi (12/10) à partir de 950 m mais le lendemain dimanche (13/10)  seules les hauteurs au-dessus de 1550 m gardaient encore des traces blanches sur le Mézenc et l’Alambre. La crête de Pierre-sur-haute étant restée ennuagée au moment où j’aurais pu l’observer,  la neige n’est pas sûre dimanche.

La première question que pose cette venue de l’hiver à la mi-octobre est d’établir s’il agit d’un événement normal ou rare, je n’ose dire exceptionnel.

Sur les Alpes, il ne s’agit pas d’une première chute de neige et encore moins  d’une première gelée. Nous avons déjà étudié dans la chronique N° 942 le retour de la neige sur les Alpes au-dessus de 2000 m entre le 11 et le 15septembre aves à cette époque des  journées sans dégel

Sur les autres reliefs,  des événements semblables ont déjà été connus pour la neige aux altitudes incriminées. Sur le massif central un premier sol recouvert vers 1500 m à la mi-octobre n’a rien d’anormal. A l’époque des observations de la ferme du Mézenc, la première neige se situe au 16 octobre une année sur deux.

 Pour une première chute de neige vers 1000 m d’altitude, l’avance sur une année normale est de l’ordre de 20 jours au moins sur le Pilat puisque la médiane de son arrivée se situe le 4 novembre à Tarentaise. Toutefois il ne s’agit pas d’un record puisque le 29 septembre 1974 constitue un précédent encore inégalé.

Au niveau des gelées  Les lecteurs du bulletin 93 de l’AMRL savent que dans certains trous à froid de moyenne altitude du Massif central, on cumulait déjà fin septembre 7 jours de gelées sous abri au Sapt à Saint-Genest-Malifaux. Dans les dépressions,  Saint Etienne Bouthéon et Clermont-Ferrand ont connu leur première gelée sous abri ce dimanche 13 octobre à des dates presque médianes puisque ces dernières ont lieu les 17 et 18 octobre. Sur les terres froides du Dauphiné,  l’avance est de 10 jours à Grenoble Saint Geoirs (médiane le 22 octobre).

Par contre en plaine ou bas plateaux,  cette première gelée arrive avec une quinzaine de jours d’avance puisque la médiane de l’événement a lieu le 26 octobre à Mont de Marsan ou le 2 novembre à Châteauroux. . Pour toutes les stations concernées, cette première gelée un 13 octobre n’est pas  un record sauf à Châteauroux puisque de 1951 à 1980 la plus précoce gelée sous abri avait été observée le 15 octobre 1974 !

L’épisode de froid et de neige de cette mi–octobre ne constitue pas un record sauf localement,  mais il  présente  une précocité indéniable de l’ordre d’une quinzaine de jours pour la neige comme le gel sur une année normale.

Nous avons connu une descente en provenance des régions arctiques selon une trajectoire mer de Norvège, Grande Bretagne et France. Elle commence le mercredi 9 où son premier front froid atteint le nord de la France, elle arrive sur la région Rhône-Alpes le10 et sur la Méditerranée le 11.

Cette descente froide perturbée est la première agressive de la saison car les régions polaires commencent à accumuler le froid  et à reconstituer leurs surfaces englacées à ce moment de l’année ce qui donne à l’air froid une puissance autant au niveau de l’intensité que des régions géographiques affectées.

Il ne s’agira toutefois que d’un premier avertissement sans grande durée car, dès  le 12, l’alimentation en air froid à partir de l’Arctique est coupée par un anticyclone qui s’installe de l’Ecosse à la Norvège. Après le maximum du week-end le froid a régressé, le temps pour nos régions d’encaisser ce premier avertissement hivernal et de retrouver la douceur actuelle par flux de sud.

Cette descente froide s’est accompagnée d’un phénomène annexe avec des fortes pluies sur le nord de la France au niveau des côtes picardes et flamandes. Deux grosses précipitations ont affecté la région, la première dans la journée du 10 octobre  avec 55.7 mm à Lille et la seconde dans la nuit du 13 au 14 octobre avec un maximum de 60.1 mm au Touquet.  Ne pas oublier qu’à cet endroit, entre en France  l’air froid en provenance de l’Arctique après un long trajet maritime. Il trouve le contact  avec celui plus chaud hérité des périodes antérieures sur le continent. Ce contraste  s’est produit à deux moments, une première fois  lors de l’arrivée de la perturbation de nord  et une seconde fois quand la nouvelle perturbation de dimanche a abordé le continent.

De tels totaux en 24 heures sont rares dans cette région, mais les rivières ont  eu une réaction encore modérée qui dépend plus des caractéristiques du sous-sol des différents bassins que de l’importance des pluies .

La Liane qui descend des collines du Boulonnais a  monté plus haut en atteignant 1.5m à Virvignes. C’est lié à la nature argileuse des roches de son bassin associée à une pente plus forte en descendant directement vers la mer du point le plus haut des collines de l’Artois. Les autres cours d’eaux ont connu une intumescence plus modérée lundi que ce soit l’Hem , l’AA ou la Canche. Leur bassin moins imperméable et leur pente plus faible facilitent une infiltration plus importante des eaux.

Dans ces dernières zones à faible pente et aux terrains  calcaires, les cours d’eaux réagissent plus à la répétition de pluies sur des sols saturés ou à une remontée des nappes phréatiques  qu’à une ou deux averses  fortes surtout en cette saison où  sols et nappes se rechargent après l’été .

L’hiver s’est seulement rappelé à notre souvenir un peu tôt ! 2013 est vraiment atypique

Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain sur radio espérance , bonne semaine..

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:34

Prévision du 20 au 23 octobre 2013

 

Un anticyclone tenace derrière les Alpes bloque la progression des perturbations en provenance des hautes latitudes de l’Atlantique. C’est la situation classique des grosses pluies cévenoles, ces dernières souvent catastrophiques dans le passé ne semblent pas trop dangereuses dans les jours à venir mais prudence car ces situations sont souvent difficiles à cerner.

Comme toujours ces épisodes commencent par un coup de vent de sud avec des rafales parfois dangereuses des hauteurs du Mézenc à la Loire.

Les pluies intenses qui suivent arrosent surtout les hauteurs des Cévennes au Pilat et leur versant ardéchois mais leur débordement sur nos départements peut être très variable avec risque de réaction des rivières.

Les températures restent élevées avec des minimums doux et des maximums accompagnés de coup de chaleur dans les sillons de la Loire et de l’Allier dans la journée qui précède les pluies puis une baisse après ces dernières.

 

Samedi :

La première vague pluvieuse cévenole s’annonce avec :

Un vent de sud qui forcit (déjà 95km/h au mont Aigoual). Certaines rafales vers 60 à 80 km/h peuvent présenter un début de dangerosité sur l’axe Mézenc Pilat Forez.

Un coup de chaleur dans les sillons de la Loire et de l’Allier (maximums au-dessus de 20°)

Les pluies préliminaires arrivent sur les monts qui ceinturent la région, anciens volcans auvergnats et surtout crête du Mézenc au Pilat, mais le corps du système pluvieux ne pénètre qu’à partir de la nuit !

 

Dimanche :

Les pluies qui ont fortement arrosé l’axe du Mézenc au Pilat pendant la nuit débordent sur le Velay et le Forez et s’attardent une grande partie de la journée, surtout le matin avant de s’évacuer vers l’est.

Il est toujours difficile de prévoir l’importance quantitative et géographique de cette extension des pluies vers le nord au-delà de la crête du Mézenc au Pilat.

Les températures minimales restent douces mais les maximums sont en nette baisse

Le Vent faiblit

 

Lundi :

Journée de transition

Les pluies continuent sur les Cévennes au sud du Mézenc mais ne semblent pas en état de déborder jusqu’à nos départements, seuls les nuages arrivent par le sud

Les températures sont en baisse, la douceur matinale est moins nette, début de fraîcheur sur les plateaux, et les maximums n’atteignent 20° que dans les dépressions.

Le vent du sud reprend en deuxième partie de journée

 

Mardi :

La seconde vague cévenole s’annonce, elle semble plus forte que la précédente et devrait pénétrer  beaucoup plus intensément sur nos régions

Le vent du sud forcit avec en soirée des rafales de l’ordre de 80km/h, dangereuses sur les crêtes du Mézenc au Pilat et au-delà sur la Loire !

Les températures remontent avec des minimums doux et un coup de chaleur dans les sillons de la Loire et l’Allier.

Le gros des pluies se déclenche en fin de journée et concerne surtout la nuit qui suit. L’axe du Mézenc au Pilat est encore le plus arrosé

 

Mercredi :

Les pluies s’attardent une grande partie de la journée sur l’axe du Mézenc au Pilat et débordent au-delà. Il est encore difficile de préciser leur extension et leur intensité !

Les températures baissent en particulier les maximums qui repassent nettement en dessous de 20° partout

 

Une situation cévenole est toujours sensible avec des dangers potentiels, même si les deux vagues de cette semaine paraissent assez modérées : à suivre

Gérard Staron

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:19

Prévision du 15 au 18 octobre 2013.

 

Progressivement nous allons connaitre une poussée des hautes pressions  qui vont se déplacer d’ouest en est de l’Espagne à l’Europe centrale.

Notre région sort de la zone du froid. La remontée des températures est nette. Les gelées sont terminées avec le retour d’une certaine douceur matinale dans les dépressions vers 10°. les températures maximales redeviennent agréables dans les dépressions

Les perturbations qui frappent de plein fouet notre région seront peu à peu repoussées vers le nord. Encore quelques arrosages surtout sur la bordure nord des Combrailles au Roannais et les reliefs océaniques du  Sancy, du haut Forez aux monts de la Madeleine et du Pilat au haut Beaujolais, avant quelques jours sans pluie en fin de semaine et avant une nouvelle grosse pluie méditerranéenne au moment du week-end dont il est encore difficile de préciser l’intensité et l’extension géographique pour le moment.

Les bassins internes du Massif central (Le Puy , Limagnes du sud) disposeront d’un temps meilleur de plus en plus à l’abri des pluies et avec plus de soleil.

 

Lundi :

La région subit l’arrivée de pluies océaniques qui affectent surtout les zones déjà citées, mais sont capable de concerner tout le monde.

Les températures maximales en nette hausse approcheront des 18° dans les dépressions avec un vent du sud modéré. 

 

Mardi :

La nouvelle perturbation en provenance de l’Atlantique frappe encore de plein fouet la région. Elle dépose ses pluies surtout sur les secteurs déjà citées et l’ensemble des reliefs. Les bassins internes sont partiellement à l’abri.

Pas de gelées, une certaine douceur matinale revient avec de l’ordre de 10° dans les dépressions mais les nuages et les pluies stoppent la montée des maximums qui restent au niveau de la veille ou en légère baisse

 

Mercredi :

La poussée de l’anticyclone à partir de l’Atlantique commence à repousser vers le nord la nouvelle perturbation qui se limite aux régions océaniques déjà citées dans l’introduction et aux reliefs. Le sud et les bassins internes bénéficient plus nettement d’une position d’abri.

Les températures évoluent peu par rapport à la veille, relative douceur matinale et maximum vers 18° dans les dépressions. Risque de brouillard matinal dans les vallées et zones bases

Un bref épisode de vent du nord avec burle sur les plateaux et mistral en vallée du Rhône commence.

 

Jeudi :

Assez beau temps

Les précipitations semblent terminées

Le vent du nord limite les températures au niveau de la veille ( environ 10° le matin et 18° de maximum dans les dépressions ) avant de disparaitre.

 

Vendredi :

Pas de précipitations

Assez belle journée

Après des brouillards matinaux et des minimums plutôt en baisse, le vent du sud revient et provoque une nouvelle montée des maximums de températures (vers 20° dans les dépressions ).

 

Samedi  (à confirmer) :

Le vent du sud forcit en particulier dans la nuit de samedi à Dimanche où quelques rafales pourraient être dangereuses

Il provoque un petit coup de chaleur dans les sillons de la Loire et l’Allier, douceur matinale même en altitude et maximums élevés pour la saison

Une pluie méditerranéenne se prépare, mais les précipitations ne semblent pas encore atteindre notre région et restent limitées au sud du Mézenc. Leur extension  devrait attendre le lendemain  dimanche avec une intensité et une localisation géographique encore imprécise.

 

La situation du prochain week-end sera donc à suivre de près

Gérard Staron

 

Gérard Staron

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 13:02

Chronique N° 946


Une semaine où j’avais peu de sujet pour alimenter cette chronique, j’ai reçu d’une collègue de ma première vie de professeur un conte météorologique qui montre à quel point il peut y avoir un problème entre la météorologie et les français.

Il s’agit d’un roi qui voulant aller pêcher demande à son météorologue s’il va pleuvoir et il prévoit que non. Le roi croise un paysan avec un âne qui lui donne l’avis inverse et il se met alors à pleuvoir.

Le roi congédie le météorologue « grassement payé » parait-il, il veut engager le paysan qui refuse en déclarant qu’il n’y connait rien et qu’il pleut quand son âne baisse la tête. Le roi engage l’âne et le conte conclut que depuis « on recrute en France des ânes pour conseiller les mieux payés et que l’on a créé pour cela l’ENA, école nationale des Anes »

Le personnage du Météorologiste m’a rappelé de façon désolante une époque où l’on nous associait aux astrologues de louis XI, aux sorciers, ou à un certain Albert Simon et sa grenouille qui effectuaient des prévisions à plusieurs mois à une époque où scientifiquement il n’était pas sérieux d’élucider le temps à plus de 24, puis 48 et bien plus tard 72 heures.

Ce météorologue est décrit comme un fossile d’une autre époque où la météo se trompait toujours et où il était de bon ton de se moquer dans  les milieux de l’élite professorale de ces « diafoirus ». J’ai connu jeune, un collègue qui m’abreuvait de ses sarcasmes alors que je me piquais déjà de météorologie et qui pourtant est mort d’avoir sous-estimé les effets d’une perturbation de nord en montagne dans les Alpes à 3000 m d’altitude! Le retour de la neige, du gel et du brouillard  même en plein été! Les vieux clichés ont la vie dure. Une telle vision déformée de la météorologie était déjà déconnectée de la réalité, il y a 40 ans, mais encore plus aujourd’hui !

Le paysan incarne ce que les scientifiques nomment pudiquement les savoirs populaires celui des dictons, des liens entre le comportement des animaux, ici un âne, ou même nos rhumatismes et les changements de temps ! Il y a toujours eu une opposition marquée entre la météorologie des scientifiques et celle de ces signes auxquels on tente de donner un sens. Il ne fallait pas parler à la Météorologie nationale de l’époque, ou Météo France d’aujourd’hui, des dictons des quatre temps et autre. J’ai souvent analysé la question. Dans ces croyances populaires, on remarque parfois un fond d’observation mais il est tellement dévié de sa signification d’origine qu’il est facile de mettre en cause sa valeur.   Par exemple, j’ai souvent constaté des changements de situation atmosphérique au moment des quatre temps d’automne, même cette année, parfois le début de la saison des grosses pluies cévenoles, mais de là à aller déduire que les trois jours en questions seront significatifs du temps des trois mois qui suivent, l’exagération est manifeste ! De même, l’analyse statistique valide globalement l’existence de « l’été de la Saint Martin » environ 2 année sur 3, mais rend très discutable le dicton « Noel aux balcons, Pâques aux Tisons » et beaucoup d’autres. Nous pourrions continuer !

Dire que l’on va remplacer le météorologue par l’âne est facile mais le contresens du conte est manifeste quand il s’en prend aux conseillers des mieux payés et à l’ENA.

J’ai d’ailleurs répondu à ma collègue que la cible est mauvaise. J’aurais compris que la critique s’adresse à Météo France , à l’école de la météorologie de Toulouse, à la société météorologique de France devenue Météo et Climat, à l’OMM (organisation météorologique mondiale) et même au président de l’association des météorologistes d’entre Rhône et Loire, votre serviteur, qui vient de sortir son bulletin N° 93 avec les articles et surtout les données d’un réseau de 40 stations sur les deux départements, mais à L’ENA ou dans les hautes sphères de l’état, on ne fait pas de météorologie chez ces gens-là, ce serait dégradant, on s’en plaint seulement, on veut seulement la sanctionner quand la neige ou le verglas déclenche la pagaille sur Paris .  Très peu de grandes écoles en France, consentent à placer dans leur cursus un peu de météorologie quand on exclut celles liées à l’aviation, à la marine et parfois l’agriculture. On ne fait pas de météo à Polytechnique, ni à Centrale, ni aux Mines etc. Dans les services de l’état où l’on pourrait faire de la météorologie, il y a toujours une séparation préjudiciable avec ce qui reste du ressort de Météo France. Vous connaissez des ministres, politiques ou PDG de grandes entreprises ou leurs conseillers qui sont issues des milieux météorologiques en France. C’est possible ailleurs mais pas chez nous !  Citez-moi un météorologue ayant réussi une carrière politique ? Certains ont tenté même à Saint Etienne et ils ont fait 5% des voix.

Le problème est qu’il y a une différence totale de conception entre la météorologie et ses milieux dirigeants. Le conseiller de cabinet, le ministre, le parlementaire, le politique assène ses vérités avec toute la suprématie de sa fonction, alors que le météorologue sait que le temps lui réserve des surprises et le ciel relativise son propos. La prévision du temps  enseigne avant tout la modestie par rapport à l’événement alors que toutes ces élites vous dominent de leur conviction. Le météorologiste qui n’a pas des doutes sur une situation atmosphérique n’est pas un vrai professionnel, même quand vous avez compris la situation,  il y a souvent  le petit problème de dosage qui donne l’impression de l’erreur

Lors de ce précédent week-end, une grosse pluie méditerranéenne arrivait, aujourd’hui on les identifie bien, mais aucun météorologiste ne pouvait prévoir qu’il tomberait 88 mm à Sète, un total pourtant modeste pour une précipitation de ce type et qu’elle se transformerait en inondation urbaine avec les particularités du site de la ville et sa pente !  

De lundi à mercredi, un flux de nord-est terminait sa course sur le centre-est de la France. Cette situation apporte beaucoup de nuages et parfois des petites  précipitations qui se terminent souvent sur le Pilat, il a suffit d’un léger décalage qui amène une couche de stratus tenace pour changer totalement l’impression donnée par le temps devenu frais avec l’absence totale de soleil sous le couvercle de grisaille.

Cette confrontation avec toutes les nuances du ciel inculque au météorologue  une modestie une prudence qui est incompatible avec le récital d’égo que l’on trouve autour des personnalités politiques ou de leurs conseillers des hautes sphères de l’état !

Ce conte montre seulement qu’il y a un divorce entre les élites intellectuelles et la météorologie. Le ciel échappe encore en grande partie par ses phénomènes, par ses évolutions à la connaissance et au contrôle de l’homme. Ce dernier a découvert de grande chose dans les sciences et tous les domaines, il se laisse griser par son pouvoir infini sur l’univers, or il reste un domaine qui échappe totalement à son pouvoir  dans lequel il est incapable de voir au-delà de quelques jours, du bout de son nez : le temps météorologique.

Si nos élites ont adhéré massivement aux discours tenu sur les dangers à venir du réchauffement de la planète. C’est  d’abord parce qu’il est plus facile dans un milieu subjugué par l’apocalypse de prévoir des catastrophes climatiques que le beau temps, mais ensuite c’est retrouver l’illusion d’une domination sur la planète même si ce serait pour la détruire. Un moyen d’établir son pouvoir sur le temps à l’échelle du siècle , quand il ne peut pas le faire à quelques jours, en plus c’est sans risque car personne ne pourra vérifier.

Ce conte utilise le météorologue par facilité, le comparer avec un âne ne pouvait que provoquer un accueil amusé pour des cibles sans risques.

J’attends donc mon bonnet d’âne !

Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain sur radio Espérance , bonne semaine…..

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 22:42

Au milieu de la brume et des nuages, lors d'une courte éclaircie, on distingue sur la photo  les hauteurs de Salvaris enneigées cet après -midi vers 16 heures à partir de 950 m environ

Dans la fin de la journée le manteau a reculé au dessus de 1000m

Il s'agit de la première neige de la saison sur le Pilat de l'hiver 2013-2014

Gérard Staron

 

neige 12-10-13

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 15:01

Prévision spéciale Paris Tours 2013

 

La course part cette année d’Authon du Perche pour terminer dans la célèbre avenue de Gramont à Tours.

La dernière grande classique française du calendrier devrait échapper à la pluie pendant la course, elle subira une certaine fraîcheur avec de l’ordre de 10° vers le départ et 13° vers l’arrivée, mais surtout elle restera sous l’influence du vent comme lors de nombreuses éditions antérieures.

Dimanche, le vent présente une orientation générale de sud-ouest  avec des rafales le plus souvent aux alentours des 30 Km /H, un seuil  un peu faible pour le déclenchement de bordures.

Surtout ce vent sera rarement de côté et plutôt de face ou ¾ face.

Les secteurs où son influence sera la plus marquée avec risque de bordures  correspondent :

-au départ d’orientation ouest-est  à partir d’Authon du Perche où le vent sera fort avec une orientation de ¾ arrière

- au parcours de Vendôme au passage sous l’autoroute A11 où l’orientation d’Eole sera de côté ou ¾ face par rapport à la course dans la traversée de la Beauce , bas plateau dégagé en cette saison où le vent a eu souvent un impact sur l’épreuve dans le passé

- Après le franchissement de la Loire à Amboise, jusqu’à la vallée du Cher, l’orientation du vent est identique au secteur précédent.

Dans les derniers kilomètres avant l’avenue de Gramont , le vent devient favorable ce qui est susceptible de changer la donne avec un  changement complet par rapport au reste de l’épreuve. .

A quelques heures près , Paris –Tours aurait pu connaitre des conditions climatiques bien plus difficiles !

Gérard Staron

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:18

Prévision du 10 au 14 octobre 2013 :

 

L’aggravation du temps de nord–est de ces derniers jours avec sa couche tenace de stratus n’était qu’un hors d’œuvre, nous allons connaitre une incursion, hivernale prématurée avec une descente de nord perturbée qui va frapper de plein fouet la région et stagner  pendant  sous la forme d’une goutte froide d’altitude avant de se replier vers le nord.

Des pluies froides affectent la face nord de la région  et les reliefs océaniques, le Sancy , les axes du Forez aux monts de la Madeleine et du Mézenc au haut Beaujolais. Nos plus hauts sommets subiront leur première neige. Si au début les précipitations traversent en entier la région, ensuite les bassins internes du Massif central (le Puy, Limagnes du sud)  seront de plus en plus à l’abri.

Les espoirs de soleil seront déçus avant dimanche !

Les températures continuent leur baisse et les plateaux du cœur du Massif central  (Margeride, Velay) connaitront leur première gelée sous abri surtout leurs cuvettes de moyenne altitude ! Les maximums descendront en dessous de 10° avant d’amorcer une légère remontée au moment du week-end.

Le vent du nord sévit avec ses acolytes, burle sur les plateaux de la Haute Loire, mistral en vallée du Rhône et même Méditerranée très agitée, avant de disparaitre pendant le week-end.

 

Mercredi :

La couche de stratus reste tenace , peu d’espoir de soleil sauf en vallée du Rhône au sud de Vienne mais avec mistral, températures basses (moins de 15°) , crachin possible sous le couvercle de grisaille

 

Jeudi :

La descente de nord perturbée traverse la région. Les secteurs les plus exposés à ses précipitations sont cités ci-dessus, mais tout le monde est concerné. Passage à la neige en soirée sur les plus hauts sommets, Mézenc et peut être Pierre sur haute !

Les températures minimales en baisse  sont encore positives partout, mais nettement  inférieures à 10° sur les plateaux. Le thermomètre ne monte pas dans la journée et reste accroché près de 10°.

Episode de vent du nord fort.

 

Vendredi :

La perturbation de la veille a terminé ses effets dans la nuit avec passage à la neige sur les montagnes au-dessus de 1000 à 1200 mètres ; celle de la journée arrive dans la soirée, elle apporte de nouvelles précipitations surtout sur l’angle nord-est de la région (Yssingelais, Forez et Roannais)   avec passage à la neige sur les régions sommitales, les bassins internes semblent partiellement à l’abri.

Premières gelées sur les plateaux du cœur du Massif central  (Margeride, Velay) surtout leurs cuvettes de moyenne altitude et fraîcheur généralisée le matin. Les maximums évoluent peu par rapport à la veille vers 10°, un peu au-dessus dans les dépressions, plus bas sur les plateaux et montagnes.

Le vent du nord faiblit

 

Samedi :

Les calamités se déplaçant vers le nord, les nouvelles précipitations, faibles,  affectent surtout la bordure septentrionale de la région et les crêtes océaniques, elles sont seulement pluvieuses même sur les montagnes.  Les bassins internes sont à l’abri.

Les gelées se reproduisent sur les mêmes plateaux que la veille et les maximums amorcent, avec un peu de soleil, une hausse qui fait nettement franchir le seuil de 10° dans les dépressions.

 

Dimanche :

Nette amélioration provisoire du temps.

Fin des précipitations  sauf  faible débordement  sur l’extrême nord-est (Haut Beaujolais)

Fin  des gelées, sauf dans les trous à froid, les températures maximales accentuent leur hausse avec plus de soleil ( plus de 15° dans les dépressions)

Vent faible

 

Lundi :

Transition avant une nouvelle dégradation

Pas de précipitations jusqu’à leur retour en soirée par la bordure nord

Quelques gelées sont possibles dans les cuvettes de moyenne altitude du cœur du Massif central, les températures maximales consolident la hausse de la veille (15° dans les dépressions)

 

Nous n’en n’avons pas fini avec les temps de nord : à confirmer lundi !

Gérard Staron

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:32

Chronique N°945

Nous sommes entrés dans la saison des grosses pluies méditerranéennes d’automne.

Je vous concède que la première, comme je l’ai annoncé dans mes prévisions a été particulièrement modérée. Le coup de vent de sud qui l’a précédé samedi 28 septembre n’a pas atteint le seuil de la tempête et s’est contenté de renverser quelques poubelles laissées imprudemment sur la chaussée (94km/H au mont Aigoual). Ses précipitations n’ont déposé plus de 50 mm en quelques heures que le long de la ligne de crête des Cévennes du mont Aigoual avec 86 mm au Pilat. A proximité de la crête des monts du Vivarais, Montregard reçoit presque 50 mm. Les totaux pluviométriques baissent très vite de part et d’autre. A l’intérieur du massif central , Millau, Mende , le Puy reçoivent moins de 20 mm. Vers le nord les grosses pluies ne dépassent pas le Pilat. Sur le versant rhodanien, les totaux importants sont plus étendus avec 55 mm à Avignon et 66 mm à Montélimar. L’alerte orange sur les départements du Gard  s’est parfois transformé en un petit arrosage, 17.6 mm à Nimes ! Alors que ces événements cévenols sont souvent dangereux, celui-ci s’est souvent contenté de déposer des pluies salutaires sur le sol assez sec de septembre !

Au moment où je préparais cette chronique la seconde grosse pluie méditerranéenne d’automne se prépare. On sait maintenant qu’à l’exception des 88 mm de Sète avec un impact exagéré sur une ville en pente, elle a été presque aussi modérée. Les rafales de vent de sud sont déjà plus virulentes jeudi matin que celles de samedi dernier avec 120Km/h en rafale au mont Aigoual ! les précipitations ont globalement à peine dépassé celles de la précédente et  l’on a été heureusement très loin des événements les plus catastrophiques que tout le monde garde en mémoire , Vaison-la-Romaine le 22  septembre 1992, Nîmes le 3 octobre 1988, la crue de la Loire des 21 et 22 septembre 1980.

Qu’est-ce qui peut expliquer la modération, pour l’instant des pluies cévenoles méditerranéennes de 2013 ?

Nous venons de citer quelques exemples des très grosses catastrophes produites par ces pluies cévenoles ou méditerranéennes d’automne. Beaucoup se sont produite dans ces jours de fin septembre et début octobre La plus grosse crue de l’Ardèche date aussi de la fin septembre 1890. La dernière décade de septembre est celle où elles sont les plus nombreuses et les plus dangereuses avec les derniers jours d’octobre et les premiers de novembre. Ceci ressortait déjà d’un article publié dans la revue de géographie de Lyon pour l’ensemble des pluies cévenoles de 1914 à 1992 et ces grosses pluies débutent souvent après le 21 septembre, sauf cas rares comme la crue des Gardons du 8 septembre 2002 .

La concentration sur cette période s’explique par la conjonction des trois éléments nécessaires à la mise en place de ces grosses précipitations comme je les avais décrit dans mon livre de 2003 «  le ciel tomberait-il sur nos têtes.

Les perturbations  froides en provenance des régions arctiques qui descendent vers l’Europe reprennent de la vigueur après le 20 septembre. Ceci leur permet de pousser plus bas en latitude et d’atteindre la Méditerranée dont l’accès leur est interdit par les anticyclones subtropicaux  au moment de l’été.

L’air froid arrivant sur la grande bleue peut d’autant plus se recharger en humidité que cette masse maritime garde de l’été précédent des températures de surfaces de la mer particulièrement élevées. Le contraste d’une mer chaude humide surmontée d’un air froid rend l’atmosphère particulièrement instable et explique que ces précipitations cévenoles s’accompagnent de phénomènes électriques épars.

Enfin à cette saison se constituent les anticyclones continentaux sur l’Europe avec le refroidissement du continent. Quand ces derniers s’accrochent aux Alpes, ils bloquent la progression des masses pluvieuses ragaillardies sur le grande bleue et déviées par l’anticyclone derrière les Alpes, en donnant une origine de sud. Ce blocage accentue le vent du sud préalable et retarde le déclenchement de pluies qui seront d’autant plus violentes qu’elles sont maintenues sur les mêmes régions.

La modération, pour l’instant, des épisodes cévenols de cette année, semble lié à la faiblesse de ce blocage par l’anticyclone derrière les Alpes. Dans le cas de la pluie du week-end précédent, l’anticyclone est bien présent, mais son centre est décalé vers le nord. Centré sur la Scandinavie, sa présence était affaiblie au niveau des Alpes. Le blocage a peu duré car la perturbation a trouvé une porte de sortie en s’évacuant par l’Italie le lundi! Ceci a limité d’autant le vent de sud préalable et ensuite les pluies.

Dans la pluie qui vient de se terminer, le centre des hautes pressions continentales est descendu sur l’Allemagne, le blocage a été intense, selon l’exemple de Sète mais a peu duré et les pluies ont trouvé rapidement la même porte d’évacuation par la Méditerranée !

Les conditions météorologiques favorables à la réalisation de ces grosses pluies se sont mises en place pendant le week-end des  21 et 22 septembre. Auparavant le temps était très différent. L’anticyclone des Açores se trouvait sur l’Atlantique, nous nous trouvions dans un flux de nord de la Manche aux Alpes. A partir du 20  septembre, les hautes pressions se sont déplacées de l’Atlantique à l’Europe centrale. A partir de ce moment-là, elles se trouvent derrière les Alpes et elles peuvent bloquer les perturbations en provenance de l’Atlantique nord. Les conditions sont devenues compatibles avec les averses cévenoles ! certains constaterons que ce changement fondamental de temps, s’est produit au moment de l’Equinoxe d’automne, mais aussi au moment des quatre temps d’automne au moment de la saint Mathieu. Ces dates, vers le 20 septembre sont aussi celles qui sont suivies de très nombreuses inondations par les pluies cévenoles :   1980 crue de la Loire, 1981 nouvelle crue, 1992 Vaison la Romaine, 1993 reprise sur l’ensemble du bassin méditerranéen occidental. Cette concentration sur ces dates, cette année le changement de temps majeur, l’équinoxe et les 4 temps d’automne ne sont surement pas de simples coïncidences.

Reste une dernière question à élucider ? Pourquoi la répétition de ces grosses pluies à  quelques jours d’intervalle ?

Le  phénomène est courant avec la même perturbation qui apporte en 1993 la désolation sur les Cévennes , puis la région d’Aix en Provence , puis la côte d’Azur, la Ligurie et enfin le versant italien des Alpes avec débordement en Maurienne et dans le valais. C’est aussi possible avec des perturbations différentes en 1992 la première frappe Vaison la Romaine le 22 et quelques jours plus tard, la seconde la haute vallée de l’Aude !

Très rares sont les grosses pluies cévenoles isolées, elles viennent le plus souvent en série  à quelques jours d’intervalle. Par exemple au début octobre 1998, le 3 c’est la catastrophe de Nimes, mais l’importance de cette dernière occulte d’autres pluies qui affectent le 9 l’isère et le 11 l’Ardèche et la Drôme. En 1965, le 25 septembre, une grosse averse cévenole classique affecte le Gard l’Hérault et la Lozère , puis du 29 septembre au 1er octobre les calamités s’étendent à la Loire et à la Bourgogne avec plus de 100 mm en 24 heures à Dijon et de grosses inondations supérieures à celles que cette région a connu au printemps de cette année. Tant que l’anticyclone derrière les Alpes restera, il bloquera les perturbations descendant des régions arctiques et cette situation est susceptible de se reproduire !

Espérons-le, toujours avec la même modération que lors des premières pluies cévenoles de 2013!

 Gérard Staron vous retrouve samedi prochain sur radio Espérance. Bonne semaine….

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