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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 21:26


 Crise et climat !

       La crise actuelle présente de nombreuses composantes climatiques,  mais totalement différentes de celles que l’on entend en boucle sur les médias et l’énoncé des aspects qui suivent risque de surprendre !

La correspondance entre les secteurs de l’économie réelle les plus durement affectés et ceux qui sont régulièrement montrés du doigt pour relâcher des gaz à effet de serre dans l’atmosphère en liaison avec la notion de réchauffement de la planète n’est pas un hasard. La lutte idéologique contre l’industrie automobile, en particulier ses formes les plus dépensières en énergie, les mesures régulières prises contre elles pour limiter leur circulation dans les villes ou ailleurs, les réductions de vitesse idéologiques en liaison avec les polluants de l’air ont répandu le chômage dans tout un secteur . Les groupes les plus affectés, les américains Général Motors, Ford ou Chrysler quasiment en faillite, sont ceux qui produisent des automobiles très consommatrices en énergie, mais tous les groupes sont touchés ainsi que leurs sous traitants.

Le secteur industriel traditionnel qui doit acheter des droits à polluer pour continuer ses activités à la suite du protocole de Kyoto, qui est tenu de respecter des normes imposées pour  les rejets dans l’atmosphère ou l’eau, est le premier à tenter de s’installer dans des pays où de telles contraintes n’existent pas alors que les conditions sont déjà beaucoup plus exigeantes dans les pays développés que dans les autres.

L’hiver rigoureux, neigeux et surtout long que nous venons de connaître autant en Europe qu’en Amérique du nord a constitué le point d’orgue d’une période de deux ans de baisse des températures en contradiction avec la doctrine officielle de réchauffement. De mai 2007 à février 2009 les moyennes sur 12 mois ont chu entre 2 et 3° sur l’ensemble de l’Europe jusqu’à cet hiver très neigeux et tenace dans l’hémisphère nord.  Il constitue un double facteur d’aggravation de la crise qui correspond à la situation de quelqu’un qui aurait tout misé sur une réalisation alors qu’il se produit l’inverse.

 Les contraintes climatiques supplémentaires ajoutées pendant la saison hivernale,  correspondent avec le paroxysme de la crise. Ce n’est sûrement pas un hasard  s’il y a une concomitance dans le temps entre le maximum de la crise pendant le premier trimestre 2009, hausse maximale du chômage, situation la plus basse de l’activité, de la bourse etc. et la fin de la saison hivernale avec le point d’orgue du refroidissement commencé depuis 2 ans.

 Cet hiver accroît les dépenses dans de nombreux secteurs par rapport à ses devanciers très doux. Les coûts d’énergies supplémentaires pour le chauffage contrastent avec ceux très faible de l’année précédente qui avaient provoqué une baisse des rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère !  Un hiver doux lié au réchauffement  baisse les pollutions atmosphériques et un plus rude avec refroidissement les augmente : une autre contradiction des idéologies en place

Les journées d’intempéries dans le bâtiment et les activités de plein air ont contribué à aggraver les problèmes d’emplois. Seul le fort enneigement des zones de moyenne montagne a stimulé le tourisme de ces massifs montagneux.

Les perturbations dans les communications au moment des chutes de neige ou des épisodes de verglas, cumulés à l’augmentation des frais de remise en état des routes ou de déneigement sont autant de charges supplémentaires qui contribuent à aggraver la situation.

 Le durcissement du climat social, la multiplication d’actions violentes ne sont pas sans lien avec la dureté de l’hiver qui vient de se terminer. Dans mon livre de 2003[1], j’ai constaté que toutes les grandes révolutions ont été précédées de grands hivers. Il en est ainsi des trois glorieuses de 1830, des révolutions de 1848, des événements de 1917 en Russie, de la crise de 1929 aux Etats Unis, des mouvements de multiples nature de 1947 et je vous fais grâce de bien d’autres étudiés dans le chapitre 2 du dit ouvrage.  Nul de peut nier que nous venons de connaître un grand hiver autant pour sa durée que son enneigement. Il est facile une fois de plus de relier cet aspect climatique et la radicalité extrême des mouvements relatés depuis quelques mois. J’ajoutais d’ailleurs à ce sujet dans ma  chronique 718 à la fin de février, alors que cette agitation naissait à peine « Comme cette année il s’ajoute une crise financière puis économique qui a toutes les raisons de marquer les esprits par son ampleur, cette accumulation de circonstances dangereuses ( le dernier hiver) ne me dit rien qui vaille ! ». Cette corrélation entre l’hiver rude qui précède et la radicalité des mouvements constatés ensuite se vérifie cette année et atteste de la validité de ce que j’ai pu établir dans mon étude antérieure. Cette constatation m’a pourtant valu beaucoup de critiques de la part de ceux qui tentent aujourd’hui de faire prendre une allure révolutionnaire à leurs mouvements en particulier dans leurs universités! Une fois de plus mes observations souvent décriées trouvent une vérification dans des faits tangibles.

Vous n’entendez pas cette analyse ailleurs, non pas en raison de sa pertinence, mais à cause du formatage des médias et des milieux universitaires qui tentent de plaquer vaille que vaille de vieilles idéologies du temps de la guerre froide  en les  ressortant réchauffées.

Il est encore curieux d’entendre que cette crise n’est que peu de chose à côté des calamités que devraient provoquer le réchauffement de la planète.  Il est facile de constater que les masses de chômeurs crées actuellement par cette idéologie climatique sont sans commune mesure avec les réfugiés climatiques susceptibles d’être éventuellement crées dans le siècle futur par les supposés changements du climat. Toute la différence se produit entre un fait tangible et actuel que l’on tente d’occulter et une prévision gonflée et alarmiste pour un avenir plus ou moins lointain. Nul ne sait si ces élucubrations d’esprits, très éminents certes, se transformeront en menace tangible !

Les universitaires des disciplines qui n’effectuent plus leurs cours actuellement, peuvent se répandre sur les écrans, les ondes, la presse, pour ressortir les discours économiques des années trente ou révolutionnaires de l’après guerre. On nous fait le coup du keynésianisme, du rôle de l’état protecteur, de la lutte des classes, de la remise en cause du capitalisme, et autres,  tous discours que beaucoup étaient frustrés de ne plus pouvoir tenir depuis la destruction du mur de Berlin ou l’évolution récente de l’économie. Ces propos persistaient en sous main et ressortent avec d’autant plus de pugnacité que certains ne veulent pas gâcher la possibilité de tenter le coup de « tout faire peter » pour reprendre le titre d’une émission récente. N’oublions pas que l’étude de ce qui est toujours appelé « le modèle soviétique » est toujours effectuée avec autant de complaisance sympathique par nombre de collègues[2].

Ceci nous conduit au problème de l’Université française que j’ai pu observer au niveau des géographes. Ces derniers jours, j’ai souvent entendu sur les chaînes de télévision leurs interviews sur les points de blocages les plus chauds, ce n’est peut être pas un hasard.  J’ai vu se renforcer années après années un noyautage idéologique et une déconnexion totale de l’économie réelle. L’admission aux fonctions d’enseignants chercheurs qui correspondait autrefois à la pertinence des publications des candidats et aux expériences d’enseignements s’est transformée peu à peu  en une capacité à souscrire à des idéologies dont il est inutile de préciser à quel courant de pensée elles se raccrochent. Des étudiants qui sortent de telles formations sont difficilement embauchages dans des entreprises qui représentent pour ce milieu universitaire l’horreur du libéralisme et pour le monde du travail des ferments de la lutte des classes. Cette situation aboutit à un divorce total entre le pays réel du travail et le pays légal du discours  avec, bien sûr, l’aide d’un hiver rigoureux.


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes ou le site de Radio Espérance 13 H 15, le texte étant repris sur zoom42.fr et ce blog.



[1] Gérard Staron « Le ciel tomberait-il sur nos têtes ? » 2003 Aléas disponible auprès de l’auteur ou de l’éditeur 15 quai Lassagne 69001 Lyon.

[2] Programmes de classe  terminale Histoire et géographie

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